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  • g71 8/9 p. 17-20
  • La vie en commun dans le monde végétal

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  • La vie en commun dans le monde végétal
  • Réveillez-vous ! 1971
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Réveillez-vous ! 1971
g71 8/9 p. 17-20

La vie en commun dans le monde végétal

SI VOUS avez déjà visité l’Allemagne, vous avez sans doute remarqué, aux abords des grandes villes, des terrains divisés en de nombreux petits lopins, souvent de 50 à 200. Certains de ces terrains appartiennent à des associations et seuls les membres de celles-ci ont le droit de louer un lopin de terre pour le cultiver. D’autres terrains appartiennent à des particuliers. Dans ces endroits, on peut en apprendre beaucoup sur le jardinage ; c’est pourquoi nous vous invitons à nous accompagner chez Hans. Membre du conseil d’administration de l’association Kleingarten (petit jardin) de la localité, il est également conseiller en horticulture.

Dernièrement, les jardiniers ont eu quelques ennuis après avoir entendu une conférence sur la “culture mixte”. Pleins d’enthousiasme, ils avaient aussitôt essayé cette méthode, mais les résultats se sont révélés, pour le moins, décevants.

“Bonjour Hans !” Tiré brusquement de ses pensées, Hans répond : “Bonjour Werner ! Quel bon vent vous amène si tôt le matin ?”

“Comme vous le savez, j’aime faire du jardinage à toute heure, mais j’avoue qu’aujourd’hui je suis venu exprès pour vous poser quelques questions. J’ai voulu faire de la ‘culture mixte’, mais le résultat a été lamentable. Or, je désire savoir pourquoi. Qu’est-​ce qui n’allait pas ? Sans doute y a-​t-​il des facteurs dont je n’ai pas tenu compte.”

“Ja, Werner. Mais ce n’est pas facile à expliquer, car effectivement il faut prendre en considération quantité de facteurs. Commençons, si vous le voulez bien, par la nature du sol et l’influence que les plantes exercent les unes sur les autres.

Le rôle du sol

“Saviez-​vous que vous n’êtes pas seul à travailler dans votre jardin ? Vous êtes aidé par des chenilles, des vers de terre et d’innombrables micro-organismes sous forme d’algues, de bactéries et de champignons. Sans l’activité des micro-organismes, par exemple, tous vos efforts seraient souvent inutiles. En effet, à quoi vous servirait-​il d’essayer de maintenir la terre ‘meuble’ si, à chaque pluie, les petites granules s’aggloméraient de nouveau de manière à rendre le sol dur et impénétrable ?”

“Mais comment ces micro-organismes contribuent-​ils à maintenir le sol en bon état, et d’abord comment y sont-​ils arrivés ?”

“N’essayez-​vous pas toujours d’enrichir la terre en y mélangeant du compost ? Dans le sol ainsi enrichi, de minuscules champignons poussent avec une remarquable abondance. Le réseau étendu de filaments mycéliens, à la vie très courte, empêche les particules de terre de s’agglomérer. Plus tard, des bactéries prennent la relève, puis elles sont remplacées à leur tour par d’autres micro-organismes.

“Il existe donc dans le sol une chaîne ininterrompue de diverses formes de vie qui le maintiennent en bon état. Les particules étant séparées les unes des autres, l’eau et la chaleur peuvent pénétrer dans le sol. En même temps, les micro-organismes décomposent les éléments de la terre de façon à en libérer les substances nutritives et à les rendre ‘disponibles’ pour les plantes.”

“Mais quel rapport y a-​t-​il entre tout cela et la ‘culture mixte’ ?”

“Voilà une bonne question et je vais essayer de vous donner une réponse satisfaisante. Sans doute vous rappelez-​vous que l’exposé que vous avez entendu traitait entre autres des nombreuses recherches effectuées à ce sujet. À maintes reprises, on a comparé les résultats lors de cultures mixtes et lors de la culture d’une seule variété de plante. Le professeur Sekera fit une découverte intéressante. Il constata que le nombre de micro-organismes dans le sol est beaucoup moins élevé quand une seule variété de plante est cultivée. Par contre, lorsqu’on cultive plusieurs sortes de végétaux ensemble, le sol héberge une population bien plus grande de micro-organismes.

“Prenons l’exemple de la forêt vierge. On y trouve des chênes, des hêtres, des arbrisseaux et même des pervenches qui recouvrent le luxuriant tapis de mousse. Les moindres espaces sont utilisés, et pourtant aucune espèce ne gêne les autres. Au contraire, elles s’entraident. N’oublions pas que chaque arbre et chaque plante possède sa propre ‘escorte’ de micro-organismes. Il en résulte que le sol ne devient jamais ‘épuisé’ ou stérile. Il conserve sa santé et sa fertilité.

“Le ‘plafond’ de feuillage et le tapis de feuilles tombées protègent le sol contre les rayons brûlants du soleil ; ils l’empêchent de se dessécher sous l’action du vent et de devenir boueux lors des fortes averses. C’est là un autre moyen qu’emploie la forêt pour assurer la fertilité du sol.

“Vous pouvez imiter ces dispositions de la nature, en miniature bien sûr, dans votre jardin. Supposons que vous ayez planté des fèves des marais. Vous risqueriez de voir bientôt ces plantes dépérir, car elles supportent mal la chaleur. En effet, comme elles sont peu touffues, rien n’empêche le soleil de dessécher le sol sur lequel se forme, peu à peu, une croûte dure. Les dernières gouttes d’humidité s’échappent à travers les crevasses. Au lieu d’être libéré, le gaz carbonique s’accumule dans le sol. Bientôt les micro-organismes qui ne se sont pas réfugiés dans des couches de terre plus profondes en raison du manque d’humidité, sont empoisonnés par le gaz carbonique. Même les racines des plantes finissent par être asphyxiées.

“Cependant, si vous plantiez des épinards entre les rangées de fèves, les choses seraient toutes différentes. Les épinards poussent vite et protègent le sol grâce à leurs larges feuilles. Sous cette couverture protectrice le sol reste humide. Cette ‘culture mixte’ vous permettrait d’arriver à un résultat diamétralement opposé à celui que vous aviez obtenu avec les fèves seules.”

“C’est logique, évidemment. Et pourtant, j’ai essayé la ‘culture mixte’, mais sans succès.”

L’influence des plantes les unes sur les autres

“Ja, Werner, mais vous avez oublié que les plantes sont des choses vivantes. Tout comme les animaux et l’homme elles dégagent, pendant les processus du métabolisme, certaines substances susceptibles de produire sur d’autres plantes un effet favorable ou défavorable.

“Le Dr Madaus-Dresen parle de trois sortes d’émanations et de sécrétions végétales. Les émanations provenant des racines et les odeurs sont des gaz. Les matières sécrétées par les feuilles sont de nature organique et inorganique et se trouvent sur celles-ci surtout quand elles ont été mouillées par la pluie, le brouillard ou la rosée. Ces substances retournent dans le sol pour être utilisées de nouveau.

“Vous avez peut-être déjà senti vous-​même des plantes qui dégagent une odeur fétide. Certaines plantes ne peuvent supporter l’odeur d’autres végétaux. Le fenouil, par exemple, ne se plaît pas dans le voisinage de l’absinthe, comme en témoignent des expériences effectuées par le professeur Koegel. Ce chercheur constata que du fenouil planté à 70 centimètres de l’absinthe n’atteignait que 5,7 centimètres de hauteur, tant la forte odeur de cette dernière l’incommodait. À une distance de 1,30 m, le fenouil atteignait sa hauteur normale de 39 centimètres. L’odeur de l’absinthe freinait donc le développement du fenouil. On doit tenir compte de tels phénomènes quand on plante un jardin.

“En ce qui concerne les émanations des racines, on a découvert d’autres faits intéressants. On a remarqué notamment que les gaz libérés par beaucoup de végétaux sont nuisibles pour les plantes de la même espèce. Ces plantes se font donc un tort réciproque. Par contre, ces émanations sont salutaires pour les plantes d’une autre espèce, d’où l’utilité de la ‘culture mixte’.”

“Cela me fait penser, Hans, à un cas du même genre dans le règne animal. Un fermier faisait paître ses vaches dans la même prairie année après année. La bouse des animaux produisait par-ci par-là de l’herbe particulièrement verte, mais les vaches refusaient de manger cette herbe. Un jour, le fermier décida de mettre son cheval et ses moutons dans cette prairie. Ceux-ci se régalèrent de l’herbe dont les vaches ne voulaient pas.”

“Quand je regarde vos haricots nains, Werner, j’ai l’impression qu’ils sont aussi malheureux que les vaches qui paissaient toujours dans la même prairie.

“Pourquoi ne pas imiter le fermier ? Donnez à vos haricots un compagnon qui absorbera leurs émanations métaboliques et leur permettra ainsi de se développer pleinement. Le meilleur compagnon pour les haricots est le chou frisé de Milan. Il absorbe leurs émanations, les rendant inoffensives, tout en dégageant lui-​même des gaz salutaires pour les haricots. Ces deux plantes se complètent également sous le rapport des aliments puisés dans le sol.

“Vous souvenez-​vous du jeune pommier qui se dessécha peu de temps après que vous l’avez planté ?”

“En effet, mais je ne comprends toujours pas pourquoi. Par la suite j’ai planté un cerisier à sa place et il pousse comme un champignon.”

“Réfléchissez un peu, Werner. Vous aviez planté le jeune pommier exactement à l’endroit où le vieux pommier, déraciné par le vent, était situé. Dans ce cas, non seulement les émanations des racines, mais aussi les restes de sécrétions des feuilles, ont empoisonné le jeune arbre. Pour le cerisier, ces éléments sont au contraire nutritifs.”

“Dans ce cas, pourquoi le vieux pommier se portait-​il si bien ?”

“Parce qu’il était capable de faire ce que le jeune arbre ne pouvait faire. Le vieux pommier étendait ses radicelles au-delà du rayon de ses propres émanations et sécrétions. Il trouvait ainsi des éléments nutritifs dans le voisinage d’autres plantes compatibles, fréquentant donc des ‘compagnies’ salutaires. Évidemment, tout cela était invisible pour vous.”

“Comment un tel phénomène est-​il possible ?”

“En réalité, il nous reste beaucoup à apprendre à ce sujet. Les savants humbles reconnaissent que l’homme doit encore approfondir cette question avant de tout savoir sur les rapports des plantes les unes avec les autres et sur leurs compatibilités et incompatibilités. Cependant, les connaissances déjà acquises sont si instructives et si utiles qu’il est avantageux de les répandre et de les mettre en pratique.

Les rapports entre végétaux et insectes

“Je pense aussi à un autre résultat particulier obtenu grâce à la ‘culture mixte’. Saviez-​vous que, selon une découverte récente, les insectes ont beaucoup plus de mal à se propager dans les forêts d’essences variées ?”

“Cela a-​t-​il un rapport avec la ‘culture mixte’ ?”

“Certainement ! On a appris que les odeurs dégagées par une plante constituent pour la plante voisine une protection contre les insectes. Un très bon exemple — confirmé par de nombreux biologistes et horticulteurs — est celui de la ‘collaboration’ entre la carotte précoce à feuilles courtes et le poireau.

“L’ennemi de la carotte est un puceron, tandis que le poireau est attaqué par la mouche de l’oignon et le ver du poireau. Si les deux légumes sont cultivés ensemble, leurs odeurs respectives, fortes et très différentes, répugnent à tel point aux insectes que ceux-ci n’essaient même pas de pondre dans le voisinage. Ils cherchent à s’éloigner le plus vite possible de l’odeur désagréable.

“Il en va de même du chou-rave et du radis cultivés à proximité de la laitue. L’ennemie des radis et des choux-raves est l’altise ou puce terrestre, mais lorsque celle-ci sent l’odeur de la laitue, elle s’empresse de s’envoler. Quand les plantes souffrent d’une maladie due à un insecte, on peut généralement y remédier en recourant à la ‘culture mixte’.

La “vie en commun” dans les vergers

“Maintenant que je vous ai donné quelques conseils pour votre jardin, j’aimerais vous parler d’une ‘vie en commun’ tout à fait différente. Vous connaissez tout le plaisir que je retire de mes arbres fruitiers. J’avais quelques poiriers ‘Bon chrétien William’ qui étaient ma fierté et ma joie, tant ils fleurissaient bien, mais malheureusement ils ne portaient jamais de fruits. Et pourtant, les abeilles ne manquaient pas dans les alentours. Un de mes voisins qui avait planté la même variété de poirier, se mit à les arracher. Quant à moi, j’attendis un peu pour essayer de découvrir la cause de leur stérilité.

“Par hasard, je suis tombé sur une table de pollinisation. Comme vous le savez, le pollen est la fine poussière des fleurs nécessaire pour féconder les plantes. Ce tableau m’a appris quelque chose d’intéressant. Les poiriers sont autostériles, c’est-à-dire stériles avec leur propre pollen. Il leur faut du pollen provenant d’une variété différente du même genre de fruit. Mes arbres avaient besoin du pollen d’un poirier ‘Beurré Gellerts’. Comme il n’y avait aucun arbre de ce genre ni chez mon voisin ni chez moi, nos poiriers n’étaient pas fécondés.

“Je me suis donc procuré un greffon de ‘Beurré Gellertz’ et je l’ai greffé sur le sommet d’un ‘Bon chrétien William’. L’année suivante, le greffon fleurit et les abeilles accomplirent leur travail (le poirier est un arbre fruitier qui ne peut être fécondé que par des insectes). Quelle agréable surprise ! Un peu plus tard mes arbres étaient chargés de fruits. J’avais acquis des connaissances utiles.”

“Moi aussi j’ai constaté à maintes reprises que nous avons encore beaucoup à apprendre.”

“Ja, Werner, et cela concerne l’univers tout entier. Plus nous le scrutons, plus il nous paraît illimité, insondable. Tout ce qu’il renferme témoigne de la puissance immuable du grand Créateur, parfait en sagesse. Nous avons intérêt à nous soumettre à ses lois, car elles régissent toute sa création, même la vie des plantes.”

[Illustrations, page 17]

HARICOT NAIN

CHOU FRISÉ DE MILAN

ABSINTHE

FENOUIL

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