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  • Ministre itinérant
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La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1975
w75 15/7 p. 429-431

Ministre itinérant

Raconté par Angelo Cantazaro

JE SUIS ministre itinérant depuis 1947. Cette année-​là, la Société Watchtower m’a nommé surveillant de circonscription ou ministre itinérant, fonction qui consiste à visiter les congrégations des témoins de Jéhovah, afin de les fortifier et de les encourager. Il y a environ deux mille ministres itinérants dans toutes les parties du monde. J’aimerais vous parler de notre activité.

Disons tout de suite que nous voyageons beaucoup. Mon service m’a conduit dans quarante-deux États des États-Unis en commençant par la Géorgie. Puisque nous voyageons tant, vous vous demandez sans doute où nous logeons.

NOUS HABITONS CHEZ DE NOMBREUX AMIS

Ma femme et moi logeons chez nos frères chrétiens qui nous offrent joyeusement l’hospitalité. Dans de grandes villes, il nous arrive souvent de loger chez des témoins qui ne disposent que de trois pièces. Ils insistent fréquemment pour que nous occupions leur chambre, tandis qu’ils dorment sur un canapé.

Une fois, nous avons logé chez une de nos sœurs chrétiennes dont le mari n’était pas témoin de Jéhovah, mais Juif. Il fut impressionné de nous voir si heureux alors que nous ne recevions pas de salaire, comme c’est le cas du clergé de la chrétienté. Dans cette petite ville de Portsmouth, dans l’Ohio, il y avait une communauté juive. Un rabbin venait conduire le service religieux, mais il exigeait 75 dollars (environ 350 francs français) pour chaque service d’une heure. En plus, il recevait les dons offerts à cette occasion.

C’est pourquoi cet homme avait du mal à croire que non seulement nous logions chez des particuliers, mais que nous effectuions notre service sans être payés. Chaque jour il me demandait de lui parler de notre activité de maison en maison. Il répéta plusieurs fois qu’il savait que son rabbin travaillait pour de l’argent, mais pas par amour pour Dieu et pour la congrégation juive.

Quand vint le jour où je devais prononcer le discours public, cet homme me demanda : “N’allez-​vous pas m’inviter à venir écouter votre sermon ?” Il est venu l’écouter et depuis il assiste régulièrement aux réunions des témoins de Jéhovah.

Il nous arrive parfois d’être hébergés par des personnes qui ne sont pas témoins de Jéhovah, mais qui s’intéressent au message de la Bible. Nous avons vécu une semaine dans une telle famille à Ardmore, dans l’Oklahoma. Le mari et la femme fumaient beaucoup et lisaient tard dans la nuit. La fumée de leurs cigarettes pénétrait dans la chambre où nous dormions et nous réveillait dans la nuit. Cependant, avant que nous les quittions le matin et à notre retour le soir, ils nous posaient de nombreuses questions bibliques.

À l’assemblée qui fut organisée six mois plus tard, ces personnes étaient parmi les candidats au baptême. Ils ne fumaient plus et, devenus des chanteurs de louange à Jéhovah, ils se sentaient beaucoup mieux. Durant notre séjour chez eux, cet homme et sa femme avaient été vivement impressionnés par notre confiance en Jéhovah et par le fait que nous faisions toujours appel à la Bible pour donner la solution aux problèmes de la vie.

LA PRÉDICATION DE LA BONNE NOUVELLE

Quand nous visitons une congrégation de témoins de Jéhovah, mon travail ne consiste pas seulement à donner des discours bibliques. Je passe une grande partie de mon temps à prêcher de maison en maison en compagnie de mes frères chrétiens. Je peux leur faire profiter de mon expérience, mais je reçois aussi de grands bienfaits en observant les méthodes qu’ils utilisent pour faire pénétrer le message biblique dans le cœur des personnes sincères. Nous retirons donc les uns et les autres des bienfaits de cette activité chrétienne.

J’ai participé à la prédication avec des témoins de tout âge. Récemment, j’ai prêché en compagnie d’une chrétienne de quatre-vingt-treize ans qui est dans le service à plein temps. J’ai aussi effectué ce ministère avec un enfant de quatre ans. Je disais aux gens que ce petit garçon apprenait à devenir prédicateur et qu’il avait quelque chose à leur dire. Il leur tendait alors une feuille d’invitation et les invitait à venir écouter un discours biblique.

Quand nous parlons aux gens du Royaume de Dieu et de l’établissement prochain d’un nouveau système de choses juste, nous entendons souvent cette remarque : “Pourquoi le clergé ne nous a-​t-​il pas appris ces choses ?” J’ai rencontré beaucoup de personnes qui ont reconnu que leur prêtre, leur pasteur ou leur rabbin ne leur avait pas donné une espérance solide. Elles se plaignent souvent que tous les ecclésiastiques semblent s’intéresser à l’argent et à leur confort personnel. Ces gens sont impressionnés de voir que nous leur apportons gratuitement la Parole de Dieu et une merveilleuse espérance.

Comme nous voyageons beaucoup, nous parlons à des gens de toutes catégories. Nous devons donc faire preuve de discernement afin d’utiliser la meilleure méthode pour les aider. Nous jugeons souvent préférable de leur poser quelques questions pour qu’ils s’expriment. Mais toutes les personnes ne sont pas disposées à entrer dans la conversation. Par exemple, nous avons prêché dans une réserve indienne. Si les Indiens ne parlent pas beaucoup, ils observent. Nous nous sommes aperçus que la meilleure façon de les aider consistait à être aimables avec eux et à leur laisser entendre que nous nous intéressions sincèrement à eux. Ils se sont vite rendu compte que les témoins n’ont pas de préjugés concernant la race ou la nationalité des gens, mais qu’ils les respectent tous.

En revanche, certaines personnes désirent exprimer spontanément leur point de vue. Elles nous en voudraient si nous leur posions des questions sans leur donner ensuite la possibilité d’émettre leurs pensées. Par exemple, j’ai rencontré un médecin avec qui j’ai parlé de la décadence morale à notre époque. Comme je lui demandais si d’après lui il y avait une solution, il a exposé son point de vue pendant un certain temps sans que je parle beaucoup. Quand il eut terminé, je me suis aperçu que nous avions certaines pensées communes. Vers la fin de notre entretien il m’a dit avoir particulièrement apprécié que mon compagnon et moi lui ayons donné la possibilité de s’exprimer. Il accepta quatre imprimés bibliques, et des dispositions furent prises pour lui rendre une nouvelle visite.

Nous nous sommes rendu compte que dans les grandes villes, comme New York, les gens ont peur et ouvrent rarement leur porte aux étrangers. Cependant, nous nous efforçons de leur transmettre quelques pensées bibliques à travers la porte ou le judas, si cela est possible. Ils nous voient, mais nous ne les voyons pas, à l’exception peut-être de leur œil.

Un jour, une dame, à qui j’avais parlé ainsi à travers le judas, m’a répondu qu’elle appréciait ce que je lui avais lu dans la Bible, mais qu’elle ne voulait pas m’ouvrir la porte. Toutefois, elle désirait acquérir l’imprimé biblique que je lui offrais. Elle me demanda donc de le mettre dans la boîte aux lettres. Quand nous sommes revenus un peu plus tard, le livre n’y était plus, mais il y avait une contribution à la place.

NOS FINANCES

Les gens me demandent souvent comment est financée notre œuvre et comment je vis moi-​même. Comme l’œuvre des premiers chrétiens, celle des témoins est financée grâce aux dons volontaires de tous. La plupart des témoins de Jéhovah subviennent à leurs propres besoins grâce à un travail profane. En tant que surveillant de circonscription, ministre à plein temps, je reçois de la Société Watchtower, si je la lui demande, une allocation mensuelle de 7 dollars pour mes dépenses personnelles, et chaque année une autre, modeste, pour acheter des vêtements. Mais nous ne manquons de rien, car nos frères chrétiens sont hospitaliers et bons. À l’exemple de l’apôtre Paul, nous nous contentons de la nourriture, du vêtement et du logement. — I Tim. 6:8.

Un jour, à Indianapolis, tous nos vêtements nous ont été volés dans notre voiture fermée à clé que nous avions laissée dans un parking. Mais nous n’avons pas été laissés dans le dénuement. Avec amour nos frères ont veillé à ce que nous soyons convenablement vêtus.

Une autre fois, j’ai été interrogé à la radio par un présentateur qui cherchait souvent à ridiculiser les gens qui participaient à cette émission. Après que je lui eus dit que je recevais (à l’époque) une allocation mensuelle de 5 dollars, il m’a déclaré, en montrant mon costume : “Je ne pourrais pas m’offrir un costume comme celui-là si je gagnais 5 dollars par mois.”

“Eh bien, ai-​je alors expliqué, le costume, les chaussures, la chemise, la cravate, — tout cela m’a été offert par mes chers frères et sœurs chrétiens qui connaissent bien notre activité. Nous n’avons rien demandé, mais comme le dit la Bible, ‘l’ouvrier mérite son salaire’.” (I Tim. 5:18). Après que je lui eus expliqué que nous participions à cette activité par amour pour nos semblables, le présentateur déclara que les ecclésiastiques, y compris les rabbins, n’en faisaient pas autant.

Quand on me pose des questions de ce genre, j’ai souvent la possibilité d’expliquer qu’en tant que témoins de Jéhovah nous n’avons pas pour but de gagner de l’argent. Nous voulons aider nos semblables à connaître Jéhovah et à obtenir sa faveur.

DES JOIES QU’ON NE PEUT ACHETER

Nous apprécions tout ce que nos frères chrétiens ont fait et font encore pour nous. Toutefois, si nous effectuons cette œuvre, c’est avant tout parce que Jéhovah nous l’a ordonné et par amour pour lui. En échange, nous recevons des biens beaucoup plus précieux que l’argent : la joie et la satisfaction de savoir que nous faisons ce que Dieu demande de nous.

On me demande parfois ce que j’apprécie surtout dans mon activité de surveillant de circonscription ou de district. Je crois que l’une de mes plus grandes joies est de voir que Jéhovah bénit notre œuvre. Si, au lieu de nous tourmenter parce que quelque chose n’est pas fait comme nous l’aimerions, nous cherchons la direction et la bénédiction de Dieu, il nous bénira et fera croître notre œuvre (I Cor. 3:6, 7). Observer cette croissance nous procure une joie et une satisfaction profondes.

Bien sûr, l’hospitalité chaleureuse de nos frères chrétiens est aussi une source de grande joie. Quelle autre activité, pour laquelle vous parcourriez pratiquement tous les États-Unis, vous permettrait de bénéficier de la même chaleur, de la même bienveillance et de la même hospitalité ? Où que nous allions dans ces quarante-deux États, nous trouverons dans chaque ville des témoins de Jéhovah qui nous accueilleront chaleureusement et nous hébergeront pour la nuit.

Nous avons aussi le bonheur de faire la connaissance de nombreux frères et sœurs chrétiens qui sont fidèles à Jéhovah depuis très longtemps. Beaucoup sont restés attachés à Jéhovah et à son organisation malgré bien des épreuves. Ils sont un exemple très encourageant pour nous. Il est également très agréable de voir de nombreux nouveaux disciples, des “brebis”, venir à l’organisation de Jéhovah dans les territoires que noua visitons. Le fait de pouvoir les aider dans une certaine mesure à faire des progrès spirituels est une belle récompense pour nous.

Il est vrai que notre activité ne nous permet pas de nous installer bien longtemps en un même endroit, mais mon service de ministre itinérant m’a procuré d’immenses joies que l’on ne peut acheter.

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