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Réveillez-vous ! 1990
g90 8/1 p. 14-17

La cigogne — Un oiseau “fidèle”

De notre correspondant en Espagne

PRÉSAGE traditionnel du printemps, du bonheur et de naissances, la cigogne tient depuis longtemps une place de choix dans les mythes et l’affection de l’homme. Son vol gracieux, son affinité pour les humains et son rôle dans la lutte contre les parasites agricoles constituent autant de facteurs qui ont contribué à sa popularité.

Toutefois, c’est peut-être par-dessus tout sa fidélité qui nous la rend sympathique; fidélité à son nid, auquel elle revient année après année; fidélité à son partenaire, auquel elle est liée pour la vie. De fait, son nom hébreu signifie “fidèle” ou “qui a de la bonté de cœur”, parce que, comme l’explique le Talmud, cet oiseau a pour caractéristique de témoigner de l’affection à son compagnon (ou à sa compagne).

En raison de sa popularité, voilà près de deux cents ans la cigogne était en Hollande une espèce protégée. On pouvait, dit-​on, en voir des spécimens apprivoisés se pavaner à proximité du marché aux poissons de La Haye. Plus tard, la cigogne devint l’oiseau national de l’Allemagne, et aujourd’hui, dans de nombreuses villes d’Europe, on pose des plates-formes sur les toits pour inciter le sympathique échassier à y construire son nid. Indéniablement, les cigognes sont des voisines appréciées!

Allées et venues

Certaines cigognes d’Europe passent l’hiver en Afrique occidentale, au sud du Sahara, tandis que d’autres mettent le cap sur l’Afrique du Sud. C’est au mois d’août qu’elles s’envolent pour leur long voyage vers le sud. N’étant guère endurantes, elles effectuent le périple en plusieurs étapes. Les cigognes préfèrent migrer en groupes, plus ou moins importants; aussi voit-​on souvent tous les spécimens d’une même région se regrouper avant le départ. Étant l’un des premiers migrateurs à remonter vers le nord, la cigogne rejoint son nid en février ou en mars.

De par leur taille — leur envergure avoisine 1,8 mètre — et la régularité de leur passage, les cigognes en migration ont de tout temps suscité l’intérêt. En Palestine, on les voit passer en groupes importants chaque automne et chaque printemps. Voilà plus de 2 500 ans, le prophète Jérémie signalait cette caractéristique, disant à juste titre de la cigogne qu’elle “connaît le moment de sa migration”. — Jérémie 8:7, Français courant.

La distance qu’elles parcourent ainsi chaque année — un aller-retour de 16 000 kilomètres dans certains cas — est d’autant plus remarquable qu’elles font la majeure partie du voyage en planant. Comme les grands oiseaux de proie, elles profitent des courants chauds ascendants pour gagner de l’altitude, après quoi elles se laissent planer paresseusement sur de longues distances, ne battant que rarement de leurs grandes ailes.

La façon dont les cigognes traversent la Méditerranée au cours de leur migration est unique. Elles préfèrent éviter de survoler l’eau, car elles ne rencontrent alors aucun courant ascendant; aussi se rassemblent-​elles par milliers en août de chaque année aux deux endroits où la traversée est la plus courte, à savoir le détroit de Gibraltar et le Bosphore. Aussi surprenant que cela puisse paraître, elles redoutent moins la longue traversée du Sahara que celle des 14 kilomètres de mer séparant l’Espagne de l’Afrique, traversée qui leur demande parfois cinq heures.

Un nid extraordinaire

La cigogne préfère établir son nid en hauteur. Ainsi, elle affectionne entre autres les sommets des grands arbres, quoiqu’elle s’accommode du modernisme et ait adopté les poteaux électriques. Aux temps bibliques, elle construisait sa “maison” dans les genévriers. — Psaume 104:17.

Mais dans toute l’Europe, et ce depuis des siècles, la cigogne élit domicile de préférence sur le faîte des maisons, des églises, ou sur les cheminées. Le mâle et la femelle bâtissent patiemment un nid d’une structure extraordinaire, qui semble vouloir basculer dans le vide à tout moment. Mais les apparences sont trompeuses, car ces grands nids résistent généralement aux plus violentes tempêtes. Ils sont si solides que lorsque les cigognes le rejoignent après leur migration annuelle, il leur suffit généralement d’une semaine pour effectuer les menues réparations qui s’imposent.

Ce travail de rénovation, qui nécessite l’ajout de brindilles et autres matériaux, est généralement réalisé par les deux partenaires dès leur retour de leurs quartiers d’hiver. Ce sont ces réparations qui seront finalement fatales au nid, qui s’écroulera purement et simplement sous son propre poids. Mais avant cela, le nid atteindra peut-être 2 mètres de haut et un mètre de diamètre ou plus.

De même que les parents rejoignent leur nid chaque printemps, de même leurs rejetons cherchent à s’établir aussi près que possible de l’endroit où ils sont nés. Ainsi, certains vieux immeubles accueillent une dizaine de nids énormes, voire davantage, tous occupés par les descendants d’un seul couple.

Une espèce menacée

Malgré les efforts de nombreuses villes d’Europe pour attirer les cigognes, l’avenir de l’espèce est menacé. Alors qu’au siècle dernier on répertoriait 500 nids en Suisse, il n’en reste que quelques-uns. Le tableau est tout aussi sombre en Suède, en Hollande, au Danemark et en Allemagne, où leur nombre a diminué d’une façon alarmante. En Espagne, les nids font toujours partie du paysage, mais la moitié de ceux qui étaient occupés il y a seulement dix ans sont vides. On estime que les cigognes ne représentent plus actuellement en Europe que 10 000 à 20 000 couples. Qu’est-​il donc arrivé à la cigogne, qui est pourtant l’un des oiseaux préférés de l’homme?

S’il semble que de multiples facteurs soient en cause, ils sont pour la plupart liés à la destruction de l’environnement par l’homme. En Afrique, où les cigognes passent l’hiver, on les chasse souvent pour se nourrir: désastre écologique, puisque pendant tous ces mois elles se gorgent de ces sauterelles qui ravagent les récoltes dont l’Afrique a tant besoin. En Europe, les terrains de chasse de la cigogne sont de plus en plus restreints, et l’utilisation généralisée des pesticides nuit à la fécondation des œufs; aussi les couvées sont-​elles chaque année moins importantes. D’autre part, quantité de grands oiseaux meurent dans les lignes à haute tension, tandis que beaucoup d’autres sont tués par des chasseurs à la détente facile.

Les défenseurs de l’environnement s’efforcent de protéger les cigognes. Toutefois, quel que soit le programme mis en œuvre, sa réussite passe par une coopération internationale, avec toutes les difficultés que cela implique. Ceux qui aiment la création de Dieu ont cependant confiance que le vol majestueux de cet oiseau fidèle ne disparaîtra pas de nos cieux et que cette aimable voisine continuera pour toujours à se faire la messagère du printemps.

[Encadré, page 16]

Cigognes et bébés

Pendant des siècles, on a raconté aux enfants que les cigognes amenaient les bébés. Aujourd’hui encore, cet oiseau figure en bonne place sur certaines cartes de félicitations envoyées aux parents à l’occasion d’une naissance. D’où vient donc la légende?

Elle s’inspirerait en fait de deux autres mythes. Il y a bien longtemps de cela, on avait remarqué que les cigognes semblaient apparaître miraculeusement chaque année au même moment. Certains pensaient qu’elles se rendaient en Égypte pendant l’hiver, où elles se transformaient en hommes; au printemps, elles redevenaient des oiseaux. Ainsi expliquait-​on pourquoi les cigognes affectionnent tant les habitations humaines.

On avait également remarqué que les cigognes passaient le plus clair de leurs journées à se nourrir dans les marécages, lesquels passaient pour être le lieu où résidaient les âmes des nouveau-nés. Comme en plus les cigognes sont des parents très attentionnés, un peu d’imagination a suffi pour amalgamer réalité et fiction: c’étaient les cigognes qui amenaient les bébés.

[Crédit photographique, page 15]

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[Crédit photographique, page 16]

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