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  • L’Église anglicane “menacée d’extinction”?

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  • L’Église anglicane “menacée d’extinction”?
  • Réveillez-vous ! 1981
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g81 8/10 p. 25-27

L’Église anglicane “menacée d’extinction”?

TANT d’églises ont fermé leurs portes en Angleterre, ces dernières années, qu’un titre de journal a annoncé qu’elles étaient “menacées d’extinction”. Environ 1 000 églises et chapelles non utilisées ont été démolies au cours des 15 dernières années. À présent, selon un rapport de l’Associated Press, “environ 85 églises anglicanes par an” sont déclarées en surnombre.

Pourquoi ce déclin rapide de l’Église d’Angleterre? Brian Dunning, correspondant à Londres du Star de Kansas City, répond: “La raison est tristement simple: il n’y a pas assez de chrétiens qui se rendent dans les lieux de culte. Beaucoup d’églises qui étaient habituellement remplies, sont à présent vides.”

Moins de 10 pour cent des anglicans baptisés vont à l’église, même en période spéciale comme Pâques. Pourquoi sont-​ils si peu nombreux? Brian Dunning fait cette remarque: “Une des réponses réside dans l’histoire particulière du christianisme ‘officiel’ en Angleterre. Après que le roi Henri VIII eut rompu avec Rome, l’Église d’Angleterre est devenue l’Église d’État ou ‘Église établie’.”

Comment cette situation a-​t-​elle contribué à son déclin? Un ecclésiastique anglican, Ronald Michaels, a déclaré: “Beaucoup de gens aujourd’hui trouvent pesante cette alliance entre l’Église et l’État.” Il a également fait remarquer que même l’archevêque de Cantorbéry “admet que son Église est prise au piège par l’Histoire”.

Quel rôle a joué l’Histoire dans le déclin de l’Église d’Angleterre? Évoquons le passé pour mieux comprendre.

Les racines de l’Église

Les racines de l’Église d’Angleterre remontent à près de cinq siècles, au temps du roi catholique Henri VII. Arthur, le fils ainé d’Henri, épouse alors Catherine d’Aragon, mais il meurt. Henri VII, qui désire conserver des liens avec l’Espagne, décide que Catherine épousera son second fils, le futur Henri VIII.

Toutefois, selon la loi de l’Église, il est illégal de marier le jeune Henri à la femme de son frère décédé. C’est pourquoi Henri VII, qui est en très bons termes avec le pape Jules II, demande à celui-ci une dispense spéciale. Le pape. désirant plaire au monarque anglais, accorde cette dispense qui rend le mariage possible.

En 1509, on assiste à l’avènement d’Henri VIII qui succède à son père. Peu après, il épouse Catherine d’Aragon qui lui donnera plusieurs enfants. Une seule, Marie (connue plus tard sous le nom de Marie la Sanglante), vivra au delà de la première enfance. Henri VIII, qui veut désespérément un héritier mâle, cherche à se débarrasser légalement de Catherine d’Aragon pour épouser une jeune femme qui lui donnerait un fils.

En 1527, Henri en appelle au nouveau pape Clément VII et lui demande d’annuler son mariage avec Catherine d’Aragon, sous prétexte que cette union est illégale. Le pape ne désire pas offenser Henri VIII qu’il considère comme un catholique loyal, et il aurait sans doute volontiers annulé ce mariage.

Mais à ce moment critique, le pape Clément VII est, par le fait, prisonnier de l’empereur d’Allemagne, Charles Quint. Ce dernier a saccagé Rome et tient le pape à sa merci. Ce qui n’arrange rien, c’est que l’empereur d’Allemagne est le neveu de Catherine d’Aragon, la femme d’Henri VIII! Catherine sait qu’elle peut compter sur son neveu, ce que le pape n’ignore pas. Il est donc très difficile pour ce dernier d’accéder à la demande d’Henri VIII, car les représailles de Charles Quint risqueraient d’être désastreuses tant pour le pape que pour ses biens.

La décision unilatérale d’Henri VIII

Le pape cherche à gagner du temps et il espère que sa situation politique se modifiera. Mais la patience d’Henri VIII touche à son terme. Il sait déjà quelle sera la future reine, Anne Boleyn, une dame séduisante de sa cour.

Henri VIII juge intolérable que le trône d’Angleterre soit menacé par deux chefs d’États étrangers, l’empereur d’Allemagne et le pape. Il décide donc de prendre des mesures draconiennes pour résoudre ses problèmes conjugaux. Il dépouille de toute autorité le cardinal Wolsey et met en demeure tout le clergé de le reconnaître, lui, Henri VIII, comme le chef de l’Église et du clergé en Angleterre.

Le Parlement publie alors bon nombre de décrets qui sont destinés à couper les liens qui unissent l’Angleterre à Rome. L’Angleterre arrête de payer les annales (impôts) au pape. Un autre décret défend d’en appeler à Rome contre une décision du roi. Catherine d’Aragon se retrouve isolée du pape dont la puissance est brisée en Angleterre.

Henri, qui est toujours catholique, se marie en secret avec Anne Boleyn; il se fonde sur l’hypothèse que son mariage avec Catherine est nul. Le 1er juin 1533, Anne Boleyn est couronnée reine. Le mois suivant, Henri VIII est excommunié.

La Réforme se précise

Pendant tout ce temps, l’Église en Angleterre est demeurée inchangée et elle est toujours catholique. Mais elle va devenir l’Église anglicane qui possédera ses doctrines propres.

Pendant les 14 dernières années du règne d’Henri VIII, l’affermissement de l’Église catholique d’Angleterre en tant qu’Église d’État devient réalité. Par l’“Acte de suprématie”, Henri VIII se déclare lui-​même chef suprême sur la terre de l’Église d’Angleterre.

Cependant, Henri est fier de sa foi catholique et, en 1539, il confirme les doctrines catholiques par un acte du Parlement. Les réformateurs sincères sont amèrement déçus, mais leur opposition n’a aucun succès. Ils vont devoir attendre huit ans, jusqu’à la mort du roi et l’avènement d’Edouard VI, enfant de Jeanne Seymour, la troisième des six femmes d’Henri VIII.

Les réformes commencent

Edouard VI a été éduqué par des maîtres protestants. Il ne règne que six ans, et cela permet à l’archevêque Thomas Cranmer d’opérer des réformes. Cependant, avec la mort prématurée d’Edouard VI en 1553, la couronne revient à Marie Tudor, fille d’Henri VIII et de Catherine d’Aragon. Comme sa mère, Marie est une catholique fervente, très attachée au pape. Sa politique est de ramener l’Église d’Angleterre sous l’autorité papale. Elle annule les récentes réformes et destitue les membres libéraux de l’Église qui sont partisans de la Réforme. Près de 300 protestants vont périr sur le bûcher, y compris l’archevêque Thomas Cranmer.

Comme Marie Tudor n’a pas d’enfant, à sa mort en 1558, la couronne revient à l’autre fille d’Henri VIII, Élisabeth, née d’Anne Boleyn. Catholique de nom seulement, Élisabeth Ire révoque bientôt toutes les mesures religieuses prises par Marie Tudor et rétablit celles qui étaient en vigueur à la mort d’Edouard VI.

Mais en 1570, le pape Pie V excommunie Élisabeth Ire. Il délie ses sujets de toute obligation d’obéissance et déclare même le trône d’Angleterre vacant. Confrontés à un pareil dilemme, de nombreux catholiques vont connaître une mort prématurée et la réconciliation ne sera plus possible.

Pourtant, le pape n’abandonne pas la partie. En dernier recours, il va se tourner vers le roi d’Espagne, Philippe II. Aidé financièrement par la papauté, Philippe II groupe l’“Invincible Armada” qui, en 1588, fait voile vers l’Angleterre protestante. L’opération échoue, la flotte vaincue est détruite par la tempête.

La Réforme est à l’abri, et la séparation avec Rome, totale. L’Église d’État n’est plus dans le giron du pape. Néanmoins, progressivement, des parties de la communauté vont se détacher de cette union État-​Église. La formation au cours des années de groupements religieux “dissidents” en est un exemple. Comme le dit Ronald Michaels, ecclésiastique de l’Église anglicane, “beaucoup de gens aujourd’hui trouvent pesante cette alliance entre l’Église et l’État. L’Église doit se libérer. Elle ne peut être une Église militante si elle est surveillée par le gouvernement, (...) et si elle semble se comporter comme un agent de la politique du gouvernement”.

Actuellement, l’existence de l’Église d’Angleterre ressemble à un anachronisme. Elle est en effet tellement contrôlée par l’État que la nomination de ses plus hauts dignitaires et même les formules de prière sont déterminées par le Parlement. Cette situation contribue certainement à la désertion inexorable de ses membres. Il n’est donc pas étonnant que l’Église d’Angleterre soit décrite aujourd’hui comme étant “menacée d’extinction”.

[Illustration, page 25]

LA CATHÉDRALE DE CANTORBÉRY

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