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  • Jéhovah m’a fait connaître la vraie joie
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1970
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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1970
w70 15/1 p. 53-56

Jéhovah m’a fait connaître la vraie joie

Raconté par Babette Herrlinger

LA JOIE a été le thème continuel de toute ma vie de service au sein de l’organisation de Jéhovah. Le cantique 101 du recueil “Chantant et vous accompagnant de musique dans votre cœur”, cantique intitulé “Notre joie en Dieu”, exprime bien la joie que j’éprouve. Maintenant, avec l’aide et l’esprit de Jéhovah, j’aimerais vous raconter comment il m’a fait connaître la vraie joie. — És. 65:14 ; Phil. 4:4.

Je suis née en 1894 en Allemagne, à Altenstadt près de Geislingen a/d Steige, aujourd’hui simplement connu sous le nom de Geislingen an der Steige. J’ai été une enfant heureuse, et mes parents, bien que ne vivant pas conformément à l’espérance véritable offerte par la Bible, étaient aussi heureux que les gens qui les entouraient. Dans la mesure où cela leur était possible, ils enseignaient à leurs enfants, trois filles et quatre garçons, à faire le bien et à travailler dur. Toutefois, il nous manquait quelque chose. En réalité, je ne connaissais pas Dieu. Nous jouissions d’un certain bonheur, mais ce n’était pas “la paix de Dieu qui surpasse toute pensée”. Or, c’était cette joie-​là que je voulais connaître. — Phil. 4:7.

En 1913, je suis allée à Zurich, en Suisse, travailler pour ma tante, qui tenait une boulangerie. Un an plus tard, la Première Guerre mondiale éclatait, et trois de mes frères partaient à la guerre. Ce fut une dure épreuve. L’éducation reçue au sein d’une famille heureuse ne suffisait plus pour me soutenir. J’avais besoin de quelque chose, que Dieu seul peut donner : des qualités spirituelles qui m’aideraient à affronter cette époque de mort et de chagrin. Les religions que je connaissais n’offraient aucune véritable espérance, aucune vraie joie. Le dimanche, je cherchais dans les bois un endroit solitaire pour y méditer et prier. Je ne connaissais pas Dieu par son nom, Jéhovah, mais je savais qu’il était l’unique et infaillible source de joie. Je ressemblais beaucoup à l’eunuque éthiopien dont nous parle la Bible, lequel lisait la Parole de Dieu mais avait besoin de quelqu’un pour le guider et lui donner la bonne intelligence (Actes 8:30, 31). Jéhovah connaissait mon souci, et il commença à exaucer mes prières.

En 1914, un témoin de Jéhovah (les témoins de Jéhovah étaient alors connus sous le nom d’“Étudiants de la Bible”) est entré dans le magasin pour acheter du pain. Sur le moment, je n’ai guère compris que cette femme possédait le “pain de vie” plus important après lequel je soupirais (Jean 6:31, 35). Elle parlait du Royaume de Dieu, et malgré l’indifférence visible de ma tante, j’écoutais passionnément. Son message était si différent, si logique et si rafraîchissant ! J’ai invité cette femme à entrer dans la cuisine.

Je me souviendrai toujours de la patience et de la bonté avec lesquelles cette chrétienne m’expliqua la merveilleuse promesse divine suivante : “Et il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur.” (Rév. 21:4). Comment ces paroles pourraient-​elles se réaliser ? J’ai demandé où je pourrais aller pour en apprendre davantage sur cette question. Elle m’a invitée à venir aux réunions tenues régulièrement par les témoins de Jéhovah.

JOIE PUISÉE DANS LES ASSEMBLÉES

Quelle était belle cette première réunion ! Quelle joie elle m’a apportée ! Là, dans cette salle, j’ai trouvé la véritable amitié chrétienne qui me manquait. Comme la Bible a raison de recommander aux chrétiens de se rassembler (Héb. 10:25) ! Ce premier contact m’a laissé une si forte impression que par la suite j’ai toujours cherché à inclure l’assistance aux réunions, comme une “obligation”, dans mon emploi du temps hebdomadaire. Sans les réunions, je ne pouvais pas posséder la vraie joie en Dieu.

La joie ne cesse d’augmenter à mesure que l’on progresse vers la maturité. Les réunions étaient vraiment utiles en ce temps-​là comme elles le sont à notre époque. Nous étudiions des publications comme Les trois mondes, Les figures du tabernacle et les Études des Écritures. Ma joie en Dieu s’est accrue à un tel point que j’ai cultivé l’espoir d’être un jour avec Jéhovah et son Fils bien-aimé dans le Royaume céleste. J’ai voué ma vie à Dieu et symbolisé cette offrande par le baptême.

Dernièrement, alors que j’étais assise dans notre Salle du Royaume, ici même au Béthel de Brooklyn, et regardais le film “Dieu ne peut mentir”, ma pensée s’est reportée à l’époque où un autre film, le Photo-Drame de la Création, avait la faveur du public. Je voulais que tous voient et entendent ce Drame. En même temps qu’une de mes sœurs chrétiennes, j’ai écrit à la Société Watch Tower pour que des dispositions soient prises en vue de la projection de ce film à Geislingen. Ceux qui sont venus ont été abondamment bénis, et combien j’ai été heureuse de voir certaines personnes de ma ville natale porter un intérêt plus grand à la vérité ! Il y a aujourd’hui une congrégation de soixante-quinze témoins à Geislingen, et il m’arrive encore maintenant de recevoir des lettres m’apprenant que certaines personnes de la région, parmi les plus âgées, se souviennent toujours des efforts que j’ai déployés autrefois.

Les assemblées ont, elles aussi, été pour moi une source de joie. Par exemple, en 1922, j’ai assisté à Stuttgart, en Allemagne, à un congrès où le discours principal nous exhortait à ‘proclamer, proclamer, proclamer le Roi et son Royaume’. Ceux d’entre nous qui participaient depuis de longues années à l’œuvre du Royaume ont appris que le moment n’était pas encore venu pour eux d’aller “à la maison”, dans le Royaume céleste, pour être avec notre Seigneur Jésus-Christ. Non, l’heure n’était pas encore venue. Il nous restait un grand travail à faire ici-bas, sur la terre.

J’ai continué joyeusement à participer à la prédication du Royaume, mais non sans rencontrer d’opposition. Satan le Diable était en train de semer la mauvaise graine parmi les fidèles serviteurs de Jéhovah. Une classe du “mauvais esclave” commençait à se manifester (Mat. 24:48-51). Je savais qu’il se passait quelque chose dans la congrégation. En ma qualité de “brebis” de Dieu, je voulais me conduire convenablement et éviter ceux qui nourrissaient des projets égoïstes touchant le troupeau de Dieu. Quelle fut ma joie lorsque, dans son discours à l’assemblée de Bâle en 1926, J. F. Rutherford, président de la Société Watch Tower, fit la lumière sur ces questions ! Une semaine plus tard, il s’adressait à notre petit groupe de Zurich, nous encourageant à rester fidèlement attachés à l’organisation de Jéhovah. Nous savions désormais quelle route il nous fallait suivre. Jéhovah nous dirigeait vers d’autres joies et d’autres privilèges plus grands dans son service.

JOIE DU SERVICE AU BÉTHEL

Je savais que l’œuvre de témoignage devait s’effectuer dans le monde entier, et comme je voulais me rapprocher du siège principal de l’organisation terrestre de Jéhovah, j’ai décidé de me rendre en Amérique. Le jour du départ est venu, et j’ai laissé derrière moi, à Zurich, mes amis les plus chers ; je suis arrivée à New York en septembre 1926. Quelques mois plus tard, je demandais à entrer au service du Béthel. Aujourd’hui, la plupart des jeunes gens remplissant les conditions sont appelés à y venir quelques mois seulement après avoir fait leur demande. Pour ce qui me concerne, il m’a fallu attendre dix ans. Je me demandais si Jéhovah voulait réellement que j’y aille. Toutefois, j’ai patienté, et, en attendant, j’étais déterminée à accomplir joyeusement mon service.

Il ne m’est jamais venu à l’idée de retourner en Suisse. Je savais que si Jéhovah voulait que je serve au Béthel, tôt ou tard je finirais par y être appelée. Je continuais de lui présenter la question dans la prière, et, entre-temps, il me restait beaucoup à apprendre comme proclamatrice de la bonne nouvelle de son Royaume.

Quand un serviteur de Jéhovah reçoit de sa part un bienfait depuis longtemps attendu, la joie qu’il ressent lui semble extraordinaire. Ce fut le cas pour moi. Imaginez mon immense bonheur quand j’ai reçu de frère Rutherford la lettre si vivement désirée m’invitant à devenir membre de la famille du Béthel ! Pouvait-​il y avoir un meilleur endroit que le Béthel ? J’en suis venue à apprécier ce privilège à sa juste valeur depuis que j’y suis, c’est-à-dire depuis trente-deux ans.

Au Béthel, une nouvelle vie a commencé pour moi. Je savais qu’en tant que femme mon rôle consistait à servir mon Dieu humblement et dans mon for intérieur j’étais prête à accepter toute tâche que Jéhovah me confierait par l’intermédiaire de son organisation. On m’a chargée de l’entretien de treize chambres, ce qui représentait un travail peu ordinaire pour une femme de ménage : vingt-six lits à faire tous les matins ! De plus, je devais nettoyer les planchers à la brosse, épousseter, laver les vitres, les éviers et les glaces, passer les tapis à l’aspirateur et prendre soin des salles de bains.

Il s’agissait, semble-​t-​il, d’un travail dur, mais normal et simple en apparence. Toutefois, au Béthel, il n’en est pas ainsi ! J’ai appris à envisager chaque journée avec la bonne pensée que je travaillais pour mes frères. Ils ne seraient pas très contents si, après une journée de dur travail à l’imprimerie ou au bureau, ils rentraient dans une chambre en désordre, avec un lit défait. Je puisais un sentiment de satisfaction dans l’accomplissement de cette tâche. Quelle joie et quel contentement aussi de voir toutes choses propres et bien rangées !

Nombreux sont les témoignages de gratitude que j’ai reçus des frères dont j’avais le privilège d’entretenir la chambre. Certaines relations agréables se nouent entre la femme de ménage et les occupants d’une chambre, même si elle ne les voit pas souvent. La gratitude manifestée par les gens pour les services qu’on leur rend m’a toujours été agréable. En fait, je me suis aperçue qu’une ménagère pouvait se révéler artiste et retirer une certaine joie à changer chaque semaine la place de quelques petites choses dans la chambre.

Toutefois, on prend de l’âge avec le temps, et la vieillesse s’accompagne de problèmes. Je me rappelle avoir cru un jour qu’il me serait impossible de continuer mon travail. Alors, j’ai eu une conversation intime avec une des sœurs chrétiennes âgées faisant partie de notre chère famille. Elle m’a ouvert les yeux sur de nouvelles perspectives joyeuses ; par exemple la joie de se confier en Jéhovah pour qu’il nous donne la force d’affronter chaque journée. Jeune, on a tendance à ne pas voir combien cette confiance est nécessaire. On est déjà en possession de la force physique. Mais quand on vieillit, on a visiblement besoin de cette confiance, car les problèmes prennent un autre aspect et nous incitent à nous rapprocher plus souvent de Jéhovah dans la prière. C’est pourquoi j’ai appris à recourir souvent à la prière pour avoir de la force ; en même temps, je m’exerçais à devenir plus experte dans mon travail. Somme toute, les acteurs, même âgés, améliorent souvent leur art, bien que leurs facultés soient moins brillantes. C’est pour cette raison que nous qui sommes dans le service de Jéhovah, lequel est plus précieux que tous les arts, nous pouvons nous efforcer de développer notre capacité dans la vieillesse.

LES JOIES DU CÉLIBAT ET DE LA VIEILLESSE

Quand je revois mes années de service au Béthel, je suis reconnaissante à Jéhovah de la précieuse formation que j’ai reçue ici. La réunion en un seul lieu de tant de personnalités différentes, toutes vouées à Jéhovah, avec leurs imperfections, leurs habitudes différentes et leurs coutumes intéressantes, m’a offert de nombreuses occasions de m’instruire. Sous tous les aspects de la vie j’ai appris que je n’étais pas aussi bonne que je le croyais autrefois. Le Béthel m’a enseigné l’humilité, qualité si précieuse aux yeux de Jéhovah (Jacq. 4:6 ; I Pierre 3:4). J’ai été à même de cultiver la patience, l’endurance, la paix et la gratitude. Certaines situations surgissent qui aident le chrétien à mesurer son humilité et l’empressement qu’il met à partager avec ses compagnons. Je prie Jéhovah de me modeler sans cesse, afin que je devienne un vase bon pour un usage honorable dans sa maison.

En outre, il y a les bienfaits du célibat. J’ai choisi de vivre seule pour servir Jéhovah. Ai-​je vraiment été seule ? Certainement pas. En réalité, les moments que je passe seule sont parmi les plus précieux. J’ai ainsi la possibilité de communier avec Dieu dans la prière, de me livrer à la méditation et à l’étude sans être distraite. De plus, chaque fois que j’ai besoin de compagnie, il me suffit d’aller voir une amie dans sa chambre ou bien de me rendre dans le hall, où l’on a souvent le plaisir d’entendre quelqu’un jouer du piano. Le célibat a contribué beaucoup à ma joie.

Par ailleurs, le service au Béthel comprend également l’accomplissement de certaines tâches en coopération avec une des congrégations de la localité. Tous les membres de la famille du Béthel ont le privilège de prêcher de maison en maison, d’effectuer de nouvelles visites chez les personnes qui s’intéressent à la Bible et de conduire des études bibliques avec celles qui ont faim et soif de justice, tout cela en coopérant avec l’une ou l’autre des 187 congrégations de la région de New York. Quand je suis arrivée ici, il n’y avait qu’une seule congrégation, à Brooklyn. Quelle joie d’avoir été témoin de ce merveilleux accroissement ! En fait, c’est bien l’œuvre du Seigneur !

J’ai aussi vu la construction de deux nouveaux Béthels et de trois nouvelles imprimeries pour l’impression de Bibles et d’auxiliaires bibliques. En ce moment même où j’écris ce récit de ma vie, un nouveau Béthel est en construction juste de l’autre côté de la rue. Quel merveilleux témoignage attestant que la main de Jéhovah repose sur son peuple pour lui donner la prospérité ! J’ai vu tout cela de mes yeux. Que pouvais-​je désirer de plus ?

En outre, j’ai appris avec plaisir l’extraordinaire développement des intérêts du Royaume dans le pays de mon enfance. Parmi la multitude de personnes qui ont écouté le message du Royaume et uni leur destinée à celle des adorateurs de Dieu, il y a le fils de ma tante à Zurich. Lui et toute sa famille sont aujourd’hui des témoins, à ma grande joie.

J’ai maintenant soixante-quinze ans. Néanmoins, je suis physiquement en assez bonne santé. Quand je revois les trente années et plus que j’ai passées au Béthel, je ne puis que louer Jéhovah pour tout ce qu’il m’a accordé, et surtout pour la joie qu’il m’a fait connaître. Je fais encore un peu de ménage et j’accomplis quelques autres petits travaux au Béthel. Je n’éprouve aucun regret. J’ai eu le privilège de recevoir ici l’éducation divine. J’ai vu les preuves incontestables de la bénédiction de Jéhovah sur son peuple en ces “derniers jours”. Cette bénédiction est pour moi une source merveilleuse et satisfaisante de joie. Ma vie n’a jamais été monotone. Elle a été remplie de bonnes choses. J’ai appris à renouveler mes forces grâce à ma confiance en Jéhovah. Mon cœur est ferme et heureux.

J’ai vu s’accomplir sur le peuple de Jéhovah dans le monde entier la merveilleuse promesse divine suivante : “Voici, mes serviteurs se réjouiront (...). Mes serviteurs chanteront dans la joie de leurs cœurs.” (És. 65:13, 14). Avec une ferme confiance en Jéhovah, je poursuivrai mon ministère terrestre jusqu’au bout, comptant sur lui pour m’aider à garder, à cultiver et à augmenter ma joie en lui !

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