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Auxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
ad p. 840-842

JONATHAN

(“Jéhovah a donné”).

Transcription française de deux noms hébreux: Yônâthân et Yehôhnâthân, la forme complète.

1. Lévite qui officia en tant que prêtre du faux culte dans la maison de Michée, en Éphraïm, et par la suite chez les Danites. Le récit consigné en Juges chapitres 17 et 18 fait maintes allusions à un jeune Lévite appelé “Jonathan, fils de Guerschom, fils de Moïse”. (Juges 18:30.) Le fait qu’il soit dit précédemment que ce jeune homme était issu “de la famille de Juda” peut simplement signifier qu’il résidait à Bethléhem, en Juda.

Jonathan, le Lévite errant, finit par arriver dans les montagnes d’Éphraïm, chez Michée qui avait dressé une image sculptée dans sa demeure. Jonathan accepte d’être le prêtre de la maisonnée, bien qu’il n’appartienne pas à la famille d’Aaron et qu’une idole serve au culte. Par la suite, il fait la connaissance de cinq Danites à la recherche d’un territoire pour une partie de leur tribu. Ceux-ci lui demandent d’interroger Dieu pour savoir s’ils vont atteindre leur but; le Lévite leur donne une réponse favorable au nom de Jéhovah.

Une troupe de Danites, soit 600 hommes, ainsi que leurs familles et leur bétail, se mettent alors en route, prenant la direction du nord; en passant chez Michée, les hommes s’emparent des objets de culte, y compris de l’idole. Ils déterminent aussi Jonathan, homme égoïste, à les accompagner pour leur servir de prêtre, à eux tous plutôt qu’à une seule famille (Juges 17:7 à 18:21). Jonathan “et ses fils devinrent prêtres pour la tribu des Danites jusqu’au jour où le pays fut emmené en exil”. (Juges 18:30.) Certains commentateurs appliquent ces paroles soit à la conquête du district par Tiglath-Piléser III, ou bien à celle des tribus septentrionales tout entières par Salmanasar V (II Rois 15:29; 17:6). Toutefois, puisque de toute évidence Samuel écrivit les Juges, il conviendrait de faire une application à une époque moins lointaine. D’après Juges 18:31, les Danites gardèrent l’image sculptée “dressée pour eux durant tous les jours où la maison du vrai Dieu fut à Siloh”. Voilà donc une indication quant à l’époque où s’applique le verset précédent, et cela renforce l’idée selon laquelle la famille de Jonathan fournit des prêtres jusqu’à la capture de l’Arche par les Philistins. On a dit que le verset 30 18:30 devrait se lire comme suit: ‘Jusqu’au jour où l’Arche fut emmenée en exil.’ (I Sam. 4:11, 22). Mais cette déduction sur la durée de la prêtrise des descendants de Jonathan peut tenir sans qu’il soit nécessaire d’altérer le texte; en effet, le verset 30 18:30 peut se comprendre ainsi: lors de la capture de l’Arche, le pays a, en un certain sens, été emmené en exil.

2. Fils aîné et préféré du roi benjaminite Saül, sans doute par Ahinoam, fille d’Ahimaaz (I Sam. 14:49, 50). Jonathan est principalement connu pour son amitié désintéressée envers David qu’il soutint parce qu’il était le roi de Jéhovah.

Il est fait mention de Jonathan pour la première fois au début du règne de Saül et il est présenté comme un chef vaillant, à la tête de mille guerriers (I Sam. 13:2). Il devait donc avoir au moins vingt ans à l’époque et, par conséquent, approcher des soixante à sa mort survenue en 1077 avant notre ère (Nomb. 1:3). David avait trente ans à la mort de Jonathan (I Sam. 31:2; II Sam. 5:4). Ainsi, les deux amis avaient une trentaine d’années de différence, Jonathan étant l’aîné. Le fait que Jonathan était un jeune homme adulte quand Saül devint roi peut expliquer sa personnalité et son attitude. Pendant toute la période de son éducation, il a très bien pu être influencé par son père qui, avant d’être élevé à la dignité de roi, était un homme modeste, obéissant et respectueux à l’égard de Jéhovah et de ses desseins. — I Sam. 9:7, 21, 26; 10:21, 22.

À la toute première mention de Jonathan, on le voit courageusement conduire à la victoire un millier d’hommes, mal armés, contre une garnison de Philistins, à Guéba. En vue d’une riposte, l’ennemi se rassembla à Micmasch. Secrètement, Jonathan et son porteur d’armes quittèrent Saül et ses hommes pour s’approcher de l’avant-poste des Philistins. Rien que par cet exploit, Jonathan prouva qu’il était brave, qu’il savait inspirer confiance aux autres, mais aussi qu’il s’en remettait à la direction de Jéhovah, car il agit selon un signe de Dieu. Les deux vaillants guerriers frappèrent à eux seuls une vingtaine de Philistins; puis une bataille générale s’ensuivit, bataille que gagna Israël (I Sam. 13:3 à 14:23). Tandis que la bataille faisait rage, Saül prononça inconsidérément une malédiction sur quiconque mangerait avant la fin du combat. Ignorant ce serment, Jonathan prit un peu de miel sauvage. Plus tard, quand il se trouva en présence de Saül, Jonathan ne recula pas devant la mort qui l’attendait pour avoir mangé du miel. Mais le peuple le racheta parce qu’il avait vu en lui l’instrument de Dieu. — I Sam. 14:24-45.

Ces exploits attestent que Jonathan était un guerrier courageux, capable et viril. C’est avec raison que Jonathan et Saül sont décrits comme étant “plus rapides que les aigles” et “plus puissants que les lions”. (II Sam. 1:23.) Jonathan était un archer d’élite (II Sam. 1:22; I Sam. 20:20). Ce sont peut-être ses qualités viriles qui l’ont rendu particulièrement cher à Saül. Manifestement, les deux hommes étaient très proches l’un de l’autre (I Sam. 20:2). Néanmoins, ces liens n’éclipsèrent pas le zèle de Jonathan pour Dieu ni sa fidélité envers son ami David.

David avait été appelé à la cour pour devenir musicien auprès de Saül, car l’esprit de Jéhovah s’était retiré du roi et un mauvais esprit l’avait remplacé, chose que Jonathan n’avait certainement pas été sans remarquer. Bien que jeune, David était “un homme puissant et vaillant, et un homme de guerre”, et Saül “l’aima beaucoup, et il devint son porteur d’armes”. — I Sam. 16:14-23.

L’amitié exceptionnelle qui liait Jonathan à David prit naissance peu de temps après que David eut tué Goliath. Cet acte de bravoure accompli pour défendre le peuple de Jéhovah a dû vivement émouvoir Jonathan. En écoutant le récit fait par David, “l’âme de Jonathan se lia à l’âme de David, et Jonathan se mit à l’aimer comme sa propre âme”. (I Sam. 18:1.) Alors, les deux valeureux guerriers et fidèles serviteurs de Dieu “se mirent à conclure une alliance” d’amitié. Jonathan se rendait compte que David avait l’esprit de Dieu (I Sam. 18:3). Contrairement à Saül, jamais il ne le jalousa ni ne le considéra comme un rival. Son respect pour les façons d’agir de Jéhovah fut un excellent exemple pour son jeune ami. Il ne suivit pas Saül lorsque celui-ci révéla son dessein de faire mourir David; au contraire, il en avertit son ami et intercéda en sa faveur. Quand David se vit dans l’obligation de fuir, Jonathan le rencontra et scella avec lui un pacte aux termes duquel David s’engageait à le protéger, lui et sa maisonnée. — I Sam. 19:1 à 20:17.

De nouveau Jonathan intercéda pour David auprès de Saül, ce qui faillit lui coûter la vie, car dans sa fureur Saül jeta sa lance contre son propre fils. Comme convenu, Jonathan et David se retrouvèrent dans un champ où le fils du roi s’était rendu sous prétexte de s’exercer au tir à l’arc (I Sam. 20:24-40). Les deux hommes réitérèrent leur serment d’amitié, “ils s’embrassèrent l’un l’autre et ils pleurèrent l’un sur l’autre”, comme d’autres hommes l’avaient fait avant eux et comme cela se fait encore aujourd’hui dans certains pays (I Sam. 20:41; Gen. 29:13; 45:15; Actes 20:37). Plus tard, Jonathan eut la possibilité de revoir David une dernière fois, à Horesch, et il fortifia “sa main concernant Dieu”; les deux amis renouvelèrent alors leur alliance. — I Sam. 23:16-18.

Rien dans la Bible n’indique que Jonathan accompagna son père dans ses expéditions contre David. En revanche, dans la guerre contre les ennemis de Dieu, les Philistins, Jonathan se battit jusqu’à la mort; il fut en effet tué le même jour que son père et deux de ses frères. Les Philistins attachèrent leurs corps à la muraille de Beth-Schan. Mais des hommes vaillants de Jabesch-Galaad enlevèrent les cadavres et les ensevelirent à Jabesch. Plus tard, David transféra les ossements de Saül et de Jonathan à Zéla (I Sam. 31:1-13; II Sam. 21:12-14; I Chron. 10:1-12). David pleura sincèrement la mort de Jonathan, son ami intime. Il psalmodia même un chant de deuil sur Saül et Jonathan; c’est le chant intitulé “L’Arc”. (II Sam. 1:17-27.) Le roi David montra une bonté de cœur peu commune à l’égard de Méphiboscheth, fils de Jonathan, qui était boiteux et n’avait que cinq ans à la mort de son père. Méphiboscheth finit par occuper une place permanente à la table du roi (II Sam. 4:4; 9:10-13). La postérité de Jonathan se continua pendant des générations. — I Chron. 8:33-40.

3. Fils du grand prêtre Abiathar et l’un de ceux qui servirent de messagers quand David dut fuir Jérusalem à la suite de la conspiration d’Absalom, mais qui, plus tard, semble avoir pris le parti du rebelle Adonijah. Abiathar, père de Jonathan, suivit David au temps où le futur roi était traqué par Saül, puis il fut établi grand prêtre. Quand Absalom fomenta une conspiration contre lui, David renvoya Abiathar et Zadoc dans la capitale comme agents de renseignements. C’est à ce moment que le récit biblique fait pour la première fois mention du prêtre Jonathan, fils d’Abiathar. Lui et Ahimaaz, fils de Zadoc, étaient chargés de transmettre à David les messages de première importance que leur communiquaient leurs pères respectifs et Huschaï (II Sam. 15:27-29, 36). Les deux messagers ne pouvaient pénétrer dans la ville sans se faire reconnaître; aussi attendaient-​ils près de la source ou puits appelé En-Roguel, non loin de Jérusalem. Quand Absalom parut accepter le conseil d’Huschaï, on en informa les deux messagers qui attendaient. Aussitôt ils se mirent en route pour renseigner le roi. Reconnus et poursuivis, ils se seraient fait prendre si une femme ne les avait aidés à se cacher dans un puits jusqu’à ce que le danger soit passé. Alors ils allèrent avertir David de traverser le Jourdain. — II Sam. 17:15-22.

Dans la vieillesse de David, son fils Adonijah conspira pour devenir roi à la place de Salomon, et Abiathar se rallia à lui. Se laissant probablement influencer par la conduite de son père, Jonathan se rangea manifestement du côté d’Adonijah. C’est Jonathan qui apporta à l’usurpateur, alors en train de festoyer, l’inquiétante nouvelle selon laquelle David avait déjoué le complot en intronisant Salomon. La Bible ne dit rien de plus sur Jonathan. Il a peut-être partagé l’exil de son père; quoi qu’il en soit, la fonction de grand prêtre ne demeura pas dans sa famille. — I Rois 1:41-43; 2:26, 27.

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