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  • L’offset — procédé d’imprimerie courant

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  • L’offset — procédé d’imprimerie courant
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Réveillez-vous ! 1972
g72 22/12 p. 24-26

L’offset — procédé d’imprimerie courant

À AUCUN moment de l’Histoire, la parole imprimée et l’image n’ont connu une telle vogue. Les foyers comme les bureaux sont inondés de périodiques, de journaux, de livres, de brochures, etc. Aux États-Unis, le chiffre d’affaires annuel de l’industrie de l’imprimerie approche 30 milliards de dollars (environ 150 milliards de francs français), alors qu’en 1967 il était de 20 milliards de dollars (environ 100 milliards de francs français).

Cependant, aujourd’hui un grand nombre d’écrits sont imprimés selon un procédé différent de celui qu’on employait naguère. L’offset a pris le pas sur la typographie. Il est toutefois peu probable que vous ayez remarqué la différence.

À moins d’être un imprimeur expérimenté, il est difficile de discerner le procédé utilisé. Même avec une loupe, une personne moins expérimentée ne pourra guère faire la distinction. Il y a cependant des indices qui vous le permettent.

En typographie, l’encre a tendance à s’étendre légèrement à cause de la pression de la forme sur la surface imprimée. On observe alors une bavure autour de chaque lettre. La pression des caractères produit parfois aussi un certain relief, perceptible au verso du papier. L’offset, par contre, permet une impression plus douce et ne laisse pas d’empreinte du fait qu’il n’emploie pas de caractères en relief.

Un autre procédé d’imprimerie, l’héliogravure, n’est pas d’un usage aussi répandu, bien qu’il devienne de plus en plus courant. L’héliogravure est l’opposé de la typographie en ce sens que l’image sur la plaque est gravée en creux au lieu d’être en relief.

L’essor de l’offset

L’offset n’est pas nouveau ; on l’emploie depuis des dizaines d’années, mais ce n’est que récemment qu’il a pris un réel essor.

En 1925, environ 10 pour cent seulement des imprimés commerciaux étaient produits par le procédé offset ou lithographique. En 1955, ce marché atteignait 25 pour cent. En 1966, l’offset et la typographie étaient à égalité, mais à présent on emploie le procédé offset pour produire plus de la moitié des imprimés commerciaux. L’héliogravure, par contre, n’a conquis que 10 pour cent du marché.

Il y a quelque 19 000 imprimeries commerciales aux États-Unis et elles ont un chiffre d’affaires annuel d’environ 40 milliards de francs français. Si l’on ajoute à cela les maisons d’édition qui impriment des livres, des journaux, des revues et autres articles du même genre, le nombre d’établissements qui ont l’imprimerie pour base s’élève à 40 000. La plupart de ces firmes ont, elles aussi, adopté l’impression offset.

On estime qu’entre 50 et 75 pour cent de tous les livres sont imprimés en offset. Les volumes de la World Book Encyclopedia sont produits grâce à ce procédé sur des presses qui consomment près de 9 kilomètres de papier en trente minutes. Le fait que les éditeurs de journaux adoptent eux aussi le procédé offset est significatif.

Aux États-Unis, dans les années 60, environ 3 pour cent des journaux étaient imprimés en offset. Vers 1970, la proportion était de 61 pour cent. La quantité de journaux produits par la typographie est encore très importante du fait que dans la plupart des grandes villes les journaux sont imprimés par ce procédé. Le Post-Dispatch de Saint Louis est le premier quotidien d’une grande ville à avoir adopté l’offset. Il n’y a pas longtemps, il a commandé cinq rotatives offset.

Aujourd’hui, de plus en plus de revues, sont également imprimées en offset. On a estimé qu’aux États-Unis un tiers des périodiques sont imprimés selon ce procédé.

Le glissement vers l’offset se reflète également dans la fabrication des presses. On vend actuellement beaucoup plus de presses offset que de presses typographiques. En 1970, on a vendu aux États-Unis pour environ un milliard de francs français de presses offset contre 300 millions de francs français de presses typographiques. Au Japon, on a fabriqué des presses offset pour une valeur d’environ 250 millions de francs français, alors que la production des presses typographiques n’atteignait que quelque 90 millions de francs français.

Pourquoi cet essor de l’offset ? Pourquoi supplante-​t-​il même la typographie dans certains domaines ? Quels sont ses avantages ? Sur quels principes se base-​t-​il ?

Origine et développement

Vers la fin du XVIIIe siècle, un chercheur allemand du nom de Senefelder inventa la lithographie. À cette époque, le nom du procédé était très approprié. Le mot lithographie est formé de deux termes grecs, lithos, ‘pierre’, et graphein, ‘écrire’ ; il signifie donc littéralement ‘écrire sur la pierre’.

C’est exactement ce qu’a fait Senefelder. Il traça un dessin sur une pierre poreuse à l’aide d’un crayon gras, puis il mouilla la pierre avec de l’eau. Ensuite il appliqua dessus une encre spéciale qui adhéra au dessin tracé par le crayon, mais pas à la partie humide. Quand il pressa une feuille de papier contre la pierre, l’image se reproduisit sur le papier.

La lithographie est donc un procédé d’imprimerie basé sur le principe selon lequel la graisse et l’eau ne se mêlent pas. Ce procédé rend possible l’impression à partir d’une surface plane. L’image à imprimer n’est ni en relief (comme en typographie), ni en creux (comme dans l’héliogravure) ; elle se trouve sur le même plan que la surface qui l’entoure.

À ses débuts, la lithographie était employée principalement par des artistes pour reproduire des œuvres d’art. Dans une certaine mesure, elle sert encore à cette fin. Mais maintenant on l’emploie surtout dans l’imprimerie commerciale où le procédé prend le nom d’offset. Dans les années 1860, on inventa des presses mécaniques sur lesquelles des tablettes de pierre servaient de plaques à imprimer. Ces pierres mesuraient jusqu’à 1 mètre sur 1,50 m et étaient relativement lourdes.

Ces presses à pierre plate étaient parfaites pour reproduire des images, mais ne convenaient guère pour des textes. Par contre, les presses typographiques convenaient très bien pour le texte, mais fort peu pour les images. C’est pourquoi, pour imprimer un livre, on se servait autrefois de l’impression typographique pour les lettres et de la lithographie pour les illustrations.

L’introduction de la photographie dans l’industrie vers la fin du XIXe siècle a révolutionné l’imprimerie. Pour adapter la photographie à la lithographie, on enduisait d’abord la pierre d’une solution sensible. On illuminait fortement un négatif de l’image à imprimer, projetant ainsi cette dernière sur la pierre sensibilisée. Après que la pierre avait été impressionnée, les parties frappées par la lumière acceptaient l’encre, les autres acceptaient l’eau. Seule donc l’image encrée était reproduite sur le papier.

Au début du vingtième siècle, des plaques d’aluminium ou de zinc ont remplacé les pierres peu pratiques. Pour donner aux plaques de métal doux la porosité de la pierre, on les rend rugueuses. Ces plaques de métal minces et flexibles sont très pratiques, car on peut les employer pour les presses rotatives.

Une découverte accidentelle d’un lithographe du New Jersey, Ira Rubel, permit une autre amélioration importante en lithographie. Il remarqua que l’image encrée pouvait être transférée sur une feuille de caoutchouc (le blanchet), puis reportée sur le papier. L’image était alors de bien meilleure qualité que celle que l’on obtenait par l’impression directe sur le papier. En 1905, Rubel construisit donc une presse qui employait le procédé consistant à transférer l’image sur le papier par l’intermédiaire d’un blanchet de caoutchouc. C’était le procédé “offset”.

Aujourd’hui, pratiquement toutes les presses offset utilisent ce système. Au cours de l’opération, le cylindre porte-plaque entre en contact d’abord avec les rouleaux mouilleurs, ensuite avec les rouleaux encreurs. Les rouleaux mouilleurs mouillent les parties non imprimantes du cylindre porte-plaque, ce qui empêche ces parties d’être encrées par les rouleaux encreurs. Seule la partie imprimante est donc encrée. Cette image est alors reportée du cylindre porte-plaque sur le cylindre intermédiaire porte-blanchet. L’image est ensuite transférée sur le papier porté par le cylindre de pression.

Pourquoi préfère-​t-​on l’offset ?

L’offset permet une production accrue, et c’est principalement pour cette raison que tant de firmes l’ont adopté. Les presses offset à feuilles peuvent tourner deux fois plus vite que les presses à feuilles typographiques ; elles atteignent 10 000 impressions à l’heure au lieu de 4 500. De plus, en typographie, il faut beaucoup de temps pour égaliser la surface d’impression, alors que cette “mise en train” est pratiquement éliminée en offset.

Un autre avantage des presses offset est qu’elles permettent l’impression sur sur une grande variété de matériaux : du papier grossier, de l’étain, du celluloïd, etc., grâce au blanchet de caoutchouc souple qui sert d’intermédiaire. De plus, l’impression est d’excellente qualité, comme le reconnaissent même les défenseurs de la typographie. Il est vrai que selon des critiques, certains travaux en offset sont médiocres. Comme quelqu’un l’a dit, “pour obtenir un résultat uniforme par le procédé offset, il faut un matériel de premier ordre et un personnel d’une compétence et d’une habileté exceptionnelles”.

Si les imprimeurs donnent la préférence aux presses offset, c’est principalement parce qu’elles produisent des imprimés moins chers. Dans certains cas, un imprimé offset coûte moitié moins qu’un même travail réalisé en typographie. “C’est probablement le côté économique du procédé offset qui parle le plus en sa faveur”, a-​t-​on fait observer.

Une production accrue, une plus grande économie et une impression de qualité, tels sont les facteurs de la réussite remarquable du procédé offset. Qu’en sera-​t-​il dans l’avenir ? Voici ce que déclarait le Printing Magazine de février 1972: “On peut dire à coup sûr que la typographie livre une bataille perdue et elle continuera à perdre du terrain au profit de la rotogravure et de l’offset à feuilles et à bobines.”

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