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  • Autour du monde avec le vice-président (2ème partie)

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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1958
w58 15/1 p. 26-30

Autour du monde avec le vice-président (2ème partie)

À CALCUTTA, en Inde, près de l’embouchure du fleuve sacré, le Gange, les frères établirent des plans dès qu’ils reçurent la nouvelle que le vice-président de la Watch Tower Society les visiterait vers la fin de décembre. Ils prirent des dispositions pour la location d’une salle. Au début du mois, 2 000 feuilles d’invitation furent distribuées aux intéressés ou aux curieux, surtout en connexion avec la publicité que les témoins de Jéhovah de la ville firent dans les rues avec des affiches. Ils déployèrent particulièrement leur activité dans l’artère principale de la ville connue sous le nom de Chowringhee. C’est une rue large avec, d’un côté, de grands magasins, des hôtels, des bureaux et, donnant sur une esplanade, un grand parc où d’excellentes routes s’entrecroisent et où poussent de nombreux arbres. Cette esplanade est occupée par des douzaines de petits clubs sportifs et autres. Chaque soir, pas moins de trente à trente-cinq proclamateurs du Royaume s’y rassemblaient pendant deux heures, portant des affiches sur lesquelles on lisait la question “ La paix mondiale est-​elle possible de notre temps ? ” Cela suscitait un réel intérêt et beaucoup s’arrêtaient pour demander de quoi il s’agissait. Alors, on distribuait la première feuille d’invitation-“ préavis ”, puis des périodiques. La brochure Raisons de croire en un monde nouveau était également placée en de nombreuses langues. Les frères et sœurs du Bengale prirent grand plaisir à cette publicité. On remarqua que les gens manifestaient un intérêt plus vif qu’à l’ordinaire et qu’ils étaient bien disposés. Le nom de nombreuses personnes fut noté pour permettre des entretiens ultérieurs. Entre-temps, des frères dévoués préparaient des écriteaux et prenaient des dispositions pour la cafétéria et les autres services de l’assemblée. Deux cents affiches furent placées dans des magasins ou apposées en divers endroits, et 5 000 feuilles d’invitation furent distribuées avant que toute publicité eût pris fin.

Une caisse spéciale fut créée pour aider financièrement les frères pauvres (certains n’avaient jamais assisté à une assemblée de témoins de Jéhovah) à faire le voyage jusqu’à Calcutta. Vous auriez dû entendre les cris de joie, oui, le bonheur que ces frères exprimaient en remerciant Jéhovah de tout leur cœur pour toutes ces manifestations de bonté. Deux diplômés de l’école biblique de Galaad, George Singh (un ancien Sikh) et sa femme Grace (née Joseph), vinrent de Cawnpore, à plus de 900 kilomètres de là. D’autres parcoururent près de 500 kilomètres pour se rendre à la ville de l’assemblée.

À mesure que l’assemblée s’approchait, l’impatience se faisait plus vive. Tous les soirs, les gens voyaient les affiches défiler dans les rues principales. Beaucoup étaient surpris de voir des hommes de toutes sortes, Européens, Hindous, faisant tous la même publicité, tous très heureux et souriants. Curieux, ils questionnaient, ce que les témoins de Jéhovah aiment. Aux questions sincères, il faut une bonne réponse scripturale, et souvent on voyait tout un groupe se former autour des frères et sœurs indiens qui défendaient pertinemment la vérité et parlaient de faits instructifs pour en aider beaucoup. Un jeune Hindou, touché le samedi soir, vint à l’étude du périodique La Tour de Garde le dimanche soir, et commença une étude personnelle de la Bible le mercredi suivant. Parmi ceux avec qui on entra en contact, certains parlaient le bengali, l’hindi, le tamoul, le canarèse, le malayâla, le gujarati et l’assamais. Comment les gens réagiraient-​ils dans la suite ? Nous nous le demandions.

Le jeudi 27 décembre arriva ; un groupe joyeux se rendit à l’aéroport de Dum Dum pour y accueillir le vice-président, venant de Delhi. L’avion atterrit de bonne heure, et personne n’était encore à l’aéroport pour l’attendre. Dès qu’elle l’aperçut, la diplômée de Galaad, Grace Singh, fut la première à le reconnaître. D’autres, qui arrivèrent plus tard, trouvèrent Fred W. Franz déjà en train de bavarder avec des frères et sœurs de l’Inde, venus les premiers. C’est un groupe de vingt-cinq personnes environ qui lui souhaita finalement la bienvenue. Bien qu’on fût en hiver, il faisait agréablement chaud. Selon le programme prévu, le vice-président fut installé dans un hôtel sur la Chowringhee ; puis un lunch fut servi au home de missionnaires de Ripon Street. L’agréable moment passé ensemble nous fournit l’occasion de discuter de certains points d’intérêt local.

Le temps dont nous disposions avant qu’une réunion du soir fût spécialement organisée nous permit de voir les curiosités de la ville, le long de la Chowringhee, et, en passant le portail d’un temple, de visiter un ghât le long d’un torrent boueux. Puis nous pénétrâmes dans le temple obscur, rébarbatif et infesté de mendiants, de Kali, la cruelle déesse aux quatre yeux. Tout d’abord, on éprouvait de la répugnance à la vue de certaines choses. De retour à l’hôtel, une discussion eut lieu avec le serviteur de groupe de Calcutta, Zavits, et le serviteur de circuit, Cotterill, tous deux missionnaires diplômés de Galaad, sur certains problèmes exigeant une attention immédiate. À 19 h 30, quand le dernier des frères arriva de Artistry House où il préparait l’assemblée, la Salle du Royaume était comble. Tous vivaient les expériences au fur et à mesure que le vice-président leur parlait des frères qu’il avait rencontrés lors de son voyage, des frères qui rendaient à Dieu un dévouement exclusif, fidèles sous l’épreuve qu’ils subissaient. Ils rirent quand ils apprirent qu’il s’était assis, après qu’on l’y eut invité, sur le trône d’or du pape dans une grande salle d’audience au-dessus de l’entrée principale de la Basilique de Saint-Pierre à Rome ; on lui dit alors qu’il venait de violer la loi ! Honneur contestable ! Ils apprécièrent les salutations que leur transmettaient tous les frères qu’il avait déjà visités. C’est ainsi qu’avant l’assemblée, une réunion joyeuse, imprévue, les réjouit tous et les prépara pour le programme à venir.

L’assemblée, de deux jours, s’ouvrit le vendredi 28 décembre, à 9 heures, dans le charmant petit théâtre connu sous le nom de Artistry House, dans Park Street. Le programme suivait fidèlement celui de l’assemblée de Bombay. Bien qu’ici l’assemblée ne durât que deux jours, un arrangement minutieux permit de profiter de la majorité des éléments du programme de l’assemblée identique, mais plus grande, de Bombay, ville où la Watch Tower Society a sa filiale indienne. Il fut ainsi possible de passer au moins une matinée dans le champ. À 11 h 30, le programme pour les frères parlant le bengali, au nombre de soixante-neuf, débuta, les principales matières étant extraites du programme anglais. Ce programme fut assuré par des frères bengalis ; après quoi, frère Franz leur parla au moyen d’un interprète. Il parla de la vente en cours de la station de radio WBBR de la Société à Staten Island, New-​York. Il les encouragea tous à utiliser, en tant que dispositions de Jéhovah, les publications en bengali qu’ils possédaient, bien qu’elles ne fussent pas encore très variées. N’écoutez pas ceux qui parlent contre l’organisation de Jéhovah et ses méthodes théocratiques de prédication ; prêchez, utilisez en même temps tous les moyens dont vous disposez. Si nous n’avons pas de publications dans notre langue, nous pouvons toujours parler, nous pouvons prêcher. Aussi, un appel fut lancé pour qu’un plus grand nombre de pionniers travaillent à la proclamation du Royaume. Dernièrement, quatre frères bengalis entrèrent dans le service de pionnier, dont l’un comme pionnier de vacances. Frère Franz était heureux que les frères parlant le bengali fussent venus à l’assemblée et fussent tous, dans un sens plus large, un avec nous, tous parlant la seule “ langue pure ”, celle de la vérité du Royaume, et tous placés sous la main de notre seul Bon Berger et de notre seul Dieu.

Après quelques cantiques, à partir de 14 h 45, le discours de bienvenue fut prononcé par le serviteur de circuit devant 106 assistants. Ce discours insista sur notre manière de vivre, sur le fait pour nous de marcher du même pas que la société du monde nouveau et de reconnaître l’organisation théocratique pour obtenir la vie. Une pause agréable suivit, durant laquelle une excellente cafétéria fonctionna, fournissant des plats hindous et d’autres, pour tous les goûts. Durant la session du soir, la présentation d’un cours modèle de l’école du ministère théocratique fut appréciée des 121 congressistes, dont certains n’avaient jamais vu de grandes réunions organisées. Après cela, le vice-président leur parla de l’organisation visible de Jéhovah. Il se peut que cette matière ait été présentée simplement, mais l’allocution revêtait néanmoins une grande signification que les frères de l’Inde ne manquèrent pas de comprendre. À cette occasion, ils se réjouirent à la vue du (pour eux nouveau) Yearbook of Jehovah’s Witnesses 1957 ainsi que du calendrier de la même année avec son dessin remarquable.

En Inde, de nombreux frères sont engagés à plein temps dans la proclamation du Royaume, et, le samedi matin de l’assemblée, d’excellents discours encouragèrent tout le monde en vue de ce service, à être et à demeurer actif afin d’obtenir la vie éternelle, à garder sa place dans la disposition de Dieu. Un frère parlant le népalais ouvrit la session. Le discours du vice-président qui suivit était consacré au texte de l’année 1957 : “ De jour en jour annoncez la bonne nouvelle de son salut. ” Quatre-vingt-dix-huit personnes profitèrent de cet encouragement à consacrer tout son temps à la publication de la bonne nouvelle du royaume de Dieu, qui n’est plus une simple promesse mais qui est maintenant établi dans les cieux depuis 1914. Ensuite, le discours sur le baptême fut prononcé en anglais et en bengali. Dix candidats se présentèrent : trois Bengalis, trois parlant l’hindoustani, un Bihari et trois Anglo-Indiens. Leur immersion eut lieu dans un lac situé dans un parc éloigné. Il y eut une autre session en bengali en vue d’édifier nos frères indiens qui ne connaissent que cette langue. Dans l’après-midi, de l’estrade, on considéra très attentivement la nécessité pour les serviteurs dans les groupes de témoins de Jéhovah de prendre la tête dans le service actif et l’adoration de Jéhovah ; puis une demi-heure fut consacrée à l’analyse de l’article à étudier ce jour-​là dans La Tour de Garde. La réception de ce numéro, seulement deux jours plus tôt à cause de la crise du Canal de Suez, rendit possible cet examen.

Après le thé, à 18 h 30, les congressistes furent très heureux de voir la Artistry House se remplir de la plus grande foule de témoins qu’on eût jamais vue à Calcutta ; 261 personnes écoutèrent très attentivement le discours public qui avait été annoncé d’une façon soutenue : “ La paix d’un monde nouveau est-​elle possible de notre temps ? ” Beaucoup d’Hindous et de non-chrétiens apprécièrent vivement ce discours, très instructif malgré sa simplicité. “ Est-​ce de la prédication chrétienne ? Alors, elle vaut la peine, n’est-​ce pas ? ” Voilà ce qu’ils pensaient, semblait-​il ; et 135 restèrent pour profiter des remarques finales du vice-président par lesquelles il montra la nécessité d’exercer la pureté, l’obéissance et la fidélité, afin de pouvoir rester dans la société du monde nouveau. Avec cela, il doit se produire de l’accroissement, de bons fruits comme résultat de l’opération de l’esprit de Dieu en nous. À moins d’être fidèles jusqu’à la fin, nous ne réussirons pas à obtenir le prix après une épreuve complète.

Spirituellement rafraîchis et fortifiés, tous les congressistes remercièrent Jéhovah de tout leur cœur de cette assemblée vivifiante de deux jours. Le soir de ce samedi-​là, le vice-président eut le plaisir de dîner à l’hôtel avec les cinq missionnaires diplômés de Galaad. Le dimanche matin, pour montrer leur appréciation et par égard pour la Société qu’il représentait, quarante-neuf frères vinrent assister au départ de frère Franz en avion pour Rangoon, Birmanie.

RANGOON, BIRMANIE

Le dimanche, 30 décembre, durant l’heure de midi, l’avion de l’Union of Burma Airways volait vers le sud, survolant pendant de nombreuses minutes toute une série de cours d’eau larges et sinueux, le delta du Gange. En servant une collation en boîte, le steward fit cette remarque : “ Voici le lunch avec viande ”, soulignant ainsi le fait qu’il y avait à bord des moines bouddhistes végétariens. Ils étaient vêtus de leurs robes safran. Notre avion passe bientôt au-dessus du golfe du Bengale, vole le long de la côte pendant un certain temps, coupe des îles et des terres pour atterrir à Akyab, ville côtière de Birmanie. Bientôt, nous reprenons le vol et, à 17 h, nous atterrissons à l’aéroport de Rangoon. Les frères impatients avaient loué un autobus, et près de trente d’entre eux — Birmans, Karens, Tamouls et missionnaires diplômés de Galaad — vinrent au-devant du vice-président de la Société qui arrivait. Ils le firent monter, et, tandis que nous roulions vers la capitale, nous exprimâmes notre joie d’être ensemble en chantant des cantiques. L’étude de La Tour de Garde du dimanche se terminait lorsque nous arrivâmes à la Salle du Royaume. Le vice-président fut rapidement introduit dans le programme de la soirée pour prononcer, pendant plus d’une heure, un compte rendu sur son voyage. L’assemblée de cinq jours de Rangoon devait commencer trois jours plus tard, mais les cinquante-cinq assistants dans la Salle du Royaume eurent dès lors l’impression qu’elle était déjà ouverte. Pendant les huit jours qu’il demeura en Birmanie, frère Franz eut le plaisir de loger avec les cinq diplômés de Galaad au home de missionnaires où se trouve également la filiale de la Watch Tower Society. Après quoi, la majeure partie des journées fut employée à contrôler cette filiale. À minuit, le lundi 31 décembre, une cloche sonna douze coups suivis par la réaction en chaîne des pétards, le bruit des sirènes d’auto, les sirènes des vaisseaux dans le port, et l’aboiement des chiens du voisinage, tout cela dans l’espace de quelques minutes. Oui, la Nouvelle Année 1957 fut célébrée même dans la Birmanie bouddhiste.

L’assemblée de Rangoon fut remarquable à plusieurs points de vue. En premier lieu, elle fut plus longue que d’habitude. Ensuite, les délégués vinrent de territoires fort éloignés. Plusieurs frères durent surmonter de grandes difficultés pour y assister. Des familles entières avaient parcouru des centaines de kilomètres en train, assises sur des sièges en bois, ne sachant pas si le train n’aurait pas des heures ou des jours de retard, si les bandits ne feraient pas sauter les ponts et ne détrousseraient pas les voyageurs ; mais ils étaient là, et heureux d’y être. Une congressiste qui devait accoucher à l’époque de l’assemblée vint à Rangoon à temps, mit au monde son enfant et, quelques jours plus tard, était à l’assemblée où elle écoutait les discours, son bébé dans les bras.

Même la publicité concernant la conférence publique de l’assemblée avait quelque chose d’inaccoutumé : l’impression des feuilles d’invitation et des enseignes, en birman et en anglais, fut faite par un diplômé de Galaad sur sa petite presse à main, en grande partie en utilisant des caractères qu’il avait dessinés et fabriqués lui-​même. Il peignit aussi l’impressionnant écriteau en rouge et noir, sur une toile en plastique blanc qui fut tendue sur la façade de la Salle du Royaume, lieu de l’assemblée, au second étage. Quelques jours avant l’assemblée, la ville fut inondée de feuilles d’invitation. Les magasins exhibaient des enseignes aux vitrines, et, quotidiennement, des marches d’hommes sandwich furent assurées par les frères.

Le thème de l’assemblée fut le texte de I Timothée 6:18 (NW) : “ Travaillez pour le bien : soyez riches en bonnes œuvres. ” Le mercredi, jour de l’ouverture, le serviteur de filiale, R. W. Kirk, parla à l’assistance de la façon dont on peut devenir qualifié pour servir Jéhovah conformément à cette parole de l’apôtre. Chaque jour, d’autres orateurs donnèrent des conseils salutaires sur la bonne manière d’agir pour recevoir son approbation et sur la façon de procéder pour faire fructifier les intérêts spirituels de son royaume administré par le Christ.

Le vice-président de la Société prononça sept discours, sans compter celui qu’il fit le soir de son arrivée. Avant de montrer le Yearbook et le calendrier de 1957 parmi de vifs applaudissements (qui ponctuèrent souvent ses discours à Rangoon), frère Franz fit remarquer l’accroissement de la moyenne mondiale du nombre des proclamateurs du Royaume en 1956 et constata que les proclamateurs de Birmanie l’avaient légèrement dépassée bien qu’ils n’eussent pas encore atteint les maxima qui furent les leurs dans le passé. Certains des congressistes lui demandèrent ce qu’il pensait de l’instruction supérieure. Pour leur profit et celui de tous, il déclara que, bien que l’instruction obtenue dans un collège et les titres qu’elle octroie permettent d’obtenir un emploi plus rémunérateur dans ce monde, une telle instruction peut constituer un sérieux handicap pour ceux qui recherchent la vie de la main de Dieu. Ce n’est pas l’argent, mais la faveur de Dieu envers eux qui délivrera les justes à Harmaguédon. Il vaut donc mieux servir Jéhovah, maintenant, avant cette bataille, et acquérir la connaissance divine en cette période critique que de se créer des entraves en recherchant d’une façon matérialiste une instruction supérieure dans les universités de ce monde. Après ce discours, les 113 congressistes adoptèrent à l’unanimité, en birman et en anglais, la résolution spéciale de protestation adressée aux chefs communistes de la Russie soviétique matérialiste concernant les mauvais traitements infligés aux témoins de Jéhovah dans cet empire. Des copies de cette résolution furent présentées aux journaux de Rangoon.

La cafétéria de l’assemblée fonctionnait au deuxième étage, dans le promenoir de la Salle du Royaume. En réalité, c’était une salle de classe. Les directeurs de l’école, bien que catholiques romains, accordèrent aux témoins de Jéhovah la libre disposition de cette salle pendant l’assemblée, période de congé scolaire. Les repas, apportés de la cuisine, furent servis sur les tables des élèves ; c’était de la cuisine birmane, excellente à s’en délecter. Certains des congressistes, à qui il eût fallu beaucoup de temps pour rentrer chez eux la nuit, dormirent dans cette salle de classe. D’autres, venus de différentes régions du pays, furent logés chez les frères de la ville.

Lors du discours sur le baptême, le samedi matin, les onze candidats qui confessèrent publiquement avoir fait à Jéhovah Dieu le don de leur personne par Jésus-Christ, appartenaient à quatre groupes raciaux. Six d’entre eux étaient des Tamouls de l’Inde méridionale. Il y avait un Gorkha du Népal, pays situé sur le versant méridional de l’Himalaya, un Anglais né aux Indes, tandis que les trois derniers étaient des Karens de Birmanie. Outre ces races, à cette session et à d’autres se trouvaient des Lushaïs des montagnes de l’Assam, des Chans des régions birmanes occidentales, des natifs de Goa (Inde portugaise), des Chinois de Birmanie, de Malacca et de Chine même, et des blancs de la Nouvelle-Zélande, de l’Angleterre, du Canada et de l’Amérique. Le groupe particulier le plus important était composé de Karens dont le nombre s’élevait à 40 pour cent de celui des proclamateurs du Royaume de Birmanie et qui avaient, avant de venir à la connaissance de la vérité, un fond de prétendu christianisme. Près de 75 pour cent des assistants comprenaient assez bien le birman, et une autre proportion de 75 pour cent comprenaient l’anglais.

Le plus jeune candidat au baptême fut un garçon de douze ans, dont la grand-mère et la mère étaient, à l’instar de celles de Timothée, de fidèles servantes de Jéhovah Dieu. Le plus vieux, âgé de soixante-dix-sept ans, avait été pendant vingt ans un pasteur ordonné de l’Église baptiste. Le baptême eut lieu à une certaine distance de la salle dans les Royal Lakes, pendant que les témoins chantaient des cantiques du Royaume. Très loin à droite, se dressant au-dessus des cimes des arbres, la plus grande pagode du monde, la Shwe Dagon, étincelait dans son revêtement d’or. Cette pagode, centre du bouddhisme mondial, s’élève à près de cent mètres au-dessus du sol.

Les sœurs indiennes et gorkhas portaient de gracieux saris. Une sœur lushaïe, pionnier spécial, avait revêtu son costume national, un long châle qui avait été tissé et richement brodé sur un métier à la main et se portait comme une jupe. Les jeunes filles karens portaient les longyi — ou jupes — birmans, ainsi que des jacquettes, de nylon principalement. Ces longyis, que portaient aussi de nombreux hommes, sont pour la plupart tissés sur les métiers à la maison. Certains d’entre eux, en particulier ceux de Bangkok et de Xieng-Maï en Thaïlande, et ceux de brocart de soie richement ouvragés du Se-tchoan dans la Chine occidentale, étaient splendides. Presque tous les congressistes emportaient leur Bible et leurs publications de maison en maison, dans des sacs d’étoffe tissée sur le métier à main, suspendus à leur épaule. Ces sacs, aux couleurs éclatantes et richement agrémentés, viennent des gens qui habitent les montagnes de la Birmanie, en particulier des Kachins de l’extrême nord.

La majorité des discours furent traduits de l’anglais en birman, et le discours sur le baptême le fut également en tamoul. Le samedi, les principaux discours de l’assemblée furent résumés lors d’une réunion en tamoul.

Parmi les nombreuses et intéressantes expériences relatées sur l’estrade, une sœur missionnaire raconta comment, en allant de maison en maison dans l’un des quartiers pauvres de Sagaing, après qu’un tremblement de terre eût fait quelques victimes et détruit un grand nombre de pagodes de cette ville très religieuse, elle rencontra de nombreuses personnes s’intéressant à la prophétie de Matthieu 24:7, qui prédit des tremblements de terre dans le “ temps de la fin ” de ce monde. Parmi elles se trouvait un vieil Indien qui parlait correctement l’anglais et qui prit avec empressement des publications pour être mieux renseigné au sujet de la vérité. L’intérêt suscité en lui fut suivi par des frères habitant près de Mandalay, et il acquiert maintenant une bonne compréhension concernant Jéhovah Dieu.

D’autres, venus de Bassein et de Pyapon, sur le delta fumant du grand fleuve, l’Irraouaddi, parlèrent d’un jeune garçon, nouveau proclamateur, qui, s’exprimant avec hésitation concernant le lion qui habiterait avec l’agneau et la fin du chagrin et de la mort, suscita une telle appréciation chez un bouddhiste birman d’un certain âge que ce dernier lui prit tous les livres qu’il avait et vint à la réunion pour en savoir plus. Ils parlèrent aussi d’une femme âgée qui, s’efforçant de persévérer sur le chemin de la pure adoration, fut menacée par le clergé de la Mission baptiste américaine de perdre sa maison si elle continuait à s’associer avec les témoins de Jéhovah et à prêcher les vérités bibliques. On raconta aussi qu’un jeune homme, diplômé du séminaire de cette Mission, ayant examiné différentes religions, fut convaincu que seuls les témoins de Jéhovah étaient à même de répondre correctement à ses questions bibliques.

Jusqu’au jeudi de cette semaine, il semblait que le vice-président de la Société serait empêché de faire le discours public, largement annoncé, sur “ La paix d’un monde nouveau est-​elle possible de notre temps ? ” Mais, grâce à l’évidente et habile manœuvre de Jéhovah, l’irrésistible Dieu tout-puissant, le chemin fut dégagé et l’événement public put avoir lieu comme on l’avait annoncé. Le dimanche après-midi, 6 janvier 1957, la réunion publique se tint au Railway Institute Hall et 237 personnes, dont un moine bouddhiste, y assistèrent. Un plus grand nombre vint ensuite pour voir le film “ Le bonheur de la société du monde nouveau ”, projeté pour la première fois en Birmanie. Un grand nombre des spectateurs restèrent pour entendre le discours final du vice-président, profitant ainsi de la fin de l’une des assemblées les plus bénies de Birmanie. Des semaines après, les frères en parlaient encore, et tous accomplissaient un meilleur travail dans l’œuvre de témoignage dans le champ depuis ce rassemblement heureux. Trois des journaux anglais de Rangoon publièrent de bons rapports sur le discours public. The Burman donna un rapport complet et le présenta en première page, tout en haut, sur les deux premières colonnes, avec de gros titres.

Frère Franz devait prendre l’avion à Rangoon, le lundi, à 22 h 30, empruntant la Pan American Airways. Ce soir-​là, vingt frères se rassemblèrent dans le petit salon du home des missionnaires et eurent le plaisir d’avoir avec lui une discussion théocratique d’environ une heure. Les frères avaient emprunté deux autos et loué un taxi-jeep, afin de l’accompagner à l’aéroport, où ils le virent s’envoler vers son nouveau rendez-vous, à l’est, dans le pays voisin. Comme lui, ils avaient été rafraîchis par la compagnie salutaire des uns et des autres pendant huit jours.

BANGKOK, THAÏLANDE

Au début d’octobre 1956, la filiale de la Watch Tower Society de Bangkok, en Thaïlande, fut avisée que le vice-président de la Société la visiterait prochainement, ce qui suscita quelques problèmes. Une assemblée générale serait-​elle tenue ou non pendant sa visite ? Au moment où cette information lui parvint, la filiale était plongée dans les préparatifs de l’assemblée de district qui s’approchait et qui était fixée du 25 au 28 octobre. Une assemblée en janvier signifierait que deux mois plus tard une autre assemblée serait encore organisée. Puisque la plupart des témoins de Jéhovah de la Thaïlande vivent dans la partie septentrionale du pays et que la distance à parcourir est grande, combien de frères viendraient ou pourraient venir ? Eh bien ! il fut décidé d’avoir une assemblée pendant la visite du vice-président, même si ces assemblées étaient rapprochées l’une de l’autre et si la seconde avait lieu au milieu de la semaine, du 8 au 10 janvier, du mardi au jeudi. Le lieu choisi fut la Sala Lumpini Romya, pavillon de danse, loué pour trois jours. C’était un endroit idéal, car le pavillon est situé sur un magnifique lagon dans l’un des beaux parcs de Bangkok.

Bien qu’on ne pût connaître au juste le nombre des proclamateurs du Royaume des différents groupes qui assisteraient à cette assemblée, une chose était certaine : Chacun des missionnaires diplômés de Galaad y serait. Peu importait que le vice-président arrivât après minuit, à une heure et demie du matin, à l’aéroport de Don Muang à Bangkok. Tous les missionnaires, au nombre de vingt-six, s’y trouvaient, venant au-devant de lui. Certains des frères siamois y étaient aussi, ce qui fut apprécié. L’impression ressentie est agréable quand on atterrit dans une terre inconnue et étrangère et que l’on est cordialement reçu à bras ouverts par des amis, des anciens et des nouveaux avec lesquels on fait connaissance ! Mais c’est une faveur unique accordée seulement par la société du monde nouveau des témoins de Jéhovah, société qui s’étend sur toute la terre.

Plus tard, ce matin-​là, un fait intéressant figurait au programme de la journée : c’était une excursion de trois heures consistant à descendre les célèbres klongs (canaux), pour visiter les curiosités de Bangkok. La plupart des missionnaires firent avec frère Franz ce petit tour et certains d’entre eux le proclamèrent “ La meilleure excursion jusqu’à présent ! ”, car les klongs étaient à leur plein niveau. L’après-midi fut consacrée à une réunion spéciale avec tous les missionnaires. Pendant les deux heures qu’elle dura, beaucoup de problèmes furent résolus et il fut répondu d’une manière satisfaisante à nombre de leurs questions. Les bons conseils qui leur furent donnés les encouragèrent à s’attacher à l’œuvre en cours, et aussi à aller de l’avant avec une détermination et un zèle plus grands dans l’œuvre placée devant nous, ne se laissant pas abattre par les barrières religieuses à surmonter.

Pour compléter cette journée-​là, ce mardi soir, à dix-huit heures, l’assemblée de trois jours commença. À la surprise des frères de la filiale, nombreux étaient les assistants à cette toute première réunion : quatre-vingt-quinze personnes. Ce nombre comprenait environ cinquante proclamateurs du groupe local et des frères venus des régions septentrionales. Il y eut un beau programme, comprenant des discours sur de nombreux sujets faits par les frères et les missionnaires de la ville. Le programme de la soirée atteignit son point culminant avec le discours du représentant de la Société. Le frère qui traduisit son discours en siamois était le serviteur de circuit, un diplômé de l’École biblique de la Watchtower. L’éclat dont rayonnait l’organisation visible de Jéhovah par ce discours fut vivement apprécié des frères siamois.

(À suivre.)

[Illustration, page 26]

CALCUTTA.

[Illustration, page 27]

DÉESSE KALI.

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