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  • g88 22/9 p. 24-27
  • Sur la piste d’animaux rares du Népal

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  • Sur la piste d’animaux rares du Népal
  • Réveillez-vous ! 1988
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Réveillez-vous ! 1988
g88 22/9 p. 24-27

Sur la piste d’animaux rares du Népal

De notre correspondant en Inde

IL EST environ minuit. La jungle est plongée dans une obscurité épaisse. Au-dessus de nous, les grands arbres masquent le ciel étoilé. Pour nous diriger, nous orientons le faible faisceau de notre torche vers le sol. Nous sommes sur la piste d’un tigre! Mais pendant que nous avançons en trébuchant, une pensée sinistre me traverse l’esprit: Et si c’était le tigre qui nous poursuivait?

Pour voir dans leur milieu naturel certains animaux rares et menacés de disparition qui vivent au Népal, ma femme et moi sommes venus de Calcutta, en Inde, jusqu’à l’hôtel Tiger Tops, dans le parc national de Chitwan. Il s’agit d’une réserve de 93 200 hectares de prairies et de forêts magnifiques, située dans le nord de la frange himalayenne du Terai.

Le voyage jusqu’à Tiger Tops

Le voyage est en lui-​même une véritable aventure. Nous nous envolons tout d’abord de Calcutta à destination de Katmandou, la capitale du Népal, pays très montagneux. Durant le vol, nous nous extasions à la vue des hauts sommets de l’Himalaya, dont l’Everest qui culmine à 8 848 mètres d’altitude.

Katmandou: ce nom évoque une contrée lointaine perdue dans le passé. Nous sommes donc surpris de voir des bâtiments de style occidental s’élever le long des rues traditionnelles, étroites et sinueuses. D’antiques bazars qui proposent des objets artisanaux rivalisent avec les galeries marchandes où l’on trouve des produits d’importation: parfums, conserves et matériel hi-fi. Bien qu’en pleine évolution, Katmandou reste une cité fascinante.

À l’aéroport, nous montons dans un avion de 19 places en direction de la vallée de Chitwan. Après 30 minutes de vol au-dessus de hautes montagnes aux pentes en terrasses et aux vallées profondes, nous atterrissons dans une prairie à Meghauli; c’est, paraît-​il, l’un des plus petits terrains d’atterrissage du monde. Mais nous ne sommes pas encore arrivés.

En Land Rover puis en pirogue, nous gagnons une petite clairière. Là, à notre surprise, six grands éléphants surgissent des hautes herbes à notre rencontre. Ce sera notre moyen de locomotion pour nous rendre jusqu’à Tiger Tops. Assis sur la plate-forme rembourrée placée sur le dos des éléphants, nous constatons que le rythme doux et régulier de la marche de cet animal rend ce moyen de transport totalement différent de tous ceux que nous avons utilisés pour parvenir jusqu’ici.

Nous arrivons finalement à Tiger Tops. Notre bungalow d’un étage, monté sur des pilotis de 3,50 mètres de haut, a une charpente en bambou et un toit de chaume. Les chambres sont joliment meublées. À l’intérieur, nous remarquons une pancarte qui porte l’inscription suivante: “Ne laissez aucun aliment à la vue d’invités indésirables.” Au même moment, nous entendons un vacarme à l’extérieur: les “invités”, ce sont plusieurs singes, des entelles, qui prennent d’assaut la véranda dans l’espoir d’avoir à manger.

Visite du camp d’éléphants

Au camp d’éléphants, tout proche, le naturaliste qui nous sert de guide nous explique le rôle essentiel joué par les éléphants dans l’exploitation forestière. Il y a en permanence 12 éléphants utilisés comme moyen de transport. Dix d’entre eux sont des femelles, plus dociles que les mâles. Un éléphant absorbe quotidiennement 230 kilos de fourrage et plus de 200 litres d’eau. Il revient à 54 750 roupies (13 500 francs français) par an, et il vit 65 ans. Voilà qui donne toute sa signification à l’expression “éléphant blanc”. Cet animal étant considéré comme sacré, on ne pouvait le faire travailler, et il devenait un véritable poids mort. Ainsi, jadis un roi pouvait facilement ruiner un ministre qui n’était pas dans ses bonnes grâces en lui offrant un éléphant blanc.

Le cornac, ou dresseur, peut apprendre à l’éléphant à obéir à quantité d’ordres oraux et autres signes. Par exemple, assis sur son dos, il le fera avancer en plantant ses orteils derrière les oreilles de l’animal; pour le faire reculer, il lui donnera des coups de talon dans les épaules. Il faut cinq à huit ans pour bien dresser un éléphant, qui devient alors très sensible à de tels ordres et y réagit rapidement en dépit de ses quatre tonnes et demie.

À la recherche des rhinocéros

Le grand rhinocéros indien unicorne ne subsiste plus que dans un seul endroit au monde, entre le Népal et l’Assam. Désireux d’apercevoir cet animal rare, nous prenons place dans une caravane d’éléphants, qui portent chacun deux ou trois personnes. Les pachydermes avancent en file indienne, marchant docilement et à pas feutrés dans les traces du premier.

Pendant des années, l’habitat du rhinocéros a été menacé par la culture extensive des prairies du Terai et par les programmes gouvernementaux visant à l’éradication du paludisme. Il y a seulement une vingtaine d’années que des efforts ont été entrepris pour le protéger. À présent, environ 300 des 1 000 rhinocéros unicornes qui subsisteraient sur le subcontinent indien vivent dans les marécages de la vallée de Chitwan.

Bientôt l’éléphant de tête s’enfonce dans un mur de roseaux qui s’élèvent bien au-dessus de nous. Nous commençons à ressentir l’excitation de la poursuite. Dans les herbes nous entendons un des cornacs appeler les autres avec animation. Soudain, l’éléphant qui marche à côté de nous lève sa trompe et émet un barrissement perçant. Notre monture réagit par un brusque écart. Au milieu de cet émoi, un rhinocéros surgit des roseaux et vient nous frôler avant de disparaître sous nos yeux. Immédiatement, nous nous élançons à sa poursuite pour mieux le voir. Comme les roseaux se font plus rares, nous pouvons admirer un jeune rhinocéros qui essaie de courir aussi vite que sa mère affolée. Tous deux disparaissent dans un bosquet, un endroit sûr.

Nous nous estimons heureux que le rhinocéros ait préféré nous fuir. En effet, si l’éléphant peut en général tenir tête à un tigre, en revanche il se montre prudent avec le rhinocéros, le troisième dans l’échelle des plus gros animaux terrestres. Quand on le provoque, le rhinocéros attaque furieusement avec sa corne, qui mesure une trentaine de centimètres de long, ou avec sa longue défense inférieure acérée et au moyen de laquelle il peut entailler le flanc d’un éléphant comme avec un scalpel. Pourtant court sur pattes, il va aussi vite qu’un cheval sur de petites distances, ce qui, ajouté à son poids, en fait un ennemi redoutable.

Venez voir le tigre!

Il est 22 h 30 passées, et presque tout le monde est couché. Soudain, des cris et un bruit de pas précipités rompent le silence nocturne. On a aperçu un tigre! Accompagnés par deux Gurkhas, trois d’entre nous partent précipitamment dans l’obscurité.

Nous faisons environ 500 mètres. On nous dit alors d’enlever nos chaussures, qui créeraient une vibration à laquelle le tigre est sensible. Comme nous ne sommes pas habitués à aller pieds nus, la dernière partie de notre marche est pour nous un supplice que nous endurons silencieusement. Interdiction de parler, de chuchoter, de tousser et d’éternuer. Le tigre se trouve-​t-​il vraiment en avant de nous, ou bien nous surveille-​t-​il par derrière? Dans quel guêpier nous sommes-​nous fourrés?

Notre guide nous fait signe de nous arrêter. Nous tendons l’oreille, mais nous ne percevons aucun bruit dans le calme de la nuit. Éclairés par le faible faisceau de notre torche, nous avançons petit à petit jusqu’à ce que nous nous rendions compte que nous longeons une palissade de chaume haute de deux mètres. Lorsque nous parvenons à un virage à droite, nous recevons l’ordre de nous arrêter et de rester cachés derrière les fentes de la palissade. Nous demeurons aussi immobiles que possible et nous écoutons. Ça y est, nous entendons le tigre dévorer sa proie, et il semble très près de nous — trop près!

Soudain, un projecteur illumine la scène et là, à seulement 40 pas de nous, apparaît un tigre du Bengale. Instinctivement je me raidis, me demandant comment l’animal va réagir à notre présence. Mais à ma grande surprise, il y est totalement indifférent. Il est insensible à la lumière, mais on nous dit que si nous prenions des photos, le déclic le ferait fuir.

Quel splendide animal! Il est étendu contre sa proie, un jeune buffle. Son corps est puissant, ample et harmonieux. Long de plus de 3 mètres, en comptant la queue, il doit peser environ 200 kilos. Les raies noires et les taches blanches contrastent avec sa robe rousse. Devant ce déploiement de force, on est tenté de rejoindre ceux qui affirment que le tigre est plus fort que le lion. À l’aide de jumelles, nous détaillons sa tête et son corps magnifiques. Le fameux tigre du Bengale est vraiment l’un des plus beaux animaux du monde. Ce spectacle valait bien tous les efforts.

J’avais toujours cru que le tigre était un animal naturellement agressif qui attaque l’homme dès qu’il le voit. Mais je me suis rendu compte que c’est tout le contraire en réalité. À moins d’être provoqué, cet animal est normalement craintif et doux. Quand il rencontre un homme, il s’enfuit généralement après avoir jeté un simple coup d’œil sur la situation. Des chasseurs d’images racontent qu’ils se sont approchés jusqu’à 3 ou 4 mètres d’un tigre dans son milieu naturel, et qu’alors un feulement lancé en guise d’avertissement a stoppé leur progression. À ce moment-​là, mieux vaut ne pas insister et se retirer lentement. Le tigre peut suivre l’intrus jusqu’à ce que celui-ci soit sorti de son territoire.

Souvenirs émus

Le lendemain matin, nous entendons un autre appel pressant: “Préparez-​vous vite à partir!” Aussitôt je me vois me précipitant à l’aéroport en taxi. Mais pour cette fois, notre taxi est un éléphant.

L’hôtel ravissant, les gentils éléphants, notre ami le tigre et la rivière sinueuse, tout cela appartient au passé. Nous gardons toutefois d’inoubliables souvenirs de ces magnifiques animaux sauvages.

[Illustrations, page 25]

L’hôtel Tiger Tops, au cœur de la jungle.

La vallée de Chitwan, dans les contreforts de l’Himalaya.

[Crédit photographique]

Avec l’aimable autorisation de l’hôtel Tiger Tops, Népal

[Illustration, page 26]

À la recherche des rhinocéros dans les hauts roseaux.

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