Le livre “La vie éternelle” — Quelle bénédiction!
Comme le temps passe! Voilà déjà trois mois que nous avons le livre “La vie éternelle”!
Votre livre n’est pas resté fermé. Nous le savons, tout d’abord parce que nous avons commencé à l’étudier au sein de la congrégation, mais aussi parce qu’un certain nombre de frères nous ont écrit pour nous poser des questions à propos de plusieurs points qu’il contient. Vous vous êtes peut-être posé les mêmes questions. Voudriez-vous connaître les réponses? Considérons donc ensemble quelques-unes de ces questions, et analysons certaines des réponses faites par les frères du Béthel à l’occasion de discussions se rapportant à des points nouveaux et intéressants du livre.
Certains se sont demandé
Avez-vous remarqué qu’à la page 90 il est dit que si, pour racheter l’enfant Jésus Joseph paya les cinq sicles exigés par la Loi, il devint le père légal de Jésus? Cela voulait-il dire que Jéhovah n’était plus le vrai père de Jésus? Certainement pas. Souvenez-vous que lors du baptême de Jésus, Jéhovah dit: “Tu es mon Fils.” (Luc 3:22). Ainsi, le Tout-puissant était bien le père de Jésus. Toutefois, nous pensons que la déclaration faite dans l’Encyclopédie juive (angl.) vous intéresserait; voici ce que nous y lisons: “Tout Israélite est dans l’obligation de racheter son fils premier-né trente jours après la naissance de l’enfant. La mère est exemptée de cette obligation.” (Vol. 5, page 393.) (Nombres 18:15, 16). En conséquence, si la Loi fut observée dans le cas de Jésus, et il en fut probablement ainsi bien que la Bible ne le mentionne pas, c’est Joseph et non Marie qui devait payer les cinq sicles. En les payant, il se constituait légalement responsable de l’enfant que sa femme avait mis au monde. Bien que Jéhovah fût toujours le vrai père de Jésus, Joseph devint son père nourricier terrestre.
En étudiant chaque paragraphe, vérifiez-vous tous les versets cités mais non mentionnés? Nombre de frères le font et ils en sont abondamment bénis. Certains se sont demandé pourquoi, à la page 253, au beau milieu d’une discussion se rapportant aux privilèges de la femme au sein de la congrégation, on a cité I Corinthiens 7:1. Ce verset dit: “Et pour ce qui est des choses dont vous m’avez écrit, il est bon pour l’homme de ne pas toucher de femme.” Ce passage est cité pour appuyer un commentaire se trouvant dans la première phrase de ce paragraphe; nous lisons en effet: “Dans le genre de réunion de la congrégation auquel les Corinthiens avaient apparemment fait allusion dans leur lettre adressée à Paul, ...” Avant de faire un commentaire sur ce qui faisait l’objet de la lettre de Paul aux Corinthiens, le livre montre que l’apôtre répondait à un courrier que ceux-ci lui avait adressé, comme l’atteste I Corinthiens 7:1.
Si cette question vous troublait, vous vous demandez peut-être maintenant pourquoi vous n’avez pas saisi ce point. Cela nous arrive à tous, et met en évidence l’importance de lire attentivement ce qui est écrit et de vérifier les textes impliqués. Voici un autre exemple: Certains ont demandé si Paul fut nommé apôtre seulement douze années après sa conversion. La déclaration du livre qu’ils avaient présente à l’esprit était celle-ci: “Saul de Tarse, appelé Paul douze années après sa conversion, devint à coup sûr un vrai apôtre de Jésus-Christ.” (Page 166). Que se passa-t-il douze ans après la conversion de Saul? Il fut “appelé Paul”. Actes 13:9 est cité dans le paragraphe pour appuyer cette pensée. Comme le mentionne le paragraphe précédent du livre, Saul fut converti aux environs de l’an 35 de notre ère. Mais parlant d’un fait qui s’était produit vers l’an 47 de notre ère, soit douze années après la conversion de Saul, la Bible désigne pour la première fois l’apôtre sous le nom de Paul.
À propos de la postérité de la “femme” mentionnée dans Genèse 3:15, le livre dit ce qui suit à la page 60: “Environ 4 057 années après que Jéhovah Dieu eut annoncé [en 4 026 avant notre ère] qu’il susciterait un libérateur, la postérité de la femme, cette question [d’identification] avait été complètement résolue.” Mais à quel événement les 4 057 ans conduisirent-ils? Quand, en l’an 32 de notre ère, les disciples de Jésus, et plus particulièrement Pierre, le reconnurent comme “le Christ, le Fils du Dieu vivant”, l’identité de la postérité de la femme de Dieu était faite, et le mystère dévoilé. — Mat. 16:15-17.
Les excellentes illustrations ont-elles fait impression sur vous? Nous avons entendu de nombreux commentaires favorables à leur sujet. Une sœur fut particulièrement intéressée par l’image de la page 229. Souvenez-vous, elle représente un homme qui emmène son épouse chez lui, tandis que les autres personnes se groupent autour d’eux pour participer à la joie du mariage, certaines d’entre elles élevant des lampes. De quel mariage s’agit-il? Il s’agit de la représentation du mariage de la parabole se trouvant dans Matthieu 25:1-10 et mentionnée au paragraphe 19. Évidemment, la raison pour laquelle Cham est représenté à la page 326 avec une peau plus sombre a déjà été donnée dans le Courrier biblique du Bulletin 9/68, page 61; c’est parce que son nom signifie “basané” ou “brun”.
Vous rappelez-vous la succession d’images commençant au bas de la page 380 et se terminant en haut de la page 381? Elles représentent cinq hommes différents et deux groupes d’hommes, tous le visage tourné vers le ciel. Avez-vous identifié Abel, Noé, Abraham, Moïse, David, les apôtres et les témoins de Jéhovah des temps modernes? Tous les personnages dessinés dans le livre ne peuvent être identifiés d’une manière précise; toutefois, à la page 251, il y a une figure représentant Jésus prenant un repas avec ses douze apôtres, tandis qu’une femme lui essuie les pieds avec ses cheveux. Près de l’un des apôtres il y a une petite boîte avec une fente sur le dessus. De quel apôtre s’agit-il? C’est évidemment Judas Iscariot, qui “avait la cassette”; autrement dit il gardait l’argent des apôtres (Jean 12:1-7). De même, dans le dessin qui représente Jésus instituant le repas du soir du Seigneur, on remarque une place vide à table (Page 135). De quelle place s’agit-il? En effet, c’est là que Judas se trouvait durant le repas pascal. Une comparaison entre les textes de Matthieu 26:20-25 et Jean 13:21-30 révèle qu’il quitta Jésus avant que celui-ci instituât cette nouvelle célébration.
Bien que plusieurs frères aient posé des questions à ce sujet, il n’y a pas grand-chose à ajouter à ce qui est mentionné aux pages 163 à 167 concernant les apôtres Matthias et Paul. Ainsi que le dit le livre, Matthias fut choisi comme apôtre pour remplacer Judas Iscariot, par tirage au sort parmi le groupe d’environ 120 disciples. Que devint Matthias lorsque Saul fut directement choisi par Jésus? Nous n’en savons rien. Saul, ou Paul, était sans aucun doute apôtre (Gal. 1:1). Bien que d’autres hommes, comme Barnabas, aient été également appelés apôtres, Paul fut l’un des douze fidèles choisis par Jésus lui-même et non par tirage au sort (Actes 14:14; 26:12-18; Jean 17:12). Dans Révélation 21:14, il est question des “douze apôtres de l’Agneau”, mais leur nom n’est pas mentionné. Il est évident que Paul y était inclus, compte tenu particulièrement du fait qu’il avait été choisi par Jésus, et qu’il avait été employé pour édifier la congrégation de Dieu. Cela ne signifie pas que Matthias n’était pas l’un des douze apôtres lors de la Pentecôte de l’an 33 de notre ère.
Questions discutées au Béthel
Les matières du livre “La vie éternelle” ont-elles fait l’objet de discussions intéressantes dans votre congrégation ou dans votre famille? Cela a été le cas dans la famille du Béthel. Voulez-vous que nous partagions avec vous quelques-uns des commentaires qui ont été faits?
Une question que nous avons examinée avec beaucoup d’intérêt fut le baptême d’eau et sa signification. Ce qui nous incita à approfondir cette question, c’est le commentaire de la page 90 qui laisse entendre que même bébé, Jésus était voué à Dieu puisqu’il appartenait à une nation vouée. Quelle a été votre réaction en lisant cela?
Si nous revenons en arrière, nous voyons comment Jéhovah a agi d’une manière spéciale envers la postérité naturelle d’Abraham. Isaac et Jacob furent traités différemment parce qu’ils descendaient de la lignée de cette postérité à qui Dieu avait donné la Terre promise (Gen. 17:7, 8; 11:15-18). Cette promesse présente à l’esprit, Dieu racheta les Israélites d’Égypte, et les prit pour s’en faire une nation spéciale (Ex. 6:6, 7; Deut. 7:6-11; I Chron. 17:21, 22). Au mont Sinaï, ils contractèrent une alliance légale pour devenir une nation vouée à Dieu (Ex. 19:4-8; Josué 24:16, 17). Avez-vous songé à quelques-uns de ces points et réfléchi sur la raison pour laquelle les Juifs pouvaient être considérés comme une nation vouée? Une fois cette base établie, il est facile de comprendre pourquoi le baptême de Jésus n’était pas le symbole d’une offrande de soi récente, mais une présentation de soi-même pour faire la volonté de Dieu en temps voulu. — Héb. 10:7.
Nos discussions nous ont également aidés à comprendre comment ces choses affectaient les autres Juifs. Aussi longtemps que la Loi fut valide, ils étaient voués à Dieu. Mais que se passa-t-il lorsqu’elle fut accomplie en l’an 33 de notre ère? Comme cela avait été prédit dans Daniel 9:27, Jéhovah continua de traiter avec eux en tant que peuple favorisé et unique jusqu’en l’an 36 de notre ère, bien que le contrat légal ne fût plus effectif. Pendant trois ans et demi, il leur donna en exclusivité l’occasion d’être la postérité spirituelle d’Abraham. Durant cette période, le baptême de tout Juif voué se ferait en symbole d’une présentation pour faire la volonté de Dieu. Mais après l’an 36, les Juifs naturels furent mis sur le même pied d’égalité que les Gentils incirconcis, et ils devaient faire une offrande de soi individuelle et la symboliser par le baptême, s’ils voulaient être acceptés par Dieu. — Rom. 11:25, 32.
Avez-vous alors songé au baptême de Jean? Jusqu’à la Pentecôte de l’an 33, les Juifs pécheurs désirant faire la volonté de Dieu pouvaient se faire baptiser par Jean le Baptiste ou par les disciples de Jésus en symbole de leur repentance (Luc 3:3; Jean 3:22-26; 4:2). Après sa résurrection, Jésus dit à ses disciples de se faire baptiser en son nom. Ainsi, une fois que la congrégation chrétienne fut établie lors de la Pentecôte de l’an 33, le baptême à la manière de Jean-Baptiste n’était plus valable. Quiconque était baptisé “dans le baptême de Jean” devait se faire rebaptiser, comme ce fut le cas pour quelques Éphésiens. — Actes 19:3-5.
Ces choses ont-elles fait impression sur vous?
Ce livre abonde en faits intéressants et en commentaires sur des textes bibliques; que dire maintenant du thème développé par certains chapitres? Avez-vous médité sur les grandes idées que ce livre nous incite à cultiver, et sur la valeur inestimable de certains chapitres, qui nous permettront d’éclairer nos étudiants? Vous êtes-vous rendu compte que grâce à ce livre nous sommes mieux à même d’affronter l’avenir?
Prenez, par exemple, les chapitres qui soulignent la position biblique de neutralité. Il y a quelques années, nous avons eu de nombreux articles dans le Bulletin concernant la soumission relative aux “autorités supérieures”, mais quelle joie de revoir ce sujet! Et comme celui-ci est bien présenté dans le livre, où nous trouvons de nombreuses citations d’historiens célèbres! Chaque fois que nous étudierons ces chapitres, nous nous affermirons dans notre détermination d’agir conformément à la volonté de Dieu à ce sujet.
Avez-vous remarqué que dans un nombre sans cesse croissant de pays, des frères ont été éprouvés eu égard à cette question? Grâce à l’aide de Dieu, ils ont tenu ferme quand tout le monde a été incité à soutenir le parti dirigeant. Il leur fallait la foi et une connaissance complète de la position chrétienne à ce sujet. Et par la suite, quand des révolutions ont éclaté et que le parti de l’opposition est venu au pouvoir, la position de neutralité des frères les a protégés. Ils n’ont pas été tués ou emprisonnés comme nombre de personnes qui avaient fait de la politique. Étant donné l’accroissement du nationalisme, combien sommes-nous reconnaissants d’avoir reçu ce merveilleux livre, “La vie éternelle”, en ces temps critiques!
N’est-ce pas agréable de voir que la question vitale de la loi divine sur le sang est traitée d’une manière équilibrée et persuasive dans l’un des livres que chaque personne étudiera ou tout au moins lira avant le baptême? Nous pouvons ainsi aider les étudiants de la Bible à faire face à des situations soudaines et qui requièrent une décision rapide. Si maintenant nous rencontrons une personne dans le ministère du champ qui désire sincèrement connaître notre position sur cette question nous avons la réponse dans le livre.
De même, la personne avec qui nous étudions apprendra que Dieu a des exigences concernant le mariage et le divorce. Grâce au chapitre sur le mariage, l’étudiant verra qu’il ne peut pas simplement “penser” qu’il est marié légalement, mais que toute question relative à la légalité d’un divorce ou d’un mariage doit être réglée avant qu’il puisse devenir ministre de Dieu. Si nous croyons qu’un tel problème existe, nous pouvons examiner ce chapitre avec nos étudiants avant de les inviter à prendre part au service.
Lorsque nous parlons des points importants du livre, nous ne pouvons passer sous silence l’importance de développer le respect de l’autorité. Souvenons-nous que deux sortes d’autorité y sont mises en évidence: l’autorité gouvernementale du monde et l’autorité théocratique par l’intermédiaire de laquelle Dieu dirige son peuple.
Nous savons comment le respect pour l’autorité civile a aidé les témoins de Jéhovah à éviter d’être impliqués, même par curiosité, dans la violence et les émeutes en période de troubles. Notre conduite nous a souvent valu le respect des autorités. Ce livre peut également aider les nouveaux à apprendre à avoir une attitude biblique. En outre, ne nous fait-il pas comprendre la nécessité de respecter la manière dont les cieux nous dirigent? Les principes en vigueur aujourd’hui pour paître les congrégations par l’intermédiaire de serviteurs nommés seront appliqués dans le nouvel ordre (Ps. 45:16). Au lieu de regarder les imperfections humaines des serviteurs nommés, comprenons qu’ils sont “des dons en hommes”, choisis par l’esprit saint (Éph. 4:8, 11). Quel que soit le nombre d’années que nous servons Dieu, nous pouvons lui être reconnaissants de nous rappeler ces saines pensées.
Nous avons été heureux de vous écrire et de partager avec vous ces bonnes pensées. Il est probable qu’en étudiant ce livre personnellement et au sein de la congrégation, vous ayez trouvé ou trouverez d’autres points réjouissants. Il ne fait pas de doute qu’à mesure que vous continuerez de l’employer et de l’étudier, cet ouvrage sera pour vous une source de connaissances. Nous nous joignons à vous pour remercier Jéhovah d’avoir pourvu à cette bénédiction qu’est le livre “La vie éternelle”!