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  • “Qu’ai-je encore dit ?”

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  • “Qu’ai-je encore dit ?”
  • Réveillez-vous ! 1974
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Réveillez-vous ! 1974
g74 8/12 p. 12

“Qu’ai-​je encore dit ?”

LA PLUPART d’entre nous trouvent qu’il leur est facile de s’exprimer dans leur langue maternelle. Quand nous avons besoin d’un certain objet, nous le demandons, et il nous est facile de trouver les mots qu’il faut pour décrire ou expliquer quelque chose.

En revanche, les missionnaires qui doivent faire de grands efforts pour apprendre une nouvelle langue dans un pays étranger se trouvent dans des conditions très différentes. La composition de la moindre petite phrase présente de nombreux pièges.

Fort heureusement, les Latins sont généralement très gentils avec les nouveaux venus. Quand ceux-ci se trompent, ils s’efforcent de ne pas rire. Malgré cela, ils ne peuvent éviter un sourire qui amène l’étranger à se demander une fois de plus : “Qu’ai-​je encore dit ?”

J’ai fait personnellement ce genre d’expérience instructive. Ma femme et moi étions depuis quelques semaines au Pérou quand nos bagages sont arrivés. Lorsque nous sommes allés à la gare pour les réceptionner, nous avons été accueillis par plusieurs douaniers. Nous désirions leur laisser une impression favorable, et j’étais impatient de leur montrer que j’avais bien progressé dans l’usage de leur langue. Dans la conversation, un douanier particulièrement poli et aimable me posa une question. Je crus comprendre qu’il me demandait mon âge (¿ Cuántos años tiene ?). Pensant que c’était pour moi l’occasion de lui montrer que j’étais familiarisé avec cette façon de s’exprimer, je lui ai répondu : “Vingt-huit, et ma femme vingt-neuf.” Mais quand j’ai vu passer dans ses yeux une lueur qui m’était désormais familière, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. En réalité, il m’avait demandé combien j’avais d’enfants (¿ Cuántos niños tiene ?).

Un jour, ayant été à la plage, j’ai expliqué à un ami que je ne pouvais prendre part à une partie de fútbol (football) parce que je portais aux pieds des sandías. Je me suis alors aperçu qu’il était plutôt étonné. Puis, son regard s’éclairant, il me dit : “Oh, tu veux dire des sandalias.” Ne voulant pas en rester là, je lui ai demandé ce qu’étaient des sandías. Il hésita et finalement me dit qu’il s’agissait d’une sorte de fruit.

“Ah, lui ai-​je alors demandé, quel genre de fruit ?”

“Eh bien, il est vert et plus ou moins rond, et...”

Après qu’il m’eut donné d’autres détails, j’ai deviné de quel fruit il s’agissait. Pouvez-​vous imaginer quelqu’un en train de jouer au football avec aux pieds des pastèques ?

Cependant, quand je panse mes blessures après une gaffe spectaculaire, je me console souvent en pensant aux paroles malheureuses d’autres missionnaires.

Il y a quelques fautes que presque tout le monde commet tôt ou tard. L’une d’elles, souvent répétée par les missionnaires, concerne le mot espagnol pour “péché”. Beaucoup ont prié Dieu de les aider à vaincre leurs poissons (pescados) au lieu de leurs péchés (pecados).

Il y a aussi le pauvre missionnaire rendu perplexe par les mots “casado”, qui signifie “marié”, et “cansado”, “fatigué”. Ainsi, un témoin de Jéhovah latin demanda un jour innocemment à une jeune missionnaire si elle était mariée. Croyant qu’il lui demandait si elle était fatiguée, elle lui répondit : “Seulement le soir.”

En Amérique du Sud, les gens s’intéressent généralement à leurs semblables et sont prêts à les aider. Pourtant, une jeune fille fut un jour très étonnée de la façon dont on prenait soin d’elle. S’étant assise sur une chaise plutôt en mauvais état, celle-ci se brisa brusquement. Assise sur le sol, elle déclara, en larmes : “Je suis très confuse.” (¡ Me siento tan abochornada !) — du moins croyait-​elle avoir dit cela. Aussitôt, chacun s’empressa auprès d’elle. Ce n’est que plus tard qu’elle apprit qu’elle avait dit en réalité : “Je suis enceinte.” (¡ Estoy embarazada !)

Malgré ces maladresses des missionnaires du Pérou, leurs efforts ont été bénis par Jéhovah. En faisant preuve de bonne volonté, ils ont aidé d’autres personnes à parvenir à la connaissance du dessein que Dieu se propose de réaliser avec amour pour l’humanité. Une chrétienne, missionnaire, déclara qu’à son arrivée elle avait eu tant de difficultés à s’exprimer en espagnol que dans la première étude biblique qu’elle a conduite, c’était la personne elle-​même qui lisait la question, y répondait et lisait le paragraphe. Malgré cela, cette personne est maintenant un proclamateur du Royaume de Dieu, voué et baptisé.

Il y a des moments où après avoir prononcé certains mots pour lesquels on a longuement hésité, on regrette presque aussitôt de les avoir trouvés. Cependant, on s’aperçoit qu’en ayant le sens de l’humour et en ne craignant pas de rire de soi-​même, on peut même s’amuser de ses propres erreurs. Il ne fait aucun doute que nous avons ainsi réuni une belle collection de souvenirs réjouissants.

— D’un de nos lecteurs.

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