BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE Watchtower
Watchtower
BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE
Français
  • BIBLE
  • PUBLICATIONS
  • RÉUNIONS
  • w69 15/10 p. 632-637
  • Une vie de bénédictions dans le service de Jéhovah

Aucune vidéo n'est disponible pour cette sélection.

Il y a eu un problème lors du chargement de la vidéo.

  • Une vie de bénédictions dans le service de Jéhovah
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1969
  • Intertitres
  • Document similaire
  • PREMIÈRES BÉNÉDICTIONS
  • J’APPRÉCIE LA DIRECTION DIVINE
  • JE REÇOIS DES PRIVILÈGES BÉNIS
  • UN ÉBED-MÉLEC DES TEMPS MODERNES
  • BÉNÉDICTIONS DANS LE CREUSET
  • Jéhovah est le rémunérateur de ceux qui le cherchent avec sincérité
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1963
  • Jéhovah ne nous a jamais abandonnés
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1996
  • Jéhovah a donné la “ puissance qui passe la normale ”
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 2002
  • Toujours de ‘ passage ’ depuis 50 ans
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1996
Plus…
La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1969
w69 15/10 p. 632-637

Une vie de bénédictions dans le service de Jéhovah

Raconté par Athan Doulis

DU POINT de vue humain, ma vie a commencé dans un milieu pauvre, sans la moindre perspective d’un avenir agréable. Né en Albanie, dans un petit village de montagne de l’Épire septentrionale, je n’ai jamais connu mon père, mort trois mois avant ma naissance. Autant qu’il m’en souvienne, ma mère était une femme pieuse, attachée à l’enseignement qu’elle avait reçu. Je n’ai pas encore huit ans quand elle meurt. Notre unique sœur s’étant mariée, mon frère et moi partons comme réfugiés pour Istamboul.

L’oncle qui me prend en charge m’élève dans la religion orthodoxe grecque. Habitué du patriarcat et de plusieurs églises d’Istamboul, il m’emmène souvent avec lui, pensant, semble-​t-​il, qu’il supplée de cette façon à l’instruction officielle que j’aurais dû recevoir. Mais je m’estime lésé du fait que je ne peux, comme les autres enfants, acquérir l’instruction. Par bonheur, je me procure quelques vieux livres scolaires abandonnés par mon cousin et, seul, je commence à me livrer à l’étude.

En 1923, en qualité de réfugié, je vais à Salonique, et deux ans plus tard, je retourne en Albanie pour voir mon frère. Il n’est pas là quand j’arrive dans la vieille demeure, car il travaille à trois cents kilomètres de là. Par contre, je trouve La Tour de Garde, la Bible, les sept volumes des Études des Écritures et quelques brochures, traitant de sujets bibliques ; certains de leurs titres comme “L’enfer” et “Le retour de notre Seigneur” retiennent mon attention ; j’entreprends de lire ces ouvrages. Ma belle-sœur essaie de me dissuader. “Tu vas devenir comme ton frère, me dit-​elle ; ces livres l’ont abruti ; il ne va plus à l’église et n’observe plus les jours de fête.” Je ne prête aucune attention à ses propos. Je sais que mon frère est un homme instruit. Quand, enfin, je le revois, je le trouve complètement changé, avec une conception toute nouvelle de la vie.

PREMIÈRES BÉNÉDICTIONS

Au début, tout me paraît nouveau et difficile. Je n’ai encore jamais lu la Bible ; en réalité, c’est à peine si je sais de quoi il s’agit, en dépit de la longue durée de mes rapports avec la religion orthodoxe grecque. Cependant, même dans cette région éloignée, il y a quelques Étudiants de la Bible (comme on appelait alors les témoins de Jéhovah). Ces gens, après un séjour en Amérique, sont revenus au pays pourvus d’une bonne connaissance de la Bible qu’ils ont appris à aimer. Leur esprit doux et patient fait impression sur moi.

Je me rappelle mon état d’esprit en ce temps-​là : peu sûr de mes capacités, je doute qu’il me soit possible de devenir un jour un véritable chrétien. Mon frère est un homme de caractère et, par rapport à lui, je me juge d’une trempe inférieure à la sienne. Toutefois, il me rassure en me disant que les principes élevés ne sont innés en personne mais qu’il faut plutôt les acquérir et les cultiver. (Je ne savais guère à l’époque que de nombreux privilèges chrétiens me seraient accordés plus tard. Je n’aurais jamais pensé pouvoir goûter à de tels privilèges.)

En 1925, trois congrégations sont organisées en Albanie, et ici et là, dispersés dans tout le pays, des Étudiants de la Bible et quelques personnes intéressées se trouvent isolés. Quel contraste entre l’amour qui unit ces chrétiens et les disputes, l’égotisme et la rivalité qui règnent autour d’eux ! Leurs réunions m’attirent et je prends un réel plaisir à les fréquenter.

Je quitte l’Albanie en 1926, non sans peine, car je suis réfugié de Turquie et sans passeport. Je débarque dans l’île grecque de Corfou. Quelle joie d’y rencontrer une trentaine d’Étudiants de la Bible ! Là, pour la première fois, j’ai la joie de prêcher le Royaume de Dieu à mon prochain, car on m’aide à m’engager dans le ministère de maison en maison. Il s’agit de placer des publications aux gens susceptibles de s’intéresser à notre message. Le service des nouvelles visites et des études bibliques à domicile, aujourd’hui branches vitales de notre activité chrétienne, n’est pas encore institué. Laissez-​moi vous dire en passant qu’à Corfou se trouvent les reliques d’un certain “saint” que le clergé exploite à fond.

Un jour, alors que je prêche de magasin en magasin, offrant des publications bibliques aux commerçants, un fanatique se jette sur moi, brandissant un couteau de cuisine et hurlant le nom du saint patron de la localité. Jéhovah me protège contre ce démoniaque en faisant intervenir un homme qui se trouve près de là. Une autre fois, dans un des villages éloignés, une opposition est suscitée à dessein contre mon compagnon et moi. Heureusement pour nous, les avis, parmi la foule, sont partagés : le maire prend parti pour nous, le prêtre, contre nous. Ce dernier attroupe les gens pour nous lapider. Nous continuons notre route, sains et saufs, en dépit des pierres lancées contre nous, dont certaines atteignent mon camarade dans le dos, et moi, aux pieds.

Trois mois plus tard, l’archevêque de l’Église orthodoxe grecque réussit à me faire déporter en Albanie, dans la ferme intention de me faire subir la persécution et l’incarcération. Mais cette machination, ourdie dans un esprit de vengeance, échoue. Lorsque le bateau qui m’emporte arrive dans le port albanien de Santi Quaranta, un Étudiant de la Bible, secrétaire de mairie, vient à ma rencontre. Il veille à ce que je ne sois pas mis en prison et téléphone même au gouverneur colonel de la ville d’Argyrokastron, et grâce aux bons offices de ce haut fonctionnaire, j’obtiens un passeport. Ainsi, quatre jours plus tard, je suis de retour à Corfou, où je proclame de nouveau le message divin aux insulaires.

J’APPRÉCIE LA DIRECTION DIVINE

Je ne tarde pas à quitter Corfou pour Athènes, où je fixe ma résidence. Imaginez ma joie quand, plus tard, j’apprends que le gouverneur colonel qui est intervenu en ma faveur, s’est fait baptiser comme témoin chrétien de Jéhovah et qu’à la suite de cet événement, un puissant témoignage a été rendu parmi la population musulmane d’Albanie.

La congrégation d’Athènes est évidemment plus importante. Je me réchauffe littéralement au contact de ces témoins et en assistant à leurs réunions. Pendant tout ce temps, je ne cesse de faire des progrès dans la connaissance et la compréhension des desseins divins et de l’histoire du peuple dont Dieu se sert pour son nom. Entre-temps, Jéhovah révèle à son peuple que l’heure de son jugement est venue, et “des éclairs et des voix et des tonnerres” sortent de son “sanctuaire” (Rév. 11:16-19). Une classe du “mauvais esclave” est éliminée des rangs des fidèles témoins (Mat. 24:48-51). Des hommes loyaux m’aident à rester étroitement attaché à l’organisation du peuple de Dieu.

Nous qui sommes nouveaux, nous tournons vers les témoins plus âgés, avec qui nous entretenons d’agréables relations, imitant l’attitude de Ruth envers Naomi (Ruth 1:16, 17). Le dimanche, après les réunions, nous recherchons leur compagnie pour qu’ils nous donnent des explications bibliques et nous parlent de l’organisation des serviteurs de Dieu sur la terre et de son développement. Ils nous relatent aussi les premières visites en Grèce de C. T. Russell et de J. F. Rutherford et d’autres événements remarquables.

En outre, nous entendons parler des merveilleuses assemblées internationales qui débutent en 1922 par celle de Cedar Point. En fait, après celles-là, nous avons les nôtres, mais plus petites, jusqu’en 1931. C’est à l’un de ces congrès, en 1926, qu’un autre jalon est posé dans ma vie : je symbolise le don de ma personne à Dieu par le baptême d’eau. Je participe alors activement à l’œuvre de prédication de maison en maison, environ deux heures par jour, et j’assiste aux réunions.

Malgré les persécutions, la confiscation de nos publications, les comparutions devant les tribunaux et les emprisonnements, le nombre des témoins ne cesse de croître, et les congrégations de se multiplier. Nos nombreux privilèges et nos multiples joies dans le service du Royaume, s’accompagnent d’épreuves et de tentations. Un jour, à l’hôtel où je travaille, je suis exposé à une tentation semblable à celle que subit Joseph dans la maison de Potiphar, son maître (Gen. 39:7-12). (Aujourd’hui, quand j’y repense, je suis heureux d’avoir pu résister à cette épreuve, grâce à la force des valeurs morales chrétiennes que j’avais déjà.)

JE REÇOIS DES PRIVILÈGES BÉNIS

En 1930, je suis invité à venir à Athènes pour servir aux côtés de la famille du Béthel de la filiale de la Société Watch Tower. À la différence du magnifique bâtiment que nous avons aujourd’hui, le Béthel d’alors consiste en un immeuble situé à l’angle des rues Kamanudi et Lombardou. Là, travaillent frère Athan Karanassios et sa famille ainsi que les frères Karkanes et Triantaphyllopulos. Toute l’œuvre de prédication en Grèce, en Albanie, à Chypre et en Turquie est dirigée depuis Athènes.

En 1934, une autre surprise agréable m’attend. Le siège de la Société à Brooklyn nous envoie des instructions visant à favoriser l’extension de l’œuvre du Royaume à Chypre et en Turquie. Je suis désigné pour aller en Turquie, tandis que deux autres partent pour Chypre. Je ne me juge pas très compétent pour accomplir cette mission, mais je pense aux paroles suivantes de Jéhovah : “Ni par une armée, ni par la force, mais par mon Esprit.” — Zach. 4:6, AC.

Me voilà donc parti pour Istamboul, où je vis et prêche parmi des gens de plusieurs nationalités, de différentes langues et aux coutumes très diverses. Nous devons emporter avec nous des publications en de nombreuses langues. L’accès aux immeubles est souvent impossible ; les gens, au lieu de nous ouvrir la porte, font descendre un panier de la fenêtre de l’étage supérieur ; nous y plaçons nos publications en joignant une carte exposant notre message. Il nous faut nous méfier des musulmans, car nous courons toujours le risque d’être arrêtés. Toutefois, malgré les obstacles, nous avons tout lieu de nous réjouir à la vue des nouveaux venus à nos réunions. Jéhovah nous fait réellement prospérer.

UN ÉBED-MÉLEC DES TEMPS MODERNES

Sept mois à peine se sont écoulés quand, sur une plainte déposée par une communauté juive, je suis arrêté par la police et soumis à un interrogatoire de quatre jours. Les policiers se montrent assez aimables, mais en attendant, ils confisquent notre stock de publications ; il ne nous en reste qu’une petite quantité, entreposée ailleurs. En 1935, je suis arrêté de nouveau, mais, cette fois, alors que je suis en train de prendre tranquillement mon repas. On m’enferme dans une cellule destinée aux prisonniers que l’on va déporter sans aucune des formalités prescrites par la loi. Même en prison, j’ai l’occasion de prêcher à cinq autres détenus de différentes nationalités.

Deux jours plus tard, on nous introduit dans une petite cour, où je prends plaisir à m’asseoir au soleil. Le gardien chef de la prison s’approche de moi et me demande la raison de ma détention. En apprenant que je suis là pour avoir prêché le Royaume de Dieu, il s’en va, tout étonné ; peu de temps après, il revient pour me demander si je n’ai besoin de rien. Le soir, il m’apporte une de ses couvertures et un peu de nourriture. “Mangez, me dit-​il, parce que vous êtes un homme de Dieu.” Il continue de me témoigner de la bonté et finit par découvrir que je vais être déporté secrètement en Perse avec d’autres prisonniers au cours des jours suivants.

La sollicitude de Jéhovah à mon égard se manifeste alors d’une façon évidente. Le gardien me demande ce qu’il peut faire pour moi. Je le prie de prévenir mes amis. Il accepte, bien que cette décision l’expose à perdre son emploi et sa liberté s’il vient à être découvert. Mes amis, avertis, adressent au préfet de la ville une requête sollicitant ma déportation, non en Perse, où je serais sans ressources, mais en Grèce, où la situation serait meilleure pour moi. En vérité, Jéhovah a suscité un Ébed-Mélec des temps modernes pour me secourir dans les moments difficiles. — Jér. 38:7-13.

Après une nouvelle et brève visite en Albanie, je reviens à Athènes, au bureau de la filiale. Les ennemis religieux de la vérité divine profitent du régime dictatorial installé dans le pays et cherchent par tous les moyens à interdire notre œuvre. En 1939, ils réussissent à obtenir la fermeture totale de la filiale, la saisie de notre matériel d’imprimerie et l’incarcération de nombreux témoins. Arrestations, comparutions devant les tribunaux, détentions et exil, rien ne parvient à refroidir le zèle de nos frères chrétiens. L’œuvre continue.

BÉNÉDICTIONS DANS LE CREUSET

La Deuxième Guerre mondiale éclate ; la Grèce est alors soumise aux bombardements et à l’occupation étrangère, suivis de désordres civils. L’organisation des témoins reste intacte dans sa structure. À travers tout le pays, nous nous réunissons en petits groupes, et nous nous maintenons en bonne santé spirituelle en faisant avancer l’œuvre de témoignage par tous les moyens possibles. Afin de produire les fournitures qui nous sont indispensables dans notre ministère, nous sommes obligés de faire fonctionner à la main le matériel d’imprimerie conçu pour marcher à l’électricité. Mais ces jours sombres présentent aussi une caractéristique brillante et joyeuse : nous avons maintes preuves visibles que la “grande foule” mentionnée dans Révélation 7:9, se rassemble sous nos yeux mêmes. Quelle n’est pas notre gratitude envers Jéhovah qui nous donne ce merveilleux encouragement, une vraie bénédiction !

En ma qualité de représentant spécial de la Société, j’ai l’occasion d’endurer, avec mes chers compagnons dans l’œuvre du témoignage, certaines épreuves pour l’amour du Christ. Dirigées par le clergé, des bandes, sous prétexte de rechercher les ennemis de l’État, arrêtent de paisibles témoins chrétiens, hommes et femmes d’un certain âge, les rouent de coups et les somment de renier leur foi. Parmi ces chrétiens, les uns sont jetés dans des fosses après avoir été sauvagement battus ; les autres, pendus, la tête en bas ; d’autres encore sont fusillés en présence de leurs enfants ; leurs maisons sont détruites, leurs vignes ravagées. En l’absence de tout jugement, beaucoup sont condamnés à l’exil sur des îlots arides. Les persécutions, célèbres aux jours de Néron et de l’Inquisition catholique, réapparaissent. Toutefois, les fidèles adorateurs de Jéhovah, en Grèce, gardent leur intégrité.

À partir de 1947, j’ai le privilège de travailler comme serviteur de circonscription. Les témoins, qui ont fait preuve d’endurance et de fidélité, puisent beaucoup de joie et d’encouragement dans la réorganisation de l’œuvre. (Aujourd’hui, je me rappelle quelle source de force et d’édification était pour moi la fréquentation de ceux qui avaient subi le feu de la persécution. Je ne puis trouver les mots capables d’exprimer convenablement ma gratitude à Jéhovah pour ce privilège d’avoir combattu aux côtés de ces loyaux compagnons dans les moments difficiles.)

Pour aller visiter les témoins d’un groupe à l’autre, j’ai souvent besoin d’un guide sûr. En effet, il nous faut voyager la nuit, faire des détours en évitant les routes principales. Certaines des régions que nous devons traverser dans les ténèbres sont absolument sauvages et désertes. Mais comme le tableau change quand nous parvenons dans un lieu écarté et que nous apercevons La Tour de Garde et Réveillez-vous ! ainsi que d’autres manuels pour l’étude biblique ! Les eaux rafraîchissantes de la vérité pénètrent partout.

Dans une certaine ville située au nord-ouest de la Grèce, un ancien criminel, homicide, s’intéresse à La Tour de Garde et à Réveillez-vous !; sa vie est aussitôt transformée. Un jour, il apprend qu’une jeune femme criminelle, envers qui il avait jadis éprouvé de la haine, s’intéresse au message de la Bible, alors qu’elle se trouve en prison, et il s’écrie : “Désormais, je l’appellerai ‘sœur’, et elle me dira ‘frère’.” Notre Dieu est vraiment un Dieu d’amour et de paix.

De 1947 à 1961, autant que je m’en souvienne, je suis en butte à quarante-trois incidents graves alors que je m’efforce d’atteindre et de servir les petits groupes de ma circonscription. Arrestations, mises sous les verrous, jugements et emprisonnements sont choses courantes pour moi. Pour me rendre la situation plus difficile, on publie mon nom dans les journaux en le faisant suivre de menaces et de commentaires intolérants émanant du clergé et de ses dupes. Mais je ne suis jamais abandonné au désespoir. Jéhovah m’accorde toujours ses bénédictions, en me procurant l’encouragement et la consolation dont j’ai besoin aux heures les plus difficiles.

Je retourne en Turquie en 1956. En 1934, j’avais eu le privilège d’y prêcher en tant que pionnier ; à ces bénédictions du passé, viennent maintenant s’ajouter de nouvelles. Un groupe de témoins d’une certaine importance se trouve à Istamboul. Quelle joie de contempler les rapides progrès de l’œuvre dans ce champ vierge !

Dans l’intervalle, les conditions pour ce qui concerne le ministère s’améliorent en Grèce. À partir de 1961, je sers en qualité de serviteur de circonscription au Pirée et à Athènes. J’ai subi deux opérations chirurgicales, l’une, en 1954, l’autre, en 1963. Cependant, je me sens toujours robuste et dans mon cas, je discerne l’accomplissement de la promesse rapportée dans Ésaïe 40:28-31. Je n’oublierai jamais certains des bienfaits qui m’ont été accordés : la joie d’assister aux grandes assemblées internationales, à Londres (1951), à New York (1953), dans certaines villes européennes (1955), et d’être présent à l’assemblée extraordinaire de New York, en 1958 ! D’autre part, quel privilège de pouvoir transmettre aux humbles témoins de Turquie et de Grèce les bienfaits reçus lors de ces merveilleux rassemblements !

Aujourd’hui, j’ai cinquante-huit ans ; mes cheveux sont devenus blancs. Les jeunes me qualifient parfois de “vieil homme”. Mais je rends grâces à Dieu pour ce don de la force physique que je possède encore, et j’encourage tous les jeunes à étudier la Bible afin d’apprendre à connaître le Créateur aimant plutôt que de gaspiller leur vie à des futilités (Eccl. 12:3 12:1, NW). Il peut bénir leur conduite fidèle, et il le fera sûrement comme il a béni la mienne.

    Publications françaises (1950-2025)
    Se déconnecter
    Se connecter
    • Français
    • Partager
    • Préférences
    • Copyright © 2025 Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania
    • Conditions d’utilisation
    • Règles de confidentialité
    • Paramètres de confidentialité
    • JW.ORG
    • Se connecter
    Partager