Réponses à vos questions
● Quand un enfant mineur, voué et baptisé, commet une faute grave qui pourrait mériter l’exclusion, le comité doit-il automatiquement s’occuper de cette affaire?
Si le péché est commis dans la famille, tel que la révolte contre l’autorité des parents, le vol ou le mensonge dans le cercle familial, il appartient aux parents, et en particulier au père, de prendre des mesures de correction à l’égard de l’enfant. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de signaler la faute au comité.
Quand, à cause de l’inconduite d’un enfant mineur, la congrégation est jugée sous un jour défavorable, et que l’opprobre est jeté sur elle, les parents ont le devoir de prendre des mesures pour redresser les choses et ensuite d’en informer le comité de la congrégation. Le livre “Lampe”, p. 183, par. 2 ajoute: “Tant que les parents assument leurs responsabilités, le comité n’interviendra pas, même s’il s’agit de mineurs voués et baptisés.” (Voir aussi le Bulletin 9/67, p. 46). Puisque la faute commise est grave, les parents doivent informer régulièrement le comité des mesures qu’ils ont prises. Mais tant qu’ils demeurent maîtres de la situation et que l’enfant se soumet à la mise à l’épreuve, le comité doit laisser aux parents le soin de s’occuper de l’affaire. — “Lampe”. p. 184, par. 1.
Il peut arriver que les parents se relâchent dans la surveillance de leurs enfants voués, les laissant se livrer à une conduite dissolue et ne fassent rien, ou presque, pour les tenir dans la bonne voie. Il est alors permis au comité d’intervenir, mais comment? Le livre “Lampe”, p. 184, répond: “En s’efforçant de s’assurer le concours des parents, et en encourageant ceux-ci à assumer leurs responsabilités, vis-à-vis de leurs enfants.” Autrement dit, le comité agira par l’intermédiaire des parents et leur donnera des conseils sur la façon de procéder, car ce sont les parents qui sont responsables de leurs enfants. Si après avoir reçu des conseils bienveillants les parents ne parviennent pas à se rendre maîtres de la situation, le comité prendra alors les mesures qui s’imposent à l’égard de l’enfant afin de garder la pureté de l’organisation.
Des parents, soucieux de leur devoir et conscients de leurs responsabilités, peuvent avoir un enfant qui n’écoute pas leurs conseils, en vient à commettre une faute grave — tel un vol — et essaie de la leur cacher. En d’autres termes, les parents se trouvent devant un cas extrême où ils n’ont plus la situation en main. Dans ce cas peuvent-ils porter l’affaire devant le comité? Certainement! Ce cas est expliqué, ainsi que la procédure à suivre, dans le Bulletin 22/70, pp. 9-12.
Autant que possible, pour éviter tous ces problèmes, nous ne saurions trop insister auprès des parents sur l’importance et la nécessité de bien instruire les enfants sur les lois et les principes de Jéhovah. — Deut. 6:6, 7.