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  • g76 22/12 p. 12-15
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  • Une autre raison pour camper
  • Réveillez-vous ! 1976
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Réveillez-vous ! 1976
g76 22/12 p. 12-15

Une autre raison pour camper

De notre correspondant en Équateur

DANS beaucoup de pays le camping connaît une grande vogue ; la vente accrue du matériel de camping et des caravanes en est la preuve. Nombre de citadins ont découvert que le camping permet d’oublier les pressions de la vie urbaine et d’admirer les beautés de la création. Mais la plupart reconnaissent qu’ils apprécient ensuite davantage le confort de leur maison. Pour cette raison et d’autres encore, peu de gens considèrent que le camping pourrait être un mode de vie permanent.

Cependant, nous connaissons sept jeunes gens qui ont campé pendant un an dans une région isolée des Andes, ici, dans le sud de l’Équateur. De plus, ils projettent de continuer ce genre de vie indéfiniment. Leur présence dans cette région, rarement visitée par les touristes, a attiré l’attention sur eux. Notre propre curiosité ayant été aiguisée, nous avons décidé de leur rendre visite.

Le jour commençait à poindre lorsque nous sommes arrivés à leur campement, non loin de la ville de Cariamanga. Au pied du majestueux pic El Ahuaca, dans une prairie verdoyante et près d’un cours d’eau, nous avons trouvé un camping-car et une tente, ainsi qu’une Land Rover et une motocyclette. Le soleil se levait sur les montagnes couvertes de broussailles et ses chauds rayons dissipaient les brumes matinales. Une certaine agitation se produisit dans la tente, puis nous avons entendu un bruit de vaisselle dans la cuisine du camping-car. Bientôt l’odeur appétissante du petit déjeuner est parvenue jusqu’à nous, se mêlant aux senteurs des eucalyptus et de l’herbe couverte de rosée. Certains que nos jeunes gens étaient debout et déjà occupés, nous nous sommes approchés et leur avons signalé notre présence.

Une excursion inhabituelle

Carlos et Cecilia, sa femme, viennent nous saluer et ils nous présentent à leurs amis équatoriens, Rigoberto et Santiago, et à Mark, Gerd et Kemp, respectivement originaires des îles Galápagos, d’Allemagne et des États-Unis. Nous remarquons tout de suite l’amitié qui règne entre les membres de ce groupe international. Nous ne sommes pas moins impressionnés par l’efficacité avec laquelle ces jeunes gens mettent en ordre leur camp et se préparent pour les activités du jour. Voyant notre intérêt pour l’excursion qu’ils projettent, ils nous invitent à les accompagner. Nous acceptons et peu après nous voilà installés sur le siège arrière de la Land Rover, où nous faisons plus ample connaissance avec nos nouveaux amis. Le paysage change sans cesse et, tout en admirant les montagnes escarpées qui nous entourent, nous nous dirigeons vers une destination que nous ne connaissons pas encore.

Nous n’avons pas roulé longtemps, pourtant la voiture se range sur le côté de la route et s’arrête. Carlos saute du véhicule et nous demande si nous voulons l’accompagner. Curieux, nous acceptons, et nous le suivons alors qu’il emprunte une piste à flanc de coteau, à peine visible de la route. Nous arrivons à une petite ferme en adobes. Le propriétaire fait taire ses chiens et nous salue poliment, tout en nous regardant d’un air inquisiteur. Ses yeux intelligents montrent son intérêt quand il comprend le but de notre visite. Carlos lui offre d’étudier la Bible avec lui et sa famille, gratuitement et dans sa propre maison. Le fermier est surpris et content. C’est la première fois qu’il a une Bible en mains et il réfléchit à notre offre. Après quelques explications supplémentaires, il accepte, et Carlos reviendra dans quelques jours pour la première étude biblique. Nous lui disons au revoir et nous retournons à la voiture qui nous attend.

Pourquoi un tel voyage ?

Une fois dans la Land Rover, nous faisons remarquer que c’est bien la plus curieuse randonnée que nous ayons jamais faite tout en campant. Nos amis admettent en souriant que peu de gens se serviraient d’une tente et d’un camping-car dans un tel but. Eux sont venus ici pour travailler et non pour prendre des vacances, pour trouver des gens et non pour les fuir. C’est ainsi qu’ils passent leur temps chaque jour.

Mark, qui fait office de chauffeur, nous donne ces explications supplémentaires : “En tant que Témoins de Jéhovah, nous désirons apporter à tous les habitants du pays le message urgent de la Bible, ‘la bonne nouvelle du Royaume’. Jusqu’à l’année dernière, le message du Royaume n’avait pas encore touché cette partie méridionale de la province de Loja, où vivent plus de cent mille personnes. Nous avions appris qu’au Pérou, des groupes de Témoins prêchaient dans les régions isolées de ce pays montagneux en se servant de camping-cars. Nous nous sommes dit que nous pourrions en faire autant.

“Notre but principal, dit-​il encore, n’était pas de distribuer des publications basées sur la Bible (...), mais plutôt d’établir des études bibliques à domicile et finalement d’organiser des congrégations (...). C’est pourquoi nous campons près d’une ville donnée pendant plusieurs mois, et le camp nous sert de base à partir de laquelle nous nous rendons dans tous les villages environnants. Nous conduisons des études bibliques avec une centaine de personnes pendant les trois semaines qu’il nous faut pour parcourir complètement notre territoire. Les réunions plus importantes se tiennent en ville et, en moyenne, une cinquantaine de personnes y assistent.”

“Qui vous a fourni le matériel, et comment faites-​vous face aux dépenses ?”, demandons-​nous.

Les dons privés ont couvert la plupart des dépenses, y compris l’achat de la tente et du camping-car ; celui-ci a été spécialement construit ici, en Équateur, pour servir leur but. Cinq des sept prédicateurs à plein temps sont des “pionniers spéciaux” auxquels la filiale de la Société Watch Tower en Équateur verse une petite allocation mensuelle.

Vivre à la dure pour une bonne cause

Pensant au travail supplémentaire que représentent la cuisine et le ménage, nous nous demandons comment Cecilia s’en tire. Elle nous assure que chacun a reçu des tâches bien définies, y compris un jour de cuisine par semaine. Elle ajoute qu’elle-​même ne fait que sa part des travaux ménagers, jamais plus. Son mari fait remarquer qu’elle est un encouragement pour beaucoup de femmes qui, grâce à elle, acceptent plus facilement d’étudier la Bible et d’assister aux réunions.

Tous les membres du groupe vivent à la dure pour une bonne cause, c’est-à-dire aider leur prochain spirituellement. Pour continuer dans cette voie, ils ont dû apprendre pas mal de choses. Par exemple, quelques-uns ont appris à cuisiner durant les premières semaines où ils vivaient ensemble. Pendant ce temps les autres en supportaient vaillamment les conséquences et donnaient leurs encouragements. Certains ont dû devenir habiles dans d’autres domaines. Gerd est monté à cheval pour la première fois de sa vie. D’autres ont appris à conduire une voiture ou à rouler à moto, et chacun d’eux a dû acquérir des notions de mécanique.

Nous avions déjà remarqué que la plupart des routes étaient étroites, non goudronnées et pas toujours bien entretenues. On nous dit que Rigoberto, mécanicien expérimenté, est constamment occupé à réparer l’un ou l’autre des véhicules, en plus des 150 heures qu’il passe chaque mois dans la prédication du Royaume.

Parfois le mauvais état des routes présente un réel danger. Un jour, la Land Rover s’est retournée sur une route étroite et en pente, et Rigoberto s’est trouvé suspendu, retenu par sa ceinture de sécurité ! Une grosse pierre maintenait la voiture et l’empêchait de culbuter dans le ravin profond d’une centaine de mètres.

Leurs efforts sont récompensés

Certaines personnes qui s’intéressent à la Bible habitent des endroits accessibles seulement à pied ou à cheval. Les efforts faits pour les atteindre sont parfois récompensés.

Pour arriver jusqu’à un groupe de ces personnes, il faut trois heures en voiture ou à moto, puis de deux à cinq heures de marche, suivant la condition du marcheur et l’état de la piste. Ajoutez à cela une rivière à traverser. Nous demandons à Mark de nous raconter un de ses voyages jusqu’à cette famille.

“Quand nous sommes partis, dit-​il, les routes étaient épouvantables (...). Finalement la Land Rover ne pouvait plus avancer. Nous l’avons donc garée près d’une maison et nous avons continué à pied. Tout au long des cinq kilomètres qui nous séparaient de la rivière, nous parlions de la Bible à tous ceux que nous rencontrions. Après avoir déjeuné dans une petite boutique sur la rive, nous avons passé le cours d’eau à gué et nous nous sommes mis en route pour ce que nous pensions être une marche de quatre heures. Mais il a commencé à pleuvoir et bientôt nous étions trempés jusqu’aux os. Puis la nuit est tombée avant que nous ne soyons arrivés à destination. Il faisait très noir. Sans le Témoin indigène qui nous guidait, nous nous serions sûrement perdus. Nous ne pouvions même pas voir notre main devant notre visage. (...)

“Quand nous sommes arrivés, tout le monde était au lit, mais je n’oublierai jamais l’hospitalité de cette humble famille. La mère se leva, nous prépara un repas et nous invita à passer la nuit dans sa maison, bien qu’il n’y eût guère de place. Deux d’entre nous se sont couchés par terre dans leurs vêtements mouillés ; pour ma part, j’ai trouvé un endroit sec dans le grenier, où le blé était entreposé. Le lendemain, nous avons étudié la Bible avec cette famille avide de vérité et sommes allés apporter le message de vérité aux voisins. Nous avons décidé de passer la nuit sur place avant d’entreprendre le voyage de retour.”

Leur voyage de retour ne s’est pas effectué non plus sans problèmes. Mais leurs efforts en valaient la peine, car cette famille isolée appréciait beaucoup la vérité biblique. Plus tard elle a été visitée par deux religieuses et deux catéchistes venus pour “redresser” ses “erreurs”. Mark raconte ce qui s’est passé : “Un jeune homme de la famille leur montra dans la Bible catholique que l’usage des images est répréhensible. Les religieuses lui répondirent qu’à présent l’Église catholique n’encourage plus l’usage des images et que seuls les catholiques très ignorants s’en servent. Là-dessus, un homme protesta. Il avait accompagné les religieuses et, le jour précédent, il les avait entendu dire à une autre famille que c’était très bien de se servir d’images. Il fut surpris et écœuré de cette façon d’agir hypocrite. Les religieuses s’en allèrent promptement et aucun effort n’a plus été fait pour ‘aider’ ces brebis qui ‘s’écartaient du troupeau’.”

Cette famille isolée parle à présent à ses voisins de ce qu’elle a appris. Récemment, tous trois ont assisté, dans la ville de Cuenca, à une grande assemblée des Témoins de Jéhovah et ont symbolisé l’offrande de leurs personnes à Dieu par le baptême. L’un d’eux, Santiago, âgé de dix-sept ans, fait maintenant partie de ce groupe de Témoins de Jéhovah itinérants.

Un prêtre de la région a récemment réuni 120 personnes devant qui il voulait “démasquer” les Témoins. La famille précitée était présente et elle s’est servie de la Bible catholique pour montrer que l’usage des images est contraire aux Écritures. Quand on en vint à discuter des titres religieux, le prêtre déclara qu’il ne voyait pas d’objections à ce que les Témoins l’appellent “Monsieur” plutôt que “Père”. Interrogé quant à savoir s’il dirait la même chose à tous les assistants, il resta sans voix, puis il dit qu’en réalité cette réunion avait pour but de mettre les gens en garde contre les évangélistes et non contre les Témoins de Jéhovah. Cela déclencha un tumulte, car nombre d’assistants l’avaient entendu dire du mal de nous. Après la réunion, différents voisins de cette famille, autrefois opposés à la vérité, ont commencé à s’intéresser à la Bible. L’un d’eux avait dit qu’il prendrait la Bible de ces Témoins, qu’il la réduirait en bouillie et les forcerait à l’avaler. Après la réunion avec le prêtre, il s’est excusé et a commencé à étudier la Bible.

Puisque notre visite si intéressante chez ces jeunes chrétiens se poursuit, nous les accompagnons encore dans leur activité de maison en maison. La plupart des gens à qui nous avons à faire ont l’esprit vif, sont aimables, savent lire et écrire, et désirent mieux connaître la Bible. Un homme âgé nous déclare qu’il a attendu toute sa vie que quelqu’un lui explique la Bible. Les heures passent sans que nous nous en rendions compte. Nous sommes à la fin de l’après-midi et il est temps de retourner au camping-car pour le dîner.

Notre visite s’achève

Kemp est en train de préparer le repas avec compétence tandis qu’un autre membre de l’équipe joue de la guitare. Santiago se met à nous raconter comment un jour il a sauvé Rigoberto qui, avec ses bagages, essayait de traverser sans aide une rivière en crue et qui était emporté par le courant rapide. Une autre fois, l’un d’eux avait décidé d’attendre dans la Land Rover pendant que les deux autres se rendaient à une maison non loin de là. Soudain, un mouvement frénétique secoua la voiture. Le garçon essaya désespérément de sortir, mais le véhicule se balançait d’un côté sur l’autre. “C’est un tremblement de terre”, se dit-​il. Quand finalement il parvint à descendre, que vit-​il ? Un énorme porc qui se grattait le côté sur le pare-choc arrière !

Après le repas, nous les aidons à faire la vaisselle, puis nous les quittons à regret. L’enthousiasme de nos nouveaux amis, leur attitude devant les inconvénients et les difficultés, tout cela nous rappelle les premiers chrétiens. Eux aussi travaillaient dur et s’intéressaient à tout ce qui pouvait contribuer à répandre rapidement la bonne nouvelle. Ils furent les premiers à utiliser le codex qui a rapidement remplacé les rouleaux encombrants comme moyen de transmettre le message des Écritures. De même, de nos jours, nous voyons comment le camping a été adopté, dans un même esprit et un même dessein, par les prédicateurs modernes de la bonne nouvelle.

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