BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE Watchtower
Watchtower
BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE
Français
  • BIBLE
  • PUBLICATIONS
  • RÉUNIONS
  • g93 22/7 p. 6-7
  • Parents indignes: le stress suprême

Aucune vidéo n'est disponible pour cette sélection.

Il y a eu un problème lors du chargement de la vidéo.

  • Parents indignes: le stress suprême
  • Réveillez-vous ! 1993
  • Intertitres
  • Document similaire
  • La violence verbale
  • Les mauvais traitements physiques
  • Les sévices sexuels
  • “Ça ne s’arrête pas”
  • Comment protéger vos enfants
    Réveillez-vous ! 2007
  • La prévention au foyer
    Réveillez-vous ! 1993
  • Les blessures cachées de l’abus sexuel
    Réveillez-vous ! 1991
  • Ils martyrisent leurs enfants — Pourquoi ?
    Réveillez-vous ! 1976
Plus…
Réveillez-vous ! 1993
g93 22/7 p. 6-7

Parents indignes: le stress suprême

“Étant donné que [les enfants] ont peu de références en dehors de la famille, tout ce qu’ils apprennent à la maison à propos d’eux-​mêmes ou des autres se transforme en vérité universelle et s’ancre profondément dans leur esprit.” — Docteur Susan Forward.

À L’IMAGE d’un potier qui, à partir d’une masse d’argile informe à laquelle il ajoute de l’eau dans les proportions voulues, peut façonner un joli vase, les parents façonnent la vision qu’un enfant a du monde et de lui-​même. À force d’amour, de conseils et de discipline, ils font de leur enfant un adulte stable.

Trop souvent, pourtant, les impressions qui marquent l’esprit et le cœur d’un enfant sont le fait de parents indignes. Les mauvais traitements d’ordre affectif, physique ou sexuel créent des schémas de pensée déformés qui, une fois figés, sont difficiles à refaçonner.

La violence verbale

Les mots peuvent faire plus de mal que les coups. “Pour autant que je m’en souvienne, il ne se passait pas un seul jour sans [que ma mère] me dise qu’elle aurait aimé que je ne sois jamais né”, raconte Jean. “On me faisait toujours comprendre que j’étais nulle ou pas assez bonne”, se souvient Carine.

La plupart des enfants ainsi rabaissés finissent par croire ce que l’on dit d’eux. Un garçon constamment traité d’imbécile peut en arriver à se trouver stupide. Qu’on taxe une fillette de bonne à rien, et elle le croira. Comme ils n’ont aucun recul, les enfants sont souvent incapables de faire la part entre ce qui est vrai et ce qui est bassement exagéré, voire complètement faux.

Les mauvais traitements physiques

Jérôme évoque les violences que lui faisait subir son père: “Brusquement, il me bourrait de coups de poing jusqu’à ce qu’il m’ait coincé contre le mur. Là, il continuait à me donner des coups si forts que j’étais tout étourdi (...). Le plus effrayant c’était de ne jamais savoir ce qui provoquait ces crises!”

Jacques aussi était fréquemment battu par son père. Un jour — il avait six ans —, celui-ci lui a cassé le bras. “Je ne voulais pas que lui, mes sœurs ou maman me voient pleurer, raconte-​t-​il. C’était la seule fierté qui me restait.”

Selon le livre Solide malgré tout (angl.), subir des violences physiques quand on est enfant, c’est comme “être victime d’un accident de voiture chaque jour, chaque semaine ou chaque mois”. De ces mauvais traitements l’enfant retient que le monde est dangereux et qu’il ne peut faire confiance à personne. Outre cela, la violence appelle souvent la violence. “Si l’on ne protège pas les enfants contre leurs bourreaux, fait remarquer la revue Time, il faudra un jour protéger la population contre les enfants.”

Les sévices sexuels

Selon une estimation, une fille sur trois et un garçon sur sept subissent une agression sexuelle avant d’atteindre l’âge de 18 ans. La plupart souffrent en silence. “Comme des soldats portés disparus, explique le livre L’enfance en crise, ils errent pendant des années dans une jungle de peur et de sentiment de culpabilité.”

“Je haïssais profondément mon père parce qu’il abusait de moi et, en même temps, je me sentais terriblement coupable de le haïr! se rappelle Louise. J’avais honte parce qu’un enfant est supposé aimer ses parents et que je ne le faisais pas toujours.” Une telle confusion est compréhensible de la part d’un enfant qui voit son principal protecteur se muer en agresseur. “Comment admettre que notre père ou notre mère, quelqu’un censé nous aimer et nous entourer de soins, puisse faire si peu de cas de nous?” écrit Beverly Engel dans Le droit à l’innocence (angl.).

L’enfant victime de sévices sexuels risque d’avoir une vision complètement déformée de la vie. “Tous les adultes violentés pendant leur enfance gardent de ce temps la conviction de ne jamais pouvoir être à la hauteur, d’être méprisables et profondément mauvais”, écrit le docteur Susan Forward.

“Ça ne s’arrête pas”

“Ce n’est pas seulement le corps de l’enfant que l’on maltraite ou dont on ne prend pas soin, écrit la chercheuse Linda Sanford. Dans les familles difficiles, c’est aussi son esprit que l’on souille.” Quel que soit le type d’agression — verbale, physique ou sexuelle —, l’enfant risque de grandir avec le sentiment qu’il n’est bon à rien, et indigne d’être aimé.

Devenu adulte, Jean, dont nous avons parlé précédemment, était tellement convaincu de ne rien valoir qu’il avait adopté un comportement suicidaire. Se mettant inutilement dans des situations où il risquait sa vie, il estimait celle-ci en fonction du jugement de sa mère: ‘Tu n’aurais jamais dû naître.’

Analysant les conséquences des brutalités subies durant son enfance, Jérôme dit: “Ça ne s’arrête pas juste parce qu’on quitte la maison ou qu’on se marie. J’ai continuellement peur de quelque chose et je me déteste à cause de cela.” Sous l’effet de la tension qu’engendrent les violences physiques au foyer, de nombreux enfants grandissent en nourrissant des appréhensions et en cultivant des attitudes défensives qui les emprisonnent plutôt qu’elles ne les protègent.

Victime de l’inceste, Coralie s’est fait d’elle-​même une fausse idée qu’elle a gardée une fois adulte: “Je pense encore souvent que les gens peuvent lire en moi et voir combien je suis répugnante.”

Toutes les formes de sévices distillent un enseignement nocif qui risque d’être profondément ancré dans l’individu à l’âge adulte. Certes, ce qui est appris peut être désappris. De nombreuses personnes dont les blessures se sont refermées peuvent en témoigner. Mais combien cela est préférable si les parents sont conscients que, dès sa naissance, ils façonnent la vision que leur enfant aura du monde et de lui-​même! Le bien-être physique et affectif d’un enfant dépend dans une large mesure de ses parents.

[Illustration, page 7]

Les mots peuvent faire plus de mal que les coups.

    Publications françaises (1950-2025)
    Se déconnecter
    Se connecter
    • Français
    • Partager
    • Préférences
    • Copyright © 2025 Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania
    • Conditions d’utilisation
    • Règles de confidentialité
    • Paramètres de confidentialité
    • JW.ORG
    • Se connecter
    Partager