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  • Ce que j’ai appris sur le sang

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  • Ce que j’ai appris sur le sang
  • Réveillez-vous ! 1979
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Réveillez-vous ! 1979
g79 8/9 p. 4-7

Ce que j’ai appris sur le sang

témoignage d’un chirurgien

J’EXERÇAIS mes fonctions de chirurgien dans un très bon service de Dallas, au Texas. Coiffé du bonnet réglementaire et revêtu d’une blouse stérile, j’étais dès 7 heures du matin en salle d’opération, mes confrères en face de moi. Je me souviens comme si c’était hier d’une césarienne que notre équipe a pratiquée en 1965.

L’intervention se déroulait normalement. Roy avait pratiqué rapidement son incision, sans noter de saignement particulier. Sous nos yeux, derrière la paroi abdominale, se présentait un utérus protubérant. Le regard de Roy et le mien se croisèrent par-dessus nos masques, tandis qu’il laissait discrètement échapper cette exclamation: “Qu’est-​ce que tu dis de ça!”

Je plongeai aussitôt mon regard sur l’incision et je vis, autour de l’utérus distendu, des vaisseaux sanguins anormalement gros, presque de la taille du doigt et qui passaient depuis le fond de l’abdomen à travers les ligaments de soutien. Nous allions devoir inciser les uns après les autres la plupart de ces vaisseaux, et il s’ensuivrait une hémorragie massive.

“Bon! Allons-​y!”, lança Roy. Il reçut une petite tape amicale et prit avec sa main droite le scalpel que l’infirmière panseuse lui tendait. Chaque incision provoquait un important épanchement de sang, mais il fallait ouvrir suffisamment l’utérus pour sortir la tête du bébé.

“Jessie, lançai-​je, appelle le labo et fais-​leur préparer deux unités de plaquettes, en vérifiant le groupage.”

“Oui, docteur”, me répondit la surveillante en se retournant, et déjà elle franchissait les portes à battants de la salle d’opération. Je cherchai des yeux l’anesthésiste. Derrière son masque, celui-ci m’adressa un sourire et régla le débit des bouteilles de perfusion qui allaient remplacer le précieux sang perdu. En principe, c’est à l’anesthésiste qu’il incombe de compenser les pertes de sang du patient et de régler les perfusions. Même si le chirurgien est le seul maître à bord, il a en général trop à faire à ce moment-​là pour surveiller cette question.

Cet anesthésiste, qui venait de m’adresser un sourire approbateur, nous avait enseigné le respect du sang. Il était convaincu de la valeur de ce qu’il appelait le “sang blanc”, c’est-à-dire du soluté de Ringer Lactate, en l’occurrence un liquide contenant des sels minéraux, de l’eau et d’autres ingrédients nécessaires pour remplacer les liquides corporels, mais qui ne présente pas les dangers du sang total. À maintes reprises, il nous avait expliqué que si un patient n’avait pas besoin d’une quantité massive de sang, il était ridicule de remplacer les pertes liquidiennes par autre chose que du Ringer Lactate. En l’écoutant, j’avais énormément appris. À présent que j’étais le chef de l’équipe chirurgicale de notre hôpital, je pensais être au courant de tout ce qu’il fallait savoir sur le sang. D’ailleurs, l’opération réussit et le bébé ainsi que sa mère survécurent.

Est-​ce “la belle vie’?

À l’époque, je croyais avoir “réussi”, comme on dit. Vu du dehors, tout allait bien, aussi bien sur le plan professionnel que financier. Je possédais les signes extérieurs de la réussite: une maison avec piscine, une voiture dernier cri, un voilier de course et deux beaux enfants, bref tout ce que l’on peut obtenir dans le présent monde. Mais, en réalité, rien n’allait. Le plus curieux, c’est que j’en étais conscient. Mais je ne voulais pas le reconnaître, j’essayais de nous convaincre, ma famille et moi, que nous menions “la belle vie”.

Cette vie était un tourbillon. Plus je gagnais d’argent, plus nous dépensions. Les amis dont nous nous entourions menaient une vie de bâton de chaise. Je me mis à boire et trompai ma femme à maintes reprises. Après six ans de carrière médicale dans une grande ville, ma vie s’effondra tout à coup. Mon fils âgé de trois ans et demi se noya dans notre piscine. Un mois plus tard, ma femme me laissa avec mon autre fils pour se mettre en ménage avec l’un de mes amis les plus intimes.

Je sombrai alors dans une dépression épouvantable, allant un jour jusqu’à attenter froidement à mes jours en m’injectant de la morphine dans les veines. J’ai bien failli réussir. D’ailleurs, j’étais si surpris de reprendre conscience à l’hôpital que je ne cessais de demander: “Qu’est-​ce qui n’a pas marché?” Six années à peine m’avaient suffi pour connaître l’apogée de la réussite avant de tomber dans l’abîme.

Je vivais dans une telle détresse que, pour trouver du soulagement, j’ai tout essayé: la psychanalyse, les calmants, les euphorisants et bien entendu l’alcool. Il n’y eut aucun mieux. Un an plus tard, je me suis remarié, dans l’espoir de mener de nouveau une vie normale, mais je suis immédiatement retombé dans mes errements d’autrefois. Ma pauvre femme ne savait pas dans quel engrenage elle venait de mettre le doigt. Elle avait quinze ans de moins que moi et n’avait jamais été mariée. Maintenant, il lui fallait s’occuper d’une famille et s’acquitter des responsabilités qui incombent à une femme de médecin.

Après avoir retrouvé l’estime de mes confrères, je connus de nouveau le succès professionnel et financier, avec des revenus annuels avoisinant 100 000 dollars. Mais je n’avais rien perdu de mes déplorables vices. Je continuais de boire, de me bourrer de médicaments et de tromper ma femme, dont l’équilibre physique et psychologique périclitait à cause de moi. Bientôt, nous eûmes deux enfants, ce qui faisait trois avec celui qui me restait de mon premier mariage. Nous avons emménagé dans une maison encore plus grande, avec une plus belle piscine et de plus grosses voitures. Nous passions tous les week-ends à faire de la voile, à boire et à mener la vie de fêtard. Nous “casions” nos enfants chez leurs grands-parents, si bien que ceux-ci les voyaient plus souvent que nous. Tant que les enfants ne m’ennuyaient pas, j’étais content. Nous avons dépensé des milliers de dollars à nous “amuser”, achetant de nouveaux voiliers et prenant des vacances d’hiver avec un équipement coûteux, mais, en réalité, ma vie n’avait toujours rien de drôle.

Mon humeur ne fit qu’empirer. Je me mis à entretenir une liaison avec une de mes infirmières, liaison qui absorbait de plus en plus de mon temps. Quant à ma dépression, je ne quittais une crise que pour entrer dans une autre. Tout ce temps-​là, j’éprouvais la crainte de mourir sans jamais connaître ce qu’est vraiment la vie. Je suivais avec intérêt la situation mondiale, conscient que de la façon dont les choses étaient dirigées, elles ne pourraient pas durer indéfiniment. Je n’en étais que plus déprimé.

Quelle est la solution?

Un soir, alors que ma femme et moi avions pas mal bu, nous étions dans le jardin à bavarder. Nous étions très affectés par la situation qui régnait dans le monde. Nous avions cherché une solution partout, dans l’occultisme, dans les religions orientales et dans la réincarnation. Je demandai alors à ma femme de prier avec moi, chose que nous n’avions jamais faite auparavant. Nous nous sommes donc prosternés contre terre, le visage dans l’herbe, en larmes, en suppliant Dieu de nous écouter.

Quelques jours plus tard, lorsque je rentrai de mon travail, ma femme me déclara qu’elle étudiait la Bible avec les Témoins de Jéhovah. Je ne pus retenir cette exclamation: “Oh, non! Tu ne t’en débarrasseras jamais. Tu ne sais donc pas qu’ils ne s’intéressent qu’à ton argent? Tout, mais pas ça!” Néanmoins, sans que je sache pourquoi, ma femme tint bon et poursuivît ses discussions bibliques. Cela avait le don de me mettre en rage, aussi lui rendis-​je la situation difficile, sans user néanmoins de la force pour l’empêcher d’étudier.

Je pris la résolution de démontrer à ma femme que j’en savais plus sur la Bible que les Témoins, attitude d’autant plus curieuse que je n’avais encore jamais lu la Bible une seule fois en entier. Je me levais donc dès potron-minet chaque matin, pour lire la Bible et l’expliquer ensuite à ma femme. À mon grand dam, et à mon grand étonnement aussi, elle me montrait dans la Bible des textes que je venais de lire et dont le sens m’était passé complètement inaperçu.

La question du sang

Un soir qu’elle était plongée dans la lecture d’un manuel de couleur rouge, elle me lança sur un ton détaché: “Au fait, savais-​tu que Dieu a dit à Noé qu’il s’attendait à ce qu’il verse par terre le sang des animaux avant de les manger?”

Je répliquai aussitôt, sur la défensive: “Justement! Ce que je n’aime pas chez ces gens, c’est qu’ils refusent les transfusions de sang.” Enfin je tenais un sujet sur lequel ils ne pourraient rien m’enseigner! Voilà un domaine où je me sentais fort, car, après tout, je croyais tout savoir sur le chapitre du sang. Il faut dire que j’étais acerbe et plein de morgue. Ma femme le savait, aussi ne dit-​elle plus un mot sur la question.

Un peu plus tard, elle me remit une liste de solutés de remplissage vasculaire que la personne qui lui enseignait la Bible lui avait donnée au téléphone. Elle me demanda si je les connaissais. C’était exaspérant tout de même, comme si je ne savais pas ce que c’est qu’un soluté de remplissage vasculaire! Dans la liste, il y avait justement le “sang blanc”, le Ringer Lactate. Lorsqu’elle revit la femme avec qui elle étudiait la Bible, celle-ci lui remit une petite brochure intitulée “Le sang, la médecine et la loi de Dieu” qu’elle m’invita à lire. Dès le lendemain matin, après m’être assis pour lire la Bible, je pris la petite brochure et la lus d’un trait. Arrivé à la dernière page, je savais que c’était la vérité.

Je n’avais jamais lu ce texte qui dit de ‘s’abstenir de sang’ et j’ignorais également que Dieu avait déjà interdit auparavant à Noé de consommer du sang (Actes 15:28, 29; Gen. 9:3, 4). Je pensais que l’interdiction du sang était simplement une disposition de la Loi donnée autrefois aux Juifs et qu’elle avait été annulée à la venue de Jésus Christ. Or, quand je lus tout le chapitre 15 du livre des Actes des Apôtres dans ma Bible, mon seul commentaire fut: “Eh bien, ça alors!” Certes, je connaissais les dangers des transfusions de sang depuis de nombreuses années, aussi bien les réactions hémolytiques que les erreurs de groupage, etc. J’étais également au courant des transfusions inutiles que j’avais administrées dans notre hôpital et j’avais observé plusieurs cas d’hépatite consécutifs à des transfusions de sang contaminé.

Une vie nouvelle

Au terme de ma lecture de cette brochure, je demandai à avoir un entretien avec la personne qui étudiait la Bible en compagnie de mon épouse. Je voulais savoir si Dieu me pardonnerait un jour toutes mes mauvaises actions. Avec le temps, je me suis joint à l’étude biblique de ma femme, et nous avons invité nos amis à y assister. Quelquefois, lorsque le Témoin avec qui nous étudions arrivait, il trouvait le salon rempli de monde. Au bout de six mois d’étude, ma femme et moi avons symbolisé devant Jéhovah que nous nous étions voués à lui en nous faisant baptiser dans l’eau, sous l’œil de nos trois enfants qui partageaient notre bonheur tout neuf.

Voilà 19 ans que j’ai commencé ma carrière de médecin, et je dois dire que Jéhovah nous a procuré une joie et une paix intérieure intenses. Certes, mes confrères de l’hôpital ont fait quelques difficultés au début quand ils se sont aperçus que j’allais devenir Témoin. Mais, depuis, la plupart ont manifesté du respect à mon égard, même si je n’administre plus de transfusions de sang. L’une de mes plus grandes joies a été d’apprendre que le chirurgien avec qui je faisais équipe au début de ma carrière, et que je n’avais pas revu depuis de nombreuses années, était également devenu Témoin de Jéhovah et qu’il pratiquait des interventions chirurgicales importantes sans transfusion de sang.

Aujourd’hui, notre famille est unie. Nous servons tous le vrai Dieu, Jéhovah, et nous prêchons le gouvernement mondial qu’il va instaurer. Je sers comme ancien dans notre congrégation chrétienne, et, à présent que nous avons accordé aux choses spirituelles l’importance qu’elles méritent, nous connaissons le bonheur. Notre cœur déborde de gratitude envers Jéhovah Dieu pour toutes les bénédictions qu’il nous a accordées. Nous nous sommes aperçus que le seul sang qui sauve véritablement la vie, c’est le sang versé par Jésus Christ, parce qu’il l’a offert en rançon sacrificielle pour nous donner la vie éternelle (Éph. 1:7). — D’un de nos lecteurs.

“Car l’âme de la chair est dans le sang, et, moi, je l’ai mis pour vous sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes, car c’est le sang qui fait propitiation par l’âme qui est en lui.” — Lév. 17:11.

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