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Réveillez-vous ! 1988
g88 8/5 p. 5-8

Les causes de la pollution

BIEN sûr, certains possèdent un téléviseur, un four à micro-ondes et un ordinateur personnel. Mais que sont devenus l’air pur, la nourriture saine et l’eau potable? Pourquoi la technologie, qui permet à l’homme de marcher sur la lune, est-​elle incapable de nous procurer ces éléments essentiels à la vie? En un mot, pour quelles raisons la pollution est-​elle toujours plus meurtrière?

“Tout augmente”

Kurt Hamerak, écrivant dans un journal scientifique allemand, affirme qu’“à la base, tous les problèmes écologiques sont dus à la croissance en général et à l’explosion démographique inattendue en particulier”. La population mondiale a plus que doublé depuis seulement 1950. En outre, d’après une étude des Nations unies, nous vivons dans un “monde de villes tentaculaires”. D’ici à l’an 2000, environ 75 % des habitants des pays développés résideront dans des zones urbaines. Or, quand la densité de la population augmente, les risques de pollution augmentent eux aussi.

La production industrielle et le commerce sont en plein essor du fait de la demande croissante en biens de consommation, qui sont le fruit des progrès technologiques. Cette situation nécessite l’implantation de nouvelles usines chimiques, sources supplémentaires de pollution. Ces industries exigeant à leur tour davantage d’énergie, il faut construire davantage de centrales électriques. Dans le monde, près de 400 d’entre elles sont des centrales nucléaires.

Les gens disposent aussi de plus de temps libre. Ils en profitent pour envahir la campagne, polluant souvent le sol, l’air et l’eau, mettant également en danger la flore et la faune.

Au lieu d’empêcher la pollution, la civilisation moderne l’a en réalité favorisée en entretenant un état d’esprit matérialiste qui est loin d’être bénéfique. De nombreux spécialistes lancent maintenant cet avertissement: Si nous ne mettons pas un frein à la croissance, nous allons à notre perte. Dans son ouvrage Le Jugement dernier, G. Taylor déclare: “Jusqu’ici il était admis que la conception matérialiste (...) devait prévaloir. Soudain il apparaît qu’elle ne le peut pas.”

En effet, d’après Kurt Hamerak, “tout augmente, y compris les problèmes”. Mais il y a d’autres raisons essentielles pour lesquelles la lutte engagée contre la pollution n’aboutit pas.

Une connaissance insuffisante

Le livre Le Jugement dernier précise qu’on ne sait “toujours pratiquement rien des interactions de divers polluants existant simultanément”. On ignore également quelle quantité de substances toxiques ou de radiations un individu peut supporter avant d’en ressentir les effets néfastes. Le toxicologue L. Horst Grimme, de l’université de Brême (Allemagne), affirme qu’“il n’est pas possible de chiffrer le risque que représentent la production, l’utilisation et le rejet des polluants”. D’après lui, il n’y a aucun moyen de déterminer avec précision le seuil à partir duquel un polluant jugé inoffensif devient nocif. “Dans de nombreux cas, explique-​t-​il, la connaissance des experts est insuffisante pour leur permettre d’établir des normes acceptables.” En outre, les recherches sont si récentes que personne ne connaît réellement les effets à long terme d’un produit, même à l’intérieur des “normes acceptables”.

On se demande également comment se débarrasser des déchets toxiques. Cette difficulté n’est pas la moindre, car rien qu’en Europe occidentale on jette des millions de tonnes de produits dangereux chaque année (voir la carte). On a recours à six méthodes principales: 1) le déversement en mer; 2) la mise en décharge; 3) le stockage à long terme; 4) le traitement physique, chimique ou biologique; 5) l’incinération à terre ou en mer; 6) la récupération et le recyclage. Aucune de ces techniques n’est pleinement satisfaisante ou sûre.

Les limites de l’homme

Durant une nuit de tempête en mars 1978, le supertanker Amoco-Cadiz, qui n’était plus maître de sa manœuvre, s’est échoué près des côtes françaises, en Bretagne. Plus de 200 000 tonnes de pétrole brut se sont déversées dans la mer, tuant quelque 10 000 oiseaux et causant de graves dommages à l’ostréiculture. Plus de 160 kilomètres de plage ont été pollués par une gigantesque marée noire. Tout cela à la suite de négligences.

Ce qui s’est produit en avril 1986 apporte une preuve plus terrifiante encore des limites de l’homme. Le grave accident survenu alors à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en URSS, a provoqué la mort de 30 personnes, mis en danger la vie de milliers d’autres, et rendu obligatoire l’évacuation de 135 000 Soviétiques. Le Wall Street Journal déclare: “Selon de nombreux scientifiques, il faudra attendre des années avant de connaître les effets à long terme que les radiations consécutives à l’accident nucléaire vont avoir sur la santé des Soviétiques et des Européens. (...) [Ils] prévoient une augmentation du nombre des leucémies et des cancers du poumon, du sein et de la thyroïde.” D’après La Pravda, c’est “l’irresponsabilité, une négligence coupable et un manque de discipline” qui sont en cause.

Des accidents de ce genre ont déjà eu lieu auparavant. Selon la revue allemande Der Spiegel, “l’humanité a déjà frôlé plusieurs fois la catastrophe”. Elle affirme avoir eu accès à 48 des plus de 250 rapports établis par l’Agence internationale de l’énergie atomique à propos des pannes de réacteurs nucléaires. Ces incidents se sont produits dans différents pays, tels que l’Argentine, la Bulgarie et le Pakistan. Nombre d’entre eux étaient imputables à l’erreur humaine, y compris la fusion partielle du cœur du réacteur de la centrale de Three Mile Island (États-Unis) en mars 1979.

Non seulement les hommes sont sujets à l’erreur, mais ils ne peuvent guère maîtriser les éléments. Puisqu’en Europe centrale le vent dominant souffle de l’ouest, la République fédérale d’Allemagne est obligée de respirer l’air pollué qui vient d’Angleterre, tandis que la République démocratique allemande et la Tchécoslovaquie reçoivent de l’air pollué venant de l’Allemagne fédérale. Mais les vents changent parfois. Ainsi, lors de la catastrophe de Tchernobyl, ils ont tourné, propageant l’air radioactif surtout sur la Pologne, les pays baltes et la Scandinavie — sans parler de l’Union soviétique.

Des lacunes plus graves

On remarque souvent un manque d’honnêteté et d’objectivité quand il s’agit d’évaluer l’étendue de la pollution. Ceux qui luttent pour la protection de l’environnement exagèrent parfois les aspects négatifs pour donner du poids à leurs arguments, tandis que leurs opposants font ressortir les côtés positifs. Par exemple, une autorité en la matière a dit au sujet des cours d’eau pollués: “L’Elbe, qui figurait parmi les fleuves les plus poissonneux d’Europe au début du siècle, est biologiquement morte depuis longtemps sur une bonne partie de son cours.” On a fait la même affirmation concernant le Rhin, particulièrement après l’accident de l’usine Sandoz. Par contre, un porte-parole de l’usine chimique a affirmé que “même après l’incendie de Sandoz, le Rhin est encore en meilleur état qu’il y a dix ans”.

C’est peut-être vrai à strictement parler, car les indications fournies en 1983 montraient que les lois antipollution portaient du fruit et que la qualité des eaux du Rhin s’améliorait remarquablement. Au sujet de la Tamise, en Grande-Bretagne, la revue National Geographic écrit: “Dans les 30 dernières années, la pollution a été réduite de 90 %.” Ce succès n’a été possible que grâce à un effort concerté. Selon le journaliste Thomas Netter, c’est ce qui fait défaut dans beaucoup de pays où “l’on considère encore souvent qu’une catastrophe écologique est le problème des autres”.

C’est sans aucun doute une des raisons pour lesquelles les gouvernements ont tant de mal à adopter une réglementation internationale contre la pollution. Ainsi, durant des années, le Canada et les États-Unis ont été incapables de parvenir à un accord pour lutter contre les pluies acides. Finalement, de modestes progrès ont été accomplis en 1986. Comme l’explique un responsable canadien, jusqu’alors “les pluies acides continuaient à tomber et les poissons à mourir”. Par ailleurs, 31 nations ont décidé en 1987 de réduire de moitié la production de bombes aérosol, qui semblent responsables de la destruction de la couche d’ozone; mais l’objectif qu’elles se sont fixé ne sera pas atteint avant la fin du siècle. De plus, en vue d’encourager la coopération internationale, la Communauté économique européenne avait désigné 1987 comme l’“année de l’environnement”.

Toutefois, on ne peut s’attendre à des résultats spectaculaires tant que des individus avides continueront à polluer délibérément pour un profit financier ou que des gens égoïstes choisiront la voie de la facilité. Le succès de la lutte antipollution dépend de l’intérêt que chacun porte au bien-être d’autrui et de l’empressement à endosser une responsabilité personnelle. “Je suis convaincu que la limitation de la pollution commence à la maison”, déclare Klaus Töpfer, ministre allemand de l’Environnement. Par conséquent, chaque citoyen doit faire sa part. L’homme de la rue peut-​il à bon droit montrer du doigt l’industriel — propriétaire d’usines chimiques et d’autres industries — si lui-​même jette ses détritus n’importe où?

La Bible avait annoncé que dans “les derniers jours” les gens seraient “amis d’eux-​mêmes, amis de l’argent, (...) intraitables, (...) sans amour du bien”. (2 Timothée 3:1-5.) Comme ce sont précisément des tendances qui favorisent la pollution, l’avenir peut sembler sombre. Pourtant, nous avons des raisons de croire que les obstacles qui empêchent l’instauration d’un monde exempt de pollution seront ôtés — et bientôt!

[Encadré, page 6]

Les obstacles à la lutte contre la pollution

◼ Une croissance anarchique

◼ Une connaissance insuffisante

◼ Les limites de l’homme

◼ Un manque de maîtrise des éléments

◼ Une indifférence égoïste envers le bien-être d’autrui

[Carte, page 7]

(Voir la publication)

Déchets toxiques: estimation de la production annuelle (tonnes)

Finlande 87 000

Norvège 120 000

Suède 550 000

Pays-Bas 280 000

Grande-Bretagne 1 500 000

RFA 4 892 000

Suisse 100 000

France 2 000 000

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