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  • g72 8/5 p. 7-10
  • Les prisons atteignent-elles leur but ?

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  • Les prisons atteignent-elles leur but ?
  • Réveillez-vous ! 1972
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Réveillez-vous ! 1972
g72 8/5 p. 7-10

Les prisons atteignent-​elles leur but ?

NON ! L’emprisonnement n’a pas empêché le crime. En fait, la criminalité a augmenté.

De plus, ceux qui purgeaient une peine de prison n’en retiraient aucun profit. La détention avait plutôt un effet néfaste. Ironie du sort : la société enfermait le malfaiteur parce qu’il représentait un danger, mais l’ambiance lamentable des prisons rendait le malfaiteur encore plus dangereux. Il était alors relâché et souvent il finissait par se retrouver de nouveau derrière les barreaux pour un temps plus long.

Cependant, un autre changement considérable survint. Des réformateurs sincères introduisirent l’idée que le but principal de l’incarcération devait être la réhabilitation, la réforme du prisonnier. La réclusion était considérée comme une peine suffisante en elle-​même. On n’infligeait au prisonnier aucun mauvais traitement comme cela avait été le cas auparavant.

James Bennett, qui pendant vingt-sept ans a été directeur des prisons fédérales aux États-Unis, dit ce qui suit concernant l’abandon des châtiments physiques : “On défend strictement aux membres du personnel des prisons fédérales de faire quoi que ce soit qui puisse ressembler à une action directe ou être interprété comme une punition corporelle. Ils ne font en effet rien de ce genre, en partie parce que ce n’est pas indiqué, mais aussi parce que le retrait d’un privilège, un changement de travail ou la privation de visites, a beaucoup plus d’effet.”

Le prisonnier qui montrait de la mauvaise volonté risquait aussi de perdre des “bonnes notes”, lesquelles pouvaient lui permettre d’être libéré conditionnellement plus tôt. On pensait que cette crainte l’encouragerait à se conduire convenablement.

Mais hormis la suppression des brutalités et l’amélioration des conditions de vie, qu’est-​ce qui pouvait amener la réhabilitation ? Une éducation adéquate qui détournerait le prisonnier de sa mauvaise voie. Cette éducation devait comprendre l’enseignement d’un métier, de sorte qu’après sa libération le détenu puisse devenir un membre utile de la société.

Est-​ce là vraiment ce qui s’est passé ? Les prisons modernes ont-​elles atteint ce but ?

Conditions dans les prisons

Il ne fait aucun doute qu’en général les conditions de vie dans les prisons se sont grandement améliorées, quand on pense aux horreurs d’il y a un siècle ou deux. Cependant, ont-​elles un effet salutaire sur les détenus ? Améliorent-​elles leur état d’esprit ?

Si l’on en croit le sénateur Edward Brooke du Massachusetts, “presque partout les conditions d’incarcération sont déplorables et ont une action déshumanisante”. Quant à William Anderson, député du Tennessee, il déclara : “Le système de répression aux États-Unis est une véritable honte nationale.”

Les autorités fédérales qui inspectèrent un pénitencier de la Virginie occidentale, appelèrent cet établissement un “désastre total” et un “affreux cauchemar”. La violence y était générale, la drogue et l’alcool très répandus. Un procureur général dit également : “C’est absolument insensé d’envoyer un homme dans cette prison. Il en sortira pire qu’avant.” Le Chronicle de San Francisco rapporta le cas d’un témoin de Jéhovah qui se trouvait en prison pour objection de conscience. Un jour, cet homme pacifique remarqua une bagarre dans une autre cellule. Peu après, les gardiens vinrent et rouèrent de coups les prisonniers, y compris le témoin. Le journal écrivit : “Ils prirent le témoin de Jéhovah à la gorge, le frappèrent et l’emmenèrent au bout du couloir où ‘les autres prisonniers étaient battus de façon si brutale et inhumaine qu’il ne pût continuer à regarder’ et il détourna la tête.” Le témoin accusa également un gardien de lui avoir donné un coup de gourdin sur l’œil et la tempe. Après quoi il fut mis au secret et laissé sans soins. Et pourtant, il n’avait pris aucune part à la bagarre.

De plus, à cause de l’absence de membres du sexe opposé, l’homosexualité sévit dans les prisons des deux sexes. Les viols homosexuels sont courants. Dans le livre J’ai choisi la prison (angl.), un ancien fonctionnaire d’une prison fédérale américaine écrit : “Personne n’a pu trouver une solution à ce problème.”

Au Canada, le Star de Windsor rapporta qu’après avoir examiné ce problème à fond, vingt-trois juges furent “épouvantés” par ce qu’ils découvrirent. Le journal dit encore : “D’anciens détenus ont déclaré à des commissions officielles que dans la plupart des prisons du pays, il est presque impossible pour un jeune homme d’éviter longtemps les attentats sexuels. ‘Cela arrive tout le temps, dit John Tennant qui a passé treize ans derrière les barreaux. Chaque nuit je voyais des jeunes gens attaqués par trois ou quatre détenus.’”

Pour les femmes également la vie en prison peut être démoralisante. Le fait d’être enfermées, les détails mesquins de la vie quotidienne, la routine sévère, les contacts peu fréquents avec ceux qu’elles aiment, le risque d’agressions sexuelles, tout cela est extrêmement déprimant.

Krishna Nehru Hutheesing, sœur de l’ancien premier ministre de l’Inde, a fait il y a quelques années un séjour dans une prison indienne pour des raisons politiques. À ce sujet elle s’exprima en ces termes : “Le manque de contacts humains, la façon insolente de nous parler et l’atmosphère de tyrannie devenaient parfois insupportables.” Elle parle également d’une vie “pleine de menaces, de violence, de mesquineries et de corruption. D’un côté des injures, de l’autre la servilité. Si l’on était quelque peu sensible, on vivait dans un état de tension continuelle, les nerfs à vif”.

Quant au jeune qui est envoyé dans une maison de redressement par le juge des enfants, le New York Times du 27 juillet 1971 écrivit à son propos ce qui suit : “Il est incarcéré avec d’autres jeunes qui ont commis des homicides, des vols à main armée, participé à des attaques et à d’autres crimes. L’homosexualité est courante dans ces institutions. Si bien que le juge, en essayant de résoudre le problème du jeune délinquant, le place dans une situation qui ne peut que lui susciter des problèmes supplémentaires.”

Où en sont les programmes de réhabilitation ?

Il est clair qu’aucune des conditions précitées ne peut amener quelqu’un à s’amender. Mais où en sont les programmes de réhabilitation prévoyant notamment l’enseignement d’un nouveau métier ? Peuvent-​ils contrebalancer les influences nuisibles ?

L’avis unanime, même parmi les fonctionnaires de prisons, est négatif. Ils admettent franchement qu’on n’a enseigné que peu de métiers utiles, que le travail est fastidieux et monotone, et qu’en réalité on n’a fait aucune tentative sérieuse pour améliorer l’état d’esprit du prisonnier, ce qui serait la clé de sa réhabilitation.

Le New York Post, dans son numéro du 18 septembre 1971, cita ces paroles du juge Burger, premier président de la Cour suprême des États-Unis : “Actuellement, peu de prisons ont un programme, même élémentaire, d’éducation ou d’enseignement professionnel ayant pour but de faire du prisonnier, à son retour dans la société, un être humain utile et capable de subvenir à ses besoins.”

L’hebdomadaire anglais Guardian Weekly contenait une lettre d’un prisonnier récemment libéré. Cette lettre disait : “Le surpeuplement [de la prison] la rend insalubre. Les installations sanitaires sont si sommaires que le mot ‘immonde’ dans son sens le plus fort est le seul qui puisse les qualifier. (...) Une peine de prison est sans doute humiliante, avilissante et un outrage à la dignité et à la personnalité de l’individu. (...) Cependant, elle n’est absolument, en aucune façon, une période de réforme pour le criminel ou une mesure préventive contre d’autres crimes.”

Cette assertion est appuyée par quantité de preuves. Les prisons modernes ne sont pas un obstacle à la criminalité en “explosion” presque partout dans la monde. Elles n’ont pas répondu aux espoirs des réformateurs. Elles ne font rien pour réhabiliter le condamné et le rendre capable d’être un membre utile de la société. Ainsi que l’écrivit U.S.News & World Report du 27 septembre 1971, “l’échec des prisons en tant que moyen d’amender les criminels est prouvé par les statistiques qui montrent qu’environ 80 pour cent des crimes graves sont commis par des récidivistes”.

[Encadré, page 9]

Un ancien prisonnier en Angleterre déclara : ‘Une peine de prison n’est absolument, en aucune façon, une période de réforme pour le criminel ou une mesure préventive contre d’autres crimes.’

Une revue dit : “Environ 80 pour cent des crimes graves sont commis par des récidivistes.”

[Illustration, page 8]

Les jeunes envoyés dans des maisons de redressement se trouvent souvent dans une situation qui ne peut que leur susciter des problèmes supplémentaires.

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