BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE Watchtower
Watchtower
BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE
Français
  • BIBLE
  • PUBLICATIONS
  • RÉUNIONS
  • w16 octobre p. 3-7
  • Je me suis efforcé de suivre de beaux exemples

Aucune vidéo n'est disponible pour cette sélection.

Il y a eu un problème lors du chargement de la vidéo.

  • Je me suis efforcé de suivre de beaux exemples
  • La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah (étude) 2016
  • Lire dans la La Tour de Garde (français facile)
  • Intertitres
  • Document similaire
  • DE BEAUX EXEMPLES
  • NOUVEAU DÉMÉNAGEMENT
  • DES INVITATIONS EXALTANTES
  • NOUVELLE MISSION
  • ADAPTATION À D’AUTRES CHANGEMENTS
  • AUTRE INVITATION ENTHOUSIASMANTE
  • J’ai laissé Jéhovah tracer mon sentier
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah (étude) 2022
  • Maintes raisons d’être reconnaissant
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah 1962
  • Je n’ai jamais cessé d’apprendre
    La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah (étude) 2024
  • Annuaire des Témoins de Jéhovah 1989
    Annuaire 1989 des Témoins de Jéhovah
Plus…
La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah (étude) 2016
w16 octobre p. 3-7

BIOGRAPHIE

Je me suis efforcé de suivre de beaux exemples

Par Thomas McLain

« Sais-​tu quel âge j’ai ? ai-​je demandé. — Je sais exactement quel âge tu as », a répondu Izak Marais, qui m’appelait au Colorado depuis Patterson (État de New York). Qu’est-​ce qui nous a amenés à avoir cette conversation ?

Thomas et Bethel McLain

JE SUIS né le 10 décembre 1936 aux États-Unis, à Wichita (Kansas). J’étais l’aîné de quatre enfants. Mes parents, William et Jean, étaient de fidèles adorateurs de Jéhovah. Papa était serviteur de congrégation, comme on appelait alors le responsable de la congrégation. Maman a appris les vérités bibliques par sa mère, Emma Wagner. Emma les a enseignées à de nombreuses personnes, dont Gertrude Steelea, qui a été missionnaire plusieurs années à Porto Rico. J’étais donc entouré de beaux exemples.

DE BEAUX EXEMPLES

Le père de Thomas McLain proposant des revues au coin d’une rue

Mon père proposant les revues au coin d’une rue.

Un samedi soir, alors que j’avais cinq ans, j’accompagnais mon père qui proposait les revues La Tour de Garde et Consolation (aujourd’hui, Réveillez-vous !) à des passants dans la rue. À l’époque, le pays était plongé dans la Seconde Guerre mondiale. Un médecin ivre a injurié mon père pour sa neutralité, le traitant de lâche et de tire-au-flanc. Approchant son visage tout près de celui de mon père, il lui a lancé : « Pourquoi tu ne me frappes pas, espèce de poule mouillée ! » J’avais peur, mais j’étais tellement fier de mon père. Il a simplement continué de proposer les revues à la foule qui s’était formée. Puis un soldat est passé à proximité, et le médecin lui a crié : « Regardez-​moi ce lâche, faites quelque chose ! » Voyant que l’homme était ivre, le soldat lui a dit : « Rentrez chez vous et dessoûlez-​vous ! » Les deux sont partis. Avec le recul, je remercie Jéhovah d’avoir donné du courage à mon père. En fait, il possédait alors à Wichita deux salons de coiffure pour hommes, et le médecin était un de ses clients !

Thomas McLain avec ses parents dans les années 40

Avec mes parents, en route pour une assemblée à Wichita, dans les années 40.

Quand j’avais huit ans, mes parents ont vendu leur maison et leurs boutiques, se sont construit un petit mobile home, et sont partis dans le Colorado, là où il y avait besoin de renfort. Nous nous sommes installés près de Grand Junction, où mes parents étaient pionniers tout en étant cultivateurs et éleveurs à temps partiel. Grâce à la bénédiction de Jéhovah et à leur zèle, une congrégation a vu le jour. Le 20 juin 1948, papa m’a baptisé, moi et d’autres, dans un ruisseau de montagne. Parmi eux, il y avait Billie Nichols et sa femme, qui effectueraient le service de la circonscription, suivis plus tard de leur fils et de leur belle-fille.

Nous fréquentions beaucoup de Témoins très investis dans l’œuvre du Royaume, avec qui nous avions des discussions spirituelles stimulantes. Il y avait par exemple la famille Steele : Don et Earlene, Dave et Julia, et Si et Martha, qui m’ont grandement influencé. Ils m’ont montré qu’accorder la priorité au Royaume donne un sens à la vie et rend vraiment joyeux.

NOUVEAU DÉMÉNAGEMENT

Quand j’avais 19 ans, Bud Hasty, un ami de la famille, m’a demandé de partir comme pionnier avec lui dans le sud des États-Unis. Le surveillant de circonscription nous a indiqué Ruston (Louisiane), où un certain nombre de Témoins étaient devenus inactifs. Il nous a dit de tenir toutes les réunions chaque semaine, quelle que soit l’assistance. Nous avons trouvé un lieu convenable et l’avons aménagé. Pendant un temps, nous étions les deux seuls assistants ! À tour de rôle, l’un de nous présentait l’exposé, et l’autre répondait à toutes les questions. Si une démonstration était prévue, il y avait deux personnes sur l’estrade, et aucun assistant ! Puis une sœur âgée a commencé à venir. Finalement, des étudiants de la Bible et des inactifs nous ont rejoints. Sous peu, nous avions une congrégation prospère !

Un jour, Bud et moi avons rencontré un pasteur de l’Église du Christ, qui a évoqué des versets que je ne connaissais pas bien. Un peu secoué, j’ai réfléchi plus attentivement à mes croyances. Pendant une semaine, j’ai veillé jusque tard pour trouver les réponses aux questions qu’il avait soulevées. Cela m’a beaucoup aidé à m’approprier la vérité. J’étais impatient de retomber sur un pasteur.

Peu après, le surveillant de circonscription m’a demandé d’aller aider la congrégation d’El Dorado (Arkansas). De là, je suis souvent retourné dans le Colorado pour me présenter devant le conseil de révision. Une fois, alors que je faisais le voyage avec des amis pionniers, j’ai eu un accident au Texas et ma voiture était bonne pour la casse. Nous avons appelé un frère, qui nous a emmenés chez lui puis à la réunion. Informée de notre mésaventure, la congrégation nous a aimablement apporté une aide financière. De plus, le frère a vendu ma voiture pour 25 dollars.

Nous avons pu nous faire accompagner jusqu’à Wichita, où un autre ami de la famille, Everidge McCartney, qu’on surnommait « Doc », était pionnier. Frank et Francis, ses fils jumeaux, qui étaient et sont toujours parmi mes meilleurs amis, m’ont vendu leur vieille voiture pour 25 dollars, exactement le prix de mon épave. C’était la première fois que je voyais clairement Jéhovah pourvoir à l’un de mes besoins parce que je donnais la priorité aux intérêts du Royaume. Lors de mon séjour, les McCartney m’ont présenté à une charmante sœur, Bethel Crane. Sa mère, Ruth, une sœur zélée de Wellington (Kansas), est restée pionnière jusqu’à plus de 90 ans. J’ai épousé Bethel en 1958, moins d’un an après notre rencontre, et elle s’est jointe à moi dans le service de pionnier, à El Dorado.

DES INVITATIONS EXALTANTES

Après avoir réfléchi aux beaux exemples de notre enfance, nous avons décidé d’accepter toute invitation de l’organisation de Jéhovah. On nous a nommés pionniers spéciaux à Walnut Ridge (Arkansas). En 1962, nous avons eu l’immense joie d’être invités à faire partie de la 37e classe de Guiléad. Don Steele y était aussi, pour notre plus grand plaisir. Après la remise des diplômes, Bethel et moi avons été affectés au Kenya, à Nairobi. Nous avons quitté New York avec une boule dans la gorge, mais la joie a pris le dessus quand nos frères et sœurs nous ont accueillis à l’aéroport !

Thomas et Bethel McLain avec Mary et Chris Kanaiya à Nairobi (Kenya)

En prédication à Nairobi, avec Mary et Chris Kanaiya.

Nous avons vite été conquis par le Kenya et la prédication dans ce pays. Nos premiers étudiants qui ont progressé étaient Chris et Mary Kanaiya. Ils sont encore aujourd’hui dans le service à plein temps au Kenya. L’année suivante, on nous a demandé de partir pour Kampala, en Ouganda. Nous y étions les premiers missionnaires. C’était une époque passionnante : beaucoup avaient le vif désir d’apprendre les vérités bibliques et sont devenus nos frères. Après trois ans et demi en Afrique, nous sommes rentrés aux États-Unis, car nous allions être parents. Le jour où nous avons quitté l’Afrique, nous avions à nouveau une boule dans la gorge, mais cette fois-​ci la sensation était bien plus forte qu’au départ de New York. Nous nous étions attachés aux Africains et espérions revenir un jour.

NOUVELLE MISSION

Nous nous sommes installés dans l’ouest du Colorado, où habitaient mes parents. Peu après est arrivée notre première fille, Kimberly, suivie 17 mois plus tard de Stephany. Prenant très au sérieux notre nouvelle mission de parents, nous nous sommes mis à inculquer la vérité à nos adorables petites filles. Nous voulions imiter les exemples que nous avions reçus. Cela nous faisait réfléchir de savoir que même si un bon exemple peut avoir une puissante influence sur les enfants, il ne garantit pas qu’ils serviront Jéhovah plus tard. En effet, mon petit frère et une de mes sœurs avaient quitté la vérité. Espérons qu’ils se remettront à imiter les beaux exemples qu’ils ont connus.

Élever nos filles nous a apporté beaucoup de joie. Nous nous sommes toujours efforcés de faire des choses ensemble. Vivant près d’Aspen, une station de ski renommée du Colorado, nous nous sommes tous mis à ce sport pour pouvoir le pratiquer en famille de temps en temps. Sur les remontées mécaniques, nous avions tout le loisir de discuter avec les filles. Nous faisions aussi du camping et avions des échanges très agréables autour du feu. Jeunes déjà, elles se demandaient par exemple ce qu’elles feraient une fois adultes et quel genre de mari serait bien pour elles. Nous avons essayé d’imprimer des valeurs spirituelles dans leur esprit et leur cœur. Nous les encouragions au service à plein temps et soulignions qu’il est sage d’épouser seulement quelqu’un qui a le même objectif. Nous avons essayé de leur faire comprendre qu’il vaut mieux ne pas se marier trop jeune. Nous avons inventé la devise : « Restez libres au moins jusqu’à vos 23 ans. »

Comme nos parents l’avaient fait avec nous, nous nous efforcions d’assister aux réunions et de prêcher régulièrement en famille. Nous hébergions des serviteurs à plein temps. De plus, nous évoquions avec affection l’époque où nous étions missionnaires, et parlions de faire un jour un voyage en Afrique tous les quatre. Cette idée plaisait vraiment à nos filles.

Nous avons toujours eu une étude familiale régulière. Souvent, nous mettions en scène des situations pouvant se présenter à l’école, et les filles jouaient le rôle du Témoin qui répondait aux questions. Cette façon d’apprendre leur plaisait et leur donnait de l’assurance. En grandissant, elles rechignaient parfois à étudier en famille. Un jour, j’ai perdu patience : je leur ai dit d’aller dans leur chambre, et qu’il n’y aurait pas d’étude. Sous le choc, elles se sont mises à pleurer et à dire qu’elles voulaient étudier. C’est là que nous avons pris conscience que nos efforts pour leur inculquer l’amour des choses spirituelles n’étaient pas vains. Avec le temps, elles ont appris à aimer l’étude. Durant ce moment, nous les laissions s’exprimer librement. Bien sûr, c’était parfois dur de les entendre dire qu’elles n’étaient pas d’accord avec tel ou tel aspect de la vérité. Mais cela nous permettait de savoir ce qu’elles avaient vraiment dans le cœur. Une fois que nous avions raisonné avec elles, elles adhéraient à la pensée de Jéhovah sur ces questions.

ADAPTATION À D’AUTRES CHANGEMENTS

Notre mission de parents est passée beaucoup plus vite que nous l’aurions imaginé. Nous avons fait de notre mieux pour apprendre à nos filles à aimer Jéhovah, avec l’aide et la direction de son organisation. Quelle joie lorsqu’après le lycée elles sont toutes les deux devenues pionnières ! Elles ont aussi acquis des compétences de façon à s’assumer financièrement. Avec deux autres sœurs, elles sont parties à Cleveland (Tennessee) pour servir là où il y avait besoin de renfort. Elles nous manquaient beaucoup, mais nous étions heureux qu’elles consacrent leur vie au service à plein temps. Bethel et moi sommes redevenus pionniers, ce qui nous a donné accès à d’autres privilèges, comme la suppléance dans le service de la circonscription et l’organisation des assemblées.

Avant de déménager dans le Tennessee, nos filles avaient fait un voyage à Londres (Angleterre) et y avaient visité la filiale. Stephany, alors âgée de 19 ans, y avait rencontré un jeune béthélite, Paul Norton. Lors d’un autre voyage, Kimberly a rencontré Brian Llewellyn, qui travaillait avec Paul. Stephany s’est mariée avec Paul — mais après ses 23 ans. Kimberly a épousé Brian l’année suivante — elle avait alors 25 ans. Elles sont donc bien restées libres au moins jusqu’à leurs 23 ans. Et nous approuvions totalement l’excellent choix de chacune d’elles.

Thomas et Bethel McLain avec leurs deux filles et leurs gendres

Avec Paul, Stephany, Kimberly et Brian à la filiale du Malawi, en 2002.

Nos filles nous ont dit que notre exemple et celui de leurs grands-parents les ont aidées à obéir au commandement de Jésus de « continue[r] [...] à chercher d’abord le royaume », même quand elles ont connu des difficultés financières (Mat. 6:33). En avril 1998, Paul et Stephany ont été invités à faire partie de la 105e classe de Guiléad, et ont été affectés en Afrique, au Malawi. Dans le même temps, Brian et Kimberly ont été invités à servir à la filiale de Londres. Plus tard, ils ont été transférés à celle du Malawi. Nous étions très heureux, car il n’y a pas meilleure façon pour des jeunes d’employer leur vie.

AUTRE INVITATION ENTHOUSIASMANTE

En janvier 2001, j’ai reçu l’appel téléphonique mentionné en introduction. Frère Marais, surveillant du service d’assistance aux traducteurs, m’a expliqué que les frères mettaient en place un cours de compréhension de l’anglais pour les traducteurs du monde entier. Alors que j’avais 64 ans, ils voulaient me préparer à être l’un des formateurs. Bethel et moi avons prié à ce sujet et demandé à nos mères âgées leur avis. Toutes deux voulaient que nous acceptions, même si elles allaient devoir se passer de notre aide. J’ai rappelé pour dire que nous serions très heureux de nous rendre disponibles pour ce beau privilège.

Puis on a diagnostiqué chez ma mère un cancer. Je lui ai dit que nous resterions pour aider ma sœur Linda à s’occuper d’elle. « Il n’en est pas question ! m’a-​t-​elle répondu. Je me sentirais encore plus mal si vous n’y alliez pas. » C’était aussi l’avis de Linda. Leur abnégation ainsi que l’aide des frères et sœurs de la région nous ont beaucoup touchés ! Le lendemain de notre départ pour le Centre d’enseignement des Témoins de Jéhovah, à Patterson, Linda nous a appelés pour nous dire que maman était décédée. Comme elle nous y aurait encouragés, nous nous sommes absorbés dans notre nouvelle activité.

À notre grande joie, notre première affectation a été la filiale du Malawi, où se trouvaient nos filles et leurs maris. Quelles retrouvailles ! Nous avons ensuite donné le cours au Zimbabwe, puis en Zambie. Après trois ans et demi passés à enseigner, on nous a demandé de retourner au Malawi pour consigner les témoignages des frères et sœurs qui avaient été persécutés pour leur neutralitéb.

Thomas et Bethel McLain prêchant avec leurs petites-filles

En prédication avec nos petites-filles.

En 2005, nous sommes rentrés à Basalt (Colorado), avec à nouveau une boule dans la gorge. Bethel et moi y sommes toujours pionniers. En 2006, Brian et Kimberly se sont installés à côté de chez nous pour élever leurs deux filles, Mackenzie et Elizabeth. Paul et Stephany sont toujours au Malawi, où Paul est membre du Comité de la filiale. À maintenant près de 80 ans, je suis très heureux de voir de plus jeunes frères avec qui j’ai coopéré au fil des années assumer les responsabilités que j’avais auparavant. Notre joie, nous la devons en grande partie aux beaux exemples qu’on nous a donnés et que nous nous sommes efforcés d’imiter pour le bien de nos enfants et petits-enfants.

a Pour en savoir plus sur l’activité missionnaire de la famille Steele, voir les Tour de Garde du 15 septembre 1956, p. 275-276, et du 1er avril 1972, p. 216-220.

b Voir par exemple la biographie de Trophim Nsomba dans notre numéro du 15 avril 2015, p. 14-18.

    Publications françaises (1950-2025)
    Se déconnecter
    Se connecter
    • Français
    • Partager
    • Préférences
    • Copyright © 2025 Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania
    • Conditions d’utilisation
    • Règles de confidentialité
    • Paramètres de confidentialité
    • JW.ORG
    • Se connecter
    Partager