BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE Watchtower
Watchtower
BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE
Français
  • BIBLE
  • PUBLICATIONS
  • RÉUNIONS
  • g78 22/5 p. 9-12
  • La crise de la catéchèse

Aucune vidéo n'est disponible pour cette sélection.

Il y a eu un problème lors du chargement de la vidéo.

  • La crise de la catéchèse
  • Réveillez-vous ! 1978
  • Intertitres
  • Document similaire
  • La crise mondiale de la catéchèse
  • L’idée d’un catéchisme unique pour tous les catholiques est rejetée
  • La véritable solution existe déjà
  • Pourquoi les évêques catholiques ont-ils dû se réunir?
    Réveillez-vous ! 1986
  • Le Synode des évêques — qu’a-t-il accompli ?
    Réveillez-vous ! 1972
  • Les évêques catholiques et le “géant endormi”
    Réveillez-vous ! 1988
  • Les évêques réaffirment la loi du célibat — Pourquoi ?
    Réveillez-vous ! 1972
Plus…
Réveillez-vous ! 1978
g78 22/5 p. 9-12

La crise de la catéchèse

De notre correspondant en France

Synode des évêques catholiques à Rome

Qu’est-​ce qu’un synode?

Pourquoi les évêques sont-​ils divisés sur la crise?

Les premiers chrétiens employaient-​ils un catéchisme comme les catholiques?

“LA RÉVÉLATION ne doit pas être diluée et quasi annihilée par une catéchèse qui s’appuierait sur des divagations spéculatives, psychologiques, sociologiques.” Tels sont les mots employés par le cardinal Lorscheider, évêque brésilien et rapporteur principal du cinquième synode des évêques catholiques, qui s’est tenu à Rome du 30 septembre au 29 octobre 1977.

Mais qu’est-​ce qu’un “synode”? Pourquoi le dernier synode était-​il particulièrement important? Oui, pourquoi intéresse-​t-​il tant les quelque 540 millions de catholiques du monde entier, sans parler des milliers d’observateurs qui s’intéressent à ce qui se passe à l’intérieur de l’Église catholique?

Pour un catholique, le mot “synode” (du grec synodos, assemblée) est un “terme général qui désigne les rassemblements d’ecclésiastiques, organisés sous les auspices de la hiérarchie pour discuter et prendre les décisions sur des questions de foi, de morale ou de discipline”. Ce peut être un synode “général” ou encore “national”, “provincial”, voire “diocésain”. La décision de tenir un synode d’évêques à Rome tous les deux ou trois ans remonte au concile Vatican II.

Le premier synode (1967) condamna les opinions théologiques “dangereuses”. Le second (1969) précisa les limites de la “collégialité”. Le troisième (1971) réaffirma l’obligation du célibat ecclésiastique. Puis le quatrième (1974) souligna qu’il existe une différence entre évangélisation et libération temporelle. Enfin, réunissant à Rome quelque 204 cardinaux, archevêques, évêques et autres prélats, le cinquième synode avait pour thème “La catéchèse [instruction orale], spécialement celle des enfants et des jeunes”.

La crise mondiale de la catéchèse

Une exposition présentée près de la salle où se tenait le synode reflétait bien cette crise mondiale de la catéchèse dont se plaignait le cardinal Lorscheider. En effet, on y voyait plus de deux mille catéchismes différents publiés en 63 langues!

Comment les catholiques du monde entier peuvent-​ils avoir “une seule foi” si, dès l’enfance, ils reçoivent un enseignement différent d’un pays à un autre, voire d’un diocèse à un autre (Éph. 4:3-6)? Rien d’étonnant qu’un groupe de religieux et de laïcs français ait envoyé une lettre au pape, juste avant le synode, pour déplorer que les catholiques français n’aient toujours pas de catéchisme approuvé par le Vatican. La lettre déplorait aussi “la pauvreté des enseignements contenus dans les ouvrages modernes de catéchèse publiés en France sous le contrôle du Centre [catholique] national de l’enseignement religieux”.

Comment un jeune catholique aura-​t-​il foi en Dieu s’il est nourri, pour reprendre l’expression du cardinal Hoeffner (archevêque de Cologne), d’“une mixture horizontaliste de psychologie et de sociologie”? On ne s’étonne plus qu’en matière de religion les jeunes soient en pleine confusion. Divers sondages effectués dans des pays catholiques ont régulièrement enregistré “les progrès de l’incroyance chez les plus jeunes et leur scepticisme devant les confessions de foi”. — Le Monde du 29 octobre 1977.

Beaucoup de jeunes catholiques se tournent vers les religions orientales, ultime recours avant de plonger dans l’abîme de l’athéisme. À qui la faute? Durant le cinquième synode, le cardinal Picachy, archevêque de Calcutta, mit directement en cause l’Église catholique, soutenant qu’elle a “failli à sa mission”. (Le Figaro du 21 octobre 1977.) Le cardinal Suenens, archevêque de Malines-Bruxelles, fit le même mea culpa et cita ce mot de Napoléon: “Il n’y a pas de mauvais soldats, il n’y a que de mauvais officiers.” “Si les jeunes [catholiques], ajouta le prélat, refusent si souvent l’Église, n’est-​ce pas, pour une part, notre faute? (...) Ce qui est en cause, ce sont les hommes d’Église que nous sommes et qui ne reflètent pas, ou si peu, aux yeux des jeunes, l’authentique visage du Christ, par sclérose, par formalisme ou par inhibition.”

Nguyen Van Binh, archevêque au Viêt Nam, “souligna qu’il faut parler aux jeunes un langage marxiste, car c’est le seul qu’ils comprennent”. (Observer de Londres, du 9 octobre 1977.) Il déclara: “Le but de la catéchèse n’est pas seulement de tendre à l’apologétique, mais à une formation positive. Quant à notre langage, il doit s’adapter à une situation neuve, jusqu’à utiliser éventuellement le vocabulaire marxiste, à la manière dont l’Église l’a fait jadis avec saint Thomas [d’Aquin], qui utilisait le vocabulaire d’Aristote.”

Ce discours ne fut pas du goût de tous les prélats venus en synode à Rome, comme l’illustre cette mise en garde de Revelo Contreras. Parlant au nom de la délégation du Salvador, cet évêque déclara: “Les catéchistes se laissent facilement embrigader par le parti communiste et dans divers groupuscules communistes.” Il se plaignit également que “certains prêtres fortement engagés sur le plan social tendent vers une collaboration avec les marxistes”.

On comprend que José Manuel Estepa, évêque de Madrid, ait exprimé son inquiétude devant les “controverses” engendrées par les discussions sur la catéchèse. Henri Fesquet, chroniqueur religieux du journal Le Monde, parla de “l’inquiétude profonde” que la “dimension doctrinale de la crise” fait régner dans le monde catholique.

L’idée d’un catéchisme unique pour tous les catholiques est rejetée

La crise de la catéchèse illustre bien le désarroi mondial qui s’est emparé de l’Église catholique avec la querelle des traditionalistes intégristes et des progressistes modernistes, querelle qui s’est réveillée lors du cinquième synode où les deux tendances se sont affrontées au moment de définir une solution à la crise de la catéchèse.

Les traditionalistes souhaitaient la publication d’un catéchisme universel commun à tous les catholiques. Mais les progressistes, eux, étaient partisans d’avoir plusieurs catéchismes et plusieurs méthodes d’enseignement selon le pays et même selon le diocèse. C’est cette dernière tendance qui l’a emporté, comme le montre ce commentaire de La Voix du Nord: “La majorité [des évêques] estime qu’il est essentiel de tenir compte des diversités culturelles. Dans chaque diocèse, le message chrétien doit être transmis d’une manière différente.”

En somme, si l’on suit ce raisonnement, Dieu aurait dû fournir une Bible différente à chaque pays, voire à chaque diocèse. Pourtant, un prélat français reconnut qu’il “serait souvent difficile pour l’évêque, même s’il disposait pour cela de tout le temps nécessaire, d’apprécier personnellement et directement la valeur des instruments de catéchèse”. Quel aveu!

Certains assistants de ce cinquième synode souhaitaient que le catéchisme s’appuie plus sur la Bible que par le passé. Là aussi, quel aveu! Le cardinal Lorscheider, celui qui s’opposait à “une catéchèse qui s’appuierait sur des divagations spéculatives, psychologiques, sociologiques”, se montra partisan d’“une catéchèse d’Évangile et selon l’Évangile”. Le cardinal Marty, archevêque de Paris, déclara: “Les jeunes d’aujourd’hui ont besoin d’une foi plus solide, plus enracinée dans l’Évangile.”

Tout cela est bien beau, mais sera-​ce l’avis de l’archevêque vietnamien dont nous avons parlé plus haut, celui qui croit que le catéchisme des jeunes doit être rédigé en langage marxiste? Comment les catholiques sauront-​ils si le catéchisme qu’on enseigne à leurs enfants est basé sur la Bible, alors que chaque pays, et même chaque diocèse, est libre de choisir celui qu’il préfère? Aux termes de ce cinquième synode de Rome, il apparaît que les catholiques vont continuer de recevoir un enseignement différent, présenté d’une façon différente, suivant l’endroit.

Voici en quels termes s’exprima un religieux français, cosignataire de la lettre envoyée à Paul VI pour protester contre la piètre qualité et la prolifération des catéchismes en France: “Tout y est, sauf le catéchisme. Plus de conscience d’orthodoxie, plus de certitude, même dans la foi! En revanche on n’omet aucune des (...) questions des jeunes de neuf à quinze ans sur la sexualité et l’amour.”

Dressant le bilan des résultats atteints par cette assemblée spéciale d’évêques catholiques réunis à Rome pour résoudre le problème de la catéchèse, le journal Le Monde, qu’on ne saurait taxer d’anticléricalisme, écrivit: “La vérité oblige à dire que la catholicité [universalité] de l’Église est de plus en plus difficile à vivre. Il n’y a guère de pensée commune entre [les catholiques de] l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. (...) Telle est l’issue du synode 1977 qui va s’achever dans l’indifférence générale des prêtres et des chrétiens de la base.” “Le pluralisme doctrinal pointe à l’horizon. (...) Ce synode axé sur la catéchèse avait une magnifique occasion de se faire lui-​même catéchète: il l’a ratée. (...) De même, à propos de la jeunesse. De toute évidence, les évêques n’ont pas grand-chose à dire aux jeunes. Au dix-neuvième siècle, l’Église a perdu la classe ouvrière (...). Au vingtième siècle, elle est en train de perdre la jeunesse, ce qui est encore plus grave.”

La véritable solution existe déjà

Curieusement, la solution de la crise mondiale de la catéchèse fut suggérée au cours d’une conférence de presse tenue vers la fin du synode. Le cardinal Baggio, membre influent de la curie romaine, souligna l’urgence de transmettre la Parole de Dieu d’une façon compréhensible, puis il déclara: “Tous les chrétiens devront être, en quelque sorte, des catéchètes et induire les hommes d’aujourd’hui en tentation de croire.” L’archevêque de Florence évoqua le besoin impératif d’une “catéchèse qui soit une véritable formation continue, de l’enfance à l’âge adulte”.

Ceci nous amène à considérer le sens originel des mots “catéchisme” et “catéchèse”. Selon le Dictionnaire de théologie catholique, ouvrage qui fait autorité, “le mot catéchèse [...] vient du verbe [grec] katecheo qui signifie, proprement, retentir, faire retentir, et, au figuré, enseigner de vive voix, instruire oralement, la parole du maître servant d’écho à l’interrogation du disciple, et la réponse du disciple à la question du maître. [...] Actes, XVIII, 25 [...] Luc, I, 4 [...] Gal., VI, 6”.

Sous la rubrique “catéchisme”, un autre ouvrage (A Catholic Dictionary) contient ce qui suit: “Depuis le début de son histoire, l’Église s’est attelée à la tâche qui consiste à instruire ceux qui viennent à elle pour être baptisés (Mat. XXVIII, 19, 20). (...) Grâce aux seize traités de catéchisme laissés par Cyrille de Jérusalem, nous pouvons nous représenter exactement ce qu’était l’enseignement donné dans l’Église primitive. En effet, ces discours expliquaient le credo aux candidats au baptême.” (C’est nous qui soulignons).

Comment expliquer le changement intervenu depuis? Pourquoi l’enseignement oral “donné dans l’Église primitive” aux adultes qui étaient “candidats au baptême” a-​t-​il dégénéré en un rabâchage fastidieux imposé à des enfants déjà baptisés depuis leur naissance?

Le même ouvrage poursuit: “Quand le monde entier devint chrétien, il ne fut plus aussi impératif d’instruire les convertis. Néanmoins, les enfants, et d’ailleurs les gens en général, avaient toujours besoin d’une instruction, d’un catéchisme. La preuve en est qu’à l’occasion d’un concile tenu à Paris en l’an 829, on déplora la carence de l’éducation donnée au catéchisme.”

Nous y voilà! Cette idée que le monde était devenu “chrétien” incita l’Église catholique à abandonner la méthode adoptée par les premiers chrétiens pour instruire oralement les convertis qui se préparaient à être baptisés. Or, si l’on en juge par les travaux du cinquième synode, aujourd’hui comme en l’an 829 beaucoup de catholiques déplorent “la carence de l’éducation donnée au catéchisme”, non seulement auprès des jeunes, mais aussi des “gens en général”.

Et les Témoins de Jéhovah? Depuis des années ils donnent “aux gens en général” une instruction orale “enracinée dans l’Évangile”, oui, et même dans toute la Bible. Tous les Témoins sont “catéchistes”, car ils enseignent tous oralement. C’est pourquoi ils prêchent de porte en porte pour “induire les hommes en tentation de croire” et pour leur offrir d’étudier gratuitement la Bible avec eux, à leur domicile, en recourant dans la plupart des cas à une méthode biblique qui a fait ses preuves et qui consiste à enseigner par questions et réponses (Gal. 6:6). Chez eux, nul risque de “pluralisme doctrinal”, car leurs croyances sont fondées uniquement sur la Bible et, dans les plus de 200 pays et îles où ils accomplissent leur œuvre d’enseignement, ils utilisent les mêmes manuels d’étude biblique.

De plus, grâce à leurs cinq réunions hebdomadaires où ils étudient la Bible en employant abondamment l’enseignement oral par questions et réponses, les Témoins de Jéhovah, tout comme les personnes qui étudient avec eux, reçoivent “une véritable formation continue, de l’enfance à l’âge adulte”.

Si donc vous, catholique sincère, vous êtes troublé par la crise mondiale de la catéchèse, par le “pluralisme doctrinal” qui pointe à l’horizon de votre Église ou, comme l’a dit l’un de vos cardinaux, par le fait que “la Parole révélée” de Dieu est ‘diluée et quasi annihilée par une catéchèse qui s’appuie sur des divagations spéculatives, psychologiques et sociologiques’, pourquoi ne rechercheriez-​vous pas une véritable catéchèse, un véritable enseignement oral pour vous-​même et pour vos enfants? Il vous suffit de demander l’aide des Témoins qui vous ont remis ce périodique ou d’écrire à l’une des adresses indiquées en deuxième page de ce numéro, ou encore de leur rendre visite à la Salle du Royaume la plus proche de chez vous.

[Illustration, page 9]

CATÉCHISME

    Publications françaises (1950-2025)
    Se déconnecter
    Se connecter
    • Français
    • Partager
    • Préférences
    • Copyright © 2025 Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania
    • Conditions d’utilisation
    • Règles de confidentialité
    • Paramètres de confidentialité
    • JW.ORG
    • Se connecter
    Partager