Trouvons le contentement avec l’organisation de Jéhovah
“Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle.” — Jean 6:68.
1. Pourquoi les créatures de Jéhovah peuvent-elles avoir une entière confiance en lui ?
JÉHOVAH a toujours exercé et exerce encore un contrôle complet sur tout ce qui est dans l’univers. C’est sa force puissante qui permet aux étoiles, au soleil, à la lune et aux autres planètes de demeurer sur leurs orbites respectives, et c’est lui qui, avec amour, préserve la terre comme demeure de l’homme. Tout ce qu’il fait est absolument parfait, c’est pourquoi ses créatures peuvent avoir une entière confiance en sa domination souveraine et en sa surveillance miséricordieuse.
2. a) Comment Jéhovah manifeste-t-il ses attributs ? b) Pourquoi alors certains se plaignent-ils, et contre qui murmurent-ils en réalité ?
2 Jéhovah, qui voit tout et qui est tout-puissant, exerce ses qualités incomparables d’amour, de sagesse, de justice et de puissance avec un parfait équilibre dans ses rapports avec ses créatures. Il ne manque jamais de tempérer sa justice par l’amour et la miséricorde. Il ne fait jamais un mauvais usage de sa puissance illimitée, mais il l’exerce toujours avec amour et sagesse. Il ne se contredit jamais et n’est pas inconséquent avec lui-même dans l’emploi de ses attributs. Puisqu’il en est ainsi, pourquoi certaines de ses créatures critiquent-elles parfois les dispositions qu’il a prises ou sa manière d’agir ? C’est bien souvent à cause d’un manque de compréhension de la façon dont il accomplit ses desseins, ou bien à cause d’un manque de clairvoyance à propos des relations entre lui et ses créatures. Bien qu’il soit peut-être exact que souvent nous ne comprenons pas complètement les raisons pour lesquelles Jéhovah fait certaines choses, nos critiques à ce sujet démontreraient néanmoins un manque de confiance et de foi en Jéhovah Dieu et en sa capacité d’accomplir ses desseins de la façon et au moment voulus par lui. C’est là une grave erreur. Il y a environ 3 500 ans, les Israélites, formant le peuple de Dieu, qui étaient en marche dans le désert au sud de la Palestine, commencèrent à critiquer leurs surveillants, Moïse et Aaron, à propos d’un manque de nourriture. Moïse leur montra que c’était chose grave que de manifester un tel esprit de critique ; il leur dit : “Ce n’est pas contre nous que sont vos murmures, c’est contre Jéhovah.” — Ex. 16:8, AC.
TROUVONS DE LA JOIE À ACCOMPLIR NOTRE TÂCHE
3. Qu’est-ce qui incite certains à se plaindre à propos de leur œuvre de prédication ?
3 À notre époque, certains frères, qui sont dans la vérité depuis un grand nombre d’années, peuvent commencer à manifester un mécontentement semblable à celui des Israélites du temps de Moïse. Depuis des années ils disent à leurs amis et à leurs voisins que la bataille d’Harmaguédon est très proche. Sans doute sont-ils retournés de temps à autre dans les mêmes maisons pour annoncer le message du Royaume de Dieu. Maintenant ils pensent qu’Harmaguédon devrait arriver rapidement et ils commencent à se montrer impatients parce que Dieu ne détruit pas immédiatement toute méchanceté. Ils se mettent alors à critiquer.
4, 5. a) Relatez ce qui, selon la Bible, s’est passé après que Jonas eut prêché aux Ninivites. b) Quelle a été la grosse erreur de Jonas, et comment Jéhovah lui a-t-il donné une leçon de miséricorde ?
4 Ces frères feraient bien de se souvenir du prophète Jonas qui, au neuvième siècle avant notre ère, se vit confier la mission de prêcher aux habitants de Ninive. Son message était effrayant ; il disait : “Encore quarante jours, et Ninive est détruite !” (Jonas 3:4). Dès que les gens de la ville entendirent cela, ils se repentirent et se tournèrent vers Jéhovah. Même le roi prit des habits de deuil et donna l’ordre à tout le peuple de jeûner et d’invoquer Dieu pour obtenir sa miséricorde. Il déclara : “Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point ?” (Jonas 3:9). Suite à cette manifestation en masse de repentir et d’humilité, Jéhovah ne procéda pas à la destruction promise à l’issue des quarante jours. Quelle fut la réaction de Jonas ?
5 Le récit inspiré nous rapporte ce qui suit : “Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité.” (Jonas 4:1). Jonas avait un point de vue égoïste et non équilibré sur l’ensemble de la situation. À un moment où la vie de dizaines de milliers de personnes était en jeu, il se souciait davantage de ses sentiments personnels, pensant qu’il avait perdu la face parce que sa prophétie ne s’était pas réalisée immédiatement. Avec impatience, il désirait que la destruction de Ninive survienne aussitôt après les quarante jours et, à cause de cela, il oubliait toute miséricorde. Alors qu’il était en train de ruminer tristement ses critiques sous le soleil brûlant, Jéhovah fit pousser une grande plante qui lui procura de l’ombre. Mais le lendemain, Dieu fit venir un ver et la plante se dessécha ; aussitôt, Jonas se mit de nouveau à se plaindre. C’est à ce moment opportun que Jéhovah fit comprendre à Jonas la leçon qu’il voulait lui donner ; il lui dit : “Tu as pitié du ricin qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit. Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre !” — Jonas 4:10, 11.
6. Quel était le point de vue de Pierre sur la miséricorde divine, et comment pouvons-nous éviter d’être impatients et de nous plaindre au cours de notre ministère ?
6 Effectivement, Jéhovah est miséricordieux et fait preuve d’une grande bonté de cœur ; tout le temps qu’il accorde au méchant avant de le détruire à Harmaguédon est une manifestation de son amour et de sa patience. “Jéhovah n’est pas lent en ce qui concerne sa promesse, (...) mais il est patient avec vous, ne désirant pas qu’aucun soit détruit, mais désirant que tous arrivent à la repentance.” (II Pierre 3:9). Quelle pensée élevée ! Si nous comprenons comment Jéhovah considère cette question et si nous imitons ses qualités incomparables, nous ne serons jamais impatients ; nous serons heureux d’attendre que Jéhovah intervienne au temps qu’il a fixé. Nous continuerons de prêcher, l’amour étant notre mobile, et nous profiterons de tous les instants que Jéhovah nous accorde pour aider nos semblables à se repentir. En agissant ainsi, notre ministère nous procurera une joie complète, et nous éviterons de devenir des critiqueurs malheureux.
7. Expliquez comment un missionnaire peut cultiver un esprit de critique.
7 Un frère peut être envoyé comme missionnaire dans un territoire étranger et tomber dans le piège qui consiste à se plaindre ou à critiquer. Comment cela ? En considérant que tout, dans ce territoire, devrait être semblable à ce qui existe dans son pays. Il s’attend peut-être à jouir des mêmes conditions de vie et de confort que celles qu’il a connues à l’École biblique de Galaad, à New York. Se rendant compte qu’il n’en est pas ainsi, il commence à être mécontent et insatisfait. Cet esprit de mécontentement se développe alors rapidement à propos d’autres choses, telles que les coutumes, la langue et les habitudes des gens du pays dans lequel il se trouve. Il commence à les critiquer ouvertement, ainsi que d’autres choses de moindre importance qui, à son avis, ne sont pas bien. Certaines n’ont peut-être rien à voir avec la prédication de la bonne nouvelle du Royaume, mais il les critique néanmoins. Il se répand en critiques qu’il n’émettrait jamais en temps normal dans son propre pays, parce qu’il a cultivé un esprit de mécontentement. Un tel frère ne sera jamais heureux dans son territoire aussi longtemps qu’il gardera cette attitude mentale.
8. Dans les temps anciens, quel groupe de personnes s’est plaint de sa situation, et avait-il réellement des raisons de se plaindre ?
8 Cela nous rappelle la multitude de gens d’origine diverse qui, 1 500 ans avant que Jésus ne vienne sur la terre, avaient fui l’Égypte et marchaient dans le désert aux côtés des Israélites. Ils avaient voyagé pendant plus d’une année sous la direction de Jéhovah lorsqu’ils se sont mis à critiquer. Au cours de leur marche, ils n’avaient jamais manqué de nourriture, et ni leurs chaussures ni leurs vêtements ne s’étaient usés. Jéhovah avait pourvu chaque jour aux nécessités de la vie ; mais ils n’étaient pas encore satisfaits. Ils commencèrent à comparer leur vie de nomades avec celle qu’ils avaient menée en Égypte et, à cause de cela, les Israélites se joignirent à eux, disant : “Nous nous souvenons des poissons que nous mangions en Égypte, et qui ne nous coûtaient rien, des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des aulx. Maintenant, notre âme est desséchée : plus rien ! Nos yeux ne voient que de la manne.” (Nomb. 11:5, 6). Quel manque de reconnaissance pour le pain miraculeux que Jéhovah leur envoyait des cieux !
9. En quel sens l’apôtre Paul est-il un excellent exemple pour les missionnaires et les pionniers spéciaux, et qu’éviteront ceux-ci en suivant son exemple ?
9 Au lieu d’imiter cette foule de gens ingrats et ces Israélites, nous devons plutôt suivre l’exemple de l’apôtre Paul qui a vécu dans différents pays et s’est trouvé dans diverses situations. Parlant de ses expériences de missionnaire, il déclara ce qui suit aux chrétiens de Philippes : “J’ai appris à me suffire à moi-même, en quelque situation que je sois. Je sais vraiment avoir peu de choses, je sais vraiment être dans l’abondance. En toute chose et en toute situation, j’ai appris le secret d’être rassasié et d’avoir faim, celui d’être dans l’abondance et de souffrir de privations. Pour toutes choses j’ai la force en vertu de celui qui me communique la puissance.” (Phil. 4:11-13). Quel que soit l’endroit où il se trouvait, Paul apprenait à s’adapter aux circonstances locales et il était heureux et satisfait du territoire que Jéhovah lui avait attribué. Les missionnaires et les pionniers spéciaux de notre époque peuvent retirer beaucoup de cet excellent exemple, et ainsi éviter les frustrations et le chagrin que provoque malheureusement un esprit de critique à propos de leur territoire.
LE RESPECT DE L’AUTORITÉ THÉOCRATIQUE
10. Pourquoi certains ont-ils des difficultés à respecter l’autorité théocratique, et qu’est-ce que cela peut provoquer ?
10 Puisque Jéhovah emploie des hommes imparfaits pour le représenter dans son organisation terrestre, il est difficile pour certains de reconnaître et de respecter l’autorité théocratique. Ils perdent de vue le fait que c’est Jéhovah qui nomme ces hommes et ils ne voient que la créature faible et imparfaite. Au lieu de respecter la position occupée par un frère, il le critique très rapidement lorsqu’il fait la moindre petite erreur due aux faiblesses héritées de ses parents. C’est là une grave erreur qui peut provoquer de nombreuses contrariétés et le mécontentement dans une congrégation du peuple de Jéhovah.
11. a) Quelle critique plus de 250 Israélites dans le désert ont-ils émise contre Moïse et Aaron, et quelle question ont-ils soulevée ? b) Comment Jéhovah a-t-il manifesté sa colère devant ce manque de respect à l’égard de ses représentants nommés ?
11 Il y a de nombreux siècles, un groupe de plus de 250 hommes ont commis la même erreur à propos de Moïse et Aaron, les représentants de Jéhovah. Ils pensaient qu’ils étaient aussi qualifiés qu’eux pour conduire la nation d’Israël. C’est pourquoi ils “s’attroupèrent contre Moïse et Aaron, et leur dirent : ‘C’en est assez ! car toute l’assemblée d’Israël, tous sont saints, et Jéhovah est au milieu d’eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l’assemblée de Jéhovah ?’” Ils accusaient injustement Moïse et Aaron de s’élever au-dessus de la congrégation. Plus tard, Dathan et Abiram, deux hommes de ce groupe, reprochèrent à Moïse de chercher à ‘s’ériger en maître sur eux’. Était-ce exact ? Moïse et Aaron s’étaient-ils attribués cette position de surveillance pour arriver à leurs fins égoïstes, ou bien était-ce Jéhovah qui la leur avait accordée ? Le lendemain, la nation tout entière eut l’occasion de connaître la réponse que Jéhovah donna lui-même. Par une crevasse et par le feu, Jéhovah fit disparaître ces rebelles et leurs familles, confirmant ainsi la déclaration suivante de Moïse : “Vous connaîtrez à ceci que Jéhovah m’a envoyé pour faire ces choses, et que je n’agis pas de moi-même.” Puissions-nous ne jamais commettre la même erreur fatale en critiquant les représentants de Jéhovah nommés par lui ! — Nomb. 16:3, 13, 28, AC.
12. À quel danger s’expose-t-on en considérant les serviteurs nommés du point de vue charnel, et comment, selon I Samuel 16:7, Jéhovah a-t-il montré cela à Samuel ?
12 À l’exemple de ces rebelles irrespectueux des temps anciens, aucun frère de notre époque ne pourra trouver le véritable contentement au sein de l’organisation de Jéhovah aussi longtemps qu’il considérera les serviteurs nommés du point de vue charnel ou humain. Il sera toujours en train de relever les points faibles d’un serviteur et il critiquera ouvertement la manière dont il s’acquitte de ses tâches, pensant peut-être que lui-même pourrait les effectuer plus efficacement. Il est bon de se souvenir du commandement que Jéhovah donna à Samuel, qui reçut la responsabilité d’oindre celui qui allait succéder au roi d’Israël en fonction. Samuel jeta les regards sur Éliab, un des fils de Jessé, car il pensait qu’il devait être celui que Dieu avait choisi à cause de son apparence impressionnante. Jéhovah avertit cependant Samuel, lui disant : “Ne prends pas garde à sa figure et à sa haute taille, car je l’ai écarté. Il ne s’agit pas de ce que l’homme voit ; l’homme regarde le visage, mais Jéhovah regarde le cœur.” (I Samuel 16:7, AC). Comprenant cela, tous les chrétiens voués respecteront celui qui est nommé par Jéhovah, même si selon les apparences et le point de vue du monde il ne semble pas être le plus qualifié.
13. Qu’est-ce qui procure de la joie à un serviteur nommé, et qu’est-ce qui peut la détruire ?
13 Il sera plus facile à un serviteur nommé de s’acquitter de ses responsabilités d’une manière joyeuse et profitable si les proclamateurs et les pionniers de la congrégation font preuve d’une soumission respectueuse et sincère et coopèrent avec lui. C’est la raison pour laquelle Paul écrivit ce qui suit aux chrétiens hébreux : “Soyez obéissants envers ceux qui vous dirigent et soyez soumis, car ils veillent sans cesse sur vos âmes, comme devant en rendre compte ; afin qu’ils le fassent avec joie et non en soupirant, ce qui vous serait dommageable.” (Héb. 13:17). Toute critique émise contre des frères qui occupent une position de surveillance ferait perdre à la congrégation une certaine partie de sa joie. Ce serait “dommageable” et indiquerait que celui qui critique n’est pas satisfait des dispositions prises par Jéhovah.
14. Que ne doit-on jamais faire, même si un surveillant commence à négliger ses responsabilités ? Donnez un exemple biblique confirmant votre réponse.
14 Mais quelle devrait être notre attitude si le surveillant d’une congrégation néglige la préparation des réunions et ne prend pas la tête dans le service ? Peut-être faudra-t-il attendre encore deux ou trois mois avant que le serviteur de circonscription visite la congrégation. Dans un tel cas, ne serait-il pas convenable qu’un frère critique publiquement cet état de choses, qu’il aille même jusqu’à faire signer une pétition par tous les frères et l’envoie à la Société, demandant que ce frère soit enlevé de sa position de surveillance ? Non. Ce serait tout à fait contraire au bon ordre. Souvenez-vous qu’en Israël David n’a pas cherché à usurper le trône du méchant Saül, tout en sachant qu’il devait lui succéder. Il ne pensait pas être autorisé à attenter à la vie de Saül, bien que celui-ci fût un homme impie ayant perdu la faveur de Jéhovah. Il respectait le fait que Saül était “l’oint de Jéhovah” et désirait se soumettre à cette disposition jusqu’à ce que Jéhovah juge opportun d’enlever Saül de sa position de roi. — I Sam. 24:6, AC 24:5, NW.
15. a) Montrez que celui qui critique un serviteur nommé manifeste en réalité un manque de foi en Jéhovah. b) S’il arrive qu’un surveillant néglige son service, que fera alors un frère mûr ?
15 David démontra en tout temps une foi profonde en Jéhovah. Il savait que Dieu possède la domination absolue, et il lui suffisait d’attendre le moment voulu par celui-ci pour agir. Tout frère qui, contrairement à ce qu’a fait David, agit d’une manière démocratique en recueillant des signatures pour une pétition ou qui critique publiquement un serviteur nommé, démontre un manque déplorable de foi et de confiance dans le pouvoir de Jéhovah de surveiller son organisation. C’est en somme comme s’il disait : “Puisque Jéhovah n’intervient pas assez vite, il faut donc que j’agisse à sa place.” Quel manque de discernement et de maturité ! Jéhovah ne fait pas toujours les choses de la manière que nous pensons être la meilleure, mais nous pouvons être certains qu’elles seront bien faites et en temps opportun. Nous mettrons donc notre espoir en Jéhovah, nous demeurerons actifs dans son service, nous aiderons nos frères avec amour et nous les encouragerons à avoir du respect pour les dispositions divines. Toute autre action hâtive minerait ce respect pour l’autorité théocratique et provoquerait d’importants dommages d’ordre spirituel dans la congrégation.
16. De quoi pouvons-nous être sûrs, et que devons-nous faire alors ?
16 Nous pouvons être tout à fait sûrs que Jéhovah sait ce qui se passe dans chacune des congrégations de son peuple. “Et il n’y a pas de création qui ne soit manifeste à son regard, mais toutes les choses sont nues et ouvertement exposées aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.” (Héb. 4:13). Il ne somnole pas et rien ne lui échappe. Il n’a pas besoin d’être renseigné par un frère à l’esprit critique pour savoir que quelque chose doit être corrigé. Les Écritures nous disent : “Les yeux de Jéhovah sont en tout lieu, observant les méchants et les bons.” (Prov. 15:3, AC). Cette pensée réconfortante présente à l’esprit, nous pouvons trouver le contentement en accomplissant les tâches qui nous sont confiées, et être heureux de savoir que le Souverain Tout-Puissant exerce un contrôle absolu sur son organisation visible.
17. a) Comment un serviteur nommé peut-il développer un esprit de critique ? b) Que perd de vue un tel frère, et de quoi a-t-il alors besoin ?
17 Il arrive même parfois qu’un serviteur nommé soit atteint par l’esprit de critique, pensant qu’il a trop de choses à faire. Il peut se sentir surchargé par les soins qu’il doit apporter au troupeau de Dieu ou devenir impatient à l’égard de ses frères, les critiquant parce qu’ils ne coopèrent pas avec lui ou parce qu’ils ne comprennent pas aussi vite qu’il le voudrait. Ce frère a, pour un temps, perdu de vue le fait qu’il collabore avec l’organisation de Dieu et qu’il surveille les “brebis” de Jéhovah. Il a le sentiment que tout le fardeau consistant à prendre soin de ces “brebis” repose sur ses épaules. Ce n’est pourtant pas vrai. C’est Jéhovah qui prend sur lui la responsabilité de veiller sur ses “brebis”, et c’est Jésus-Christ, son Fils, qui a donné sa vie pour elles. Aucun surveillant ne devrait chercher à revendiquer la responsabilité de prendre soin tout seul des “brebis” de Jéhovah. Un surveillant doit s’appuyer fortement sur Jéhovah et démontrer une foi profonde en lui. David, qui avait l’expérience de trente-trois ans de surveillance sur toute une nation, déclara : “Repose-toi sur Jéhovah, et il te soutiendra ; il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.” — Ps. 55:23, AC 55:22, NW.
18, 19. a) Comment, en une certaine occasion, Moïse en est-il venu à se plaindre, mais pouvons-nous dire qu’il était un critiqueur ? b) Pourquoi les surveillants de notre époque ont-ils de bonnes raisons d’être optimistes ?
18 Alors qu’il était à la tête des Israélites rebelles dans le désert, Moïse, un surveillant nommé, se laissa aller une fois à se plaindre. Il adressa même des critiques à Dieu dans une prière, disant : “Pourquoi affliges-tu ton serviteur, et pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu aies mis sur moi la charge de tout ce peuple ? Est-ce moi qui ai conçu ce peuple ? Est-ce moi qui l’ai enfanté, pour que tu me dises : Porte-le sur ton sein, comme le nourricier porte un enfant (...) ? Je ne puis pas, à moi seul, porter tout ce peuple, car il est trop pesant pour moi. Plutôt que de me traiter ainsi, tue-moi, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux.” — Nomb. 11:11, 12, 14, 15.
19 Normalement, Moïse était un serviteur de Jéhovah heureux et satisfait ; ce n’était certainement pas un critiqueur. Toutefois, en cette occasion, les murmures des Israélites lui furent insupportables, et il fut contaminé par l’esprit de critique. Mais les surveillants de notre époque n’ont pas à s’occuper de congrégations aussi importantes, et rares sont ceux d’entre eux qui doivent résoudre des problèmes aussi délicats que ceux que Moïse dut traiter. De plus, les surveillants modernes bénéficient de la direction pleine d’amour de l’organisation qui les fortifie, ainsi que du soutien de Jéhovah et de son Roi intronisé. Il n’y a donc pas de raison pour qu’ils se sentent accablés ou qu’ils se mettent à critiquer. En gardant les yeux fixés sur leur merveilleux privilège et en le considérant avec joie, ils peuvent imiter “Jésus, le Principal Agent de notre foi”. De cette façon et en traitant les frères avec amour, ne leur demandant pas trop, un surveillant n’émettra pas de critiques, mais il sera plutôt optimiste et heureux, créant ainsi une atmosphère joyeuse dans la congrégation tout entière. — Héb. 12:2.
SATISFAIT DES VÉRITÉS RÉVÉLÉES
20. Comment certains en arrivent-ils à critiquer les explications bibliques de la Société, et pourquoi cela est-il dangereux pour eux et pour les autres ?
20 De temps à autre, nous entendons des frères critiquer les explications bibliques et les vérités publiées dans La Tour de Garde. N’étant pas en mesure de comprendre parfaitement pourquoi une certaine pensée ou une explication plus claire d’un sujet particulier sont données, ils commencent à faire part de leurs doutes à autrui. Cela crée évidemment la confusion parmi les frères, plus spécialement parmi les nouveaux, et ne profite en aucune façon à celui qui émet ces critiques. Ce dernier laisse entendre qu’il n’est pas satisfait du canal de communication employé par Jéhovah et, dans bien des cas, il le fait hâtivement et prématurément, sans avoir une connaissance complète des faits impliqués.
21. a) Pourquoi certains des disciples de Jésus ont-ils cessé de le suivre ? b) Par contre, quelle attitude louable les douze apôtres ont-ils adoptée, avec quelles conséquences ?
21 Un tel esprit s’est manifesté parmi certains des premiers disciples de Jésus. En une certaine occasion, après avoir entendu Jésus leur expliquer des nouvelles vérités puissantes, quelques-uns déclarèrent : “Ce langage est choquant ; qui peut l’écouter ?” Le récit inspiré nous fait part des conséquences de cette attitude, disant : “À cause de cela, beaucoup de ses disciples s’en allèrent vers les choses qui sont en arrière et ils ne marchaient plus avec lui.” Suite à cela, Jésus posa cette question à ses douze apôtres : “Vous ne voulez pas vous en aller aussi, n’est-ce pas ?” Pierre lui répondit aussitôt : “Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle.” (Jean 6:60, 66-68). Ceux qui avaient été choqués sont rapidement devenus des mécontents. Ils n’ont pas pris le temps ni fait l’effort d’examiner les vérités expliquées pour voir si elles étaient en harmonie avec la Parole de Dieu. Les apôtres, par contre, étaient heureux de rester avec Jésus et d’être progressivement enseignés par lui. Cela ne signifiait pas qu’ils avaient tout à fait compris ce qu’il leur avait déclaré en cette occasion, car il y avait beaucoup de choses qu’ils ne pouvaient pas saisir. Mais ils avaient une foi véritable. Ils savaient que Jéhovah ne leur donnerait pas une pierre s’ils lui demandaient du pain ; par suite, ils trouvaient le contentement à écouter et à apprendre, en posant des questions lorsqu’ils ne comprenaient pas entièrement une pensée (Mat. 7:9-11). À cause de cela, ils ont reçu de grandes bénédictions, ainsi qu’une vision complète de la volonté de Dieu lorsqu’ils ont été oints de l’esprit saint, le jour de la Pentecôte de l’an 33 de notre ère.
22. Dites ce qu’il faut faire lorsque nous avons des difficultés à comprendre un aspect de la vérité, et montrez qu’il s’agit là de la seule voie raisonnable.
22 Nous pouvons apprendre beaucoup de l’exemple de ces hommes de foi. Il est vrai que certaines pensées sont difficiles à comprendre au premier abord, mais au lieu de les critiquer ou de les mettre en doute, ce qui reviendrait en quelque sorte à opposer notre faible connaissance à la sagesse toute-puissante de Jéhovah et à l’expérience de son organisation guidée par son esprit, ne serait-il pas plus sage d’examiner plus profondément ces questions ? Après les avoir étudiées attentivement vous-même, parlez-en avec des frères mûrs, non pas avec un esprit de critique, mais pour connaître leurs pensées sur le sujet. Si après cela vous avez encore des difficultés à comprendre ces questions, il est préférable de les laisser en suspens pendant un temps et, à l’exemple des apôtres, d’attendre une explication complémentaire. Soumettez votre problème à Jéhovah par la prière, lui demandant la sagesse nécessaire pour comprendre cet aspect de la vérité. Vous pouvez être certain de recevoir une compréhension complète en temps voulu lorsque Jéhovah la révélera par l’intermédiaire de son organisation, pourvu que vous restiez fidèlement et étroitement attaché à celle-ci.
23. Comment pouvons-nous éviter de devenir un des apostats décrits dans I Timothée 6:3-5 ?
23 Nous ne désirons certainement pas devenir comme ceux que Paul décrivait dans I Timothée 6:3-5 ; il écrivit : “Si quelqu’un enseigne une autre doctrine et n’admet pas de saines paroles, celles de notre Seigneur Jésus-Christ, ni l’enseignement qui s’accorde avec le pieux dévouement, il est enflé d’orgueil, il ne comprend rien, mais il est malade mentalement pour ce qui est des questions et des discussions sur des mots. De ces choses viennent l’envie, les disputes, les propos injurieux, les soupçons mauvais, les discussions violentes sur des riens, de la part d’hommes corrompus d’esprit et dépouillés de la vérité.” Beaucoup sont devenus des apostats, parce qu’ils ont permis à l’esprit de critique de les irriter contre l’organisation de Jéhovah. Pour ne pas les imiter, nous devons éviter de critiquer même les petites choses, les “riens”, et être plutôt satisfaits des vérités révélées par Jéhovah.
24. Quelle carence démontrent ceux qui critiquent l’organisation de Jéhovah, et comment peut-on y remédier ?
24 Comme nous l’ont montré les exemples considérés, les critiques émises contre l’organisation proviennent généralement d’un manque de compréhension des desseins de Jéhovah et d’une absence de foi véritable en Dieu et en ses dispositions. Pour vaincre la tendance à critiquer, nous avons donc besoin de fortifier notre foi en Jéhovah et en son organisation, et d’obtenir une compréhension plus profonde et plus mûre par l’étude personnelle, la prière et la fréquentation étroite du peuple de Dieu.
25. Comment pouvons-nous être certains de connaître de nombreuses joies maintenant et dans “le système de choses à venir” ?
25 Soyons donc tous contents de travailler à nos places respectives avec l’organisation, reconnaissant que Jéhovah est l’unique Fondateur et Organisateur de son peuple, et que Jésus-Christ est son Roi oint, maintenant intronisé dans les cieux. En nous acquittant de notre tâche sans nous plaindre, nous connaîtrons de nombreuses joies aux côtés de nos frères de la congrégation et, dans “le système de choses à venir”, nous recevrons plus de bénédictions que notre esprit peut en concevoir actuellement alors que Jéhovah révèle son glorieux dessein pour les prochains siècles. N’échouons pas dans notre marche vers cet avenir merveilleux en devenant un critiqueur malheureux, manquant de discernement, mais trouvons le véritable contentement et la paix de l’esprit avec le peuple fidèle et éprouvé de Jéhovah. — Éph. 2:7.