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  • Je suis heureux de servir le Dieu qui n’oublie pas

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  • Je suis heureux de servir le Dieu qui n’oublie pas
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1980
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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1980
w80 1/12 p. 10-13

Je suis heureux de servir le Dieu qui n’oublie pas

LE SOIR du 24 mai 1971, un chrétien voué dînait avec des amis dans un restaurant. En partant, il s’engagea dans l’escalier, mais sa main droite voulut saisir une rampe qui n’existait pas, et il tomba dans le vide. Dans la chute, sa tête heurta violemment un objet décoratif en métal.

Alex Henderson était grièvement blessé. Si minces étaient ses chances de survivre que le docteur adressa ses condoléances à sa femme. Pourtant, Alex vécut. Quelles traces sa chute avait-​elle laissées? Une vilaine fracture du crâne, trois hématomes et une paralysie du côté gauche. Ce n’est qu’après un coma de plusieurs mois que son état s’améliora un peu.

À présent, une grave incapacité physique empêche Alex Henderson de servir Jéhovah Dieu autant que par le passé. Mais il est heureux, car il sait que “Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez montré à l’égard de son nom”. (Héb. 6:10.) Comme il est réconfortant de savoir que notre Père céleste se souvient de nos œuvres de foi et de notre amour!

Mais comment un chrétien peut-​il affronter les suites d’un accident si tragique? Avant de répondre, laissons Alex faire un bref retour en arrière.

Ma famille et la religion

“Je suis né à Glasgow en 1921. Ma famille appartenait à l’Église d’Écosse. Ma mère était une femme pieuse, mais, malheureusement, je l’ai perdue quand j’avais 12 ans. Notre ennemie, la mort, l’a emportée (I Cor. 15:26). Quant à mon père, il semblait estimer que l’entretien de son magnifique jardin était le meilleur moyen de s’approcher du Créateur. En fait, l’une des seules fois où il franchit le portail d’une église, ce fut le 11 juin 1943, le jour où j’ai épousé Janet.

“Pendant la Seconde Guerre mondiale, j’ai passé cinq ans dans l’armée. Un ecclésiastique m’offrit à l’époque de me faire démobiliser pourvu que j’entre au séminaire et que je devienne un ministre religieux. Mais j’ai choisi de rester dans l’aviation.

“La guerre terminée, ma femme et moi nous sommes laissés prendre dans le tourbillon de la vie. Janet était institutrice à l’école du dimanche, et lors de galas financés par l’Église, nous chantions ensemble les airs entraînants de la ‘belle Écosse’. À ce propos, bien qu’il y eût un hymne écossais qui s’intitulât ‘Guide-​moi, ô grand Jéhovah!’, je ne me souviens pas avoir entendu prononcer le nom divin à cette époque-​là.” — Ps. 83:18.

J’apprends à connaître le Dieu qui n’oublie pas

“En novembre 1947, nous sommes partis nous installer à New York avec notre fils de trois ans. C’est alors que Janet s’intéressa plus que jamais aux questions religieuses. Elle avait entendu parler des Témoins de Jéhovah en Écosse, mais, maintenant, elle commençait à étudier la Bible avec eux. En 1950, elle symbolisa l’offrande de sa personne à Dieu par le baptême d’eau.

“Puisque ma femme faisait maintenant partie de ‘ces Témoins de Jéhovah’, je me suis dit que je devais assister à l’une de leurs réunions. La première à laquelle j’ai assisté fut la Commémoration de la mort de Jésus en 1951 (Luc 22:19, 20). Jamais je ne pourrai oublier cette réunion. Au début, tout était calme. Soudain, une vieille femme cria: ‘Chantons pour Jésus!’ ‘C’en est fait, pensais-​je. À l’avenir, ils se passeront de moi.’ Mais, bien sûr, la femme en question n’était pas Témoin de Jéhovah. En fait, leurs réunions se déroulent de façon si ordonnée qu’un incroyant peut dire: ‘Dieu est vraiment parmi vous.’ (I Cor. 14:23-25). Mais vous ne m’auriez pas fait croire cela à l’époque.

“Janet invitait souvent quelques Témoins dans notre appartement le dimanche, après la réunion. Pour éviter de les rencontrer, il m’arrivait fréquemment d’aller au cinéma et d’y rester le temps de deux séances ou de me promener sans but jusqu’à ce que, les visiteurs partis, il me fût possible de rentrer chez moi ‘en toute sécurité’, fatigué et les pieds endoloris. Jusqu’où ne va-​t-​on pas pour fuir les vérités bibliques!

“Peu à peu, j’ai, malgré tout, cessé de ‘résister’. La belle conduite de ma femme, quelques mots bien choisis et des périodiques comme celui-ci placés au bon endroit m’ont finalement convaincu que, tout compte fait, les Témoins ‘étaient de braves gens’. (I Pierre 3:1-6.) La maladie (je suis devenu tuberculeux) et quelques mois d’hospitalisation m’ont donné à réfléchir. Janet répondait dans ses lettres à mes nombreuses questions bibliques, et il ne fallut pas longtemps pour que j’embrasse de tout cœur la vraie foi. C’est ce que fit également notre fils Adam, qui est aujourd’hui un surveillant chrétien. Nous nous sommes fait baptiser tous les deux le même jour, le 9 septembre 1957.

“À présent que je suis limité, et j’en suis parfaitement conscient, je suis reconnaissant des occasions qui m’ont été offertes de servir le Dieu qui n’oublie pas. J’ai bientôt reçu le privilège d’être surveillant-président. Outre le fait de prendre part à l’œuvre d’évangélisation et aux autres activités de la congrégation, j’ai eu la joie de coopérer à la construction d’une Salle du Royaume dans laquelle des chrétiens tiennent encore aujourd’hui leurs réunions.

“À l’époque, certains m’appelaient, pour plaisanter, ‘Henderson le Parleur’. Il était émouvant, par exemple, de présider des cérémonies de mariage et de voir le bonheur que reflétait le visage des jeunes mariés. Il y avait aussi de tristes circonstances: quand il fallait prononcer un discours d’enterrement. L’un de ces discours m’a laissé un vif souvenir, à cause du problème de langage que cela posait. Imaginez un peu un auditoire de langue espagnole m’écoutant prononcer un discours anglais avec l’accent écossais! Heureusement, il y avait un interprète, et j’ai su que les auditeurs comprenaient quand, en parlant de l’espérance merveilleuse de la résurrection, j’ai vu des visages s’éclairer peu à peu. Mais le plus grand privilège que j’ai reçu en tant qu’orateur fut celui de présenter le discours dans ma congrégation le jour de la célébration du Repas du Seigneur en 1959, car cela m’a donné l‘occasion de m’exprimer de tout mon cœur au sujet du grand salut que Jéhovah Dieu a rendu possible par son Fils bien-aimé Jésus Christ. Mat. 26:26-29; Jean 3:16; 5:28, 29.

“En 1963, nous avons changé de congrégation. Là, nous avons mené une vie de famille heureuse au service de Jéhovah. Mais, en 1971, il m’est arrivé cet accident qui m’a amoindri. Depuis, je suis resté handicapé, mais je suis néanmoins très heureux de continuer à servir le Dieu qui n’oublie pas.”

Des compagnons chrétiens tendent une main secourable

Alex Henderson ne se souvient pas très bien de son accident et de ce qui s’est passé aussitôt après. Nous allons donc laisser à ses amis le soin de nous donner quelques détails ... et de nous aider ainsi à répondre aux questions suivantes: Comment un chrétien peut-​il surmonter les problèmes? Sur quel soutien peut-​il compter? Comment ses compagnons peuvent-​ils l’aider? Un chrétien infirme peut-​il aider ses frères?

Pour le chrétien, un accident grave exigera peut-être une ferme détermination à ‘s’abstenir de sang’. (Actes 15:28, 29). Ce fut le cas pour les Henderson, et leur attitude résolue impressionna d’autres personnes, car un de leurs amis a dit: “Voir des frères chrétiens risquer leur vie pour refuser des transfusions sanguines sans faire de compromis affermit la foi.” Oui, même dans des circonstances tragiques, nous pouvons édifier spirituellement notre entourage en adoptant résolument l’attitude suivante: ‘Soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons à Jéhovah.’ — Rom. 14:7, 8.

Les autres chrétiens peuvent, de leur côté, apporter leur aide. Durant les nombreux mois où Alex fut dans le coma, son état nécessitait des soins intensifs 24 heures sur 24. Un ancien dit: “La congrégation (c’est-à-dire, en fait, nos frères et sœurs sur le plan individuel) a participé à cette lourde tâche.” Cette manifestation de l’amour qui caractérise les vrais disciples de Jésus a suscité une profonde gratitude chez ceux qui en ont été l’objet. — Jean 13:35.

Cet amour chrétien peut bien sûr s’exprimer de multiples façons. Un surveillant ajoute: “L’opération a réussi. Alex a été transféré dans la salle de soins intensifs et est resté là plusieurs jours. J’allais lui rendre visite quotidiennement. (...) Quand j’étais avec lui, je lui prenais la main et je priais. Je n’aurais pas su dire s’il m’entendait. Mais, ce qui est étonnant, c’est que, pendant ce temps, les infirmières restaient discrètes et ne faisaient pas de bruit.”

Un autre ancien ajoute: “Petit à petit, Alex a commencé à réagir et à reprendre conscience, mais avec une lenteur désespérante. Pourtant, il finit par retrouver la parole. Avec le temps, ses infirmités apparurent: paralysie du côté gauche et une déficience oculaire. (...) Sa mémoire aussi avait été gravement atteinte. Il avait du mal à se souvenir de son hospitalisation et du passé proche. En revanche, ses connaissances spirituelles semblaient intactes. Il fit ensuite des progrès étonnants.”

Comme il est facile de renoncer et de sombrer dans le désespoir lorsqu’on est infirme! Mais réagir ainsi serait un manque de sagesse de la part de quelqu’un qui sert Jéhovah, “le Dieu qui donne l’espérance”. (Rom. 15:13.) “Alex persévéra avec toute la patience dont il était capable, rapporte l’un de ses compagnons chrétiens. Il a retrouvé lentement l’usage de ses sens. Il a pu lire, parler, et ses organes reprirent leurs fonctions, si ce n’est qu’il restait paralysé du côté gauche. Il se rétablit peu à peu et assista de nouveau aux réunions, puis y participa, tant de l’estrade que par ses commentaires.”

Au début, il fallait emmener Alex aux réunions dans un fauteuil roulant. Mais, par la suite, il a pu marcher grâce à l’appareil orthopédique et à la canne dont il doit encore se servir aujourd’hui. Quand on lui demande ce qui l’a soutenu, un facteur qu’il cite sans hésiter est “la fréquentation des réunions”. Comme il est donc important pour les chrétiens de se retrouver régulièrement pour ‘s’inciter à l’amour et aux belles œuvres’! — Héb. 10:24, 25.

Chez les Henderson, le chant a toujours occupé une grande place. L’une de leurs sœurs spirituelles dit: “J’ai toujours aimé entendre Alex et Janet chanter à la Salle du Royaume.” Mais à cause de sa déficience oculaire, frère Henderson n’arrive plus à suivre les cantiques dans le recueil courant. La sœur en question a donc trouvé un moyen de l’aider. “J’ai réécrit tous les cantiques en gros caractères, dit-​elle, et, ainsi, j’ai eu de nouveau la joie de l’entendre chanter des louanges à Jéhovah.” — Éph. 5:18-20.

D’autres occasions de servir Jéhovah

Alex dit: “Notre famille n’oubliera sans doute jamais une certaine réunion, vers la fin de 1975. Quelle joie nous avons ressentie lorsqu’un de nos surveillants a lu une lettre qui faisait état de ma nomination comme ancien! Ce fut une véritable surprise, car les anciens ne m’en avaient pas parlé, tout en sachant que j’aurais accepté ce moyen de servir mes frères comme un précieux privilège. Ma première réaction fut: ‘Moi? Mais que voulez-​vous que je fasse?’ Je dois reconnaître humblement que seule l’aide de Jéhovah nous permet d’endosser de telles responsabilités. Comment pourrais-​je en effet me vanter de ma force?” — Voir I Corinthiens 1:28-31; Phil. 4:13.

Quelqu’un qui est gravement handicapé peut-​il aider autrui? Oui, et ce fait devrait encourager tous ceux qui souffrent d’une infirmité physique. Une jeune personne a fait cette remarque: “J’apprécie beaucoup les nombreux détails captivants sur la vérité dont frère Henderson parsème ses commentaires et ses discours.” Un autre membre de la congrégation a dit: “Il est évident qu’Alex possède des trésors de connaissance qu’il est heureux de partager avec nous tous. (...) On est surpris de voir combien, malgré son handicap physique, il peut être zélé et encourageant.”

Qu’aucun chrétien infirme ne pense donc que ses efforts pour louer Jéhovah et édifier humblement ses compagnons sont inutiles! Un ancien a dit: “Il n’y a pas longtemps que frère Henderson se tient debout sur l’estrade. Avant, il parlait assis. (...) Eh bien, ce simple fait affermit ma foi et m’encourage, car je vois qu’un fidèle serviteur de Jéhovah, victime d’un grave accident qui l’a obligé à interrompre son service, a triomphé de son infirmité avec l’aide de l’esprit de Dieu.”

L’aide du Dieu qui n’oublie pas

Quelle que soit la nature des problèmes que le chrétien rencontre, il ne les surmontera qu’avec l’aide de Jéhovah. “D’où viendra mon secours?”, demanda le psalmiste. “Mon secours vient de Jéhovah, l’Auteur du ciel et de la terre.” (Ps. 121:1, 2). “Jéhovah m’a aidé à faire preuve de patience et d’endurance, affirme Alex. Il m’a apporté une aide pleine d’amour et m’a donné la force de rester intègre.” Janet ajoute: “Quand des problèmes se sont présentés, je les ai confiés à Jéhovah dans la prière, sans demander qu’il fasse un miracle, mais pour qu’il me montre simplement comment je devais réagir et comment je pourrais m’adapter à l’issue des événements, quelle qu’elle fût.” — I Pierre 5:6, 7.

Les chrétiens ne servent pas un Dieu oublieux. Jéhovah n’abandonne jamais ceux qui l’aiment de tout leur cœur, et il a placé devant eux la merveilleuse espérance de la vie éternelle (Ps. 94:14; Jean 3:16; II Pierre 3:13). C’est pourquoi, optimiste malgré son infirmité, Alex conclut sur cette exhortation:

“Ayez courage, ‘persévérez dans la prière’ et gardez la foi. Bientôt, les aveugles verront, les sourds entendront, la langue du muet poussera des cris de joie, et le boiteux, lui aussi, grimpera comme le cerf. Bien sûr, j’attends cette époque extraordinaire avec impatience. Mais pour l’instant, je trouve mon bonheur à servir Jéhovah, le Dieu qui n’oublie pas.” — Ps. 100:2; És. 35:5, 6; Rom. 12:12.

[Photo d’Alex Henderson, page 10]

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