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  • g75 8/7 p. 16-17
  • Heureux changements au Québec

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  • Heureux changements au Québec
  • Réveillez-vous ! 1975
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Réveillez-vous ! 1975
g75 8/7 p. 16-17

Heureux changements au Québec

EN AOÛT 1974, les témoins de Jéhovah du Québec se sont réunis en foules à l’occasion de leurs assemblées chrétiennes “Le dessein divin”. Il faisait beau et chaud, et ces Canadiens français avaient apporté en plus leur enthousiasme. Il y eut 5 785 assistants à Montréal et 2 505 à Québec. La joie de vivre typiquement française ajouta un peu de sel aux représentations bibliques qui furent données à ces assemblées.

Ces congrès furent également remarquables par le fait qu’ils ont suscité de nombreux commentaires favorables dans la presse écrite et parlée d’expression française. Les journalistes étaient stupéfaits par le développement et les progrès de l’œuvre des témoins de Jéhovah, alors que l’Église catholique, qui avait si longtemps dominé toute la vie au Québec, était en plein déclin.

À Montréal comme à Québec, les témoins de Jéhovah organisèrent leur assemblée dans des locaux qui appartiennent à la municipalité. Ils bénéficièrent de l’excellente coopération de la police et des fonctionnaires des deux villes.

Mais qu’y a-​t-​il d’exceptionnel ? N’est-​il pas normal que ces assemblées chrétiennes aient pu avoir lieu dans la paix et bénéficier de la coopération des autorités ? Les choses auraient-​elles dû se passer autrement à Montréal et à Québec ?

Un changement étonnant

Pour ceux qui connaissent bien l’histoire du Québec, ces assemblées paisibles et la belle coopération des autorités constituent un changement à peine croyable. Quand on considère ce qui s’est passé au Québec au cours des trente dernières années, on peut dire qu’il y a eu une véritable révolution, mais une révolution exempte de toute violence, dont les armes furent la foi et des idées, et non des fusils.

Dans les années 1940 et 1950, les témoins de Jéhovah étaient pratiquement hors-la-loi au Québec. Il y eut des centaines d’arrestations et de procès. On enregistra au total 1 775 procès, ce qui constitue, pour une seule question, le record de toute l’histoire de l’Empire britannique. C’était le règne de la terreur. Les témoins furent agressés et battus ; ils subirent la violence, la discrimination et la perte de leur emploi : toute la gamme des tourments que des autorités et des particuliers peuvent infliger à une minorité.

Tout cela visait à faire disparaître les paisibles témoins chrétiens de Jéhovah, qui osaient prêcher la bonne nouvelle du Royaume de Dieu et ouvrir la Bible aux catholiques du Québec. Cette persécution était si dure que Leslie Roberts, écrivain québécois bien connu, écrivit à propos de cette période : “Pour beaucoup de gens hors du Québec, cette province était devenue le foyer d’une persécution qui faisait penser à l’Inquisition.”

Mais comment cela était-​il possible ? Le Canada n’est-​il pas un pays libre, doté d’une constitution démocratique ? Ne sommes-​nous pas au vingtième siècle ?

Un bastion du catholicisme du dix-huitième siècle

Avant 1960, le Québec n’était entré dans le vingtième siècle que dans un sens très limité. La province était depuis plus de trois siècles sous la domination absolue de l’Église catholique de Rome.

Le Québec fut colonisé en 1608. Il s’appelait la Nouvelle-France et faisait partie de l’Empire colonial français. Les souverains français de Paris ne s’intéressaient guère au Canada. Voltaire en parlait comme de “quelques arpents de neige”. Selon Canada 70, étude sociologique des problèmes du Canada, Samuel de Champlain, le premier gouverneur de la province, “ne voulait que des catholiques dans son nouveau monde. Ceux qui vinrent avec lui (...) étaient déterminés à étendre l’Église (...), de sorte que l’Église devint l’État. Cette situation subsista jusqu’à ces derniers temps”.

Dès le début de la colonisation européenne, la domination de l’Église joua un rôle déterminant dans la vie du Québec. Les abus du système de gouvernement français du dix-huitième siècle, abus qui aboutirent à la Révolution de 1789, furent introduits au Québec. La France se débarrassa des survivances du Moyen Âge, mais pas le Québec, car il ne faisait plus partie de l’Empire français au moment de la Révolution. La province, qui avait été conquise par les Anglais en 1759, faisait désormais partie de la Couronne britannique.

Prévoyant la Révolution américaine, qui eut lieu en 1776, le gouvernement anglais désirait que le Québec demeure calme. C’est pourquoi il fit un marché avec l’Église catholique, marché qui se résumait ainsi : ‘Vous soutenez l’Angleterre, et nous vous laissons la domination du Québec.’

L’étude Canada 70 explique : “Selon de nombreux historiens et écrivains, la conquête aboutit à une alliance impie entre l’Église de Rome et les souverains britanniques. (...) Avant de devenir premier ministre, Pierre Elliott Trudeau écrivit : ‘On troqua la liberté religieuse contre la loyauté.’”

En fait, le gouvernement britannique confia la domination du Québec à l’Église catholique, et “l’Église devint l’État”.

L’Église use du pouvoir

Comment l’Église a-​t-​elle employé son immense pouvoir ? Canada 70 répond : “Il n’est guère nécessaire de fournir des documents pour prouver que l’Église catholique a dominé — politiquement et spirituellement — les Canadiens français du Québec pendant la première moitié de ce siècle. La domination de l’Église était pratiquement absolue. (...) Par l’entremise de son clergé obstiné, elle s’est introduite dans les services du gouvernement, dans les établissements d’enseignement, dans les milieux d’affaires et dans les foyers (...).

“Au dix-neuvième siècle, l’Église a combattu résolument sur tous les fronts les idées libérales et anticléricales qui risquaient de se développer au Québec.”

À cause de ces événements historiques particuliers, le Québec n’a pas profité des conséquences de la Révolution française, de la Révolution américaine et de la révolution industrielle. Au milieu du vingtième siècle, le Québec en était encore à la société agricole du dix-huitième siècle, à l’écart des grands courants de l’Amérique du Nord à cause de sa langue.

Le sous-développement du Québec, dominé par l’Église, faisait de cette province un champ fertile pour des hommes sans scrupules et prêts à exploiter leurs semblables.

[Carte, page 16]

(Voir la publication)

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