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  • g73 8/12 p. 19-22
  • Un soldat du kaiser devient soldat du Christ

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  • Un soldat du kaiser devient soldat du Christ
  • Réveillez-vous ! 1973
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Réveillez-vous ! 1973
g73 8/12 p. 19-22

Un soldat du kaiser devient soldat du Christ

VERS le début du siècle, dans une certaine ville allemande, située au sud-ouest de la Russie, deux files de gens attendaient patiemment chaque dimanche matin devant une église modeste qu’un vieil homme barbu et sa femme passent entre eux et pénètrent dans l’église pour y entrer à leur tour.

Ce couple âgé était mes grands-parents. Ils recevaient chaque semaine un témoignage de respect de la part des membres de cette congrégation car, poussés par leur dévouement religieux, ils avaient donné l’argent nécessaire à la construction de l’église. Leur fils aîné était mon père qui, à son tour, faisait son possible pour inculquer ce même dévouement à ses sept enfants.

L’enseignement religieux pendant mon enfance

Chaque matin, avant d’entreprendre les travaux de la ferme, mon père rassemblait toute la famille et tous les ouvriers autour de la table pour lire la Bible. Nous demandions humblement la bénédiction de Dieu et nous lui exprimions notre reconnaissance pour la nouvelle journée et pour son attention pleine d’amour.

C’est ainsi que j’ai passé mon enfance, — dans un milieu plutôt calme pour quelqu’un qui allait consacrer la plus grande partie de sa vie au métier de soldat.

Ses enfants ayant atteint l’âge scolaire, mon père émigra en Allemagne pour nous permettre d’y poursuivre nos études. J’aimais beaucoup me laisser instruire, sauf dans le domaine religieux. Je suppose qu’on aurait pu me traiter de “cancre” en matière de religion.

Cela ne veut pas dire que j’étais sans foi, mais la méthode employée pour me faire connaître Dieu et ses desseins m’a détourné de la religion. Même les cours de préparation à ma confirmation dans l’Église luthérienne ne retenaient pas mon intérêt. Le pasteur semblait travailler uniquement par devoir. De toute évidence, peu lui importait que nous comprenions bien ou non. Bien qu’ayant reçu ma confirmation comme membre de l’Église, je n’assistais jamais aux offices. Néanmoins, je gardais dans mon cœur l’enseignement de mon père.

La Première Guerre mondiale

Pendant ces années insouciantes, un changement s’est produit qui m’incita à devenir soldat. Quand j’avais onze ans, l’Allemagne se précipita dans la guerre. Pour les jeunes gens comme moi, il était émouvant de voir défiler les premiers soldats, une fleur au fusil.

Mon père ne tarda pas à être enrôlé, laissant sept jeunes enfants à la charge de ma mère. Celle-ci n’étant pas en bonne santé, je devais en tant que fils aîné assumer la majorité des tâches difficiles.

Les années se succédaient et mon père ne revenait toujours pas de l’armée. Je manquais souvent l’école afin d’aider ma famille. Je me posais constamment cette question : Comment faire pour surmonter nos difficultés ?

Je suis allé voir le conseiller militaire régional et j’ai posé ma candidature pour être soldat à la place de mon père. Le conseiller rejeta ma demande, car je n’avais que quinze ans. Pourtant, je souhaitais si ardemment pouvoir remplacer mon père que j’ai écrit à l’empereur d’Allemagne, Guillaume II, pour lui faire part de ma demande. Quelle fut donc ma joie de recevoir ma convocation ! Ainsi, au printemps de 1918, je suis devenu le plus jeune soldat de l’armée allemande.

À la fin de la guerre, en novembre 1918, j’étais encore trop jeune pour me rendre pleinement compte de ses ravages et des souffrances qu’elle a provoqués chez tant de familles. À mes yeux, ces quelques mois passés dans l’armée m’avaient transformé en homme. C’était le début de ma carrière militaire.

Je poursuis ma carrière dans l’armée

L’Allemagne perdit la guerre, et son armée fut dissoute. J’ai alors voulu devenir mécanicien, un spécialiste. Cependant, les années difficiles d’après-guerre rendaient ce dessein presque irréalisable. Plus tard, j’ai appris que l’Allemagne était autorisée à entretenir une armée de 100 000 hommes. C’était donc une excellente occasion de parfaire mes connaissances dans mon métier, tout en étant soldat.

Je me suis de nouveau engagé dans l’infanterie. L’ordre et la discipline me plaisaient, mais pas la présence obligatoire à l’office du dimanche. Il me semblait tout à fait ridicule de rester étroitement unis jusqu’au dimanche, puis de se séparer ensuite, catholiques d’un côté, protestants de l’autre !

N’avions-​nous pas le même Dieu ? Ne lisions-​nous pas la même Bible ? Pourquoi donc nous séparer pendant cette heure spéciale au nom de la religion ? Je trouvais les cérémonies puériles et sans valeur.

Ma carrière est interrompue

Une blessure au genou m’a obligé à interrompre ma carrière. Je ne suis pas retourné à l’église. Au contraire, deux événements qui se sont produits durant ma convalescence m’ont éloigné encore plus de la religion.

À la suite de circonstances malheureuses, ma femme et moi avons perdu notre premier enfant à l’âge de six mois. Le pasteur nous a demandé si nous préférions un sermon de 20 marks ou de 25. Il expliqua que pour le supplément de cinq marks, il ferait sonner les cloches et donnerait un meilleur sermon. “Ah, c’est l’argent qu’il veut”, me suis-​je dit. C’était lamentable, en effet !

Un autre fait vécu par mon voisin vint confirmer cette conclusion. Il était vraiment dans le besoin à cause du chômage important qui existait dans notre pays. Malgré ses durs efforts, il n’arrivait pas à payer l’impôt à l’Église. Ses supplications auprès du pasteur furent vaines. On lui enleva ses meubles pour payer la taxe. C’en était trop ! Je me suis présenté au tribunal pour rompre légalement tout lien avec l’Église. C’est ainsi qu’il faut procéder en Allemagne, où l’union de l’Église et de l’État est très étroite. Cela se passait en 1931.

Je redeviens soldat

En 1934, je me suis fait inscrire de nouveau à l’armée pour poursuivre ma carrière. Peu après, j’étais nommé officier. En 1936, lorsque la guerre civile éclata en Espagne, j’ai été muté dans ce pays où je suis de nouveau entré en contact avec la religion de la chrétienté, — les monastères, d’Espagne servaient de forteresses et d’entrepôts d’armes !

Lorsque la Deuxième Guerre mondiale a commencé en 1939, on m’a confié la tâche d’inspecter les avions destinés aux forces aériennes allemandes. Un beau jour, au début de la guerre, une grande estrade décorée a été installée sur l’un des aéroports militaires. Le bataillon au grand complet était à la parade sous les drapeaux. Des armes et des avions étaient également exposés. Une limousine arriva avec les invités d’honneur : un prêtre catholique et un pasteur protestant !

Comme leurs paroles nous ont impressionnés ! Ils nous ont assurés que nous combattions pour une cause juste. La cérémonie terminée, ils ont béni les armes.

La Deuxième Guerre mondiale prend fin

Six années interminables passèrent avant la fin de la guerre. Il est évident que le dieu invoqué par les ecclésiastiques ne les écouta pas, car l’Allemagne fut de nouveau vaincue. Avec mes camarades, je fus fait prisonnier de guerre.

Après ma libération, j’ai réintégré mon pays auquel j’avais consacré les meilleures années de ma vie. Bien qu’ayant gravi les échelons au point d’être passé commandant, ma demande d’emploi a été refusée, car on me jugeait trop vieux. Je n’avais plus de biens, et ma femme était morte. Ne sachant où m’installer, j’ai décidé d’aller en France pour chercher un travail.

Pendant mon séjour en France, je travaillais dans une ville où il y avait une bibliothèque à l’intention des prisonniers allemands et d’autres personnes voulant s’en servir. Un jour, je regardais les rayons quand j’aperçus plusieurs Bibles. J’en ai pris une et je suis rentré chez moi en la cachant sous mon veston de travail, car je ne tenais pas à ce qu’on se moque de moi.

Pendant plusieurs jours, je n’ai fait que la lire, sans rien comprendre. À mon travail je mêlais jurons et prières. Je n’avais jamais perdu ma foi en Dieu, mais je cherchais la connaissance que je ne pouvais trouver.

J’apprends la vérité de la Bible

Après avoir passé trois années solitaires, je me suis remarié et suis rentré en Allemagne. Un dimanche matin, ma femme et moi avons remarqué un petit groupe d’hommes et de femmes venus à bicyclette d’une ville voisine. L’un d’eux n’a pas tardé à frapper à la porte, et nous l’avons invité à entrer.

Il avait une Bible et il nous a parlé de choses que nous n’avions jamais entendues auparavant, pas même ma femme qui allait pourtant régulièrement à l’église. Nous lui avons posé de nombreuses questions, auxquelles il a répondu à l’aide de sa Bible. Il nous a proposé un livre, qui, selon lui, nous aiderait à comprendre la Parole de Dieu. Nous avons refusé cette offre, mais, très impressionnés par son enseignement, nous n’avons jamais oublié sa visite.

L’hiver passa. Un jour, je devais aller traiter des affaires dans la ville d’où était venu le jeune homme qui nous avait rendu visite l’été précédent. Il était déjà midi quand j’ai pris ma bicyclette pour rentrer chez moi. Sur le chemin du retour, j’ai remarqué un homme qui se tenait sur une place avec deux périodiques à la main. Comme poussé par quelqu’un je me suis dirigé vers lui.

Les deux périodiques étaient La Tour de Garde et Réveillez-vous ! Je ne les avais jamais vus auparavant. Ils ne coûtaient que 25 pfennigs. C’était d’ailleurs tout ce qui me restait. J’ai pris les deux périodiques. L’homme, très surpris par ma détermination, proposa de venir me rendre visite, ce qu’il fit deux heures plus tard.

Ma femme et moi avions tout juste terminé notre repas et rangé notre chambre quand il est arrivé. Ma femme avait à peine lu le titre d’un périodique, — “La Tour de Garde, Annonciatrice du Royaume de Jéhovah”, — que l’homme frappait à la porte.

Ma femme lui posa aussitôt les questions suivantes : “Qui est Jéhovah ? N’est-​ce pas le Dieu des Juifs ?”

Au lieu de nous donner une longue explication, notre visiteur sortit un livre de sa serviette. C’était le même livre que nous avions refusé l’été précédent, — “Que Dieu soit reconnu pour vrai !”, édité par la Watch Tower Bible and Tract Society !

Nous nous sommes assis autour de la table et nous avons lu ensemble le chapitre intitulé “Qui est Jéhovah ?”. Nous avons appris qu’il est le Dieu qui créa les cieux et la terre. Semaine après semaine, l’homme revint étudier la Bible avec nous à l’aide de ce livre. Grâce à notre étude, nous en sommes venus à éprouver les mêmes sentiments que l’apôtre Paul lorsque les écailles lui tombèrent des yeux (Actes 9:17-19). Les écailles de l’aveuglement spirituel tombaient également de nos yeux.

Je deviens soldat d’un nouveau Maître

L’homme qui nous enseignait nous est devenu cher. Il n’avait pas beaucoup de moyens matériels, peut-être moins que nous. Mais il était spirituellement riche des bonnes choses de la Parole de Dieu, qu’il partageait généreusement avec nous. Il participait à la prédication de la bonne nouvelle du Royaume de Dieu à plein temps depuis la fin de la Première Guerre mondiale, subvenant à ses besoins grâce à un emploi à mi-temps. Pourtant, lorsque nous eûmes progressé au point de nous vouer à Jéhovah Dieu, il nous donna bien aimablement 10 marks, ce qui nous permit de nous rendre à une assemblée des témoins de Jéhovah, pour symboliser notre vœu par le baptême.

Ainsi, je suis redevenu soldat, mais soldat du Christ, en harmonie avec la déclaration contenue, dans II Timothée 2:3. Depuis lors, je me dépense de tout mon cœur pour livrer un ‘excellent combat’ contre les ténèbres spirituelles et pour aider tous ceux qui cherchent Jéhovah et qui désirent le servir. Après ma retraite, nous nous sommes installés au Canada. Là ma femme et ma fille poursuivent leur service de ‘pionnier’, consacrant tout leur temps à prêcher et à enseigner à d’autres les merveilleux desseins de Jéhovah, à savoir le rétablissement prochain du paradis sur la terre.

Bien que je n’aie plus une santé robuste, je fais tout mon possible pour servir Jéhovah. Lorsque j’étais soldat du kaiser et de ses successeurs, je servais de tout mon cœur et faisais de nombreux sacrifices. Pourquoi agirais-​je autrement maintenant ?

Dans l’armée, je pensais avoir appris beaucoup de choses et être vraiment devenu un homme. Mais c’est grâce à l’étude de la Parole de Dieu, la Bible, que j’ai trouvé la sagesse véritable. À présent, je sers Dieu avec une récompense réelle en vue : la vie éternelle dans l’ordre nouveau et juste que Dieu a promis.

— D’un de nos lecteurs.

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