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JephtéAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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aurait été superflue puisqu’il est clairement spécifié que sa fille était vierge. Elle touche plutôt à l’accomplissement du vœu, ainsi que le montre la phrase qui précède: “Il accomplit à son égard son vœu qu’il avait fait.” En réalité, le récit fait valoir qu’après la réalisation du vœu de son père, elle demeura vierge. — Juges 11:39; voir la façon dont le texte est rendu par Dr, Glaire, Lemaistre de Saci, MN.
De plus, la fille de Jephté était visitée “d’année en année” par ses compagnes qui “s’en allaient faire son éloge”. (Juges 11:40.) (Le mot hébreu tânâh, utilisé ici, apparaît également en Juges 5:11, où il est rendu soit par “se mirent à raconter” [MN], par “célèbrent” [AC] ou par “publie”. [Lemaistre de Saci.] Un lexique hébraïque [Hebrew and Chaldee Lexicon de Davies] définit ce mot ainsi: “Répéter, raconter en détail.” En Juges 11:40, une version anglaise [AV] a rendu ce terme par “pleurer”, mais en mettant en note marginale “parler avec”.) Puisqu’elle servait au sanctuaire, probablement comme les autres Néthinim (“les donnés” voués au service du sanctuaire), elle pouvait faire beaucoup de choses. Les Néthinim étaient abatteurs de bois et puiseurs d’eau; ils effectuaient les travaux de réparation et sans doute quantité d’autres tâches en tant qu’assistants des prêtres et des Lévites. — Josué 9:21, 23, 27; Esdras 7:24; 8:20; Néh. 3:26.
LES ÉPHRAÏMITES S’OPPOSENT À JEPHTÉ
Les Éphraïmites, qui estimaient être la tribu dominante dans la partie nord d’Israël (qui comprenait Galaad), refusèrent par orgueil de reconnaître Jephté et cherchèrent à se justifier. Aussi trouvèrent-ils un mauvais prétexte pour expliquer pourquoi ils lui en voulaient. Ils avaient adopté la même attitude des années plus tôt, au temps du juge Gédéon (Juges 8:1). Ils prétendirent que Jephté n’avait pas fait appel à eux pour aller combattre les Ammonites et menacèrent de brûler sa maison sur lui. — Juges 12:1.
Jephté rétorqua qu’il leur avait demandé de venir, mais qu’ils avaient refusé de lui répondre. Il affirma: “Jéhovah les a [les Ammonites] livrés en ma main. Pourquoi donc êtes-vous montés contre moi, en ce jour, pour combattre contre moi?” (Juges 12:2, 3). Au sujet de l’armée de Jephté, les Éphraïmites dirent: “Des échappés d’Éphraïm, voilà ce que vous êtes, ô Galaad, à l’intérieur d’Éphraïm, à l’intérieur de Manassé!” (Juges 12:4). Peut-être ont-ils voulu discréditer ainsi Jephté en faisant allusion au fait que ses frères l’avaient chassé et qu’il s’était entouré d’“hommes désœuvrés”, sans emploi, des ‘fugitifs’.
Dans le combat qui s’ensuivit, les Éphraïmites furent battus et mis en déroute. Les hommes de Jephté les arrêtaient aux gués du Jourdain. Lorsque les fuyards d’Éphraïm essayaient de cacher leur identité, leur prononciation les trahissait. Quand on leur demandait de dire le mot “Schibboleth”, ils étaient incapables de prononcer le “sh” dur et ne parvenaient qu’à dire “Sibboleth”. Parce qu’ils s’étaient rebellés contre celui que Jéhovah avait désigné pour les sauver, quarante-deux mille d’entre eux perdirent la vie. — Juges 12:5, 6.
APPROUVÉ PAR DIEU
En I Samuel 12:11, Jephté est présenté comme un libérateur envoyé par Jéhovah, et, en Hébreux 11:32, il est associé à la “nuée de témoins” fidèles. — Héb. 12:1.
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JéphunnéhAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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JÉPHUNNÉH
{Article non traduit.}
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JérahAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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JÉRAH
{Article non traduit.}
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JérahméelAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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JÉRAHMÉEL
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JérahméelitesAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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JÉRAHMÉELITES
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JérèdAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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JÉRÈD
{Article non traduit.}
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JérémaïAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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JÉRÉMAÏ
{Article non traduit.}
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JérémieAuxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible
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JÉRÉMIE
(“Jéhovah ouvre [la matrice]” ou “Jéhovah exalte”).
1. Un des “grands prophètes”, fils de Hilkiah, prêtre d’Anathoth, ville sacerdotale située dans le territoire de Benjamin, à cinq kilomètres environ au nord-nord-est de Jérusalem (Jér. 1:1; Josué 21:13, 17, 18). Hilkiah, son père, n’était pas le grand prêtre du même nom, issu de la lignée d’Éléazar, mais il était vraisemblablement de la lignée d’Ithamar et descendait peut-être d’Abiathar, le prêtre que Salomon destitua de ses fonctions sacerdotales. — I Rois 2:26, 27.
DÉSIGNÉ COMME PROPHÈTE
Jérémie était un jeune homme quand Jéhovah l’appela pour être prophète en 647 avant notre ère, dans la treizième année du règne de Josias, roi de Juda (659-628 av. n. è.). Jéhovah lui déclara: “Avant que je te forme dans le ventre, je t’ai connu, et avant que tu sortes de la matrice, je t’ai sanctifié. Je t’ai fait prophète pour les nations.” (Jér. 1:2-5). Il est donc l’un des rares hommes dont la naissance devait quelque chose à Jéhovah en ce sens qu’il intervint par un miracle ou par la providence, afin de les employer à un service spécial. Isaac, Samson, Samuel, Jean le Baptiseur et Jésus sont au nombre de ces hommes. — Voir PRÉCONNAISSANCE, PRÉDESTINATION.
Lorsque Jéhovah l’appela, Jérémie laissa voir par sa réponse qu’il manquait d’assurance. Il dit: “Hélas! ô Souverain Seigneur Jéhovah! Voici, je ne sais vraiment pas parler, car je ne suis qu’un garçon.” (Jér. 1:6). Si l’on considère la hardiesse et la fermeté de Jérémie pendant son ministère prophétique, ses paroles montrent bien que la force exceptionnelle dont il fit preuve n’était pas la sienne propre, mais venait de ce qu’il s’appuyait totalement sur Jéhovah. Son Dieu était véritablement avec lui, “comme un personnage puissant et terrible”, faisant de Jérémie “une ville fortifiée, et une colonne de fer, et des murailles de cuivre, contre tout le pays”. (Jér. 20:11; 1:18, 19.) Le prophète était si réputé pour son courage et sa hardiesse que, lorsque Jésus était sur la terre, certains Juifs prirent celui-ci pour Jérémie ressuscité. — Mat. 16:13, 14.
SÉVÈRE MESSAGE DE CONDAMNATION
Aujourd’hui encore, les lamentations ou les plaintes sont appelées des “jérémiades”. Mais cette expression donne une image fausse de Jérémie. Il n’était pas lui-même un perpétuel geignard. Au contraire, il fit montre d’amour, de considération et de compassion, ainsi que d’une grande maîtrise de soi et d’une magnifique endurance. La conduite de son peuple et les châtiments que s’attira celui-ci lui causèrent une profonde tristesse. — Jér. 8:21.
En réalité, c’est Jéhovah qui se plaignait à bon droit de Juda, et Jérémie avait pour devoir d’en informer sans cesse le peuple, ce qu’il fit. Il faut également se rappeler qu’Israël, la nation de Dieu, dans des relations d’alliance avec lui, était sous sa loi. Or, elle l’enfreignait gravement. Les condamnations que Jéhovah formula par l’entremise de Jérémie étaient solidement étayées par la Loi, à laquelle celui-ci se rapporta maintes fois. Il souligna la responsabilité des princes et du peuple, leur rappelant en quelles circonstances ils avaient violé cette Loi. À maintes reprises, Jéhovah attira l’attention sur les avertissements qu’il avait donnés par l’intermédiaire de
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