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  • Menaces sur l’intégrité du texte de la Bible

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  • Menaces sur l’intégrité du texte de la Bible
  • Réveillez-vous ! 1980
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Menaces sur l’intégrité du texte de la Bible

“À LA demande des frères, j’ai écrit quelques lettres, mais les apôtres du Diable les ont dénaturées, y ôtant et y ajoutant bien des choses. Malheur à eux! Si certains ont osé toucher jusqu’aux saintes écritures du Seigneur, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’ils s’attaquent à des écrits moins importants.” Tels sont les termes dans lesquels Denys de Corinthe, évêque du second siècle de notre ère, se plaignait du traitement infligé à ses propres écrits.

Il ressort de ses paroles que certains de ses contemporains avaient “osé toucher jusqu’aux saintes écritures”, c’est-à-dire à la Bible. Tertullien, qui vivait à la même époque, parla de Marcion comme de quelqu’un qui, “le fer à la main au lieu de crayon, a mis en pièces toutes les Écritures, pour donner du poids à son système”. “Il a éliminé tout ce qui était contraire à sa propre opinion.”

Peut-être êtes-​vous surpris de lire que l’on a tenté de dénaturer le texte de la Bible. À ce propos, est-​on bien sûr que ces altérations n’ont pas réussi à la longue à modifier le sens du texte biblique? D’autre part, pendant tous ces siècles où les copies de la Bible se faisaient à la main, les erreurs des copistes n’ont-​elles pu corrompre le texte des Écritures? La réponse à ces deux questions va nous permettre de voir qu’il suffisait d’un rien pour que le message vivant qu’est la Bible soit irrémédiablement défiguré. Pourtant, des circonstances tout à fait exceptionnelles ont permis qu’il soit préservé.

Un soin minutieux apporté aux copies

Plusieurs siècles avant notre ère, des scribes recopiaient les Écritures hébraïques avec un soin minutieux. On les appelait Sopherim, nom qui semble provenir d’un verbe hébreu signifiant “compter”. “En effet, explique le Talmud, les premiers spécialistes portaient le nom de Sof’rim parce qu’ils comptaient toutes les lettres de la Loi.”

Toutes les lettres de chaque manuscrit étaient comptées avec soin, et leur nombre devait être identique à celui de l’original. Quelle patience! Imaginez-​vous le travail que représente le décompte de chaque lettre. On rapporte qu’ils ont ainsi compté que les Écritures hébraïques se composaient de 815 140 lettres. Ils apportaient un maximum de soin à prévenir toute corruption du texte.

Cependant, pour qu’aucune faute ne se glisse dans le travail des copistes, il aurait fallu que Dieu fasse un miracle à chaque fois qu’un scribe prenait la plume, ce qui ne fut pas le cas. Des erreurs, il y en eut. Mais étaient-​elles d’une importance telle, que le sens de la Bible en serait modifié? Ou encore, a-​t-​on la preuve que, malgré les milliers d’années pendant lesquelles la Bible a été recopiée à la main, le texte hébreu est demeuré le même? Voilà des questions auxquelles il fut impossible de répondre pendant pas mal de temps, parce qu’on ne disposait d’aucun manuscrit hébreu antérieur au IXe siècle de notre ère.

“Une trouvaille absolument incroyable!”

Au début de l’année 1947, en Palestine, un garçon de 15 ans entra dans une petite grotte mal éclairée qui surplombait la mer Morte. Il regarda ébahi, la masse de cuir emballé dans une toile de lin qui était devant lui. Ce paquet peu attrayant était conservé dans une grande jarre d’argile d’une soixantaine de centimètres de haut. Quelle déception! Et dire qu’il croyait trouver un trésor dans la jarre!

Il n’empêche que ce jeune homme avait en main ce que l’on qualifia par la suite de “plus grande découverte de manuscrit des temps modernes (...), une trouvaille absolument incroyable!” Il s’agissait en effet de fragments de la Bible qui remontaient au second siècle avant notre ère, soit antérieurs de mille ans aux plus anciennes copies disponibles jusque-​là. Que donnerait la comparaison de ces manuscrits avec les copies plus récentes? Millar Burrows, qui travailla pendant plusieurs années à analyser le contenu de ces rouleaux, aboutit à la conclusion suivante, parue dans son livre Les manuscrits de la mer Morte:

“Plusieurs des différences qui séparent le rouleau de Saint-Marc et la recension massorétique [les manuscrits de la Bible du IXe siècle] peuvent s’expliquer par des erreurs de copie. Ces erreurs mises à part, il présente dans l’ensemble un accord remarquable avec le texte des manuscrits du moyen âge. Cet accord avec un manuscrit tellement plus ancien témoigne de façon rassurante de l’exactitude générale du texte traditionnel.

“Le peu d’altérations que le texte a subi dans une période de près de mille années provoque vraiment la surprise.”

L’un des rouleaux contenait le texte presque complet du livre d’Ésaïe. Sur les 1 292 versets qui composent ce livre dans nos Bibles, seuls 13 d’entre eux ont été révisés par des traducteurs modernes en tenant compte de la leçon du texte de ces rouleaux. Ceci ne veut pas dire qu’ils n’offraient pas d’autres variantes, mais plutôt que la majeure partie d’entre elles n’étaient que des variantes orthographiques ou grammaticales. Or, rappelez-​vous que ces rouleaux ont été écrits 1 000 ans avant les autres.

Et les Écritures grecques chrétiennes?

Cette question du soin apporté à la transmission des textes se pose de façon particulièrement aiguë à propos des Écritures grecques chrétiennes. Là encore, comme il a déjà été signalé, des tentatives de corruption ont eu lieu. Des doutes sur l’intégrité du texte ont plané pendant des siècles, du fait que jusqu’au XVIIe siècle, les copies du “Nouveau Testament” grecques les plus anciennes qui faisaient autorité ne remontaient qu’au Xe siècle de notre ère, soit plus de 900 ans après la rédaction des écrits originaux. Personne ne pouvait assurer que des altérations voulues ou bien des négligences de copistes n’avaient pas défiguré le sens du texte.

Une “perle” cachée dans un monastère

En 1844, Konstantin von Tischendorf, à l’affût de vieux manuscrits de la Bible, pénétra dans la bibliothèque du monastère qui se dressait au pied du mont Sinaï, au sud de la Palestine. Son regard fut attiré par une grande corbeille de pages de livre. En y regardant à deux fois, il fut abasourdi.

Il s’agissait en effet de plusieurs feuilles d’un exemplaire de la Bible en grec, nettement plus ancien que tout ce qu’il avait jamais vu jusque-​là. Contenant à grand-peine son émotion, il s’enquit de leur origine et faillit s’évanouir en apprenant que ces feuilles servaient à allumer le feu. On en avait déjà brûlé deux piles. Les moines lui remirent néanmoins 43 pages, mais refusèrent de coopérer plus avant avec lui.

Notre homme fit donc un nouveau séjour au monastère, mais sans succès. Puis il y eut un troisième voyage. Tout paraissait perdu. Il s’apprêta alors à partir, jugeant que ses recherches ne pouvaient plus aboutir. Trois jours avant son départ, il parlait avec l’intendant ou économe du monastère, lorsque celui-ci l’invita dans sa petite cellule. Cet intendant lui fit remarquer qu’il avait lu une copie ancienne de la Bible, puis il sortit sans plus de façon une pile de feuilles séparées qu’il avait emballées dans un linge rouge.

En ouvrant le paquet, Tischendorf la trouva, cette fameuse “perle” qu’il cherchait depuis 15 ans: c’était en effet le Codex Sinaiticus, manuscrit de la Bible qui contenait tout le “Nouveau Testament”. Rédigé, pense-​t-​on, vers 350 de notre ère, ce texte était antérieur de six siècles aux manuscrits les plus réputés de l’époque. Allait-​il faire apparaître une corruption du texte?

Découverte et correction des corruptions

Dès le début, il apparut que le texte que Tischendorf venait de découvrir était dans l’ensemble identique à celui qui servait à faire les traductions modernes de la Bible. Il révéla toutefois un certain nombre de corruptions. Par exemple, ce manuscrit ancien ne renfermait pas le célèbre épisode que l’on trouve dans beaucoup de Bibles en Jean 8:1-11, dans lequel il est question d’une femme que l’on s’apprête à lapider au moment où Jésus lance: “Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre!” Depuis, les éditions récentes de la Bible ont supprimé ce passage ou bien l’ont incorporé dans une note en bas de page, par respect pour l’intégrité du texte original. On a trouvé d’autres rajouts que l’on a également éliminés. — Mat. 17:21; 18:11; Actes 8:37.

Il y eut aussi des cas plus graves où les corruptions avaient été introduites pour soutenir une fausse doctrine, telle celle qui apparaissait en I Timothée 3:16 et que la version Darby traduit “Dieu a été manifesté en chair”, au lieu de “Celui qui a été manifesté dans la chair”. Laquelle des deux traductions est la bonne? La première leçon laisse entendre que Jésus est Dieu, contrairement aux passages qui disent qu’il n’est que le Fils de Dieu. — Marc 13:32.

Dans les manuscrits anciens, les mots grecs pour “Dieu” et “celui qui” se ressemblent (ΟC — celui qui) (ΘC — Dieu). Les manuscrits récents portaient le plus souvent ΘC ou son équivalent. Mais, dans le texte trouvé par Tischendorf, c’est ΟC qui apparaissait, autrement dit le mot “celui qui”, terme qui s’appliquait à Jésus et non à Dieu. Un copiste avait donc changé ce mot pour qu’on lise à la place “Dieu”. Le Codex Alexandrinus, manuscrit du Ve siècle, permet de s’interroger sur le caractère fortuit de cette erreur. Au premier abord. on lit en effet ΘC, mais quand on examine ce manuscrit au microscope, on s’aperçoit que le texte original portait ΟC et qu’une “main ultérieure” a ajouté les traits qui modifient le sens des lettres. Les versions modernes ont rétabli le vrai texte et traduisent comme il convient: “Il a été manifesté dans la chair.” (Veuillez vous reporter à des versions mot à mot grec-​anglais, telles que le Nouveau Testament de Nestle ou bien l’Emphatic Diaglott.)

Un exemple frappant de falsification volontaire apparaît en I Jean 5:7, où figure cette phrase supplémentaire: “Dans le ciel: le Père, le Verbe et l’Esprit-Saint; et ces trois sont une seule chose.” (Glaire). Non seulement ces mots ne figuraient pas dans le Codex Sinaiticus, mais ils ne se trouvaient non plus dans aucun manuscrit grec antérieur au XVIe siècle. Les preuves attestent qu’un manuscrit, que l’on peut aujourd’hui consulter au Trinity College de Dublin, fut rédigé à dessein vers 1520 pour glisser ce texte apocryphe. En règle générale, toutes les versions modernes de la Bible ont supprimé ce rajout un peu trop voyant.

Les témoignages s’accumulent

On a même découvert des manuscrits encore plus anciens que ceux du IVe siècle. Par exemple, on a trouvé en Égypte des copies de la Bible rédigées sur papyrus, dont certaines avaient servi à emballer des momies. Après un minutieux travail de restauration, on a pu les dater du IIIe siècle de notre ère. Un petit fragment de Jean a même pu être daté de l’an 125 de notre ère. Si l’on confronte ces textes avec ceux du IVe siècle et ceux de nos Bibles modernes, que ressort-​il? Eh bien, il apparaît que sans être exact à la lettre près, le texte est le même. Toutes les corruptions apparaissent au grand jour, et le sens du message biblique devient clair comme de l’eau de roche.

Plus de 5 000 manuscrits grecs donnent largement les moyens de reconstituer le texte primitif. Après avoir consacré toute sa vie à étudier ces vieux manuscrits, Frederic Kenyon aboutit à cette conclusion:

“C’est assurément une preuve éclatante que la tradition était bonne, quand on voit que tous ces milliers de copies qui proviennent de régions éparses sur la terre et qui ont été rédigées dans des conditions très diverses, présentent des variantes textuelles qui ne portent que sur des questions de détail, mais rien d’essentiel sur le fond.

“Finalement, il est rassurant de voir que toutes ces découvertes et toutes ces études ont en fin de compte pour effet de renforcer la preuve de l’authenticité des Écritures, ainsi que notre conviction de détenir entre nos mains, dans toute son intégrité, la véritable Parole de Dieu.” — Histoire de la Bible (angl.).

Ainsi, la Bible avait remporté la victoire sur les deux fronts. Ses pages avaient survécu à la censure, et son texte n’avait pu être défiguré. Mais est-​il logique de penser que cette survie d’un texte sans altération s’est faite toute seule? Est-​ce par hasard qu’un livre achevé il y a près de 2 000 ans existe toujours en dépit de tant d’attaques, et que l’on dispose de milliers de copies anciennes, dont certaines remontent à quelque 25 ans après la rédaction du texte original? Cela n’atteste-​t-​il pas plutôt la puissance de Celui dont il est dit: “Pour ce qui est de la parole de notre Dieu, elle durera jusqu’à des temps indéfinis.” — És. 40:8.

Avant d’en finir avec cette histoire de la lutte de la Bible pour survivre, il nous reste à écrire un dernier chapitre. Comment ce livre, né si l’on peut dire en Orient, a-​t-​il pu être diffusé en tant de langues aux quatre coins de la terre? Quelle raison si importante y a-​t-​il eu pour que Dieu veille à ce que sa Parole soit partout accessible aux gens?

[Illustration, page 14]

De très anciens manuscrits, tels ceux de la mer Morte, ont confirmé la qualité foncière des textes utilisés pour traduire la Bible.

[Illustration, page 16]

Il a été possible de mettre au jour les corruptions des copistes grâce aux découvertes d’hommes tels que Tischendorf, celui qui a trouvé le Codex Sinaiticus au monastère Sainte-Catherine.

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