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  • g79 22/12 p. 5-8
  • L’homme en lutte pour ses droits

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Réveillez-vous ! 1979
g79 22/12 p. 5-8

L’homme en lutte pour ses droits

EN 73 avant notre ère, un esclave thrace nommé Spartacus se sauva de l’école de gladiateurs où on l’entraînait au combat et il se réfugia dans la région du Vésuve, bientôt rejoint par d’autres esclaves fugitifs, tant et si bien qu’il finit par se retrouver à la tête d’une véritable armée. Après avoir écrasé coup sur coup deux troupes romaines, il envahit une bonne partie de l’Italie méridionale et se tailla un chemin par la force des armes jusqu’à la ligne des Alpes. Son armée comptait alors quelque 90 000 hommes. Toutefois, devant le refus des autres esclaves de quitter l’Italie, il dut rebrousser chemin en direction du sud, d’où il comptait regagner la Sicile. Mais il perdit la vie dans la bataille qui l’opposa à Marcus Licinius Crassus, qui venait d’être mis à la tête des légions romaines.

Telle fut, en quelques mots, l’histoire de la lutte menée par Spartacus pour ce que l’on définirait aujourd’hui comme l’un des droits fondamentaux de l’homme, le droit à la liberté, à être affranchi de l’esclavage. Au fil des siècles, les soulèvements de ce genre furent nombreux

Quand les droits de l’homme ne sont pas protégés

L’expression “droits de l’homme” rend un son plutôt moderne. On parlait jadis de “droits naturels”. Mais, quel que soit le terme que l’on retienne, il semble que l’homme ait toujours éprouvé le besoin de protéger certains de ses droits et libertés. Le code d’Hammourabi, les réformes du législateur grec Solon, les “lois irrévocables” des Mèdes et des Perses, voilà autant de dispositions qui protégeaient les droits de divers groupes nationaux et permettaient à leurs ressortissants de jouir d’une certaine sécurité.

Il n’en reste pas moins que ces lois n’ont pas toujours atteint leur but. On a vu parfois se lever des tyrans, tel Néron, qui en faisaient fi. Aux jours de Mardochée, Haman alla jusqu’à se servir de ces mêmes lois pour essayer de déclencher le génocide de la communauté juive qui vivait alors dans l’Empire perse. En outre, leur position élevée et leur richesse permettent à certains individus de se placer au-dessus des lois.

Par ailleurs, l’Histoire fourmille d’exemples qui démontrent que certains groupes d’hommes n’ont pas réellement bénéficié de la protection garantie par la loi. La révolte de Spartacus nous éclaire sur la triste condition qui était le lot des esclaves de l’Empire romain. Nombre d’entre eux étaient contraints de combattre jusqu’à la mort dans les arènes ou bien de peiner dans les mines ou sur les galères jusqu’à mourir littéralement d’épuisement. Dans l’Athènes antique, la condition des femmes n’était guère plus enviable. Considérées quasiment comme des esclaves tout juste bonnes à mettre au monde des enfants, elles vivaient “recluses dans leur demeure, sans instruction, pratiquement sans droits légaux et sans guère plus de valeur aux yeux de leur mari qu’un simple bien mobilier”.

La cruauté des Assyriens et les déportations en masse opérées par les Babyloniens nous amènent à évoquer une autre catégorie d’individus dont les droits n’ont jamais été sérieusement pris en considération: les perdants des nombreuses guerres qui jalonnent l’histoire humaine. Quant aux pauvres, eux aussi n’ont jamais connu que l’oppression, et l’on a vu, particulièrement en notre vingtième siècle, certaines minorités culturelles, linguistiques et surtout religieuses ou raciales complètement privées de leurs droits.

Les droits de l’homme face à l’égoïsme

Ainsi, tout au long de l’Histoire, les édifices juridiques bâtis par les hommes se sont révélés incapables d’assurer l’égalité des droits pour tous. Cet échec est à l’origine des luttes, des révolutions et des insurrections populaires menées par des hommes qui avaient choisi de se battre pour leurs libertés.

Le trait caractéristique de la nature humaine commun à tous ces conflits est l’égoïsme ou l’égocentrisme. Oui, c’est là la force qui a toujours fait obstacle à ce que chaque humain puisse jouir de ses droits fondamentaux. C’est la démonstration vivante de la justesse de cette affirmation du philosophe allemand Hegel selon laquelle la liberté ne saurait se concevoir qu’au sein d’une collectivité dont chaque membre répondrait à un certain nombre de critères moraux.

Illustrons ce que peut faire l’égoïsme, lorsqu’il prend le pas sur toute autre considération, par les événements qui se sont produits en Angleterre à l’occasion de la “Révolte des paysans”. En 1381, une masse de paysans, conduite par un certain Wat Tyler, marcha sur Londres en revendiquant une entrevue avec le roi. Encore sous le coup des ravages causés par la fameuse “peste noire”, ces gens protestaient contre la lourdeur des impôts et des corvées exigés par leurs barons, les propriétaires terriens de l’époque. Les rebelles devaient être une centaine de milliers. Le roi était disposé quant à lui à les recevoir et à accéder à leurs requêtes, mais les barons refusèrent d’abandonner certains de leurs privilèges. Wat Tyler fut assassiné, et aucune des revendications des paysans ne fut satisfaite.

L’égocentrisme présente d’autres facettes. Par exemple, on a vu souvent les mêmes hommes qui s’étaient battus avec succès pour faire respecter certains droits ne plus manifester par la suite la moindre considération pour les droits d’autrui.

Ainsi, en 1789, les citoyens français rejetèrent violemment le joug tyrannique de l’aristocratie et promulguèrent la célèbre Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dans laquelle on trouvait une liste des droits dont tous les Français devaient jouir, notamment “la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression”. Pourtant, quelques années plus tard, sous la conduite de Napoléon, cette même nation française s’engagea dans des guerres impérialistes, au mépris du droit “à la liberté, à la propriété et à la sûreté” de la majorité des États européens.

On a aussi beaucoup parlé du “Bill of Rights”, la Déclaration des droits rédigée en Angleterre en 1689, comme du premier document politique majeur qui comportait une formulation extensive des droits de certains hommes. Ceci n’empêcha pourtant pas l’Empire britannique, à mesure qu’il s’étendait sur le monde, de faire peu de cas des droits de la majorité des peuples conquis, particulièrement de ceux des aborigènes d’Australie et de Tasmanie.

La célèbre Déclaration d’indépendance des États-Unis exprimait elle aussi les droits de chaque Américain “à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur”. Mais qui s’inquiéta alors des éventuels “droits à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur” des millions de Noirs qui avaient été arrachés à leur terre africaine pour être vendus comme esclaves dans les plantations? Et, quand la nation américaine en expansion se vit confrontée aux droits des diverses tribus indiennes qu’elle rencontrait sur son passage, de qui méprisa-​t-​on le plus souvent les droits?

La chrétienté et les droits de l’homme

Quant à l’attitude adoptée tout au long de l’Histoire par les diverses Églises de la chrétienté sur cette question des droits de l’homme, elle fut loin d’être exemplaire, comme on peut en juger au travers de deux événements historiques particulièrement significatifs. En 1215, les barons anglais insoumis obligèrent le roi Jean, qui était en pleine déroute financière, à signer la “Magna Carta”, la célèbre Grande Charte, qui est encore considérée aujourd’hui comme le modèle ancestral de nos documents modernes sur les droits de l’homme. En dépit du caractère restreint des libertés qui s’y trouvaient garanties, la Charte marqua une étape dans l’Histoire en ce sens qu’elle plaçait le roi sous l’autorité de la loi.

Or, voici quelle fut la réaction du pape Innocent III à la promulgation de ce document: “Nous rejetons et condamnons catégoriquement cette convention et interdisons sous peine d’excommunication tant au roi de l’appliquer qu’aux barons d’en réclamer l’application. Par la présente, nous déclarons cette charte nulle et dénuée de toute validité, sans révocation possible.”

Certes, la Grande Charte n’en disparut pas totalement pour autant. On la ressortit à plusieurs reprises, et l’Église catholique elle-​même s’y référa lorsque ses propres droits furent menacés. Finalement, ce document joua un rôle majeur dans le développement politique de l’Angleterre et de l’Amérique.

En 1524, en Allemagne, éclata ce que l’on appela la “Guerre des Paysans”. Tout comme lors de la jacquerie qui s’était déroulée en Angleterre en 1381, ces humbles paysans protestaient contre le poids de plus en plus écrasant de l’impôt et des corvées infligés par les princes allemands. Martin Luther ordonna aux paysans de déposer les armes. Devant leur refus, il conseilla aux princes de les abattre et de les poignarder “comme des chiens enragés”, conseil qui fut immédiatement suivi d’effet.

Ainsi, nombreuses furent les occasions où la position adoptée par la chrétienté face à ce que nous appelons aujourd’hui les “droits de l’homme” fut la répression violente. Le massacre des catholiques irlandais par le protestant Cromwell, de même que celui des protestants français par leurs compatriotes catholiques ne sont que deux exemples parmi quantité d’autres de l’intolérance féroce que les nations de la chrétienté montraient envers les droits d’autrui. On en trouve d’autres preuves dans les croisades sanglantes et dans les excès meurtriers de l’Inquisition, ainsi que dans les “exploits” des conquistadores espagnols qui, avec la bénédiction de leurs chefs spirituels, se livrèrent au meurtre et au pillage en de nombreuses régions du monde. Enfin, peut-​on passer sous silence toutes les femmes, une bonne centaine de mille, qui périrent sur les bûchers moyenâgeux sous l’accusation de sorcellerie?

Oui, il est permis de dire que, tout au long de l’Histoire, la part réservée aux droits de l’homme fut bien maigre. Des forces censées concourir à l’amélioration de la condition humaine, telles que les lois des différentes nations, voire les lois de la chrétienté, se sont avérées ou bien inadéquates ou bien carrément néfastes pour l’homme. Quantité d’humains se sont vus privés de leurs droits, et l’égoïsme inhérent à la nature humaine a fait par la suite obstacle à leur libération de l’oppression. En fait, les paroles suivantes du livre de l’Ecclésiaste n’ont été que trop souvent vérifiées: “L’homme domine l’homme à son détriment.” — Eccl. 8:9.

Mais qu’en est-​il de nos jours? La situation a-​t-​elle changé? Peut-​on espérer que les droits de l’homme sont désormais mieux garantis que par le passé? Que révèlent les faits?

[Entrefilet, page 7]

On a vu souvent les mêmes hommes qui s’étaient battus avec succès pour faire respecter certains droits ne plus manifester par la suite la moindre considération pour les droits d’autrui.

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