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  • Cet oiseau va-t-il aussi disparaître ?
  • Réveillez-vous ! 1977
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Réveillez-vous ! 1977
g77 8/12 p. 24-26

Cet oiseau va-​t-​il aussi disparaître ?

De notre correspondant aux Philippines

LES amis des animaux sont affligés de voir la destruction gratuite dont ces derniers sont victimes de la part d’individus irréfléchis. Ici aux Philippines, nous sommes peut-être sur le point de voir disparaître un autre oiseau. Malheureusement, c’est une espèce rare qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde.

Cette créature en danger s’appelle scientifiquement Pithecophaga jefferyi. Le premier de ces deux mots, qui signifie ‘mangeur de singes’, se rapporte au régime particulier de cet oiseau. En effet, à son menu figurent souvent des singes vivants. C’est pourquoi, on l’appelle couramment l’“aigle mangeur de singes”.

Regardons cet oiseau d’un peu plus près. Sa stature est vraiment impressionnante. Adulte, il mesure un mètre du bec à la queue et son envergure est de trois mètres. Beaucoup de personnes considèrent le ‘mangeur de singes’ comme l’oiseau le plus grand de la famille des aigles (bien que l’aigle harpie vivant en Amérique centrale soit plus lourd). Le mâle de cette espèce est d’un brun chaud sur le dessus du corps et d’un blanc jaunâtre sur le dessous. Quant à la femelle, à part sa poitrine blanche, ses plumes sont plus sombres et plus brillantes.

Près du mont Apo, la plus haute montagne des Philippines, on a établi un centre de recherches sur les aigles, appelé le “Camp d’été”. On peut y observer des gardiens donnant à manger aux aigles mangeurs de singes. Quand ils jettent par-dessus une haute clôture en fils métalliques un poulet, un chat ou un pigeon, l’oiseau fonce dessus et l’attrape d’une seule patte. Ses serres, aussi acérées qu’une lance, sont synonymes de mort instantanée pour l’animal qu’il a choisi comme repas. De son bec puissant, il décapite la proie et disparaît rapidement.

Pourquoi est-​il menacé d’extinction ?

Il y a seulement quelques années, on comptait environ une centaine de ces oiseaux puissants. Mais actuellement, d’après ce qu’on peut voir dans les forêts pluviales de Mindanao, ils ne seraient plus que quarante, peut-être moins. On dit qu’il y en aurait quelques-uns dans certaines parties de la chaîne de montagnes de la Sierra Madre, sur l’île de Luçon. Mais ces régions sont inaccessibles à l’homme.

Le Red Data Sheet, supplément trimestriel de l’Union internationale pour la conservation de la nature et des ressources naturelles, donne des renseignements sur les spécimens de la faune en voie d’extinction. L’aigle mangeur de singes se range parmi les espèces les plus menacées dans le monde. Avec un taux de mortalité de 19,6 oiseaux par an, cet aigle pourrait bien avoir disparu d’ici deux ou trois ans.

Qui en est responsable ? Dans une certaine mesure, l’oiseau lui-​même, à cause de ses habitudes alimentaires. De plus, la femelle ne pond en moyenne qu’un œuf par an et vit une quarantaine d’années. Jusqu’à présent, cet oiseau ne s’est pas reproduit en captivité.

Cependant, le pire ennemi de cet aigle est l’homme. Il y a les chasseurs endurcis, les piégeurs, les fonctionnaires malhonnêtes, les bûcherons sans scrupules et le kainginero, cultivateur nomade qui suit les bûcherons et qui, pour cultiver, coupe et brûle la végétation.

Les chasseurs ont divers mobiles. Ces aigles sont fort demandés par les jardins zoologiques et pour servir d’animaux familiers. Beaucoup de gens désirent les faire empailler comme trophées. La chasse elle-​même, qui demande de l’habileté, donne du prestige au chasseur. De plus, cet oiseau a une très grande valeur sur le marché mondial. En Europe, on donne jusqu’à un million de dollars pour un seul aigle.

Les bûcherons ont eux aussi leur part de responsabilité. Aux Philippines on rase à présent 170 000 hectares de forêt par an, dont plus de la moitié, soit 90 000 hectares, dans l’île de Mindanao. Ce déboisement est considéré comme la cause la plus importante du déclin de l’aigle mangeur de singes.

Les efforts pour le protéger

Comme le danger d’extinction se fait de plus en plus menaçant, on a pris certaines mesures pour protéger ce grand oiseau. On a en effet fini par comprendre que ce qui touche la faune, touche les hommes. “L’humanité n’est accrochée que par un seul fil à la mystérieuse trame de la vie sur la terre, faisait remarquer un article du Reader’s Digest de juin 1975. Nous arrachons les autres [fils] à notre détriment.” Pour illustrer cela, l’article parlait de l’extermination, en Europe, du lynx et du loup, les prédateurs naturels du cerf. Les cerfs ont donc multiplié et causent de graves dégâts aux forêts commerciales et aux cultures. De même, en Grande-Bretagne, la diminution du nombre des grenouilles a eu pour résultat une prolifération des insectes nuisibles.

Aux Philippines, protéger l’aigle mangeur de singes signifie garder intact son habitat de forêts pluviales et, de ce fait, ne pas abîmer le sol. À ce sujet, Express-week du 17 juin 1976 a dit : “Quand on dénude les montagnes de leurs arbres, dont les racines empêchaient l’inondation des basses terres, les pluies tombent en cascades jusqu’aux régions en contrebas, emportant (...) la terre et d’autres matériaux solides. On appelle érosion ce facteur qui détermine aussi des glissements de terrain.” Les chercheurs ont accusé le déboisement d’être “la cause principale des inondations annuelles”, dont une a récemment ravagé cinquante villes de l’île de Luçon.

Il existe à présent plusieurs lois favorables à la préservation du mangeur de singes. Elles interdisent d’abattre des arbres dans les parcs nationaux et prévoient d’autres mesures strictes concernant la chasse et l’exportation de ce rapace. Une campagne pour sa préservation, organisée par le directeur du Fonds mondial pour la Nature, a pris récemment un nouvel essor. Elle comprend un programme permanent d’information et d’éducation au moyen de la radio, de la presse, de brochures, d’affiches et d’expositions de photos.

C’est à présent un délit que d’attraper, de posséder, de blesser ou de tuer un aigle mangeur de singes. L’agence Reuter a envoyé cette dépêche de Manille : “Les fonctionnaires responsables de la faune, aux Philippines, espèrent qu’un programme en trois ans (...) permettra de sauver l’aigle mangeur de singes menacé d’extinction (...). D’après ces fonctionnaires, on voit se multiplier les sites de nidification de cet oiseau. Il vit dans des parcs, protégé contre les chasseurs et les prédateurs par des gardes-chasse.” En outre, on a recommandé l’établissement de réserves d’aigles et on a proposé de garder des parties de forêt à l’usage exclusif de l’aigle et d’autres spécimens de la faune.

Heureusement, des gens de plus en plus nombreux voient la nécessité de préserver les sites et les animaux sauvages. Grâce à l’effort sincère et diligent de ces personnes, peut-être cet oiseau ne disparaîtra-​t-​il pas.

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