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  • g70 22/9 p. 16-19
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  • Des joyaux volants
  • Réveillez-vous ! 1970
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Réveillez-vous ! 1970
g70 22/9 p. 16-19

Des joyaux volants

De notre correspondant au Brésil

IMAGINEZ un papillon aux couleurs délicates voltigeant de fleur en fleur. Il se pose sur une fleur de ketmie et les rayons du soleil illuminent ses ailes bleues et soyeuses. Écoutons la conversation qui se déroule tout près de là.

“Que fait le papillon sur les fleurs ?”, demande la petite Marie.

“Regarde attentivement et tu le verras”, répond son oncle.

L’insecte plane au-dessus d’une autre fleur, puis déroule sa mince trompe et l’enfonce profondément dans un des nectaires de la fleur.

“Sa trompe ressemble à un petit tuyau !”, s’exclame Jean.

En réalité, cet organe a la forme d’un tuyau coupé en deux. Situé entre les yeux protubérants du papillon, au repos il est enroulé comme un ressort de montre, mais il se déroule et s’étend tout droit pour aspirer le nectar. Cette aspiration se fait au moyen d’une petite pompe qui ressemble un peu à un soufflet.

Ce joyau ailé éblouissant est le morpho du Brésil. Pendant qu’on le contemple, plusieurs autres papillons apparaissent, tous occupés à “faire le plein”. Jean court après l’un d’eux et revient bientôt en le tenant par les ailes.

“Regarde cette fine poussière sur tes doigts, Jean, lui dit son oncle. Mets-​en un peu sur la platine de mon microscope de poche. Distingues-​tu la forme des particules ? Il s’agit en réalité de minuscules écailles dont la forme diffère suivant la variété du papillon. En général, elles sont disposées en rangées régulières sur les ailes de l’insecte.

“Tu sais à présent pourquoi les papillons portent le nom scientifique de ‘lépidoptères’, terme qui dérive des mots grecs lépis (écaille) et ptéron (aile), et qui veut donc dire ‘aux ailes recouvertes d’écailles’.”

“Quel beau bleu !”, s’exclame Jean.

“Et combien ses ailes sont fragiles !”, enchaîne Marie.

“Les apparences sont trompeuses, répond leur oncle. Le microscope révèle que les ailes sont brunâtres, mais les écailles transparentes sont agencées de telle façon qu’elles produisent des jeux de lumière qui donnent la teinte bleue. De plus, ces insectes sont moins fragiles qu’on pourrait le croire. Les pattes sont en réalité des parties tubulaires de la peau, laquelle fait également fonction d’armature protectrice très résistante. Le corps, composé de la tête, du thorax et de l’abdomen, renferme un cœur et un estomac.”

Une métamorphose extraordinaire

“Explique-​nous comment naissent les papillons, oncle Jacques”, demande Marie.

“Tout d’abord, le mâle et la femelle doivent se rencontrer. À cette fin, le mâle est pourvu d’antennes composées d’un grand nombre d’articles et qui lui permettent de déceler la présence d’une femelle même éloignée de quelques kilomètres. Il se peut que ce soit l’odeur de celle-ci que capte le mâle, car ses antennes sont toujours tournées dans la direction d’où vient le vent.

“Quand le mâle s’approche de la femelle il exécute une sorte de danse trémoussante qui met en valeur ses couleurs éclatantes. Après que la fécondation a eu lieu, la femelle sécrète une substance dont elle s’enduit et qui repousse tous les autres mâles. Elle pond jusqu’à mille œufs. Après qu’elle a rempli son rôle dans la vie, elle ne mange plus et meurt au bout de quelques jours. Le mâle aussi ne tarde pas à mourir.”

“Que se passe-​t-​il alors ?”

“Les œufs éclosent huit à dix jours après la ponte, donnant naissance aux chenilles. Celles-ci sont voraces, mais elles n’ont pas besoin de leur mère pour se nourrir, car elles viennent au monde munies de fortes mâchoires ainsi que de huit à dix yeux à l’aide desquels elles cherchent leur nourriture. Elles se délectent surtout de succulentes feuilles vertes. L’étude d’une chenille a révélé que pendant une période de cinquante-deux jours elle a dévoré 120 feuilles et a bu quinze grammes d’eau. Son poids s’est accru jusqu’à atteindre 86 000 fois celui qu’elle avait à sa naissance !

“Les chenilles sont plutôt vulnérables, aussi doivent-​elles être vigilantes. Certaines d’entre elles sont nocturnes. D’autres restent blotties sur le dessous des feuilles. D’autres encore se cachent dans une toile ou un abri tubulaire fait d’une feuille enroulée. Certaines chenilles possèdent une étonnante faculté d’homochromie. La lumière de leur milieu immédiat qui se réfléchit sur elles provoque une réaction nerveuse qui produit un changement de coloration. Par exemple, sur un fond de feuilles vertes, la larve d’une variété de catocala revêt une teinte vert bleuâtre, mais dans un milieu plus foncé elle devient gris bleuâtre.”

“Qu’arrive-​t-​il finalement à la chenille ?”, demande Jean.

“Un jour, poussée par l’instinct, elle se retire dans un abri pour fabriquer un cocon, entamant par là un nouveau stade de sa métamorphose, celui de chrysalide. La chrysalide, de forme cylindrique, présente à l’extérieur l’aspect d’une enveloppe cornée. Ce stade peut durer d’une semaine à plusieurs années. À l’intérieur de l’enveloppe, un véritable miracle se produit : la transformation du corps de la chenille. Un beau jour, l’enveloppe serrée s’ouvre. Savez-​vous ce qui en émerge ?”

“Moi je le sais !, s’écrie Marie. Un papillon.”

“C’est exact, un papillon diurne ou nocturne, suivant la variété. Représentez-​vous cette métamorphose. L’humble chenille rampante s’est transformée en un insecte ailé d’une beauté éclatante, paré souvent de couleurs admirables. Il déploie ses ailes et leur injecte un liquide sécrété dans son corps. Dès qu’elles sont sèches, il est prêt à s’envoler.”

Dans toutes les régions du globe

“Y a-​t-​il beaucoup de variétés de papillons ?”

“On en a dénombré et décrit 80 000, et on pense qu’il en existe même quelque 120 000 espèces. Le Brésil en possède plus que les autres pays. En une heure seulement, un naturaliste en a vu sept cents variétés rien que dans la région amazonienne.”

“Le papillon habite donc toutes les régions du globe ?”, demande Jean.

“On le trouve pour ainsi dire partout où il y a des fleurs. Seuls les endroits très froids, comme les régions polaires, sont dépourvus de papillons, mais au moins quarante-six espèces pénètrent à l’intérieur du Cercle polaire arctique. On ne connaît aucun papillon à demeure en Islande. Les variétés les plus belles habitent les tropiques.

“On a découvert également des papillons fossiles comme ceux que contient l’ambre jaune de la Baltique. Et pourtant, ces spécimens anciens ne diffèrent pas de ceux qui voltigent autour de nous aujourd’hui. Il n’existe pas le moindre indice que cet insecte aurait évolué au cours des millénaires. Il est évident que le papillon a été créé par Dieu, selon son espèce, le cinquième jour de la création mentionné dans la Bible.” — Gen. 1:20-23.

De curieux migrateurs

“Les papillons voyagent-​ils beaucoup, oncle Jacques ?”

“Oui, Jean, mais les uns vont beaucoup plus loin que les autres. La plupart des espèces ne vivent que quelques jours ou quelques semaines et demeurent dans la même localité. D’autres vivent pendant des mois et accomplissent des migrations de plusieurs milliers de kilomètres, seuls ou en essaims. Le monarque en est un exemple. En été, on voit ce beau papillon dans des régions aussi septentrionales que la baie d’Hudson. Or, il passe l’hiver en Californie ou au Mexique, et les générations successives retournent aux mêmes endroits. Au printemps, le monarque rassemble ses forces pour entreprendre le long voyage vers le nord. Au mois de juin, il arrive à destination, pond ses œufs et meurt.”

“Mais comment les nouvelles générations retrouvent-​elles les mêmes lieux que leurs prédécesseurs, oncle Jacques ?”

“Dieu les a dotées de cette faculté, Marie. Certains ont suggéré que l’odeur joue un rôle important. Les ailes postérieures du monarque sont garnies d’une tache foncée. Les écailles qui recouvrent cette tache, noires et creuses, dégagent une odeur qui ressemble un peu à celle du chèvrefeuille. Elle joue surtout un rôle dans l’accouplement, mais il se peut qu’un essaim nombreux de ces insectes laisse derrière lui une traînée de parfum.

“Évidemment, toutes les espèces ne volent pas dans la même direction. On a vu en Afrique des essaims de papillons volant dans des sens différents et dont les routes se croisaient, mais chaque espèce maintenait son cap. Même les pluies violentes ne les faisaient pas dévier de leur chemin. On a observé en Europe un essaim de papillons de soixante-cinq kilomètres de largeur. Il a mis trois jours pour passer au-dessus d’un certain endroit à une vitesse de près de dix kilomètres à l’heure. On a estimé le nombre d’individus à environ trois milliards.”

“Tous les papillons se déplacent-​ils à cette vitesse-​là ?”

“Pas nécessairement, Jean. Les recherches à ce sujet ont révélé quelques faits étonnants. Des papillons observés en Angleterre volaient à quarante-deux kilomètres à l’heure. L’un d’eux, suivi par un hélicoptère, couvrit 220 kilomètres en quatre heures et quarante-deux minutes. Cependant, ces insectes sont loin de brûler autant de “carburant” que les engins volants inventés par l’homme. L’hélicoptère consomme quatre ou cinq pour cent de son poids en carburant durant un vol d’une heure, tandis qu’un avion en consomme douze pour cent. Pendant la même période, le papillon n’utilise que six dixièmes de un pour cent de son poids.”

D’autres particularités

“Existe-​t-​il de très grands papillons ?”, demande Marie.

“Oui, il y en a de très grands. La femelle du Troides Alexandre de la Nouvelle-Guinée, par exemple, a une envergure de vingt-cinq à trente centimètres. Les ailes déployées de l’Ornithoptera Cassandra du Queensland septentrional (en Australie), atteignent seize centimètres et demi, et celles d’une espèce de Bornéo dix-huit centimètres.

“Il y a aussi les ‘mouffettes’ du monde des papillons, qui dégagent une odeur infecte destinée à éloigner leurs ennemis, des oiseaux pour la plupart. Les motifs des ailes de nombreux papillons sont conçus pour leur fournir un camouflage efficace. Les ailes d’une variété ressemblent aux yeux d’un hibou, celles d’une autre à une feuille morte. Le dessous des ailes d’une autre espèce encore est orné d’un motif qui ressemble au chiffre 80 ou 88.”

“Quelle est la différence entre les papillons diurnes et nocturnes ?”

“Comme leur nom l’indique, les uns volent pendant le jour et les autres pendant la nuit. Au repos, le papillon diurne garde ses ailes (du moins celles de devant) fermées et relevées verticalement. Les ailes du papillon nocturne restent ouvertes et inclinées obliquement au repos. De plus, en général, les coloris des papillons diurnes sont plus vifs.”

“Encore une question, oncle Jacques. Les papillons sont-​ils utiles ?”

“Oui, Marie. Non seulement ils réjouissent nos yeux, mais ils accomplissent une œuvre importante pour les plantes, car ils transportent le pollen d’une fleur à l’autre, favorisant ainsi la reproduction. Vous avez également entendu parler du ver à soie. Lui aussi se métamorphose en papillon, mais sous forme de larve ou chenille il file un cocon de soie que l’homme a appris à utiliser. Mais, mes enfants, voilà que le soleil se couche ! Il est l’heure de rentrer.”

“Merci, oncle Jacques, de nous avoir appris tant de choses sur les lépi.... comment les appelles-​tu encore ?”

“Les lépidoptères ou insectes aux ailes recouvertes d’écailles.”

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