Votre zèle stimule-t-il vos frères ?
“Votre zèle a stimulé la majorité d’entre eux.” — II Cor. 9:2.
1, 2. Quels faits prouvent que les hommes peuvent encore être zélés ?
AU COURS des dernières années, notamment depuis la Seconde Guerre mondiale, l’enthousiasme pour les organisations religieuses de la chrétienté a sensiblement diminué, et cela plus particulièrement parmi la jeunesse de tous les pays. Les bancs des églises trouvent peu d’amateurs, alors que les stades regorgent de monde les samedis et les dimanches, jours généralement réservés à la pratique du culte dans la chrétienté. Les fanatiques du sport, dont beaucoup font partie d’une Église, bravent le mauvais temps et toutes sortes de difficultés, paient des sommes exorbitantes et franchissent de très grandes distances pour assister aux manifestations sportives. Ils acclament leur équipe lorsqu’elle est victorieuse et la consolent lorsqu’elle est vaincue.
2 Certains jeunes fanatiques sont capables de mentionner une suite interminable de détails concernant chaque joueur, et ils sont disposés à vous dire avec joie tout ce que vous désirez savoir sur le sport. L’enthousiasme pour les compétitions sportives a été si grand ces dernières années, que dans certains pays il a fallu élever de solides barrières autour des terrains de jeu, et parfois même les entourer de fossés remplis d’eau, pour empêcher ces foules zélées de briser les barrières, de pénétrer sur le terrain et de blesser les joueurs. Il est évident que les gens peuvent encore faire preuve d’un zèle débordant, mais ce n’est pas la religion qui stimule leur cœur.
3. Qu’est-ce qui suscite l’enthousiasme de nombreux jeunes gens anglais ?
3 On dit que parmi les adolescents d’Angleterre, les Beatles sont plus populaires que Jésus-Christ. On rapporte également que la vieille religion est morte ; il y en a maintenant une nouvelle, celle des jeunes, qui a un son nouveau. John Lennon, un des Beatles, reconnaissant ce changement radical, annonça : “Le christianisme disparaîtra. Il s’effondrera et cessera d’exister. Nous sommes maintenant plus populaires que Jésus.” Une jeune fille se rangeant à son point de vue, demanda : “Avez-vous vu des filles pousser des cris devant une image du Christ comme elles le font devant une photographie des Beatles ?” Certainement pas. Tout comme Zachée, qui était de petite taille, monta sur un figuier sycomore pour mieux voir Jésus-Christ, de la même façon les jeunes gens de notre époque grimpent à tout ce qui peut leur permettre de mieux voir ceux qui les enthousiasment. À la vue des Beatles, une jeune fille s’écria : “Ô mon Dieu ! Ô mon Dieu ! Je ne peux supporter cela, je ne peux le supporter !” Le mot “Dieu” était sur ses lèvres, mais ce n’était ni un ministre de Dieu ni le message du Christ qui avait troublé son âme. — Luc 19:2-8.
4. Quelles questions se posent, et pourquoi ?
4 Qu’est-il arrivé à la religion chrétienne qui, autrefois, soulevait les cœurs, au point que des hommes quittaient leur père, leur mère ou leur emploi, grimpaient aux arbres et se reniaient eux-mêmes pour le Christ ? Où est ce zèle révolutionnaire qui enflamma le monde ? Où sont ceux qui, au premier siècle, furent accusés de mettre sens dessus dessous la terre habitée (Actes 17:6) ? Sans ministres zélés, le christianisme ne peut triompher et il ne peut y avoir d’œuvres rémunératrices venant d’une foi chrétienne. Mais où peut-on trouver aujourd’hui un tel zèle ?
L’AGITATION RELIGIEUSE AU SEIN DE LA CHRÉTIENTÉ
5, 6. Selon les membres du clergé, dans quelles conditions se trouve la religion de la chrétienté ?
5 Les faits attestent que dans la chrétienté il existe une religion mourante plutôt qu’un christianisme dynamique. L’évangélisateur Billy Graham affirma que les Églises de la chrétienté se débattaient dans une confusion tragique. “Si nous avons perdu notre enthousiasme pour le Christ, déclara-t-il, c’est parce que notre foi a cessé de signifier quelque chose pour nous.” Le Dr Carl F. H. Henry, évangélisateur et théologien, dit que le protestantisme libéral “a perdu la plus grande partie de sa force évangélique”. Il ne semble y avoir aucun doute à ce propos. Il a été rapporté que le 31 octobre 1966, lorsque les cloches des églises de la ville divisée de Berlin se sont mises à sonner pour annoncer la Journée de la Réforme, de nombreux délégués imploraient Dieu pour qu’il “insuffle de nouveau l’esprit de la Réforme aux Églises chrétiennes” ; mais l’esprit de Dieu les avait complètement abandonnées.
6 Le protestantisme n’est pas animé du zèle du premier siècle. Un conducteur religieux protestant d’Amérique reconnut : “L’Église chrétienne se meurt dans le monde entier.” Il décrivit les prétendus chrétiens comme étant “pleins de suffisance, odieux [et] sectaires”. Le “Père” Boyd, un prêtre épiscopalien prêchant dans les boîtes de nuit, déclara que ‘Son Église était moribonde.’ Un ministre épiscopalien affirma qu’en Angleterre l’Église était “sur une pente glissante (...). Le peuple a déserté les églises”. Il ajouta : “La même chose se produira ici, en Amérique, et l’Église sera ruinée.”
7. Qui est responsable de l’apathie qui règne dans les religions de la chrétienté ?
7 Qui est responsable de cette condition de mort qui règne dans les religions de la chrétienté ? Quelle en est la cause ? Un conducteur religieux méthodiste de Nashville (États-Unis) déclara qu’“il y a trop d’inactivité” dans l’Église. Il affirma qu’“une certaine partie de sa [prédication] n’est que tromperie, et qu’il y a bien trop de conformisme et de médiocrité”. L’ancien évêque épiscopalien Pike dit : “Nous parlons un langage double depuis 2 000 ans. Il n’est donc pas étonnant que nous soyons dans la confusion.” Une personnalité laïque en vue dans l’Église presbytérienne déclara récemment : “La plupart des ministres manquent tellement de jugement et d’une base solide, ils sont si pénétrés de pensées libérales et humanistes que, jour après jour, ils perdent toute valeur aux yeux des fidèles.”
8. Qu’est-ce qui a provoqué la perte de la foi et du zèle religieux ?
8 Cette déclaration a peut-être été provoquée par la récente action de l’assemblée générale des Églises presbytériennes unifiées qui adopta une nouvelle confession de foi. Celle-ci rejette la pensée selon laquelle la Bible est la Parole “infaillible” de Dieu. De nombreux membres du clergé et professeurs de théologie mirent en doute l’authenticité de la Bible, la Parole de Dieu. Ils réclamèrent une “démythification” de ce livre. Ils se sont, en quelque sorte, érigés en juges pour déterminer quelles doctrines de la Bible sont “possibles”. Ils parlent de la naissance virginale comme d’un mythe. La science moderne pense que la naissance d’un enfant d’une vierge est chose impossible. En suivant leur raisonnement, Marie n’était donc absolument pas vierge. Une fois qu’ils doutent de la naissance virginale, qu’est-ce qui peut les empêcher de nier que le Christ soit le Fils de Dieu ou de douter de la résurrection des morts et même de l’existence de Dieu ? Ceux qui considèrent que la majeure partie de la Bible est un ensemble de mythes, prétendent que si certaines parties ont pu être divinement inspirées, le reste n’est que le témoignage non fondé d’hommes imparfaits. Cependant, si l’on accepte ce point de vue, la Bible, qui est la source de la force, du zèle et de l’enthousiasme des chrétiens, devient tout à fait inutile. Même l’homme, le péché et Dieu ne sont plus alors que des conjectures venant d’hommes mortels.
9. Dans quelle mesure le clergé a-t-il édulcoré la Parole de Dieu, et avec quelles conséquences ?
9 N’est-ce pas là ce qui se passe dans la chrétienté ? Le Dr Leslie Weatherhead, ancien président de la Conférence méthodiste, dit qu’il aimerait pouvoir censurer la Bible. J. C. Wansey de Woodford, recteur de l’Église anglicane de l’Angleterre du Sud, déclara que la Bible contient des “bêtises spirituelles” et du “poison”. Un évêque épiscopalien dit ‘qu’il n’y a pas d’esprit saint, pas de naissance virginale et pas de résurrection, et qu’il n’est même pas convaincu de la toute-puissance de Dieu’. Un ministre anglican, responsable du service des études religieuses dans une université de Colombie britannique, déclara : “Dieu n’est pas indispensable.” “Toutes les sciences, y compris les études religieuses, se passent de l’hypothèse de Dieu. Si la connaissance peut exister sans Dieu, il en est de même pour la vie.” S’adressant le 22 octobre 1966 aux étudiantes de l’université de San Diego, le rabbin Joël Goor fit cette déclaration : “Nous ne croyons pas au péché originel. Nous croyons que l’homme pèche tout comme Adam a péché, et non pas parce que ce dernier a péché.” Pourtant la Bible affirme le contraire (Rom. 5:12 ; I Cor. 15:22). Le fait d’édulcorer ainsi la Parole de Dieu par des sottises et des spéculations humaines n’a pas produit un christianisme dynamique. Un christianisme édulcoré n’est pas le christianisme ; c’est une fausse religion dépourvue de tout pouvoir transformateur.
10. Quel état moral honteux a résulté de cette critique de la Bible ?
10 Une religion édulcorée a produit dans la chrétienté une morale relâchée qui n’a plus rien d’une morale. Elle reconnaît la tolérance du mal, ce qui est un mal en soi. Robert W. Wood, ministre de l’Église du Christ unifiée (constituée aux États-Unis par l’union des Églises congrégationaliste, évangélique et réformée), déclara : “La responsabilité morale des homosexuels n’est pas plus grande que celle des gauchers.” Ce ministre religieux considère comme moral le “mariage” entre homosexuels et il dit être disposé à célébrer une telle cérémonie religieuse. Des chefs religieux demandent que les relations homosexuelles entre hommes adultes soient permises par la loi, ils approuvent les relations sexuelles hors du cadre du mariage et se moquent pratiquement de tous les principes moraux fondamentaux de la Bible, qui est la base de la foi et du zèle chrétiens. Quel genre de fidèles peut-on espérer avec de tels conducteurs indolents, insensibles et sans foi ?
11. En quels termes un groupe de laïcs presbytériens exprime-t-il ses craintes ?
11 Un groupe de laïcs appartenant à l’Église presbytérienne fit part de ses inquiétudes en ces termes : “Le message de salut qui fait autorité et qui a le pouvoir de changer le cœur de l’homme se trouve dans les saintes Écritures. Toutefois, les hommes qui doutent de l’intégrité et de l’autorité de la Bible perdent rapidement confiance en son message. On consacre du temps à étudier ce qui concerne la Bible, tandis qu’on néglige d’étudier la parole elle-même. Même dans nos séminaires, on sous-estime tant l’enseignement de la Bible, que l’importance des Écritures est souvent mise en doute (...). Les hommes ont faim et soif d’un message de salut faisant autorité. Ceux qui compromettent l’autorité de la Bible en la présentant comme un mélange de vérité et d’erreur, trahiront la génération présente.” On ne se moque pas de Dieu. Un de ses principes est le suivant : ‘Nous récoltons ce que nous semons.’ (Gal. 6:7). L’effondrement moral et spirituel que connaît notre génération doit être présenté devant les chaires et les séminaires, là où l’authenticité de la Bible en tant que Parole de Dieu est mise en doute.
12. Quels fruits la religion vide de sens a-t-elle portés ?
12 Lors des émeutes raciales de Chicago, en 1966, les manquements de l’Église catholique qui n’avait enseigné ni les principes bibliques, ni la justice raciale, ni la dignité humaine, devinrent terriblement évidents. Les catholiques se dressèrent les uns contre les autres. Une religieuse fut jetée à terre par une pierre. Elle déclara : “Je crains que nous ne les ayons pas bien instruits.” Un homme lança cette exclamation à l’intention d’un prêtre qui marchait à côté d’une Noire : “Eh bien ! mon père, couchez-vous avec elle ?” Un prêtre perspicace qui habitait dans un des quartiers envahis par la foule, déclara : “Pendant des années, la plupart de nos paroissiens ont entendu des sermons parlant de cérémonies, de règles et de restrictions vides de sens. Nous récoltons ce que nous avons semé.” En d’autres termes, ayant semé un ensemble de rites vides de sens, ils récoltaient l’émeute et les injures. Au Panama, la foule menaça de lyncher des religieuses et des prêtres si elle n’était pas autorisée à jouer et à danser. Ces gens, qui étaient venus à Portobelo pour célébrer la fête annuelle en l’honneur du Christ noir catholique, chantaient : “Nous voulons le sang d’un prêtre.” Ils avaient du zèle, mais évidemment pas celui des chrétiens du premier siècle. Leur zèle ressemblait davantage à celui des hommes qui, au Calvaire, avaient mis au poteau le Fils de Dieu, qu’au zèle de ceux qui avaient suivi le Christ.
LES CHRÉTIENS ZÉLÉS SONT IDENTIFIÉS
13, 14. Comment divers auteurs ont-ils montré l’existence sur la terre d’un christianisme zélé, et au sein de quel groupe ?
13 Cela veut-il dire que la pratique zélée du christianisme n’existe pas sur la terre ? Non, absolument pas. Le christianisme est très bien représenté sur la terre, et cela avec zèle. Dans le monde entier, il y a plus d’un million de chrétiens qui, devant le caractère critique de l’époque actuelle, réagissent avec zèle et sont disposés à être des ministres de Dieu. Ils proclament la bonne nouvelle du Royaume de Dieu en témoignage à toutes les nations avant la fin du présent système de choses (Mat. 24:14). Dans son livre Ceux-ci croient aussi (angl.), Charles S. Braden identifie ces chrétiens. Il écrit : “En vérité, on peut dire qu’aucun groupe religieux au monde ne fait preuve de plus de zèle et de persévérance dans la diffusion de la bonne nouvelle du Royaume que les Témoins de Jéhovah.” Leur ministère implique une participation zélée ; il ne consiste pas seulement à dire : “Je crois.”
14 Louis Cassels, rédacteur de journal, reconnut également cela à propos des témoins de Jéhovah. Il dit : “Leur accroissement phénoménal est le résultat d’une œuvre d’évangélisation zélée, laquelle fait honte aux Églises établies. Chaque témoin est considéré comme un ministre ordonné ; il est envoyé pour sonner aux portes, présenter des publications au coin des rues et pour prêcher le message [du Royaume] à autant de personnes que possible (...). Outre la passion avec laquelle ils obtiennent des conversions, les témoins de Jéhovah ont la conviction que la fin de l’histoire de l’homme est proche. Ils s’attendent à tout moment à ce qu’elle ait lieu, et ils sont presque certains qu’elle arrivera dans les dix prochaines années.”
15, 16. En quels termes certains observateurs religieux ont-ils parlé du zèle des témoins de Jéhovah ?
15 Des observateurs religieux reconnaissent qu’il existe sur la terre un groupe de personnes zélées qui soutiennent les principes chrétiens et appliquent dans leur vie ceux de la Bible. Une publication catholique a même exprimé la pensée et le souhait suivants : “Nous admirons le zèle des témoins et nous souhaitons souvent que nos catholiques soient imprégnés du même esprit apostolique.” Cependant, le simple fait de souhaiter cela ne fait pas des chrétiens zélés, ce que les conducteurs catholiques doivent savoir.
16 Un des faits permettant d’identifier les véritables chrétiens est la persécution qu’ils subissent à cause de leur prédication zélée. Une publication protestante, le Alabama Baptist, déclara dans son éditorial : “Partout dans le monde nous apprenons que cette secte [les témoins de Jéhovah] est persécutée (...). Sans aucun doute la seule raison pour laquelle ils sont attaqués est le zèle avec lequel ils croient en leurs doctrines bibliques. Nous pouvons au moins dire à leur propos qu’ils constituent dans notre pays le seul groupe assez zélé dans ses croyances et ses pratiques pour résister à la persécution.” Les rédacteurs de la Bible laissent entendre que le vrai christianisme serait caractérisé par le zèle, qualité qui, de l’aveu général, est manifeste dans la vie des témoins de Jéhovah.
MANIFESTATION ET SOUTIEN DU ZÈLE
17. Comment peut-on identifier le zèle des témoins de Jéhovah au véritable zèle chrétien ?
17 Comment peut-on identifier le zèle des témoins de Jéhovah au véritable zèle du christianisme ? L’apôtre Paul déclara que le zèle se manifeste par les fruits de l’esprit de Dieu (Gal. 5:22, 23). Il se manifeste également par une personnalité chrétienne semblable à celle du Christ. Un chrétien zélé n’est pas ‘façonné sur ce système de choses’. Il a transformé son esprit, démontrant “quelle est la bonne et l’agréable et la parfaite volonté de Dieu”. Le véritable zèle chrétien a “en horreur ce qui est mauvais” ; il ‘aime sans hypocrisie’ et ‘a une tendre affection pour les frères’ ; il ne ‘flâne pas dans les tâches pour Dieu’, mais ‘est enflammé de l’esprit’ ; il se rend ‘esclave pour Jéhovah’ et ‘se réjouit dans l’espérance qui est devant nous’ ; il ‘endure dans la tribulation’ et ‘persévère dans la prière’ ; il se soucie des responsabilités chrétiennes et se caractérise par une moralité sérieuse constante. — Rom. 12:1, 2, 9-12 ; Gal. 2:20.
18. De quelle manière le zèle chrétien est-il soutenu ?
18 Le véritable zèle n’est jamais soutenu par les causes naturelles de la ténacité ; il a son origine dans une croyance impérissable en Jéhovah Dieu, en sa Parole et en ses desseins. L’amour pour Dieu et pour le prochain suscite le zèle. On peut soutenir le zèle par le contact avec l’esprit saint de Dieu. L’esprit de l’homme s’enflamme grâce à l’esprit de Dieu et brille avec éclat en s’approchant toujours plus de la Source de toute énergie, Jéhovah (És. 40:26). Le rédacteur des Proverbes exprime avec beauté cette pensée ; il dit : “L’esprit de l’homme est une lampe de Yahweh.” (Prov. 20:27, CT). Cette lampe ne s’éteindra jamais, à condition qu’elle demeure en contact avec Jéhovah, le vrai Dieu.
19. a) Qu’est-ce qui prouve que le zèle chrétien est une force communicative ? b) Pourquoi le zèle des témoins de Jéhovah est-il une expression du christianisme du premier siècle ?
19 Le véritable zèle chrétien est donc la manifestation de l’esprit de Dieu dans la vie des chrétiens. C’est la force active de Jéhovah qui nous incite à le servir ; c’est cette force qui nous aide à renouveler notre personnalité et à faire l’offrande de notre personne à Dieu. Elle nous permet de maintenir notre intégrité à la gloire de Jéhovah. Elle nous donne un zèle constant qui trouve sa force dans le service divin. Le zèle est une force communicative qui incite autrui à faire des œuvres excellentes (Tite 2:11-14). Le zèle des Corinthiens incita la majorité des frères d’Achaïe, une province romaine incluant toute la partie de la Grèce située au sud de la Macédoine, à donner avec empressement. Ils ne donnèrent pas seulement de leur personne, c’est-à-dire leur énergie et leur force, mais également leur argent pour aider autrui (II Cor. 9:2). Nous retrouvons cela dans la vie des témoins de Jéhovah de notre époque ; non seulement ils donnent de leur personne dans le service de Dieu, comme en témoignent les 183 995 180 heures qu’ils ont passées dans le service du champ en 1967, conduisant 867 009 études bibliques gratuites et faisant 66 703 000 nouvelles visites au domicile des personnes s’étant montrées bien disposées envers Dieu et sa Parole, mais ils donnent également de leur argent pour aider leur prochain. Ainsi, durant l’année de service 1967, 4 551 014 dollars 87 cents ont été dépensés pour subvenir aux besoins de 9 528 missionnaires, pionniers spéciaux et serviteurs de circonscription et de district dans le monde entier. Outre ces ministres à plein temps, les témoins de Jéhovah ont également pourvu aux besoins de 1 717 de leurs frères et sœurs qui travaillent dans les Béthels des 96 filiales du monde entier. La manifestation de leur zèle est vraiment l’expression du christianisme du premier siècle. C’est un tel zèle qui a incité les frères à cultiver une plus grande spiritualité et à déployer une plus grande activité. Quelle est la qualité de votre zèle ? Stimule-t-il vos frères ?
20, 21. Quel effet le zèle chrétien a-t-il sur les jeunes comme sur les plus âgés ? Donnez des preuves.
20 Le véritable zèle chrétien a un effet persuasif, rafraîchissant et stimulant sur les jeunes comme sur les plus âgés. Un témoin de Jéhovah, missionnaire diplômé de l’École de Galaad, nous relate comment une jeune fille de vingt-trois ans réagit lorsqu’elle entendit parler pour la première fois de la bonne nouvelle du Royaume. Il dit : “En tant que réfugiée française, cette jeune fille était venue à Genève, en Suisse, où elle était entrée dans une maison catholique pour jeunes filles. Alors qu’elle était en vacances, une de ses amies lui parla de Dieu et de la Bible. Elle ne rencontra cette amie que deux fois, mais ce fut suffisant pour développer en elle le désir d’étudier la Bible. Une étude biblique fut aussitôt commencée avec elle. Peu de temps après, elle quitta cette maison catholique. Elle commença d’assister aux réunions à la Salle du Royaume. Elle déborde de zèle, et lorsqu’elle parle de la vérité ses yeux étincellent. Elle prêche maintenant à tout le monde, bien que nous n’étudiions ensemble que depuis quatre semaines seulement.”
21 Un autre exemple de zèle stimulant est celui d’un homme de soixante-dix ans qui se mit à apprendre à lire et à écrire, afin de présenter d’une meilleure façon la bonne nouvelle aux portes. Au moment de son immersion il avait atteint le niveau du cours moyen. C’est un tel zèle qui peut inciter quelqu’un à vouloir faire davantage pour Jéhovah ; c’est ce genre de zèle qui stimule les frères.
22. Qu’arrive-t-il lorsque le zèle fait défaut ?
22 Lorsque le véritable zèle fait défaut, tout effort religieux devient inefficace et conduit à la mollesse. Il en résulte un manque d’ardeur, c’est-à-dire une religion tiède. Les fruits de celle-ci sont manifestes au sein de la chrétienté. Il n’y a ni foi, ni joie, ni ardeur pour le service de Dieu. Il est donc nécessaire de mettre toute son âme dans le service de Jéhovah, en étant enflammé par son esprit et rempli du zèle qui incite autrui à devenir un chanteur de louanges à Jéhovah Dieu.
COMMENT VOUS POUVEZ ÊTRE ZÉLÉ POUR JÉHOVAH
23, 24. a) Comment le zèle chrétien est-il un soutien dans le ministère ? b) Quel besoin est mis en évidence ?
23 Le véritable zèle chrétien nécessite beaucoup d’énergie. Un chrétien peut emmagasiner cette énergie ou force vitale en puisant dans les vérités qu’offre la Parole de Dieu, la Bible. En effet, “la parole de Dieu est vivante et exerce un pouvoir”. (Héb. 4:12.) C’est ce pouvoir qui est nécessaire pour soutenir le zèle chrétien. Lorsque Jérémie songeait à abandonner son service de prophète de Dieu, il dit : “Il y a dans mon cœur comme un feu dévorant [la Parole de Dieu] qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir, et je ne le puis.” (Jér. 20:9). Lorsqu’on croit à la Parole de Dieu, celle-ci produit une force qui ne peut être contenue. Le témoignage persuasif que l’apôtre Paul rendit devant le roi Agrippa incita celui-ci à déclarer : “En peu de temps tu me persuaderais de devenir chrétien.” (Actes 26:28). À notre époque, lorsqu’un jour d’hiver très froid un témoin de Jéhovah conduisit dans sa voiture un journaliste à son hôtel, cet homme fut incité à relater ce fait, concluant son article en ces termes : “Ce n’est pas souvent que l’on rencontre un homme aussi gentil, bienveillant et aimable — et un tel bon témoin pour Jéhovah.”
24 Il est donc nécessaire d’étudier chaque jour la Parole de Dieu et de méditer sur celle-ci, afin qu’elle devienne ‘un feu dévorant qui est renfermé dans nos os’. La Parole de Dieu peut inciter à l’action, car elle est inspirée de Dieu. Paul écrivit : “Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile.” (II Tim. 3:16, 17). Jésus-Christ déclara : “L’homme doit vivre, non seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Jéhovah.” (Mat. 4:4). Puisque l’homme peut vivre grâce à la Parole de Dieu, il est bien que nous la connaissions.
25. Quel autre facteur faut-il garder présent à l’esprit pour soutenir son zèle, et pourquoi ?
25 Si nous désirons être zélés, il nous faut également être toujours conscients de la présence du jour de Jéhovah. La connaissance de ce fait nous incitera à accomplir des œuvres excellentes et à maintenir une bonne conduite. L’apôtre Pierre nous exhorte en ces termes : “Puisque toutes ces choses doivent ainsi se dissoudre, quelle sorte de personnes devriez-vous être en saints actes de conduite et en actions de pieux dévouement, attendant et gardant près de votre pensée la présence du jour de Jéhovah (...). Puisque vous attendez ces choses, faites votre possible pour être finalement trouvés par lui sans tache et sans défaut et en paix.” (II Pierre 3:11-14). Le fait d’être conscient de la proximité d’Harmaguédon sert d’avertissement pour ceux qui font preuve de zèle chrétien, non seulement pour qu’ils prêchent le Christ, mais aussi pour qu’ils mènent une vie en rapport avec l’époque dans laquelle nous vivons. Une telle vie exemplaire stimule les frères.
26, 27. a) Pourquoi le zèle exige-t-il la perspicacité spirituelle ? b) Pourquoi la perspicacité spirituelle doit-elle être distinguée de la sentimentalité et du souci des formes et des phrases religieuses ?
26 Le zèle exige donc la perspicacité spirituelle, c’est-à-dire la faculté de discerner entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal. Nous devons être capables de discerner les valeurs spirituelles véritables, sans les confondre avec des contrefaçons trompeuses (Mat. 16:5-12). Nous devons également reconnaître les choses vraiment importantes et rejeter celles qui semblent l’être, mais qui sont d’ordre secondaire. Selon un point de vue physique, les choses matérielles, telles que le manger, le boire et le mariage, peuvent paraître très importantes, mais Jésus-Christ nous avertit de ne pas nous en soucier outre mesure. Au contraire, il nous exhorte à ‘chercher d’abord, sans cesse, le royaume [du Père céleste] et sa justice, et toutes ces autres choses vous seront données par-dessus’. (Mat. 6:25-33 ; 24:38, 39.) Jéhovah prend soin de ceux qui manifestent du zèle.
27 La véritable perspicacité spirituelle ne doit pas être confondue avec la sentimentalité qui mène à la somnolence, ni avec le souci des formes et des phrases religieuses qui n’ont aucune signification durable. Lorsque Jésus invita des hommes à devenir ses disciples, la réponse de certains d’entre eux démontra une absence de perspicacité spirituelle et un manque de gratitude pour le privilège qui leur était offert. Beaucoup répondirent avec sentimentalité à cette invitation. Un homme dit : “Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père.” Un autre déclara : “Je te suivrai, Seigneur ; mais permets-moi d’abord de prendre congé de ceux de ma maison.” Jésus répondit : “Aucun homme qui a mis la main à la charrue et qui regarde les choses qui sont en arrière n’est bien propre au royaume de Dieu.” (Luc 9:59-62). L’apôtre Paul se vit contraint de conseiller les frères “de ne pas se battre pour des mots, chose qui est absolument sans aucune utilité, parce que cela est pour la ruine de ceux qui écoutent”. (II Tim. 2:14). Les querelles de mots et la sentimentalité privent l’homme de son énergie vitale. La perspicacité est nécessaire afin de préserver cette énergie pour le service zélé de Jéhovah.
28. Pourquoi celui qui veut être zélé pour Jéhovah doit-il veiller à ses fréquentations ?
28 Celui qui veut être zélé pour Jéhovah doit veiller sur ses fréquentations. Les mauvaises fréquentations peuvent non seulement corrompre les habitudes utiles, mais également refroidir notre zèle et le priver de sa flamme (I Cor. 15:33). La fréquentation de ceux qui doutent peut non seulement ralentir un esprit croyant, mais même le détruire. Il arrive souvent que des chrétiens “des jours de beau temps” découragent ceux qui ont la bonne intention d’aller aux réunions ou de prendre part au service de Dieu lorsqu’il fait froid, chaud ou humide. Cependant, un serviteur de Dieu zélé et ardent ne fera pas seulement preuve de persévérance même par des temps comme ceux-ci, mais il incitera ceux qui doutent à cultiver une foi plus profonde, et ceux qui sont inactifs à faire preuve d’un plus grand zèle. Votre zèle stimule-t-il vos frères de cette façon ? Il le devrait.
29. À quoi voulons-nous être occupés en cette époque critique ?
29 Il est nécessaire d’être conscient du fait que nous vivons une époque critique et urgente de l’histoire de l’homme. Les religions de la chrétienté, de leur propre aveu, sont ou mortes ou mourantes. Notre époque, qui précède la destruction de Babylone la Grande et la bataille d’Harmaguédon, exige que nous participions avec zèle à l’œuvre la plus excellente qui soit, savoir : faire connaître aux personnes honnêtes le Royaume de Dieu comme la seule espérance de l’humanité. Puisse le Chef de notre salut nous trouver engagés dans cette œuvre à l’heure de son inspection !