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  • g71 22/7 p. 21-24
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  • Unis malgré la ségrégation
  • Réveillez-vous ! 1971
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Réveillez-vous ! 1971
g71 22/7 p. 21-24

Unis malgré la ségrégation

De notre correspondant en Afrique du Sud

LA POPULATION de l’Afrique du Sud est divisée en trois groupes raciaux principaux : Européens (Blancs), Africains (Noirs) et sang-mêlé (Métis). Ces trois groupes vivent dans des quartiers séparés. Malgré cette ségrégation, imposée par la loi, les témoins de Jéhovah d’Afrique du Sud sont très unis en esprit et dans leur culte, et cette unité se manifeste de nombreuses façons. Elle a été particulièrement évidente lors de la récente assemblée des “Hommes de bonne volonté”.

Johannesburg possède trois emplacements qui convenaient très bien pour les assemblées qui devaient avoir lieu du 7 au 10 janvier 1971. Celle des témoins blancs fut tenue au stade du Milner Park. Pour l’assemblée des témoins métis on utilisa l’Union Stadium, un beau stade doté d’installations très commodes et situé à environ sept kilomètres à l’ouest du Milner Park.

L’assemblée africaine eut lieu dans le Mofolo Park situé à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de ce stade. Ce parc est extrêmement agréable. Entouré d’arbres, il possède sa propre estrade derrière laquelle se trouve un joli petit lac. Cependant, il n’a ni sièges ni bâtiments. Les témoins ont donc dû eux-​mêmes entreprendre un immense travail de construction.

Les préparatifs

Les travaux furent effectués par des centaines de témoins noirs sous la direction de témoins blancs possédant les connaissances, l’expérience et le matériel nécessaires. La façon dont tous ces chrétiens ont collaboré dans l’amour et la paix constitue une preuve incontestable que les témoins de Jéhovah d’Afrique du Sud sont unis et qu’ils s’aiment les uns les autres.

Tous ensemble ils ont construit un immense lieu de réunion dont les neuf rangées de gradins formaient une sorte d’amphithéâtre pouvant contenir 30 000 personnes. Les conditions de vie ici sont très différentes de celles qui règnent dans les régions septentrionales. Comme ce parc est situé au cœur d’une ville moderne, il n’y a pas de forêt ou de brousse tout près où aller chercher du bois. C’est pourquoi il a fallu louer ou emprunter le bois et les autres matériaux à diverses entreprises de la localité. Grâce à une bonne organisation, la construction du “stade” avec ses 30 000 sièges a coûté moins de 8 000 francs français. Imaginez, toutefois tout le travail nécessaire pour construire des toilettes à chasse d’eau pour autant de monde et des bâtiments pour loger les divers services de l’assemblée ! Les fonctionnaires municipaux qui visitèrent les lieux s’exclamèrent : “Nous sommes stupéfaits ! Vous avez bâti deux nouvelles villes !”

Les témoins ont dû également se préparer longtemps à l’avance sur le plan individuel pour assister à ces assemblées. Certains d’entre eux, particulièrement des Noirs et des Métis, qui avaient de longues distances à parcourir, ont économisé pendant des mois. Un témoin noir du Sud-Ouest africain a dû faire 560 kilomètres à bicyclette jusqu’à Grootfontein, la ville la plus proche. De là il s’est rendu à l’assemblée en train, une distance de 2 740 kilomètres. En s’y prenant longtemps à l’avance, bien des congrégations de Métis ont pu assister au grand complet à l’assemblée. Beaucoup de témoins indiens se sont arrangés également pour se joindre à l’assemblée des Métis, puisqu’on les assimile à ce groupe racial. Les saris des Indiennes mettaient une note de couleur à cette assemblée. Plus beau encore toutefois était l’esprit d’unité et de bonne volonté manifesté à la fois par les congressistes métis et indiens.

Les représentations dramatiques

Au Milner Park, la représentation dramatique fondée sur le livre biblique d’Esther s’est déroulée de façon insolite. Pour la première fois à une assemblée sud-africaine, pendant que les personnages jouaient leurs rôles respectifs sur l’estrade, le dialogue fut entendu en anglais par les délégués assis dans une partie du stade, et en afrikaans par ceux qui se trouvaient dans une autre partie. Les techniciens expliquèrent en ces termes comment cet exploit a pu être réalisé :

“Tout d’abord il a fallu accorder une attention toute particulière à la traduction en afrikaans. Contrairement à ce que l’on fait généralement, on a essayé de former des phrases ayant la même longueur que celles du texte anglais. Les participants ont dû s’exercer à lire le texte afrikaans exactement à la même vitesse que l’anglais, en suivant ce dernier à l’aide d’écouteurs. On a alors fait un enregistrement du dialogue afrikaans qui a été reproduit ensuite sur la même bande stéréophonique qui contenait déjà le dialogue anglais. La synchronisation et le montage de cette bande a exigé soixante heures de travail patient.”

Lors de la présentation des scènes bibliques, on a passé cette bande unique sur un magnétophone stéréophonique, l’une des pistes servant pour les auditeurs d’expression afrikaans et l’autre pour ceux d’expression anglaise. La même technique fut utilisée à l’assemblée africaine. Le programme tout entier fut présenté en zoulou (pour les Zoulous et les Xhosas) et en sesotho (pour les Sothos, les Tswanas et les Sepedis).

L’unité manifestée de nombreuses façons

Les témoins sud-africains, unis malgré la ségrégation, manifestèrent de nombreuses façons leur amour profond les uns pour les autres. Depuis quelque temps une famine sévit au Lesotho, pays enclavé dans la République sud-africaine. Nombre des témoins de Jéhovah de ce pays étaient fort éprouvés, car en raison de leur neutralité dans les affaires politiques, ils ne pouvaient se procurer du maïs pour ensemencer leurs champs. Certains d’entre eux mouraient de faim. Quand on fit part de cette situation aux témoins de Johannesburg lors de la réunion organisée pour donner le départ aux préparatifs de l’assemblée, on proposa que tout l’argent déposé à cette occasion dans les boîtes à contributions soit envoyé au Lesotho pour aider les témoins de ce pays. Le résultat dépassa toute attente, car la somme recueillie s’élevait à plus de 13 000 francs français. Une semaine plus tard, les témoins du Lesotho avaient des semences et de l’argent pour s’acheter de la nourriture.

L’une des chrétiennes de ce pays, qui avait reçu sa part de ce don fait avec tant d’amour, déclara : “Nous étions arrivés à l’extrême limite de nos ressources, car nous n’avions plus rien à la maison, même pas quelques centimes pour acheter de la farine de maïs. C’est alors qu’arriva l’argent envoyé par nos frères blancs. J’étais trop émue pour parler et je ne pouvais m’empêcher de pleurer. Cette aide nous a permis de surmonter nos difficultés immédiates. C’est ainsi que, grâce à la bonté de Jéhovah, nous avons pu venir à cette assemblée et profiter pleinement de ce festin spirituel.”

Bien que les témoins des trois groupes raciaux n’aient pas pu se mêler librement les uns aux autres, le hasard les réunissait parfois étant donné le grand nombre de congressistes qui se trouvaient à Johannesburg. Une Blanche, les yeux brillants de joie, fit le récit suivant :

“Pendant que je rangeais ma voiture dans le parc de stationnement du centre commercial, trois autocars remplis d’Africains, n’ayant pas pu trouver un emplacement, s’arrêtèrent près de nous. Ma fille remarqua que les occupants des cars portaient l’insigne de l’assemblée. Nous leur avons montré alors nos propres insignes et ils nous ont salué joyeusement de la main. Certains d’entre eux sont même descendus pour nous dire qu’ils voulaient visiter la filiale des témoins de Jéhovah, mais qu’ils s’étaient trompés de route. À ce moment précis un agent de la circulation surgit. J’ai pu lui expliquer la situation en ajoutant que j’étais disposée à guider les trois cars jusqu’à la filiale. L’agent eut la gentillesse d’arrêter la circulation pendant que les cars faisaient demi-tour, puis ceux-ci me suivirent jusqu’à la filiale.”

Reconduire les témoins africains le soir à leurs logements dans l’immense quartier de Soweto, posait un problème. Dans ce quartier des bandes de voyous connus sous le nom de “Tsotsis” parcourent les rues la nuit pour attaquer et dévaliser toute personne assez téméraire pour sortir seule. Les nombreux témoins venus des régions rurales auraient été une proie facile pour les “Tsotsis”, aussi leurs frères chrétiens de Johannesburg se sentaient-​ils responsables de leur sécurité. Ils ont donc manifesté leur amour pour eux en organisant un système de “guides”. Quand les témoins rentraient en car le soir, le premier véhicule déposait à chaque arrêt plusieurs guides qui connaissaient bien le quartier. Lorsque le car suivant déposait les congressistes venus d’autres régions du pays, deux ou trois guides les attendaient pour les conduire à leurs logements.

Un résultat excellent

Le nombre de personnes baptisées pour devenir des “hommes de bonne volonté” de Dieu reflétait l’excellent résultat de l’assemblée. Chez les Métis on compta 112 candidats (Indiens et Métis) au baptême. Ce résultat est particulièrement réjouissant lorsqu’on le compare au nombre total des témoins de ce groupe racial : 1 390. À l’assemblée africaine 603 personnes se firent baptiser, et à l’assemblée européenne 381. Le nombre total de baptisés fut donc de 1 096, résultat excellent quand on songe que jusqu’en 1968 le nombre de baptisés pour toute une année était en moyenne de mille personnes.

Lors du discours public, point culminant de l’assemblée, les trois stades étaient bondés. On compta 2 770 assistants à l’assemblée des Métis, 12 252 à celle des Européens et 33 757 à celle des Africains, soit un total de 48 779 assistants. Ce résultat aussi est excellent étant donné que l’Afrique du Sud compte en tout quelque 22 000 témoins de Jéhovah.

Les milliers de congressistes qui sont restés pour écouter le discours de clôture de N. H. Knorr, président de la Société Watch Tower, reçurent d’autres encouragements. L’orateur donna les résultats de la série d’assemblées des “Hommes de bonne volonté” tenues à travers l’Afrique, et fit part des projets d’agrandissement de l’imprimerie et des bureaux de la filiale sud-africaine.

L’esprit d’unité et d’amour était si évident aux trois assemblées que même la presse parla de “la paix et la bonne volonté qui régnaient parmi les délégués”. (The World, 12 janvier 1971.) L’ordre et la propreté des témoins firent une profonde impression sur les gardiens du stade du Milner Park. L’un de ces Africains déclara : “D’habitude les Européens nous rabrouent, mais vous autres vous nous parlez gentiment.”

Unis malgré la ségrégation, les témoins de Jéhovah sud-africains attendent le jour, dans le nouvel ordre de choses divin, où tous les hommes pourront se réunir afin de donner libre cours à l’amour qui est dans leur cœur et de jouir d’une unité complète et éternelle.

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