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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1961
w61 15/12 p. 378-380

Comment je poursuis le but de ma vie

Raconté par Elmer C. Ihrig

EN 1926, quand ma mère se procura pour la première fois quelques brochures éditées par la Watch Tower Society, je ne pensais guère poursuivre le but de ma vie en qualité de ministre à plein temps. J’avais rejeté ces publications, les considérant comme “ seulement une autre religion ” à laquelle je ne m’intéressais pas. Et me voici, missionnaire des témoins de Jéhovah dans le Honduras britannique, trente-quatre années environ plus tard, ayant passé vingt-six d’entre elles dans le service de pionnier à plein temps.

Nous achetâmes notre premier poste de radio en 1928, et aujourd’hui encore, je pense que ce fut le meilleur de nos placements. Tout d’abord, nous nous intéressâmes aux émissions locales, mais plus tard, plus ou moins fortuitement, nous captâmes l’un des grands postes conjugués, que la Société utilisait au cours d’une assemblée. Je commençai à me rendre compte que cette religion était vraiment différente.

Un peu plus tard, en visite chez mon frère, je le trouvai en possession de certaines des publications. Sans tarder, je lui demandai de me les prêter ; comme elles ne l’intéressaient guère, il accepta avec non moins d’empressement. Je notai l’adresse de la Société et, ayant vu que je pouvais demander un catalogue, j’envoyai mon nom et mon adresse ; il ne me fallut pas longtemps pour lire avec délectation la description de tous les livres et brochures catalogués. J’envoyai ma commande le plus tôt possible.

J’entrai en contact avec l’assemblée locale d’une manière plutôt peu banale. Généralement, le contact s’établit grâce aux visites faites chez les gens par les membres de l’assemblée, mais, dans mon cas, ce fut moi qui engageai la conversation avec un homme d’un certain âge que je connaissais depuis quelque temps. Pour se garantir de la pluie qui, subitement, s’était mise à tomber, il s’était réfugié dans une maison que mon frère et moi étions en train de construire. Il est difficile de dire qui fut le plus surpris. Il nous parla de l’assemblée locale qui, à cette époque-​là, se tenait chez lui ; de plus, nous apprîmes qu’un représentant itinérant de la Société viendrait sous peu et prononcerait un discours. Nous fûmes invités. S’il y avait eu des doutes dans notre esprit sur le fait que c’était la vérité, ce discours les dissipa complètement. C’est là que je rencontrai les premiers pionniers que j’eusse jamais vus. Quelques années plus tard, j’eus le privilège de travailler dans un groupe de pionniers dont ils faisaient partie. Je n’ai cessé d’être reconnaissant pour cette expérience. Elle m’a aidé considérablement à poursuivre le but de ma vie, particulièrement dans l’activité missionnaire.

Quand je me rappelle ma première expérience dans le ministère, je peux voir à quel point l’organisation a progressé depuis et combien il est toujours sage de marcher de pair avec elle en toutes choses. En ces jours-​là, nous n’avions pas l’aide d’un compagnon qui nous fût associé dans un programme de formation. Je travaillai tout d’abord avec un autre frère pendant une heure environ ; puis on me remit une poignée de brochures et deux feuilles de papier. Une pétition en faveur de la diffusion par radio du message du Royaume circulait alors. Ce travail me semblait d’une grande importance : n’était-​ce pas grâce à la radio que je m’étais vraiment intéressé au message ? Toutefois, la façon dont je me débrouillai seul est illustrée par le fait que je travaillai trois dimanches matin sans placer une seule brochure ni recueillir la moindre signature sur la feuille de pétition. Ces résultats étaient assez décourageants, mais je n’ai jamais cessé de me réjouir de n’avoir pas abandonné.

MON ENTRÉE DANS LE SERVICE DE PIONNIER

Je ne tardai pas à rencontrer un jeune frère qui devint plus tard mon premier associé dans le service de pionnier. Après avoir parlé avec lui et lu, en outre, de nombreuses et encourageantes expériences dans le champ rapportées dans les publications de la Société, je me sentis prêt à entrer dans ce service.

Juste avant de nous rendre dans notre premier territoire attribué dans le Missouri, nous eûmes le privilège d’assister à une grande assemblée, la première pour moi. Frère Rutherford et d’autres représentants de la Société s’y trouvaient. C’était précisément le stimulant qu’il nous fallait. Pour la première fois, j’allais vivre loin de la maison. Le fait d’en être à plus de 800 kilomètres, avec 9 dollars seulement en poche pour nous deux, ne procurait pas tout d’abord une agréable impression. Mais, au fur et à mesure que nous travaillions et rencontrions des personnes montrant de l’intérêt, nous nous trouvâmes beaucoup mieux.

Non seulement nous commençâmes notre tâche dans ce territoire en assistant à une grande assemblée mais, en sorte de récompense pour l’avoir achevée, nous eûmes encore l’immense privilège d’assister à une autre assemblée. Cette fois, ce fut à Washington, D. C., en 1935. Pour nous ce fut presque un miracle de pouvoir y assister car, jusqu’à l’heure du départ, nous ignorions comment nous irions. Mais, grâce à un territoire particulièrement propice au placement des publications, grâce à l’aide de bons frères et de braves personnes de bonne volonté, il nous fut possible de payer notre place dans un autobus scolaire, loué en grande partie par des pionniers, au départ de Little Rock, Arkansas. Non seulement nous pûmes aller à l’assemblée mais il nous fut possible de nous rendre dans notre nouveau territoire, en Iowa.

Je poursuivis mon service de pionnier dans un territoire isolé pendant plusieurs années. Ce ne fut pas avant 1940 que j’acquis quelque peu d’expérience touchant une assemblée : dans un territoire que nous travaillions, nous avions trouvé un nombre considérable de personnes intéressées et, à notre avis, une assemblée devait être formée. Elle fut organisée lors du passage du serviteur de zone et celui-ci me recommanda comme surveillant. D’autres responsabilités plus grandes ne tardèrent pas à m’échoir. Peu de temps après, je reçus une lettre de la Société me demandant de suppléer à une vacance dans les rangs de serviteur de zone.

Une année environ après, l’œuvre de serviteur de zone cessa. Le service de pionnier spécial s’ouvrit alors devant nous. C’était précisément ce que je désirais. Dès lors, il me fut possible de travailler longtemps de porte en porte, de conduire de nombreuses études bibliques ; c’était justement l’époque de la mise en route pour de bon des études bibliques à domicile. Après cela, une autre assemblée ne tarda pas à être organisée. Là, nous entendîmes parler d’une école destinée à préparer des missionnaires pour le champ à l’étranger. Naturellement, me dis-​je, cette école est pour d’autres, elle ne sera jamais pour moi. Je me trompais. Peu de temps après, quelques membres de notre groupe furent envoyés dans une petite ville du sud de l’Illinois. J’étais du nombre. Je n’étais pas depuis longtemps dans ce territoire qu’une lettre me parvint, une lettre qui m’obligea vraiment à réfléchir et à prier. À votre avis, qu’est-​ce que c’était ? Une lettre émanant du bureau du président, accompagnée d’une formule à remplir pour aller à l’École biblique de Galaad. J’eus ainsi le privilège d’assister à la toute première classe de Galaad.

J’hésitais à laisser mon compagnon dans ce territoire quelque peu difficile, mais il m’encouragea à partir. Dans cet endroit, avant notre arrivée, les gens avaient attaqué et battu des témoins de Jéhovah à plusieurs reprises. Après Galaad, un nouvel encouragement me fut donné car j’eus le privilège d’assister à une assemblée à Chicago et d’y rencontrer, entre autres, un couple d’un certain âge, originaire de la ville que j’avais quittée pour aller à Galaad, couple avec lequel j’avais étudié. Quelle ne fut pas ma joie de voir au moins deux personnes sortir d’un tel territoire et prendre position pour Jéhovah !

BÉNÉDICTIONS DU SERVICE MISSIONNAIRE

Bien que la première classe se terminât en 1943, nous ne pûmes entrer au Honduras britannique avant 1945 ; il y a donc quinze ans que j’y suis. Aujourd’hui, quand je revois ce temps où nous étions seulement six ou sept à brandir le flambeau de la vérité à la vue de tous et que je constate l’accroissement, je me réjouis vraiment d’y avoir contribué un peu. À ce moment-​là, il n’y avait qu’une seule petite assemblée et les districts extérieurs n’en comptaient aucune. J’avais l’habitude de me rendre dans ces derniers, d’y passer deux semaines à la fois ; j’y répandais la semence en plaçant des livres, en recueillant des abonnements et en prononçant des discours. Aujourd’hui, quand nous allons dans ces endroits-​là, nous y voyons, soit une assemblée, soit tout au moins un groupe isolé de frères, aidant d’autres à voir la lumière de la vérité.

Le fait de voir compris dans cet accroissement quelques-uns de ceux à qui on a rendu visite, que l’on a aidés à voir la vérité du Royaume, rend la vie digne d’être vécue. Voici un exemple : dans la partie occidentale de la colonie, il y a un groupe isolé et, quelques kilomètres plus loin, une petite assemblée de nos frères. Là travaillent deux jeunes pionniers, natifs du pays, assurant la surveillance sur ces deux groupes. L’un d’eux est un jeune homme auquel j’avais rendu visite il y a plusieurs années alors qu’il était encore enfant. Puis, en 1954, quand un nouveau home de missionnaires fut ouvert dans une autre partie de la colonie, je rencontrai de nouveau ce jeune homme. Cette fois, il était prêt à partir. La semence avait germé et, après avoir été arrosée et cultivée, elle était prête à produire du fruit.

Une autre petite assemblée des territoires ruraux a pour serviteur d’assemblée un homme à qui j’avais placé quelques publications et avec lequel j’avais commencé une étude quelques années auparavant. Le territoire étant situé à une très grande distance de Belize, je ne pus continuer l’étude et je pris des dispositions pour qu’un autre frère, habitant non loin de là, la poursuivît. Lorsque l’étude révéla qu’il fallait remplir les justes exigences concernant le mariage, cet homme s’empressa de s’y soumettre. Il goûte maintenant le privilège de servir ses frères et d’autres personnes de bonne volonté du voisinage. Cela me réjouit d’avoir pu l’aider un peu.

Peu de temps après l’ouverture du second home de missionnaires, une assemblée fut établie. Le noyau de cette assemblée se composait de quelques personnes chez qui j’étais allé des années auparavant alors que je travaillais ce territoire isolé ; un home de missionnaires étant ouvert, il nous était possible dès lors d’être sur les lieux pour arroser la graine ; celle-ci ne tarda pas à croître et à porter du fruit. Pas plus tard qu’en 1952, quand nous tînmes notre première assemblée en cet endroit, aucun indice ne révélait qu’une assemblée pourrait y être formée. Aujourd’hui, il y a là l’une des plus fortes assemblées de la colonie. Elle s’est développée au point d’être à même de se charger des arrangements locaux que nécessite l’organisation d’une assemblée. Son surveillant est un pionnier spécial, natif du pays, diplômé de l’École de Galaad à l’assemblée internationale de la volonté divine à New-​York.

Après mon retour de l’assemblée de 1958, je reçus un nouveau privilège, celui d’être appelé à Belize pour y surveiller la construction de la maison et de la salle du Royaume de la nouvelle filiale.

S’il y en a qui sont encore dans l’incertitude pour ce qui est d’entrer dans le service à plein temps, qu’ils se rappellent : “ Votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. ” (Mat. 6:8). En considérant mes vingt-six années d’expériences personnelles dans le service à plein temps, je peux affirmer que cette vérité s’est avérée, que Dieu a pourvu à tout ce dont j’avais besoin, sur les plans matériel et spirituel. Les choses semblent parfois difficiles, mais en se confiant en Jéhovah et en travaillant dur pour accomplir l’œuvre, il y a toujours moyen d’en sortir. Permettez à Jéhovah de vous prouver qu’il est bon. Mettez-​le à l’épreuve en poursuivant dès maintenant le but de votre vie comme proclamateur à plein temps de la bonne nouvelle. Au fur et à mesure que le temps passera, il est indubitable que de nouveaux champs de service à plein temps s’ouvriront pour vous, l’œuvre de pionnier spécial peut-être ; il vous sera alors possible d’aller là où nul frère ne travaille ou dans une assemblée faible nécessitant l’aide de frères mûrs. On ne sait jamais réellement ce que Jéhovah a en réserve pour ceux qui le croient sur parole. Mais nous savons que, quoi qu’il arrive, ce sera bon.

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