Coup d’œil sur le monde
Message du pape à l’ONU
“En s’associant à la célébration du 40e anniversaire de l‘entrée en vigueur de la charte des Nations Unies signée à San Francisco, le Saint-Siège désire réaffirmer son soutien moral et son offre de collaboration aux nobles objectifs que ‘les peuples des Nations Unies’ se sont fixés au lendemain du deuxième conflit mondial (...). Le Saint-Siège, vous le savez, écrit le pape, a considéré l’Organisation des Nations Unies, dès son commencement, comme une institution irremplaçable dans la phase actuelle de l’histoire de l’humanité. Mon prédécesseur Paul VI n’hésitait pas à voir en elle ‘le chemin obligé de la civilisation moderne et de la paix mondiale’, allant jusqu’à l’appeler ‘l’ultime espoir de la concorde et de la paix’.”
Rappelant l’encyclique Pacem in terris, qui défendait l’institution d’une autorité publique de compétence universelle œuvrant au bien commun universel, Jean-Paul II poursuit à l’adresse du président de l’Assemblée générale des Nations Unies: “Votre Organisation paraît réunir toutes les conditions pour constituer d’une manière de plus en plus efficace cette autorité régulatrice nécessaire.” Et d’ajouter plus loin: “Le Saint-Siège ne saurait trop encourager les Nations Unies à intensifier ce rôle de service de la paix qui est leur raison d’être.”
En accordant ainsi sa pleine confiance à une pluralité de gouvernements regroupés au sein des Nations Unies, le pape fait fi une nouvelle fois du Royaume de Dieu, le seul gouvernement en mesure d’apporter la paix et la sécurité véritables sur la terre.
Jouer avec l’enfant à naître
‘Jouez avec votre enfant à travers le ventre, même au début de votre grossesse.’ C’est le conseil donné par Frans Veldman, un scientifique hollandais. La revue médicale allemande Selecta a reproduit les déclarations de ce chercheur pour qui le fait de parler ou de chanter des chansons à un enfant l’amène à réagir dans le sein de sa mère. Veldman affirme par exemple que si la mère invite son enfant à réagir, en ayant des gestes affectueux, le bébé se dirigera instinctivement vers ses mains pour s’y blottir. L’article encourageait aussi le père à jouer avec son enfant, pour renforcer ses relations avec le bébé à naître.
Les faucons d’aéroports
Quatorze rapaces viennent de s’installer aux abords des pistes de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris. Ces oiseaux en service commandé ont pour mission de traquer les autres volatiles (ramiers, corbeaux, étourneaux, etc.) qui percutent les avions en train de décoller. On enregistre en effet 400 mouvements d’avions par jour sur cet aéroport où plusieurs appareils ont dû déjà freiner en catastrophe ou revenir se poser peu après le décollage, l’un de leurs réacteurs ayant été mis hors d’usage par l’absorption d’un volatile de quelques centaines de grammes. En une seule année, Air Inter, la compagnie intérieure française, a dépensé neuf millions de francs en réparations consécutives à des collisions entre oiseaux d’acier et oiseaux en chair et en plumes. On comprend donc l’intérêt de cette expérience. Les faucons restent en l’air, tant que l’avion risque d’entrer en collision avec un oiseau. Lorsque le danger est écarté, le fauconnier rappelle son animal en faisant tournoyer un leurre ou en utilisant le microémetteur placé sur une plume de la queue de l’oiseau. Sur l’aéroport de Toulouse, où une expérience semblable a été menée il y a deux ans, le nombre de collisions entre avions et oiseaux a diminué de 75 pour cent grâce à la présence de fauconniers.
Un air antique
De quoi l’air était-il formé il y a 46 siècles? C’est ce que les scientifiques espèrent découvrir en pénétrant dans une chambre souterraine située sur le côté sud-ouest de la Grande pyramide de Guizèh. On suppose que cette pièce de 29 mètres de long, recouverte par des dalles de calcaire dont l’épaisseur varie de 1,20 mètre à 1,80 mètre, abrite une embarcation funéraire destinée à l’‘âme’ du pharaon Chéops. C’est en 1954 que l’on a découvert dans une salle voisine (à environ 4 mètres de là) un navire en bois de 40 mètres de long, très bien conservé et qui est aujourd’hui exposé dans un musée spécialement construit à son intention. Les deux salles situées à une profondeur de 9 mètres et qui sont recouvertes de trois mètres de remblai ont été protégées des voleurs et des ravages du temps. On pense que la deuxième salle est identique à la première, en ce sens qu’elle est scellée hermétiquement par du gypse, l’air de la pièce étant ainsi emprisonné. On aura recours à la technologie spatiale pour pénétrer dans la salle sans y introduire l’air extérieur. Cette expérience permettra aux scientifiques de mesurer les taux de gaz carbonique et d’oxyde de carbone de l’air emprisonné, puis de les comparer avec les données enregistrées de nos jours, faisant peut-être ainsi la lumière sur la question du réchauffement de la planète, thème défendu par certains scientifiques.
Le plus grand télescope
Le mont Mauna Kea sur l’île d’Hawaii abritera prochainement le plus grand télescope du monde. Cette montagne haute de 4 000 mètres a été choisie parce qu’elle offre des conditions d’observation astronomique vraiment exceptionnelles. Les travaux ont commencé en septembre 1985, et le prix total du projet est estimé à près de 700 millions de francs français. Le miroir d’un diamètre de 10 mètres dépassera de plus de 4 mètres les dimensions du plus grand télescope construit à ce jour et situé en territoire soviétique. Étant donné qu’il est impossible de construire en une seule pièce un miroir d’une telle dimension, le miroir du télescope du mont Mauna Kea sera donc un assemblage de plusieurs éléments, chaque élément disposant d’un système indépendant de réglage.
Une volte-face
“Avant la Seconde Guerre mondiale, les consommateurs américains évitaient d’acheter des produits japonais, alléguant que les Japonais ne pratiquaient pas de contrôle de qualité sur leur production”, précise la revue Parade Magazine. “Aujourd’hui, 45 ans plus tard, les Japonais soutiennent que la même critique s’applique à présent sur certains produits fabriqués en Amérique.” L’excédent commercial du Japon avec les États-Unis a atteint l’an dernier 296 milliards de francs français. “En 1985, précise la revue Parade, les Japonais vendront plus de 2,2 millions d’automobiles aux États-Unis, tandis que les ventes de voitures américaines sur le marché japonais n’atteindront pas 2 000 unités.”
L’après-vie
Le professeur Pierre Rabischong de la faculté de médecine de Montpellier s’est exprimé récemment sur ce sujet. Voici quelques-uns de ses propos: “Pour un anatomiste, la mort, c’est la fin totale d’un individu. (...) Le coma n’est pas la mort. C’est un état de perturbation psychique qui fait que la conscience est occultée pendant un certain temps, mais ce n’est pas du tout la mort, qui est vraiment le néant. De ce fait, tout ce qui est dit ou écrit sur les témoignages d’une vie après la mort par les personnes en état de coma, n’a, à mon avis, aucune valeur scientifique. (...)
“Je crois qu’on peut être conduit, avec les progrès de la science, non pas à imaginer que le hasard puisse être à l’origine du système vital, mais au contraire qu’il existe effectivement un ‘constructeur’. (...) Si l’on se place sur un plan d’observation scientifique, indépendamment de toutes considérations intellectuelles, on ne peut avoir de preuves objectives de la vie après la mort. Mais on peut dire que la probabilité la plus valable est d’imaginer qu’il y ait une survie à une époque indéterminée, que nous ne pouvons connaître. (...) La seule chose que l’on puisse dire, c’est que s’il y a recréation d’un individu qui a eu un passé, une vie, des actions, cela veut dire qu’il gardera son identité d’individu. Si nous sommes recréés et que nous ne sommes plus nous-mêmes, ça ne nous intéresse guère qu’il y ait ou non une survie.
“Ce qui me fait pencher en faveur des hypothèses pour la survie, c’est ce que la biologie révèle: tout est prévu, dans un plan qui nous échappe, pour l’exaltation de l’individu.”
Chirurgie sans apport sanguin
Deux quotidiens du midi de la France (Le soir et Le Méridional) ont signalé les temps forts d’un colloque tenu à Nice en novembre dernier par l’AMS (Association médico-scientifique) sur le thème: “La chirurgie sans utilisation du sang est-elle possible?” L’un des intervenants, le professeur Vincent Dor, responsable du service de chirurgie cardio-vasculaire du CHU de Nice, a présenté un exposé concluant accompagné d’un vidéofilm sur une intervention à cœur ouvert. Le professeur Dor a démontré qu’il est tout à fait possible d’opérer sans transfusion sanguine, à condition d’y être bien préparé, c’est-à-dire connaître son malade, comprendre sa motivation, disposer d’une équipe médicale et anesthésique rompue à ce type d’opération.
Au cours d’une intervention très remarquée, Maître Philippe Goni, avocat à la Cour de Rennes a souligné la nécessité pour les médecins comme pour les malades d’être informés sur leurs droits et devoirs respectifs.
La presse a noté la présence fort nombreuse de juristes et de médecins Témoins de Jéhovah venus des quatre coins de France pour confronter leurs idées et leurs méthodes avec les autres praticiens ayant répondu à l’invitation de l’AMS. Comme le soulignait Le Soir, “on retiendra de cette première rencontre avec l’‘AMS’ que médecins, chirurgiens et juristes, toutes convictions et croyances confondues, ont pris le temps de réfléchir ensemble sur les moyens permettant de traiter le mieux possible le malade, tout en respectant sa volonté, à commencer par le choix du praticien et de l’acte!”.
Un navigateur-robot
Le rêve de tout automobiliste est sur le point d’être exaucé. Une firme européenne vient en effet de concevoir un automate navigateur capable de conseiller l’itinéraire le plus astucieux, et de signaler le moindre bouchon et les déviations. Ce système de navigation comporte un lecteur de disques pour déchiffrer les cartes géographiques stockées sur compact disc. (Un seul disque suffira à contenir la cartographie détaillée d’un pays comme la France.) L’ordinateur de bord traite ensuite ces informations au moyen d’un “localisateur” qui détermine à tout moment l’endroit où se trouve la voiture. Un autoradio intégré au système capte toutes les informations concernant la circulation. En tenant compte de ces éléments, l’ordinateur affiche sur l’écran le meilleur itinéraire possible en fonction du parcours préalablement choisi. La commercialisation d’un tel système est prévue dans deux ans.