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  • Je sers Jéhovah avec succès malgré les obstacles

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  • Je sers Jéhovah avec succès malgré les obstacles
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1973
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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1973
w73 1/12 p. 731-735

Je sers Jéhovah avec succès malgré les obstacles

Raconté par Florentino Banda

QUAND j’étais jeune homme, je n’aimais pas la religion pour deux raisons : d’une part, je ne pouvais accepter la doctrine de l’immortalité de l’âme humaine et, d’autre part, j’étais choqué de voir les Églises si soucieuses de ramasser de l’argent. J’avais l’impression que ses membres étaient toujours prêts à faire la quête. Aussi ai-​je plus ou moins décidé d’abandonner la religion.

En 1923, j’ai quitté le Mexique pour immigrer aux États-Unis, où il y a de nombreuses Églises. En différentes occasions, quand je passais devant une église, j’y entrais pour voir ce qu’on y faisait. Évidemment, on passait de temps à autre le plateau pour la quête. “Exploiteurs !”, me disais-​je alors.

Je trouve une religion qui n’exploite pas les gens

En 1928, j’habitais Houston, dans le Texas. Un jour, je suis passé devant la maison de certaines personnes de ma connaissance au moment où elles en sortaient. “Où allez-​vous ?”, leur ai-​je demandé. “Nous allons à une réunion. Voulez-​vous nous y accompagner ?” “De quoi s’agit-​il ? Si cela concerne la politique ou la religion, je n’y tiens pas.” “Nous y étudions la Bible.”

“Il s’agit donc de religion. Ce sera peut-être pour une autre fois.” Et je suis parti.

Quelques jours plus tard, j’ai revu ces personnes, et elles m’ont invité de nouveau à assister à la réunion. Cette fois, par politesse, j’ai accepté.

Les Étudiants de la Bible, ainsi appelait-​on alors les témoins de Jéhovah, m’ont accueilli avec bonté. Mais les discussions sur la Bible m’ont paru difficiles à comprendre. Malgré cet obstacle, j’ai découvert une chose rare : on ne faisait pas de quête durant la réunion.

Avant mon départ, quelqu’un m’a demandé ce que je pensais de la réunion. N’ayant compris que peu de choses, j’ai répondu : “Vous êtes aimable.” La fois suivante, il n’a pas été nécessaire de m’inviter. Je suis venu seul, et même quinze minutes avant le commencement de la réunion. Pourquoi cet empressement, cette ponctualité, alors que je comprenais si peu de choses à la Bible ? Je voulais me rendre compte si on ne faisait pas circuler un plateau pour la quête avant la réunion. Mais non, il n’y avait pas de quête.

Ce mois-​là, j’ai assisté à quatre réunions, et à aucune d’elles je n’ai vu faire la quête. J’ai donc demandé aux Étudiants de la Bible s’ils n’avaient pas d’autres réunions. “Si, m’ont-​ils répondu, il y en a une le dimanche matin.” Le dimanche suivant, j’étais présent, pensant que l’on ferait la quête. Mais il n’y en a pas eu.

Un autre mois s’est écoulé. Je continuais d’assister aux réunions, mais il n’y avait toujours pas de quête. J’ai voulu savoir s’il n’y avait pas encore d’autres réunions et j’ai appris qu’il y en avait une le jeudi soir, mais dans un autre endroit. J’en ai pris note, me disant : “J’irai, car c’est sûrement là qu’ils font la quête.”

Mais aucune quête n’était faite à aucune réunion. Le troisième mois, j’ai demandé à un Étudiant de la Bible : “Cette salle n’est-​elle pas louée ? Je ne vois jamais faire la quête ; qui donc paie le loyer ?” Il m’a alors expliqué qu’il y avait une boîte pour les dons volontaires.

Quand je me suis rendu compte que les Étudiants de la Bible n’exploitaient personne, mais qu’ils manifestaient de l’amour entre eux et à mon égard, j’ai décidé de continuer à assister aux réunions, bien que certains de mes amis aient cessé de me parler pour cette raison. Mais comment pouvais-​je servir Dieu avec succès ? Je connaissais si peu la Bible. Comment surmonter un tel obstacle ? Après réflexion, je me suis dit : “Je ne sais pas de quoi il est question, mais en continuant de fréquenter les réunions, je finirai bien par l’apprendre.”

J’apprends la vérité de la Bible et la partage avec d’autres

Environ trois mois plus tard, la vérité biblique concernant l’âme a été expliquée lors d’une réunion. J’ai alors compris que la doctrine de l’immortalité de l’âme humaine n’est pas un enseignement biblique. J’ai acquis la certitude que les Églises enseignent une fausse doctrine, comme je le pressentais. Selon Genèse 2:7 (NW), j’ai appris que “Jéhovah Dieu forma l’homme de la poussière du sol et souffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint une âme vivante”. Ainsi, l’homme est une âme ; il n’a pas une âme immortelle, quelque chose de vague habitant le corps et pouvant exister en dehors de lui.

Je connaissais maintenant cette vérité de la Parole de Dieu et pensais que, même si ma connaissance de la Bible était très limitée, j’avais néanmoins quelque chose à partager avec autrui. Je voulais faire connaître la vérité sur l’âme, que votre âme c’est vous et qu’elle peut mourir (Ézéch. 18:4, 20). D’autre part, je voulais que les gens sachent que les Églises enseignent un mensonge. J’ai donc aussitôt demandé un territoire à parcourir de maison en maison. Sans que personne ne m’ait indiqué ce que je devais dire, j’ai commencé à frapper aux portes. Dans chaque maison, je parlais de l’âme, disant que ce n’est pas quelque chose d’immortel comme l’enseignent les Églises.

Les gens n’ont pas tardé à parler de moi en ces termes : “Voici celui qui enlève les âmes !” Mais je ne me décourageais pas, et ma connaissance augmentait.

Comme je continuais de fréquenter les réunions, j’ai appris que tous les bons n’iront pas au ciel, mais que la majorité des humains obéissants obtiendront la vie éternelle sur la terre. J’ai également appris que la doctrine de la trinité enseignée dans les Églises n’est pas biblique. C’est là un autre mensonge que je tenais à dévoiler. Le grand obstacle qu’était mon ignorance de la Bible étant surmonté et ma connaissance augmentant, je pouvais aider mes semblables par des discussions sur des sujets variés. Il ne m’a pas fallu longtemps pour parler d’autre chose que l’âme.

Je m’entretenais régulièrement de la Bible avec l’un de mes collègues de travail qui, lui aussi, a progressé dans la connaissance biblique. Finalement, en 1930, il a exprimé le désir d’être baptisé avant d’aller s’établir au Mexique. Plus tard, quand je suis retourné à mon tour au Mexique, j’ai eu la joie de le voir avec sa famille prêcher les vérités de la Bible de maison en maison.

J’ai manifesté mon désir de servir Jéhovah en me faisant baptiser le 2 février 1931. Grâce à la fréquentation des réunions et à l’aide de mes frères dans la foi, j’ai appris à me servir de la Bible. Quelle bénédiction de pouvoir surmonter cet obstacle ! Je pouvais désormais servir Jéhovah avec succès.

Vers la fin de 1931, je me suis rendu à Corpus Christi, dans le Texas. Cette année-​là, le peuple de Jéhovah y a tenu une assemblée en langue anglaise. Connaissant l’anglais et l’espagnol, un ami qui m’accompagnait me rapportait tout ce qui se disait sur l’estrade. Entre autres choses, j’ai appris qu’on pouvait être pionnier, c’est-à-dire proclamateur à plein temps de la Parole de Dieu, sous la direction de la Société Watch Tower. J’ai donc demandé à entrer dans ce service. J’ai été accepté et, en 1932, je prêchais en tant que prédicateur à plein temps dans le Texas.

Je sers la où le besoin est plus grand

En avril 1932, je me suis rendu au Mexique, persuadé que le besoin en prédicateurs de la vérité de Dieu y était plus grand qu’aux États-Unis. Tandis que je prêchais à Gómez Palacio, j’ai rencontré un homme qui s’est intéressé au message. Je l’ai revisité. Peu après, il m’accompagnait dans l’activité de prédication, et nous avons invité une autre famille à assister à une réunion biblique. C’est ainsi que nous avons commencé à former une congrégation. Quelque temps plus tard, j’ai recommandé cet homme comme surveillant-président de la congrégation. À l’heure actuelle, il enseigne toujours la Bible dans ce territoire.

En 1934, j’ai eu le privilège d’organiser une congrégation à San Pedro. Plus tard, en 1935, je suis arrivé à Parras, dans le même État, où j’ai prêché avec mes compagnons pendant deux mois. Là, le prêtre a envoyé des religieuses devant nous pour avertir les gens que nous avions des “livres d’athées” et qu’il ne fallait pas nous écouter. Malgré cet obstacle, nous avons poursuivi notre œuvre. Quand nous frappions aux portes, certaines personnes ne se montraient même pas et répondaient : “Nous n’avons besoin de rien ; nous savons de quoi il s’agit.” Par contre, d’autres nous disaient : “Nous avons appris que vous apportiez des livres. Nous voudrions savoir de quoi il s’agit.” Leur curiosité ayant été éveillée par les religieuses, un grand nombre de ces gens ont accepté des imprimés bibliques. Malgré les fausses accusations du prêtre, nous en avons laissé beaucoup.

Alors que je prêchais à San Buenaventura, j’ai acheté deux roues de voiture et me suis fabriqué une charrette avec une grande caisse ; puis j’ai acheté un âne. Ainsi, je n’avais plus à porter toutes mes affaires.

Une campagne fructueuse avec des brochures

J’ai continué à prêcher dans plusieurs villes et j’ai appris qu’une cité minière se trouvait à quelque distance de là. Je m’y suis rendu et j’ai commencé à parler aux habitants. À cette époque-​là, nous diffusions des brochures. Le premier homme que j’ai rencontré a accepté un livre, et je lui ai remis la brochure Qui est Dieu ? J’en avais 250 exemplaires. Je me demandais combien de temps il me faudrait pour les distribuer tous.

Quand j’ai quitté la maison de cet homme, les cloches de l’église se sont mises à sonner. Depuis trois ans, il n’y avait plus de prêtre en cet endroit. Un autre venait d’arriver pour procéder à des baptêmes. Cependant, avant de les administrer, il avait fait la quête et avait recueilli assez d’argent pour remplir trois petits sacs.

Le lendemain, j’ai commencé à visiter d’autres quartiers de cette ville, me demandant quel accueil allait m’être réservé après la visite de ce prêtre. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que les gens me demandaient la brochure Qui est Dieu ? Après avoir visité les habitants de cette localité, il ne me restait plus un seul exemplaire de cette brochure. Mais comment tous ces gens avaient-​ils appris son existence ? Plus tard, j’ai su ce qui s’était passé. Prêchant dans une autre ville, dont les habitants me demandaient également cette brochure, j’ai demandé à une femme : “Qui vous en a parlé ?”

Elle m’a répondu : “Le prêtre nous a dit que cette brochure est excellente et que nous devons la lire.” Voici ce qui s’était passé : La femme de l’homme qui avait accepté le livre et à qui j’avais remis la brochure était allée trouver le prêtre pour lui demander son avis. Très occupé à faire la quête et peu désireux d’interrompre son activité très lucrative, il s’était contenté de lui dire : “Elle est très bonne, vous pouvez la lire.” C’est ainsi que la nouvelle s’était répandue, et qu’en peu de temps je n’avais plus de brochures.

Nos besoins sont satisfaits

Plus tard, je me suis rendu à Santiago Papasquiaro. Mon compagnon et moi y sommes restés un mois à prêcher avec succès la bonne nouvelle. Par exemple, nous avons laissé trois brochures au maire et l’avons revisité plusieurs fois. Après avoir prêché aux habitants de cette ville, nous avons commencé à visiter ceux des montagnes. Toutefois, certains nous disaient que nous aurions des difficultés pour y trouver de quoi manger. Était-​ce un obstacle insurmontable ? Nous ne le pensions pas et nous avons dit : “Jéhovah pourvoira à nos besoins.”

Or, dans chaque localité, nous avons rencontré un homme disposé à connaître la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Après nous avoir écoutés, il nous disait parfois : “Nous aimerions que vous restiez ici ce soir pour nous parler de ces choses.” Une fois, un homme nous a gardés deux jours pour que nous lui fassions connaître les desseins de Jéhovah, et il ne nous a pas laissé utiliser les vivres que nous avions emportés. Il a veillé à nous fournir la nourriture.

De plus grands privilèges de service

En 1942, je me suis marié. Ma femme et moi avons continué de prêcher la bonne nouvelle. Mais en 1946, j’ai été malade pendant trois mois. La prédication à plein temps me manquait. Allais-​je pouvoir surmonter cet obstacle et reprendre mon activité ? Grâce à Jéhovah, je l’ai fait. En 1949, nous avons pu accepter certains privilèges dans l’œuvre de prédication en tant que pionniers spéciaux, consacrant ainsi davantage de temps au ministère du champ. Plus tard, en mai 1951, pour la première fois, j’ai eu la joie de servir comme surveillant de circonscription et de visiter le peuple de Dieu dans différentes congrégations, afin de l’encourager et de le fortifier. Au cours des années, nous avons été envoyés dans de nombreuses régions du Mexique.

Après avoir servi ainsi pendant onze ans, nous avons jugé plus sage, en raison de la santé de ma femme, de demander à être de nouveau pionniers spéciaux. Avec l’aide de Jéhovah, nous avons eu le privilège d’être témoins de l’accroissement dans chacune des congrégations où nous avons déployé notre activité depuis.

À soixante-douze ans, j’ai encore la force d’être pionnier spécial et de consacrer chaque mois au moins 150 heures à la prédication de la bonne nouvelle. Après ces nombreuses années, je suis tout à fait persuadé qu’il est possible de servir Jéhovah avec succès malgré les obstacles, cela grâce à son aide.

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