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  • g95 22/9 p. 19-23
  • Mon long et rude combat pour trouver la vraie foi

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  • Mon long et rude combat pour trouver la vraie foi
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Réveillez-vous ! 1995
g95 22/9 p. 19-23

Mon long et rude combat pour trouver la vraie foi

J’avais peur d’aller en enfer. Je ne m’estimais pas suffisamment bonne pour mériter le ciel, peut-être même pas le purgatoire; c’est pourquoi je priais avec ferveur et j’allumais des cierges.

TANDIS que ma voiture dérapait sur la route verglacée d’un col de l’Oregon, aux États-Unis, je me demandais dans quelle aventure je m’étais lancée. C’était la première fois que je conduisais sur la neige, et j’étais prise dans le blizzard, sur une route inconnue entre deux ravins, en ayant peine à voir au delà du capot. J’ai cru que c’était la fin, alors j’ai prié Dieu en lui promettant de retourner à l’église s’il nous protégeait, ma passagère et moi.

Nous sommes finalement arrivées à destination, et j’ai tenu ma promesse. En consultant l’annuaire, j’ai trouvé l’adresse d’une église à Seattle, où je suis allée le dimanche suivant. J’ai éprouvé le même sentiment de vide que par le passé. Comme dans celle où j’allais auparavant, on ne parlait que d’argent dans cette église. Le plateau est passé trois fois! Je me rappelle avoir alors dit à Dieu qu’il me fallait trouver un autre moyen de l’adorer.

J’ai grandi dans une famille de militaires très catholiques. Je fréquentais une école confessionnelle. Je me revois au catéchisme demandant à la religieuse: “Pourquoi n’utilisons-​nous jamais la Bible?” Elle m’a répondu que je manquais de foi, et mes parents en ont été souvent informés.

Je vivais dans la crainte de Dieu. Je n’avais pas de lui une idée très nette. Il méritait l’adoration, mais il vous tourmentait si vous ne l’adoriez pas correctement. À l’âge de 17 ans, j’ai dit à mes parents que je n’irai plus à l’église. Je me sentais plus proche de Dieu n’importe où ailleurs. J’allais souvent marcher sur la plage, et là, si quelque chose me tracassait, je lui en parlais. Je m’excusais de m’adresser à lui sans passer par un prêtre, mais je devais absolument lui dire ce qui me préoccupait. J’étais également déçue de tout ce que je voyais dans le monde. C’était l’époque du mouvement hippie: mes amis se droguaient et se livraient sans retenue à l’immoralité sexuelle. Je voyais les tristes conséquences de leur conduite: des grossesses non désirées, des avortements, des overdoses, et je ne voulais pas vivre la même chose.

La recherche commence

Becky, une amie proche, et moi avons décidé de quitter l’université pour trouver quelque chose de mieux. Ce quelque chose devait bien exister! Nous avons convenu de rendre visite à sa mère, dans l’État de Washington. J’ai dit à mes parents que je partais pour essayer d’oublier les questions qui m’agitaient. C’est ainsi que nous avons été prises dans la tempête de neige. Le dimanche suivant à Seattle, je suis sortie de l’église, écœurée. J’ai fait part de mes sentiments à Edna, la mère de Becky. Elle m’a dit connaître quelqu’un qui saurait répondre à mes questions. Elle a téléphoné à la Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah.

J’ai attendu impatiemment la visite des Témoins pendant trois jours, et quand je les ai vus j’ai tout de suite reconnu en eux des chrétiens. Ils s’appelaient Clarence et Édith Meunier. Diplômé de Galaad, l’École biblique de la Société Watchtower, Clarence était manifestement très versé dans les Écritures. J’ai immédiatement été frappée par leurs explications sur le nom de Dieu, Jéhovah. C’était comme si une lumière s’allumait dans ma tête. Cette première étude a duré trois heures, et ils sont revenus deux jours plus tard.

Très enthousiaste, je n’ai pas tardé à téléphoner à mes parents pour leur annoncer que j’avais trouvé la vérité. Je leur ai dit que Dieu avait un nom, Jéhovah, et que les Témoins enseignaient la vérité tirée de la Bible. Je pensais qu’ils n’avaient jamais entendu parler des Témoins de Jéhovah et qu’ils partageraient mon enthousiasme. Je me trompais. Très contrariés, ils sont venus me chercher pour me ramener en Californie.

De retour à la maison, j’ai immédiatement recherché la congrégation des Témoins de Jéhovah. J’ai trouvé la Salle du Royaume et j’ai assisté à la réunion suivante. À une sœur qui m’a adressé un bref sourire, j’ai demandé d’étudier la Bible. Éberluée, elle a accepté avec empressement. J’étais très heureuse de trouver la congrégation, car déjà je me sentais seule. La fréquenter était un besoin. — Hébreux 10:24, 25.

L’opposition de ma famille

Toujours très hostiles à ma nouvelle religion, mes parents m’ont envoyée chez un psychiatre. Il leur a dit que je me rebellais. Je les ai assurés du contraire. C’était la première fois de ma vie que je trouvais la réponse à mes questions et une raison de vivre.

Par la suite, chaque fois que j’allais à la Salle du Royaume, mes parents me faisaient une scène. Je pouvais aller dans l’université de mon choix, pratiquer l’activité que je voulais, ils paieraient, mais je ne devais surtout pas fréquenter les Témoins de Jéhovah. Très attachée à ma famille, j’avais du mal à supporter cette situation. Un jour particulièrement pénible, ma mère m’a dit qu’elle aimerait mieux que je devienne prostituée plutôt que Témoin de Jéhovah. Tout m’était permis, sauf devenir Témoin de Jéhovah. Puis mes parents m’ont demandé de quitter la maison. C’est alors que j’ai pensé à Psaume 27:10: “Quand mon père et ma mère me quitteraient, Jéhovah me recueillerait.” Une sœur de la congrégation possédait une maison inoccupée qu’elle a mise à ma disposition.

À la Salle du Royaume, j’ai fait la connaissance de Chris Kemp, qui comme moi étudiait la Bible depuis peu. Nous nous sommes liées d’amitié et avons décidé de partager le même toit. Nous nous sommes fait baptiser le 18 juillet 1969, au Dodger Stadium de Los Angeles.

Aux réunions de la congrégation, nous avions remarqué Dana Wolff, une sœur évangélisatrice à plein temps et très spirituelle. Comme elle cherchait un logement, nous avons gagné une merveilleuse compagne.

Je me souviens de ma première participation à la réunion. Je devais présenter un livre. J’avais tellement répété ma démonstration que je la connaissais par cœur. Toutefois, à la dernière minute, je l’ai écrite sur un bout de papier que j’ai glissé dans ma poche. Je suis montée sur l’estrade et, là, j’ai eu un trou. J’ai dit: “Bonjour... Bonjour... Bonjour...”, au moins cinq fois. J’avais tout oublié. Alors, me tournant vers l’auditoire, j’ai déclaré: “Je ne fais jamais cela aux portes!” Puis j’ai sorti mon bout de papier griffonné et j’ai lu mot pour mot ce que j’étais censée dire. Quand j’ai eu fini, je suis retournée m’asseoir et je me suis mise à pleurer.

Le frère qui présentait le sujet a demandé à l’assistance: “Qu’avons-​nous appris de cette démonstration?” Personne n’a répondu. Alors je me suis levée et, devant tout le monde, j’ai dit: “Comment auraient-​ils pu apprendre quoi que ce soit? C’était un désastre! Ils n’ont rien appris, évidemment!” Puis je me suis assise de nouveau en pleurant. À présent, mes participations se passent un peu mieux. De toute façon, elles ne pourraient guère être pires!

Peu de temps après, Dana nous a dit qu’elle cherchait quelqu’un pour être pionnière avec elle dans une région où l’on manquait de proclamateurs. Le soir même, Chris et moi en avons discuté, et le lendemain nous avons dit à Dana: “Que dirais-​tu de nous?” Elle était très surprise. Nous connaissions la vérité depuis peu et n’étions pas baptisées depuis assez longtemps pour être pionnières permanentes. Nous n’étions pas le genre de compagnes auxquelles elle songeait! Elle a quand même écrit à la Société Watchtower, qui nous a envoyées toutes les trois à Middlesborough, dans le Kentucky.

Échec de l’opposition familiale

Alors que nous faisions nos valises, j’ai reçu un appel de mes parents me disant que je ne pourrais pas sortir ma voiture de Californie. Ils étaient cosignataires de l’emprunt contracté pour l’achat du véhicule et me prévenaient que si j’essayais de partir avec, ils préviendraient la police. Nous avons donc décidé de prendre le car. Pendant la petite fête organisée à l’occasion de notre départ, un frère que je n’avais vu qu’une fois s’est approché et m’a dit: “Si j’ai bien compris, tu dois encore 3 000 dollars pour ta voiture.” J’ai acquiescé, et il m’a proposé de régler le solde. Comme je refusais, il a fait en sorte que je discute avec des frères de notre congrégation, qui m’ont dit: “Puisqu’il veut payer, laisse-​le faire. Ne t’oppose pas à l’esprit de Jéhovah.” C’est ainsi que la dette a été payée. Mes parents étaient à la fois furieux et stupéfaits de cet arrangement. Le lendemain, nous partions pour le Kentucky.

À notre arrivée à Middlesborough, on nous a prêté un logement à l’arrière d’une vieille Salle du Royaume. L’appartement n’étant pas isolé, il y faisait froid été comme hiver. Cependant, nous étions contentes de l’avoir, car nous n’avions pas les moyens de payer un loyer. Nous n’avions qu’un petit chauffage d’appoint, c’est pourquoi l’hiver nous enfilions plusieurs vêtements, même pour dormir. Au matin, le sol était parfois recouvert d’une pellicule de glace sur laquelle collaient nos chaussettes. Dans la salle de bains, nous avions toujours un marteau pour casser la glace qui se formait dans les toilettes pendant la nuit.

Chris et moi n’étions évangélisatrices à plein temps que depuis cinq mois, mais déjà nous dirigions de nombreuses études bibliques productives. Nous étions ravies d’être là. Notre enthousiasme était tel que nous prêchions toutes les trois bien plus de 150 heures par mois. Voulant être pionnière spéciale durant l’été, Dana a décidé de se rendre au siège mondial des Témoins, à New York. Comme nous n’y étions jamais allées, nous l’avons accompagnée. Dana s’est présentée au service en charge de l’œuvre d’évangélisation et nous l’avons suivie. À notre grande surprise, on nous a nommées toutes les trois pionnières spéciales.

Mon père revient sur sa parole et tord le sens des Écritures

Le mois où j’ai commencé le service de pionnier spécial, Satan a tout fait pour me décourager. J’ai reçu une lettre de la banque m’informant que j’allais devoir payer chaque mois 32,80 dollars pour mes frais de scolarité. Je ne m’y attendais pas, car mes parents m’avaient promis de payer mes études si je maintenais un niveau de notes élevé. J’ai écrit à mon père pour lui demander de ne pas me considérer en cette matière comme un Témoin de Jéhovah, mais comme sa fille. Je lui ai rappelé avec douceur qu’il s’était engagé à payer mes études si je gardais un bon niveau. Je l’ai prié de ne pas m’imposer ce fardeau, car je n’avais pour tout revenu que 50 dollars par mois, si bien qu’il ne m’en resterait plus que 17,20 pour vivre.

Voici ce que mon père m’a répondu: “Puisque tu te sers toujours de la Bible, que penses-​tu de ce verset: ‘Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus!’ Tu n’emploies pas utilement ton instruction, alors c’est toi qui paieras.” — 2 Thessaloniciens 3:10.

Ce message court et acerbe m’a terriblement blessée. J’ai pris la voiture, je me suis arrêtée quelque part et j’ai pleuré, car je ne savais pas quoi faire. Après le chagrin, la colère m’a envahie. J’ai compris que cette attaque venait de Satan en réalité, alors je lui ai crié de s’en aller et que de toute façon il ne réussirait pas à me faire abandonner le service de pionnier.

Des difficultés, mais aussi des bénédictions

Je me suis mise à travailler 20 heures par semaine, 11 heures un jour et 9 le lendemain, tout en continuant le service de pionnier spécial. J’ai vite appris à tirer parti des magasins de vêtements d’occasion. Ma garde-robe d’hiver se composait de quatre jupes achetées à un dollar et d’un manteau à 1,50 dollar. J’ai récuré les sols pour m’acheter une paire de bottes à 20 dollars. Nous avons dû toutes nous débattre. Afin de faire quelques économies, j’ai ouvert un compte d’épargne. Il m’arrivait de déposer 25 cents et de les retirer aussitôt pour acheter de l’essence. Je crois que les guichetiers détestaient me voir entrer. On a fini par clôturer mon compte, tellement il était peu approvisionné. J’allais prendre 25 cents de carburant dans une station-service. Au bout de quelque temps, je sentais dès mon arrivée le regard excédé des pompistes. Parfois, nous n’avions même plus d’argent pour le carburant. Nous avons souvent pris la voiture sachant que le réservoir était presque vide, mais aussi que nous avions une étude biblique à diriger. Il nous arrivait alors de passer à la poste chercher notre courrier et d’y trouver un dollar, exactement ce dont nous avions besoin! Malgré les difficultés, nous voyions la main de Jéhovah dans notre vie, ce qui nous touchait beaucoup.

Je me rappelle avoir ramassé des bouteilles vides afin d’acheter des timbres pour l’envoi de mon courrier et avoir économisé l’argent de trois mois de collecte de verre pour l’acquisition d’une paire de chaussures à 8 dollars. Une chose très personnelle m’est également arrivée. Une fois, je n’avais plus que deux sous-vêtements. Dans ma prière, j’ai dit à Jéhovah que j’étais gênée de lui parler de cela, mais que je ne savais vraiment pas comment faire. Deux semaines plus tard, j’ai reçu un colis contenant 17 paires de collants, une combinaison, un chemisier et d’autres articles! Tout cela de quelqu’un dont j’étais sans nouvelles depuis un an.

Le trafic d’alcool était très courant dans la région. En raison de cette pratique illégale, les habitants de certains endroits étaient très fermés et se méfiaient des étrangers. Néanmoins, j’avais de nombreuses études bibliques, et j’ai fini par prêcher toute seule environ 25 heures par semaine. Je ne me suis jamais sentie aussi proche de Jéhovah qu’à cette époque-​là, car je devais me reposer entièrement sur lui. J’ai appris alors que l’important, ce n’est pas ce que nous possédons, mais nos relations avec Jéhovah. J’ai découvert que le bonheur vient de Jéhovah, pas des biens matériels. — Luc 12:15.

Une famille pleine d’amour

Le mois même où j’ai fini de payer mes études, j’ai rencontré mon futur mari et meilleur ami, Jeff Malone; il était au Béthel. Un an plus tard, nous étions mariés. En me mariant, j’ai trouvé un conjoint, mais aussi une mère, une sœur et un oncle que j’aime beaucoup. Notre amour commun pour Jéhovah est le plus solide des liens. Nous avons été nommés pionniers spéciaux à Union City, dans le Tennessee. Au bout de quatre mois, nous avons rempli une demande d’entrée au Béthel et nous avons été acceptés.

Nous avons quitté le Béthel en 1980 et notre fille, Megan, est née un peu plus tard la même année. Notre fils, Jeffrey, est né en 1983. À présent, Jeff et moi sommes tous deux pionniers permanents dans la congrégation de Forest Hill, à Fort Worth (Texas).

Nous étions décidés à faire tout notre possible pour apprendre à nos enfants à aimer Jéhovah. Bien que Jeff soit ancien, il donne toujours la priorité aux intérêts spirituels de notre famille. Nous suivons les conseils de la Société en rapport avec l’assistance régulière aux réunions, la lecture avec les enfants, l’activité de prédication, l’examen du texte du jour et la participation aux constructions de Salles du Royaume. Nous avons souvent passé plus d’une heure à coucher les enfants: nous leur chantions des chansons, leur lisions des histoires bibliques, faisions la prière avec eux individuellement. Notre objectif est d’être tous dans le service à plein temps. Nous nous sommes efforcés dès le départ de tout faire en famille, qu’il s’agisse de travailler ou de se distraire.

Je peux dire que David avait raison de demander: “Que rendrai-​je à Jéhovah pour tous ses bienfaits envers moi?” (Psaume 116:12). Tout ce que Satan fait, Jéhovah peut le défaire. Jeff, Megan, Jeffrey et moi formons une famille unie dans le service de Jéhovah; qui plus est, en me joignant à l’organisation de Dieu, j’ai trouvé une merveilleuse famille internationale. Je lui en serai toujours reconnaissante. — Par Karen Malone.

[Illustration, page 23]

Karen, avec son mari et leurs deux enfants.

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