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Réveillez-vous ! 1978
g78 8/11 p. 20-24

Visitez Londres dans un autobus à impériale

De notre correspondant en Grande-Bretagne

“MESSIEURS, si vous voulez voir Londres, prenez l’omnibus ou, plus exactement, grimpez sur l’impériale d’un omnibus.” Ce conseil, qui date du XIXe siècle, fut donné par Gladstone, alors premier ministre, à des visiteurs américains. Le temps des calèches à impériale est révolu, mais il reste leurs “petits-enfants”, les célèbres autobus rouges. Allons-​nous imiter les millions de touristes qui ont suivi le conseil de Gladstone? Exactement! Nous vous invitons à bord d’un des autobus à impériale qui promènent les touristes à travers Londres.

Ils circulent tous les jours et permettent aux touristes de visiter Londres en deux heures. Vous pouvez prendre un billet dès dix heures du matin et participer à l’une des excursions dont les points de départ sont Piccadilly Circus, Marble Arch ou la gare Victoria.

De Marble Arch à Lambeth Bridge

Puisque nous partons de Marble Arch, commençons par nous intéresser à cet arc de triomphe à trois arcades, construit sur le modèle de l’arc de Constantin, à Rome, et qui se trouve là où coulait la rivière Tyburn, sur les bords de laquelle se déroulaient les exécutions publiques jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Nous voilà partis! Nous suivons la rue Bayswater, qui reprend l’itinéraire du premier tramway de Londres, construit par un Américain dynamique du nom de George Train. Avec ses 150 hectares de verdure, Hyde Park offre depuis le XIe siècle un coin de verdure et un plan d’eau aux Londoniens, plus précisément depuis qu’Édouard le Confesseur en a fait don, avec ses fontaines, à l’abbaye de Westminster. Aujourd’hui le célèbre Speaker’s Corner fournit une tribune de plein air d’où les orateurs peuvent s’adresser au public. C’est dans ce parc qu’avaient également lieu jadis des défilés militaires, des expositions et même la reconstitution de la bataille de Trafalgar, sur le lac de la Serpentine.

En poursuivant notre itinéraire par la rue Kensington, nous arrivons au Royal Albert Hall, célèbre salle de concert londonienne de forme elliptique, dont l’architecture évoque un cirque romain. C’est là qu’en 1920, Joseph Rutherford, second président de la Société Watch Tower, donna son célèbre discours intitulé “Des millions de gens actuellement vivants ne mourront jamais”. C’est encore là que, six ans plus tard, il attira l’attention du monde entier sur le fait que la Société des Nations ne jouissait pas de l’approbation divine, paroles ô combien prophétiques quand on voit comment l’Histoire lui a donné raison par la suite!

À droite de cet édifice, nous empruntons la rue Exhibition, au bout de laquelle se trouvent quatre musées: le Musée des sciences, le Musée de géologie, le Muséum d’histoire naturelle et un musée d’objets artistiques et scientifiques appliqués à l’industrie. Vous pourrez d’ailleurs consacrer une journée à des musées. Notre autobus nous emmène ensuite dans Knightsbridge, ce qui nous permet d’admirer les squares et les jardins résidentiels qui donnent une note sympathique au quartier.

Voici maintenant devant nous les jardins du palais de Buckingham, où demeure la reine. Nous continuons par la rue Pimlico et la rue de l’Hospice royal jusqu’au quartier de Chelsea. Cet hospice fut bâti par le roi Charles II pour les anciens combattants (à la suite d’une initiative prise par l’actrice Nell Gwynne). Les pensionnaires ont une tunique de sortie rouge très pittoresque sur laquelle ils arborent les médailles rutilantes récoltées durant leurs campagnes.

Mais qu’est-​ce qui peut bien briller ainsi au soleil, juste devant nous? Tout simplement la Tamise, la célèbre “Tamise grise”, dont nous suivons la berge avec plaisir jusqu’à Millbank. Là, sur notre gauche, se dresse l’un des plus beaux musées de peinture de Londres, la Tate Gallery.

De Lambeth Bridge à la cathédrale Saint-Paul

Nous traversons la Tamise par le pont Lambeth et nous nous retrouvons devant Lambeth Palace, résidence officielle de l’archevêque de Canterbury. Observez la tour des Lollards, dont le nom vient des partisans de Wyclif, cet homme qui traduisit la Bible en anglais courant au XIVe siècle. Avec comme seule arme un extrait manuscrit de sa traduction de la Bible, les Lollards se répandirent dans tout le pays, prêchant à quiconque voulait bien les écouter, malgré de durs affrontements avec l’Église catholique qui les faisait arrêter et emprisonner certains, paraît-​il, justement dans cette tour.

Nous apercevons de l’autre côté de la Tamise la façade gothique du palais de Westminster, qui abrite le Parlement. Cet édifice, n’a que 120 ans, alors que l’abbaye qui se trouve juste derrière remonte au XIe siècle.

Nous passons près du pont de Westminster et du County Hall, où siège le Conseil du comté de Londres. Puis, après avoir longé le Royal Festival Hall et d’autres salles de concert de la rive sud, nous retraversons la Tamise par le pont Waterloo, ce qui nous amène à Aldwych, dont le nom signifie “vieux village” en bas saxon. C’est de ce modeste village qu’est issue la grande métropole actuelle.

En suivant la rue d’Aldwych qui fait une large courbe, nous croisons Kingsway, où se trouvait jadis l’ancien opéra de Londres, construit au début du siècle par Oscar Hammerstein. En octobre 1914, on y présenta le Photo-Drame de la création, projection de vues fixes et de films qui prenait quatre soirées. À ce propos, signalons que les films étaient synchronisés avec un enregistrement sonore sur disques. Ce Photo-Drame produit par les Témoins de Jéhovah couvrait toute l’histoire biblique, depuis la création jusqu’au moment où le Royaume de Dieu réglera les affaires terrestres. Rendez-​vous compte, ce film sonore remonte à 1914, soit dix ans avant les “parlants” produits par l’industrie cinématographique.

Après Aldwych se trouve une église que tous les petits Anglais connaissent à cause d’une chanson enfantine intitulée “Oranges and Lemons”. (Oranges et citrons.) Il paraît que dans le temps, les importateurs de fruits devaient payer une taxe sur les chargements débarqués des navires, et que le montant de la somme était réparti ensuite parmi les habitants du quartier.

Le Palais de Justice qui approche nous ramène aux réalités contemporaines. Ce Royal Courts of Justice ou Law Courts abrite cinq kilomètres de couloirs qui relient les salles d’audience entre elles et avec les autres salles. On évalue à 35 000 mots la longueur totale des jugements rendus chaque jour dans ces tribunaux. Maintenant nous arrivons à Fleet Street, quartier général de la presse installé là où, 200 ans auparavant, coulait la Fleet. C’est là que se trouvent les bureaux de rédaction et les imprimeries des journaux de Londres. Dans un renfoncement de Gough Square, vous pourrez voir la maison restée en excellent état de Samuel Johnson, célèbre lexicographe de la langue anglaise.

À présent nous grimpons Ludgate Hill, une des collines de Londres. Dans le temps, une grande porte voûtée appelée Ludgate nous aurait arrêtés là. C’était l’une des sept portes par lesquelles on pénétrait dans la vieille ville. Mais nous continuons notre chemin et arrivons devant un chef-d’œuvre dû à l’architecte Christopher Wren, la cathédrale Saint-Paul. On ne connaît pas avec précision l’histoire du bâtiment primitif détruit lors du grand incendie de 1666, alors qu’il tombait lamentablement en ruine. Mais, quelques jours avant le sinistre, Wren était venu inspecter l’édifice en vue de le restaurer. Ironie du sort, la ville nouvelle de Londres finança la reconstruction de la cathédrale (111 mètres) avec une taxe sur les livraisons de charbon par la Tamise.

De la cathédrale Saint-Paul à Tower Bridge

Nous tournons dans New Change et découvrons, derrière le dôme de Saint-Paul, un dôme plus petit, celui d’Old Bailey, le tribunal où se déroulent tous les grands procès criminels. L’édifice est surmonté par une statue en or qui représente la justice. Il est élevé sur le site d’une autre des anciennes portes de Londres appelée Newgate. Nous arrivons ensuite à Aldgate, là où se dressait une troisième porte de Londres. On nous apprend qu’il est possible de suivre à pied les restes du mur soigneusement dégagé par lequel les Romains avaient entouré la ville qu’ils appelaient en ce temps-​là Londinium.

Nous empruntons Moorgate, une autre porte, et arrivons dans le quartier de la haute finance, où abondent les banques, les compagnies d’assurance et les sociétés d’investissement. Sur la gauche se trouve la Banque d’Angleterre, fondée en 1694 par William Patterson et rebâtie à deux reprises. Elle fonctionne dans cet édifice depuis 1734. Juste à côté, on distingue les huit colonnes corinthiennes de la Bourse royale, construite en 1567 par Thomas Gresham pour y opérer les transactions commerciales des négociants de Londres. Le Stock Exchange, la bourse aux valeurs mobilières, se trouve juste après, dans le pâté de maisons suivant.

À droite, vous voyez les colonnades de Mansion House, résidence officielle du maire de Londres depuis 1753 et aujourd’hui surtout célèbre pour les banquets qui y sont donnés. Un autre centre d’intérêt est le Monument, mémorial du grand incendie de 1666. Haut de 62 mètres et couronné d’une urne magnifique d’où jaillissent des flammes en or, ce mémorial rappelle qu’à l’époque le sinistre avait détruit 13 200 maisons et 89 églises, et qu’il avait rendu 400 rues inutilisables. Par contre, il n’avait fait, pour autant qu’on sache, que trois victimes.

Et nous voilà devant un autre pont, le London Bridge, bien connu des petits Anglais en raison d’une chanson qui en parle. Il paraît qu’en 43 de notre ère, un pont se trouvait déjà à cet endroit. Mais quand les enfants chantent qu’il s’est effondré (“London Bridge is broken down”), c’est en souvenir du cinquième des ponts qui furent édifiés à cet endroit. En effet, lors de l’hiver particulièrement rude de 1281, de gros blocs de glace qui descendaient la Tamise démantelèrent les cinq piles du pont. Jusqu’en 1738, la ville ne connaissait pas d’autre pont. Mais, cette année-​là, le Parlement donna son accord pour la construction d’un second pont, le pont de Westminster.

Après la traversée de London Bridge, nous prenons Tooley Street, sur notre gauche, d’où nous voyons, derrière les entrepôts, le sommet du Tower Bridge qui dépasse fièrement les autres édifices. Ce pont long de 800 mètres fut ouvert en 1894. Caractéristiques particulières, les deux bascules de 1 000 tonnes qui le constituent se relèvent en 90 secondes. De l’autre côté de ce pont se trouve l’une des plus anciennes et des plus célèbres forteresses d’Angleterre, la Tour de Londres. Durant les 900 ans de son histoire mouvementée, la Tour Blanche, flanquée de quatre tourelles d’angle, fut successivement palais, prison, siège de la monnaie royale et même zoo. Il y en aurait des choses à raconter! Aujourd’hui, c’est là qu’on peut admirer les bijoux de la Couronne.

En arrivant dans la rue Eastcheap, dont le nom évoque en vieux saxon l’idée de commerce et de troc, nous nous rappelons que ce fut jadis une halle et un marché à la viande. Nous poursuivons jusqu’à Cannon Street, un nom qui vous fait peut-être penser à quelque bombarde moyenâgeuse. Mais il n’en est rien. Un document datant de 1311 parle de “Kandelwickstrate”, parce que c’est là que se fabriquaient les chandelles et leurs mèches. Les Londoniens ne tardèrent pas à contracter ce nom en “Cannon Street”.

La rue Queen Victoria nous ramène au bord de la Tamise. À droite s’étendent les jardins du Temple, sur un terrain qui appartenait jadis aux Templiers, cet ordre de moines-soldats créé au XIIe siècle pour garder les routes et protéger les pèlerins qui se rendaient aux “lieux saints” à Jérusalem. En 1312, l’ordre fut démantelé, et ses biens tombèrent entre les mains des magistrats, qui bâtirent une faculté de Droit sur ces lieux, avec deux écoles célèbres, Lincoln’s Inn et Inner Temple. De nombreux avocats et juristes ont fait leurs études dans ce quartier.

Les bateaux amarrés le long de l’Embankment retiennent notre attention, particulièrement le dernier, un baleinier à trois mâts converti en musée flottant. ‘C’est le célèbre “Discovery”, avec lequel le capitaine Scott explora l’Antarctique en 1901.

Nous passons au-dessous du pont Waterloo et jetons un coup d’œil sur “l’aiguille de Cléopâtre”, un obélisque de granit rose dressé ici en 1878 après un long voyage dans une coque de métal depuis le temple du Soleil, à Héliopolis, où il se dressait en 1450 avant notre ère. Contrairement à ce que laisse entendre son nom, cet obélisque n’a qu’un lointain rapport avec Cléopâtre.

Quel est ce carillon familier? Mais oui, c’est Big Ben! Cette tour d’horloge de 96 mètres de haut et dont les quatre cadrans mesurent 7 mètres de diamètre tient son nom de Benjamin Hall, qui dirigea son installation en 1859.

De Big Ben à Hyde Park

Nous tournons dans le square du Parlement et nous nous engageons dans Parliament Street, où se trouve le Cénotaphe érigé en souvenir des drames des deux guerres mondiales. Comme l’indique l’étymologie grecque du mot cénotaphe (“tombeau vide”), personne n’est enterré sous ce monument. Dirigez à présent vos regards vers Downing Street, au numéro 10. C’est là que depuis Robert Walpole (1735) habite traditionnellement le premier ministre.

Nous voilà devant les Horse Guards, cavaliers d’élite qui servent de garde personnelle aux souverains. Vous les voyez ici en faction, sur leurs splendides étalons noirs. Tous les matins, à 11 heures précises, a lieu le cérémonial pittoresque de la relève de la garde.

Nous tournons à droite par Whitehall, qui nous fait quitter l’armée de terre pour la marine. En effet, nous arrivons devant la colonne de 56 mètres de haut qui commémore la victoire remportée par l’amiral Nelson à Trafalgar. Derrière, vous apercevez la National Gallery, autre prestigieux musée de peinture.

De la place Trafalgar, nous faisons un crochet jusqu’à Piccadilly Circus, le centre du quartier de West End, où tout le monde vient photographier la statue d’Éros. Or, cette statue haute de trois mètres, élevée à la mémoire du grand philanthrope que fut Lord Shaftesbury, ne représente pas une divinité qui préside à l’érotisme, mais “la charité qui vole comme une flèche au secours du nécessiteux”. Nous redescendons par Haymarket pour rejoindre Pall Mall. “Pall Mall”? Quel nom bizarre! Il l’est moins quand on sait qu’il vient du paillemaille, jeu de balle français qui se pratiquait là, il y a 300 ans. À côté, une tour de brique rouge représente tout ce qui reste du St James’s Palace, palais bâti par Henri VIII.

Après avoir longé Green Park, nous tombons dans le quartier de Piccadilly proprement dit. D’après un dictionnaire de 1858, un piccadilly était un col haut, une sorte de fraise. Quel rapport cela a-​t-​il avec le nom du quartier? Eh bien, une encyclopédie du XVIIe siècle nous a appris qu’un tailleur en retraite spécialisé dans ce genre de cols s’était retiré dans ce quartier et avait appelé sa maison Piccadilla Hall.

Mais voyez, nous voici de nouveau devant Hyde Park. Nous avons bouclé notre circuit dans Londres. Notre périple nous a permis de retracer 19 siècles d’Histoire. Si vous envisagez de vous rendre à Londres, pourquoi ne pas inclure une telle excursion dans votre emploi du temps? Gladstone avait raison. C’est du haut d’une impériale qu’il faut voir Londres!

[Carte, page 21]

(Voir la publication)

MARBLE ARCH

HYDE PARK

ROYAL ALBERT HALL

HOSPICE DE CHELSEA

PICCADILLY

PICCADILLY CIRCUS

LAW COURTS

St. PAUL’S CATHEDRAL

TRAFALGAR SQUARE

“DISCOVERY”

PONT WATERLOO

ROYAL FESTIVAL HALL

HORSE GUARDS

PALAIS de BUCKINGHAM

PONT de WESTMINSTER

PONT de LONDRES

BANQUE D’ANGLETERRE

MONUMENT

TOUR de LONDRES

ABBAYE de WESTMINSTER

PARLEMENT

TOWER BRIDGE

LAMBETH PALACE

TATE GALLERY

LAMBETH BRIDGE

LA TAMISE

[Illustration, page 21]

Le Royal Albert Hall

[Illustration, page 22]

La cathédrale Saint-Paul

[Illustrations, page 23]

Le Tower Bridge

La Tour de Londres

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