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  • J’accepte l’instruction divine depuis ma tendre enfance

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  • J’accepte l’instruction divine depuis ma tendre enfance
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1972
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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1972
w72 15/11 p. 699-702

J’accepte l’instruction divine depuis ma tendre enfance

Raconté par Rose Cuffie

DANS Proverbes 22:6, la Bible dit : “Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas.” Puisque le principe s’applique également aux filles, je m’estime heureuse d’avoir des parents qui ont suivi ce conseil.

Je suis née dans l’île de la Trinité en 1919. Les témoins chrétiens de Jéhovah aidaient alors mes parents à étudier la Bible. C’est pourquoi ceux-ci ont commencé très tôt à élever leurs dix enfants selon la voie de Dieu.

Pour nous instruire, nos parents se servaient très souvent d’images, comme celles qui se trouvent dans le “Scénario du Photo-Drame de la Création”, histoire illustrée de faits vécus racontée par la Bible. Par exemple, ils me montraient l’image représentant la construction de l’arche de Noé, puis me demandaient : Pourquoi Noé fut-​il sauvé du déluge ? J’étais donc très jeune quand j’ai appris que Noé et sa famille survécurent parce qu’ils étaient justes. Cela fit une impression durable sur moi ; je voulais ressembler à Noé, mais surtout pas aux gens qui périrent dans le déluge.

Pour m’instruire, mes parents n’utilisaient pas seulement des images ; ils me racontaient aussi ce qui leur était arrivé, afin de m’aider à comprendre les principes bibliques. Par exemple, un de ces faits m’a appris que les vrais chrétiens ne transigent pas avec leur foi. J’avais cinq ans lorsque, cédant à la pression d’un ecclésiastique, le patron de mon père lui adressa cet ultimatum : “Je vous donne trente jours pour choisir entre Dieu et votre emploi.” Mon père lui a répondu que, sachant que Dieu occupait la première place, il ne lui fallait même pas un jour pour faire ce choix. Il fut aussitôt renvoyé et laissé sans ressources à Tobago, à plus de cent trente kilomètres au nord de la Trinité. Il était heureux de n’avoir pas fait de compromis. L’esprit de Jéhovah incita ses frères de la Trinité à lui fournir les moyens de revenir dans cette île.

Le chant des cantiques à la louange de Jéhovah est un autre aspect de notre vie de famille que j’aimais beaucoup ; cela aussi a contribué à mon instruction. Mon père s’était procuré un des recueils de cantiques spécialement composé pour les enfants et publiés pour la première fois en 1925 par la Société Watch Tower ; c’était un petit livre à couverture rigide comprenant quatre-vingts cantiques accompagnés de musique et intitulé ”Cantiques du Royaume”. Mon père nous apprenait à les chanter, et au fur et à mesure que nous les connaissions nous les chantions à la maison.

Je me souviens encore de quelques-unes des paroles du cantique intitulé “Si pauvre et nécessiteux que je sois”. Voici la première strophe : “Si pauvre et nécessiteux que je sois, le Dieu Tout-Puissant prend soin de moi. Il me procure le vêtement, l’abri, la nourriture. Il me donne tout ce que j’ai de bon.” La troisième strophe disait : “Bien que je souffre un peu ici, il a promis que la terre sourira. Quand l’actuel temps de détresse sera passé, enfin j’obtiendrai le bonheur.” Ce cantique m’a appris à remercier Dieu pour ce que je recevais et à espérer sa bénédiction.

Mes parents ont utilisé un autre moyen plus important pour m’instruire : la fréquentation des réunions de la congrégation chrétienne. Nous y allions parfois à pied, parfois en voiture à cheval, décapotable, avec un siège mobile à l’arrière. Ces réunions ont joué un rôle important dans ma vie.

Tandis que je réagissais favorablement à cette instruction divine, mon respect pour Jéhovah et ses desseins ne cessait de croître. Aussi étais-​je toujours heureuse d’accompagner ma mère dans l’œuvre de prédication de porte en porte. Au début, après qu’elle avait parlé, je tendais un livre, une brochure ou un prospectus à la maîtresse de maison. En 1933, j’ai commencé à prêcher seule. Puis, en mars 1939, j’ai fait l’offrande de ma personne pour servir Jéhovah et symbolisé ce vœu par le baptême.

Sensible à cette formation selon la voie de Dieu, j’éprouvais un désir croissant de faire quelque chose pour mes semblables. Une occasion m’en a été offerte en 1943, lorsque je suis entrée comme employée de bureau pour un syndicat de Port of Spain. Se méprenant sur notre œuvre chrétienne, le gouvernement avait alors interdit nos publications bibliques. Toutefois, le bureau où je travaillais pouvait recevoir sans difficulté toutes sortes d’écrits étrangers. Je me faisais donc envoyer à l’adresse du bureau quelques exemplaires de La Tour de Garde par un témoin de l’île de Grenade. Bien que ces exemplaires ne fussent pas assez nombreux pour satisfaire tous les membres de la congrégation, j’ai aidé à en taper d’autres à la machine afin qu’un plus grand nombre d’entre nous reçoivent cette importante nourriture spirituelle.

Je fais de la prédication à plein temps la carrière de ma vie

En accord avec la première éducation donnée par mes parents je fréquentais régulièrement toutes les réunions de la congrégation chrétienne et lisais les ouvrages de la Société Watch Tower. Ces écrits, notamment La Tour de Garde de 1945 qui discutait le chapitre 12 du livre de l’Ecclésiaste, ont exercé une grande influence sur moi. J’ai été particulièrement impressionnée par les versets trois et cinq disant Ec 12:1, 3, NW : “Souviens-​toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s’approchent où tu diras : Je n’y prends point de plaisir ; avant [le] temps où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s’arrêtent parce qu’elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis.”

L’article montrait que les jeunes devraient servir Dieu avant que “les jours mauvais” arrivent, c’est-à-dire avant la vieillesse avec ses problèmes de santé. Comme j’avais vingt-six ans et que les jours de ma jeunesse approchaient de leur fin, je me disais que ce n’était pas le moment de tarder à suivre ce conseil. J’ai arrangé mes affaires pour faire de la prédication de la Parole de Dieu la carrière de ma vie.

En août 1946, j’ai donc donné ma démission de mon travail profane et je suis entrée dans l’œuvre de prédication à plein temps à la Grenade. J’ai passé trois ans dans cette île, et deux personnes avec lesquelles j’étudiais ont été baptisées.

En 1949, je me suis rendue à la Trinité pour assister à une assemblée chrétienne ; là, j’ai reçu une formule de demande d’inscription à Galaad, école de formation des missionnaires. Je l’ai remplie parce que je voulais faire tout ce que Jéhovah ordonnerait et que je considérais cette occasion de recevoir une formation en vue de l’œuvre missionnaire comme une preuve de la bénédiction de Jéhovah. Le 29 janvier 1950, j’ai quitté la Trinité pour New York, afin de suivre les cours de la quinzième classe de Galaad, l’École biblique de la Watchtower.

Ma vie à l’école de Galaad

À l’École de Galaad, j’ai appris un tas de choses contenues dans la Parole de Dieu que j’ignorais auparavant, malgré mes lectures bibliques. Ma reconnaissance envers Jéhovah et pour ses desseins en est devenue plus vive. On m’a assigné certaines tâches à effectuer après les heures de classe ; j’aimais ce travail qui consistait à raccommoder le linge, à repriser les chaussettes, à faire les lits ou encore à cueillir les fraises. Les 120 élèves de notre classe étaient tous très occupés. La vie, l’étude et le travail en commun avec tant d’autres serviteurs de Dieu se sont révélés être profitables ; cela m’a appris à apprécier la compagnie de personnalités très différentes au sein de l’organisation de Jéhovah.

La remise des diplômes à notre classe, le dimanche 30 juillet, a été l’événement du premier jour de l’“Assemblée pour l’accroissement de la Théocratie”, qui se tint du 30 juillet au 6 août 1950 au Yankee Stadium de New York. Le jour de cette cérémonie, les instructeurs de l’École, le président et le vice-président de la Société ont donné d’excellents conseils et encouragements. Le discours “La voie du succès”, basé sur Josué 1:8, a fait une impression durable sur moi. Je me souviens encore des paroles d’introduction : “Jéhovah dirige actuellement une école ministérielle dont le succès est assuré. Il n’y a rien de semblable à cette école sur la terre. Puisqu’elle a conféré un diplôme à un Maître Instructeur, elle fonctionne depuis dix-neuf cents ans.” J’ai compris que le fait d’être diplômé de Galaad ne mettait pas fin à mon étude et à mon instruction, mais que c’était le début d’une vie comportant une plus grande responsabilité aux yeux de Dieu et durant laquelle il me faudrait continuer à étudier et à utiliser la connaissance acquise pour aider d’autres personnes à emprunter le chemin de la vie.

Je ne m’étais jamais trouvée au milieu d’une si grande foule d’adorateurs de Jéhovah, et je n’avais jamais imaginé qu’en acceptant l’instruction divine je connaîtrais un jour pareil bonheur.

Le 1er octobre, je suis partie dans un nouveau pays, la Guyane, en Amérique du Sud, afin de continuer à servir à plein temps dans le service du Royaume en qualité de missionnaire.

Œuvre missionnaire en Guyane

À mon arrivée en Guyane, j’ai trouvé un climat tropical, comme à la Trinité d’où je venais. On y récolte les mêmes fruits : papayes, ananas, mangues et une très grande variété de bananes. Ces similitudes entre mon pays natal et mon nouveau territoire ont facilité mon adaptation.

Ici, quand on présente les périodiques bibliques dans les rues de Georgetown, la capitale, il n’est pas extraordinaire de rencontrer des Africains, des Américains, des Chinois, des Indiens, et des Portugais. Tous comprennent l’anglais, la langue officielle.

En 1952, ma compagne et moi avons été envoyées à Hope Town, à près de dix-huit kilomètres de New Amsterdam, de l’autre côté du fleuve Berbice, pour aider une petite congrégation. Le dimanche après que nous eûmes reçu cette affectation, nous avons pris le bateau de 6 h 15 du matin pour traverser le fleuve, en emportant nos bicyclettes. Nous avons parcouru plus de onze kilomètres à vélo dans notre territoire sous une pluie torrentielle. Notre travail s’est révélé productif. J’ai commencé une bonne étude biblique avec une adolescente. La semaine suivante, ses grands-parents, sa mère et deux de ses sœurs assistaient à l’étude ; un frère et une sœur qui habitaient loin de la maison y prenaient part quand ils venaient voir la famille. Ces huit personnes sont devenues plus tard des témoins chrétiens de Jéhovah.

En 1953, nous avons eu le privilège de porter la bonne nouvelle du Royaume de Dieu aux habitants des rives du fleuve Berbice. Nous empruntions le bateau qui desservait ces gens deux fois par semaine, allant de New Amsterdam à Paradise, voyage qui durait environ vingt heures. Deux de mes sœurs chrétiennes de la congrégation m’accompagnaient. Nous nous sommes organisées pour consacrer une semaine à l’œuvre de prédication de la bonne nouvelle dans cette région. Peu de temps après être montées à bord, nous avons rencontré une famille à qui nous avons parlé de notre œuvre. Les parents nous ont demandé de passer d’abord chez eux pour leur enseigner la Bible. Nous avons accepté leur hospitalité.

Quoique hospitaliers, ces gens ne se sont pas montrés particulièrement intéressés par la connaissance relative au Royaume de Dieu. Aussi sommes-​nous parties le lendemain matin. Nous suivions le cours du fleuve en empruntant les sentiers qui le longent ou en faisant le trajet dans un petit bateau. Nous avons prêché à tous les habitants que nous avons rencontrés durant ce voyage.

Quand nos vivres ont été épuisés, nous nous sommes aperçues qu’il n’y avait pas de magasins dans les environs où nous aurions pu nous réapprovisionner. Nous étions en train de nous rappeler que Jéhovah pourvoit toujours aux besoins de ceux qui accomplissent fidèlement sa volonté quand une personne s’est proposée de nous amener dans son bateau en un endroit où nous pourrions acheter des vivres.

Comme nous étions heureuses d’avoir partagé la bonne nouvelle avec tant d’habitants de ces rives ! Une des filles de la première maison où nous avons passé la nuit est à présent mariée. Nous l’avons rencontrée un jour dans un magasin. Elle m’a demandé de venir étudier la Bible avec elle et ses enfants.

En 1963, j’ai été envoyée à Georgetown, où j’ai reçu de nombreuses bénédictions en enseignant les vérités de Dieu. Quand je dirigeais des études bibliques, me souvenant de l’instruction reçue dans mon enfance, j’ai jugé utile de me servir d’images pour aider les jeunes ne sachant pas lire à prêter attention et à apprendre quelque chose ainsi que les personnes plus âgées à saisir le point mis en lumière par l’image.

D’autre part, j’ai pu, comme mes parents l’avaient fait pour moi, utiliser des cantiques et des faits de prédication pour aider les autres. Par exemple, je parlais dernièrement avec une de mes sœurs chrétiennes, découragée, du cantique 87 du recueil de cantiques intitulé “Chantant et vous accompagnant de musique dans votre cœur”. Ce cantique, basé sur le Psaume 55, a pour titre “Décharge-​toi de ton fardeau sur Jéhovah”. Il l’a aidée à le faire, et elle a été encouragée à chanter ce cantique quand elle se sent abattue. Quant à l’utilisation des faits de prédication, je me souviens d’une personne avec laquelle j’étudiais la Bible qui a été encouragée à régulariser sa situation après que je lui eus raconté un fait de prédication montrant ce qu’un autre étudiant de la Bible avait fait pour résoudre le même problème.

À mon arrivée en Guyane en 1950, il y avait 206 proclamateurs de la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Aujourd’hui, il y en a un millier, et c’est le fruit du dur travail accompli par de nombreux témoins de Jéhovah.

La carrière de prédicateur à plein temps s’est révélée être une bénédiction pour moi. Cela m’a rapprochée de Jéhovah, parce que j’ai consacré plus de temps à l’acquisition et à l’enseignement de la connaissance le concernant. Le sentiment que m’inspire cette intimité avec Dieu est exprimé dans le Psaume 125:2 (AC) : “Jéhovah entoure son peuple dès maintenant et à jamais.”

Comme je suis heureuse d’avoir réagi favorablement à l’instruction divine que m’ont donnée mes parents !

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