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  • Comment je poursuis le but de ma vie

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  • Comment je poursuis le but de ma vie
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1958
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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1958
w58 1/11 p. 331-335

Comment je poursuis le but de ma vie

Raconté par William Carnie

QUAND je regarde vers le passé, je me rends compte quel jour mémorable fut celui où mon père m’emmena écouter un discours que le juge Rutherford prononçait au Synod Hall d’Édimbourg, en Écosse. C’était au début de la première guerre mondiale, et j’étais tout juste âgé de dix ans. Une visite antérieure du pasteur Russell avait apparemment suscité un certain intérêt dans notre famille, bien quelle fût méthodiste et mon père un de ses très actifs doyens. Cette réunion publique à Édimbourg marqua le commencement d’une joyeuse association avec les Étudiants de la Bible, auxquels toute notre famille se joignit. La vérité commença à devenir la chose la plus importante dans notre vie.

La ferveur patriotique était chaude à l’école et les répercussions ne tardèrent pas à se manifester. Mon père fut appelé sous les drapeaux. Bien que nous étions huit à dépendre de lui, nous étions préparés à n’accepter aucun compromis et à demeurer neutres à l’égard des nations en guerre. Nous vivions pour la vérité, nous vivions dans une atmosphère qui sentait l’imminence d’Armaguédon. Nous voyions le vieux système de choses passer rapidement et nos réflexions personnelles nous amenaient à la conclusion que le monde ne survivrait pas à la première guerre mondiale.

Aussi étais-​je surpris quand la guerre prit fin et qu’une période de soi-disant paix débuta. Je ne m’étais jamais préoccupé du choix d’une profession parce que j’avais toujours conçu mon avenir en fonction du millénium. Pourtant, dans mon esprit, grande était la lacune entre ce que je pouvais faire et les conditions requises pour entrer dans le service de colporteur de la Société, terrain qui semblait réservé aux anciens seulement. Mais je me souviens très bien avoir eu l’idée d’entreprendre le service à plein temps et d’en faire une carrière ; j’espérais qu’on m’y convierait, mais personne ne le fit.

Le bouleversement qui s’ensuivit aux États-Unis à propos de la manifestation de Jésus-Christ au temple spirituel ne sembla pas faire ressentir ses effets les plus graves en Écosse avant une année ou deux. Il y eut un différend, puis une scission. Parce que je n’avais jamais vraiment étudié par moi-​même mais m’en étais constamment référé à mon père, je me trouvai avec lui dans le groupe dissident. Je me souviens que nous soupirions alors après le bon vieux temps et les vieux usages dictés d’après l’exceptionnelle personnalité du pasteur Russell.

Vers 1922, les affaires de la vie semblaient revêtir une importance toujours plus grande et de grands événements étaient attendus pour 1925. Quand on en vint à mes aspirations futures, un des frères de confiance de notre nouveau groupe me conseilla de chercher un emploi qui m’assurerait mon pain.

Pendant plus d’une année, j’appartins au personnel du ravitaillement dans un grand hôtel. Ce n’était pas un endroit pour moi et je décidai alors de me faire une autre vie dans un coin de campagne tranquille, et c’est ainsi que j’arrivai en Australie en décembre de l’année 1923, allant droit dans ce que je recherchais.

Je n’avais jamais été lecteur des publications de la Tour de Garde, mais je savais que ses pages publiaient la vérité. J’achetai un volume ou deux des Études des Écritures avec le ferme espoir de faire mien le message qu’ils contenaient. Ce chaud espoir ne se matérialisa jamais ; de froids imprimés ne me faisaient ressentir aucune chaleur.

De 1923 à 1929, je désirai ardemment que mes parents, mes frères et mes sœurs s’unissent avec moi dans une sorte de communauté patriarcale éloignée du monde. Mais hélas ! Quand nous eûmes tout arrangé pour parvenir à nos fins, il restait peu de la foi chaude qui nous avait jadis procuré tant de joies. Le but de la vie semblait être devenu la création d’une situation.

Les années passèrent, mais quelque chose me manquait et 1925 se termina sans m’apporter ce que j’attendais. Chez nous, la vérité était maintenant chose morte ; à contre-cœur, je me rendis compte, d’après mon entourage, que je devais rénover mon sens des valeurs, acquérir quelques biens et faire ma propre vie.

Je repris la vie urbaine que j’avais méprisée et adhérai à une société culturelle. Un jour, au cours d’une réunion sociale, un soi-disant “ Révérend ” lança une plaisanterie basée sur la doctrine de la trinité. Je me joignis à la détente mais, en rentrant à la maison, je fus effrayé en constatant qu’il y avait eu un temps où je possédais ce sujet sur le bout des doigts, alors qu’aujourd’hui, je faisais des efforts pour saisir où était la part de vérité. Je me rendis compte que j’avais glissé vers les ténèbres, mais ne savais vraiment pas où me tourner pour obtenir une aide.

LE CONTACT AVEC LES TÉMOINS DE JÉHOVAH

1937. Les bruits de guerre commencent à se faire entendre. Mon frère et moi-​même étions engagés à des travaux de défense. Un jour, alors que nous marchions en compagnie de notre logeur, nous remarquâmes à quelque distance, derrière un garage, une voiture sur laquelle était peinte l’inscription : “ Témoins de Jéhovah ”. Nous fûmes rapidement informés qu’il y avait là quelques gens prompts à faire l’invitation à Jésus. On nous dit que le propriétaire du garage, au lieu de se lancer dans les affaires qui résultaient du grand programme de construction, gaspillait son temps à courir la région pour prêcher.

Notre attention fut éveillée. Nous étions déterminés à voir ce que ces gens détenaient que nous ne possédions pas. En guise de réponse, nous fûmes invités à nous joindre à l’étude hebdomadaire du livre Richesses, étude qui se révéla être la plus intéressante à laquelle nous eussions jamais assisté. Nous formulions des objections à n’en plus finir et les réunions se prolongeaient parfois fort tard dans la nuit ; point après point, il nous fallut admettre. Une nuit, après une de ces longues discussions, nous retournâmes à notre hôtel et, assis sur mon lit, je dis à mon frère : “ Cela semble être la vérité. ” Quand il me répliqua : “ C’est bien ce que je pense aussi ”, ma joie ne connut pas de limites. Dans un transport de gratitude, je remerciai Jéhovah de la bonté imméritée qu’il nous manifestait de nous ramener à son troupeau.

Nous prîmes aussitôt des dispositions pour combler ce qui nous avait manqué — l’étude personnelle. Nous acquîmes Bibles et auxiliaires puis, comme Paul, nous nous retirâmes dans la solitude des campagnes et des forêts et là, nous faisions pénétrer la vérité dans nos esprits. Cela respirait un air de vie dans un monde nouveau. Nos amis s’étonnaient de ce qui nous arrivait.

Lorsque nous apprîmes que le juge Rutherford allait venir à Sydney, au printemps de 1938, nous décidâmes de retourner vers l’Est pour assister à cette grande assemblée et visiter notre famille à propos de la vérité, mais nous ne rencontrâmes pas la joie à laquelle nous nous attendions. Nous nous rendîmes alors compte qu’il fallait aller de l’avant, et par nous-​mêmes. Les liens qui nous unissaient à la famille étaient très étroits, mais maintenant ceux qui nous attachaient à l’organisation de Jéhovah l’étaient davantage.

Les travaux préparatoires de l’assemblée furent pour nous une nouvelle et heureuse expérience durant laquelle je trouvai l’atmosphère que j’avais toujours désirée. Ce devait être mon service à plein temps, quoique je confessais mon sentiment de ne pouvoir jamais être prédicateur. Je me trouvais heureux de pouvoir seulement accomplir un travail accessoire et obscur ; mon rôle semblait destiné à être celui d’un assistant et je ne me sentais nullement la capacité d’aller de l’avant dans le service de pionnier ; ce devait être réservé aux oints.

Je réalisai cependant que ma vocation était de servir la théocratie à plein temps mais, au lieu de me précipiter immédiatement dans ce service, je me sentis obligé de terminer d’abord quelques travaux. Combien c’est facile et insensé de se lier ainsi ! À peine une quinzaine plus tard, je le regrettais déjà. En courant à moto entre mes travaux, je heurtai une voiture et fus précipité à terre, comme mort. Lorsque je repris mes esprits, avec huit fractures, ma première pensée fut : “ Pourquoi ne suis-​je pas mort ? ” “ Quel service aurais-​je pu rendre si j’étais mort ? ” “ Combien est insignifiant le travail profane en comparaison du service du Dieu vivant ! ”

J’étais alors absolument convaincu que Jéhovah avait épargné ma vie ; tout s’évanouissait devant l’importance que le Royaume avait à mes yeux. Avec ce puissant stimulant, ma guérison fut remarquablement rapide. Je me décidai en août 1938 et, à la mi-​novembre, je commençais le service à temps complet au Béthel. Je l’ai entrepris avec du retard mais, par la bonté imméritée de Jéhovah, j’ai eu la joie de persévérer.

Après moins d’une année de service à plein temps, on me confia la responsabilité d’un grand groupe de la capitale, responsabilité qui me fit pâlir, mais qui m’apprit à me reposer sur Jéhovah.

Aux environs de 1940, en Australie comme partout ailleurs au monde, l’opposition était grande et nous devînmes vite des vétérans endurcis. Le travail avec les voitures radio et dans la rue était accompli avec un grand zèle qui, par trois fois, me fit me retrouver derrière les barreaux. Mais trois fois aussi je retrouvai la liberté, appréciant mieux encore ce que les apôtres ressentirent en une telle circonstance, tel que cela nous est rapporté dans le livre des Actes, au chapitre 5 Ac 5.

Comme serviteur de zone, j’ai glané de nombreuses et réjouissantes expériences et peux aujourd’hui me remémorer de merveilleux souvenirs de service. Bien que l’interdiction nous ait frappée en Australie, il n’y eut pas de moments inactifs. Comme tous, j’avais aussi mon tour dans les fermes du Royaume et dans d’autres entreprises. Au début de 1943, je fus appelé au Béthel où j’eus à m’occuper du service des groupes. Cela comprenait aussi la formation et l’envoi, dans des conditions d’interdiction, des serviteurs des frères. Après environ deux années au bureau, je repris à nouveau le service que j’affectais le plus, celui de serviteur de circuit. Cette activité me conduisit en Nouvelle-Zélande pour deux nouvelles années.

GALAAD, PUIS HONG-KONG

Quand la Société ouvrit l’École biblique de Galaad, ce fut pour moi quelque chose de totalement inattendu que la guerre et la distance semblaient éloigner encore. Jamais je n’avais projeté d’aller à cette école, aussi notre joie ne connut pas de bornes lorsque nous fûmes invités à assister aux cours de la onzième classe.

Je me réjouis de chacune des minutes vécues à Galaad. Ces six mois furent un événement dans ma vie. Neuf années se sont écoulées depuis que je reçus mon diplôme et cette période est demeurée une source de joies pour moi.

Je remplis ensuite la charge de serviteur de circuit dans le Wisconsin où je me suis fait des amis avec lesquels je suis demeuré en relation. Au mois de novembre 1948, je reçus une lettre de la Société par laquelle j’étais invité à entreprendre le service de missionnaire à Hong-Kong. L’Orient ne m’avait jamais attiré particulièrement, mais je m’étais offert pour aller là où l’on m’enverrait. Hong-Kong serait donc mon territoire.

Nous fîmes la traversée du Pacifique. À cette époque, les armées communistes descendaient du Nord et l’on pensait que Shanghaï tomberait bientôt et que nous aurions peut-être à débarquer dans un petit port de la côte. Cependant, nous arrivâmes à Shanghaï à temps pour ressentir la désagréable sensation qui accompagne l’écroulement d’un pouvoir qui va céder la place à une autre autorité. Nous passâmes quelque temps avec les frères, vaillamment demeurés dans le service depuis le début de ces temps d’épreuve. Nous fûmes soulagés le jour où nous mîmes le cap sur Hong-Kong, alors que nous pensions être bloqués à Shanghaï, loin de notre territoire.

Avec quelle ardeur nous fixions la merveilleuse et grouillante baie de Hong-Kong, alors que nous approchions du débarcadère. Quels y seraient les fruits du Royaume ? Quelle serait la résistance de notre formation ? Tout était si étrange et si nouveau que nous nous demandions par où nous allions commencer. Deux proclamateurs de Shanghaï nous y avaient précédés. Ils étaient maintenant là pour nous accueillir et ils nous aidèrent dans nos débuts difficiles. Hong-Kong était surpeuplée et se loger était chose presque impossible. En outre, le prix des chambres y était astronomique. Le cercle maritime anglais voulut bien nous loger quelques semaines jusqu’à ce que nous fussions assez chanceux pour trouver une autre chambre. Entre temps, nous nous étions mis au travail ; une bonne partie des personnes à qui nous présentions le message parlaient l’anglais et là où nous devions nous adresser en chinois, nous avions étudié une petite allocution et nous présentions aussi une carte ; cette façon de faire allait très bien et nous avions du succès dans les placements et dans les études.

Arrivés à la mi-​janvier 1949, nous avions déjà un petit groupe au mois de mai : deux missionnaires et trois proclamateurs de groupe. Ces derniers sont toujours debout et, en compagnie d’autres qui se sont joints à eux pour atteindre maintenant un maximum de cent quarante-huit, ils continuent à progresser.

Je ne me rendis compte à quel point j’aimais mon attribution de travail que quand j’assistai à l’assemblée de la société du monde nouveau à New-​York en 1953. Je trouvais le temps long de rentrer ici ; Hong-Kong était devenu mon home.

Je jette parfois un regard rétrospectif vers les années vaines durant lesquelles je poursuivais les choses futiles de ce vieux système et je vois alors combien est grande la patience de Dieu. J’adresse à Jéhovah toute ma gratitude pour m’avoir donné une place dans sa maison et m’avoir convié à sa moisson. Je le prie de me soutenir afin d’être en mesure de poursuivre le but de ma vie comme ministre à plein temps, pour la louange et la glorification de son Nom.

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